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30/06/2008

.SPARROW

1654708568.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Nous sommes à Hong-Kong où sévissent 4 pick-pockets qui tombent un à un sous le charme d'une jeune femme qui surgit subitement devant eux et les met en émoi avec une tactique pour le moins infaillible.

Une fois appâtés, vient l'interrogation : pourquoi eux et dans quel but ??
D'autant qu'en parallèle, elle semble poursuivie -elle passe pas mal de son temps dans le film à courir en tout sens dans les rues afin d'échapper à une grosse berline noire- et que les 4 larrons se retrouvent bientôt chacun victime d'un guet-apens dont ils ressortent avec un bras ou une jambe "en écharpe".

On croit finir par comprendre que cette jeune femme cherche tout bonnement à quitter son vieux mari, ce dernier étant tout de même un chef de gang -voire LE parrain mafieux- du coin.

On assiste alors à un incroyable pari : si les 4 voleurs parviennent à traverser la ville en conservant sur eux un passeport fourni par M. Fu ; la belle Mme Fu aura "gagné" sa liberté.

Ce à quoi parviendront naturellement nos quatre pick-pockets après une promenade nocturne sous la pluie, ce qui donne lieu à un ballet de parapluies du plus bel effet entre ceux qui doivent garder le document et ceux qu'ils croisent et tentent de leur soustraire.

Le moins que l'on puisse dire est que l'ambiance et le scénario de ce film sont soit plutôt tordus (esprit asiatique en cause ?), et/ou bien change vraiment de l'ordinaire.

Reste que cette oeuvre est par certains côtés assez poétique, tant dans la manière de filmer que de raconter l'histoire ; ce qui est une bonne chose parce que pour ce qui est de l'avoir pleinement comprise, c'est une autre affaire...


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NOTATION :

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27/06/2008

.INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL

46297577.jpg(sorti en salles le 21.05.08)

Nous sommes en 1957, lorsque des russes déguisés en américains abattent des militaires afin de s'introduire dans une base du Nevada et y récupérer un mystérieux coffre magnétique qui y serait bien gardé...

Avec eux, prisonniers : Indiana Jones et Max.

Après qu'Indy ait aidé le colonel professeur Spalko à trouver ce qu'elle cherchait, s'être échappé de ses griffes (et de celles de Max qui a retourné sa veste pour l'occasion) ; le voilà suspecté de flirt avec le communisme, d'où une mise à pied de son poste d'enseignant à l'université.

Sur le point de partir pour New-York afin de gagner Londres, le voilà rattrapé par un jeune homme en moto qui veut lui faire lire une lettre de sa mère -kidnappée- où elle parle d'un professeur Oaxley qui aurait disparu (kidnappé lui aussi ??) alors qu'il cherchait un crâne de cristal et une mystérieuse cité d'or (encore..)

et nous voila entraînés dans 2h de délire : jeux de piste en dialecte maya, courses-poursuites avec les russes qui sont toujours à leurs basques, bagarres, coups de feu ; le tout saupoudré de suffisamment d'humour pour prendre le tout au second degré (tant mieux, vu les incohérences qu'on y trouve...).

Au bout de la route, la fine équipe aura découvert que... le savoir peut aussi être d'or et Indiana Jones se découvrira papa du jeune homme qui l'a entraîné dans toutes ces aventures.

Bon point : même si l'on n'a pas vu les trois premiers, cela n'empêche pas de comprendre l'histoire de ce nouveau volet.

Mauvais point : le temps qui s'est écoulé entre le précédent épisode et cette ultime mouture le f(er)ait passer pour une pâle copie de Benjamin Gates.

Par ailleurs, tout le monde n'appréciera pas obligatoirement la référence à ce phantasme récurrent lié à l'extra-terrestre de Roswell ; ainsi qu'au crâne de cristal, septième entité d'une intelligence supérieure ayant bâti un temple à la gloire du savoir et qui, ayant retrouvé ses pairs, font décoller une soucoupe volante devant nos héros à peine extirpés des éboulis du lieu sacré.


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25/06/2008

.LES INSOUMIS

394937663.jpg(sorti en salles le 11.06.08)

Tout commence par une histoire de ripoux qui vont jusqu'à tuer leurs collègues policiers pour faire évader Alex Vargas de son fourgon cellulaire en route vers le tribunal.

Tout finit par l'histoire d'un ripoux dans un commissariat de province voué à la fermeture dont les magouilles avec un "caïd" local ont contribué à un casse aux Douanes.

Le lien entre les deux : le commandant Vincent Drieu, muté dans cette ville dortoir proche de l'étang de Berre où un certain nombre d'affaires (4x4 laissé à l'abandon dans un terrain vague, boxeur mort d'une overdose au cours d'un match, alarme se déclenchant un peu trop souvent dans une armurerie) lui donnent envie de creuser les pistes là où les autres flics fatigués voudraient classer les dossiers ; d'où des tensions entre fonctionnaires de police, certains finissant par se rallier à lui, les autres restant hostiles.

Quand Vincent Drieu commence à comprendre que tout doit être lié et finit par frapper un grand coup en arrêtant le caïd tenancier de boîte de nuit avant de rendre sa plaque en estimant avoir fait son travail ; l'apocalypse est déclenchée et un assaut en règle se prépare, toute la "pègre locale" et Axel Vargas en personne convergeant vers le commissariat.

Que va-t-il arriver à la commissaire -enceinte- ainsi qu'aux 5 ou 6 fonctionnaires livrés à eux-mêmes dans un bâtiment ressemblant à fort Knox, lâchés par Drieu ?

Il reviendra naturellement au dernier moment, sauvera ceux qui pourront encore l'être et démasquera par la même occasion le traître qui s'apprêtait à disparaître avec le prisonnier/complice.

Hormis la scène -pas vraiment réaliste- où tous les "seconds couteaux" croient donner l'hallali en rentrant dans le commissariat pour s'y retrouver piégés (bin voyons !) laissant le champ totalement libre aux policiers qui eux sont sortis (re-bin voyons !) ; tous les acteurs de Breitman à Berry en passant par Maïga et Elbé sont crédibles avec leurs faiblesses, leurs moments de doute qui -pour au moins un- fera passer du côté "hors la loi".

Un bon film d'action français.


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NOTATION :

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23/06/2008

.LE TEMOIN AMOUREUX

1531796969.jpg(sorti en salles le 18.06.08)

Tout commence voila 10 ans (en 1998 donc...) lors de la fête d'Halloween à l'université où Tom, déguisé en Bill Clinton, cherche la "Monica" qui lui a donné rendez-vous dans sa chambre mais il saute sur... la co-locataire endormie. Tom se souviendra de cette nuit où il ne se sera rien passé dans sa déjà trépidante vie sentimentale, ni avec Hannah la coloc qui l'aura a moitié aspergé de ce qu'il pense être du gaz lacrymo en pleines mirettes et lui aura fait la morale sur son comportement immature de "coq de basse-cour", ni avec la "Monica" qui finit par arriver tellement soule qu'il ne saurait s'allonger à côté -ou sur- une éponge...

De nos jours ; Tom couche toujours avec une femme par jour (enfin... par nuit) et Hannah est devenue -et reste- sa meilleure amie qui, pour le travail, doit bientôt s'absenter six semaines en Ecosse.

L'absence d'Hannah fait comprendre à Tom qu'il n'y a qu'une raison à la subite sensation de "grand vide" qui l'envahit : il en est amoureux sans se l'avouer.

Le pauvre essaie de l'appeler, ni arrive pas ; quand c'est elle qui appelle, il n'entend rien (ha !! Les communications en Europe, c'est si pittoresque n'est-ce pas...) et quand elle revient, c'est pour lui présenter le fiancé écossais qu'elle a ramené de là-bas et lui proposer... d'être sa demoiselle d'honneur au mariage prévu... en Ecosse !!

La tentative de Tom et de ses amis pour ridiculiser l'heureux élu au basket est un échec : Colin effectue -tout à fait fortuitement- une action qui le propulse dieu du "dunke", et l'incontournable scène des douches qui suit les fait s'interroger en se regardant le nombril.

Doutes qui vont grandissant pour Tom avec son père (qui doit gérer un sixième mariage calamiteux) qui le démoralise un peu plus, et les coups bas -qu'il ne voit pas venir- de la cousine d'Hannah pour qu'il ne soit plus témoin ; le paroxysme étant atteint lorsque Tom et les autres demoiselles d'honneur arrivent en Ecosse où Colin est définitivement le plus beau, le plus intelligent, le plus fort dans absolument tout ce qu'il entreprend.

On ne vous dira pas si Tom parvient à récupérer sa bien-aimée, tellement ses tentatives sont gauches et laborieuses.

Reste au final une comédie plutôt rigolote, pas aussi gnan-gnan que les habituelles bluettes du genre.


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NOTATION : 

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20/06/2008

.SUPER HEROS MOVIE

2119855526.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Bien entendu, vous connaissez Peter Parker ??

Et bien voici Ricky Ricker (...), étudiant pataud élevé par son oncle et sa tante qui se retrouve en visite scolaire dans un labo où une libellule échappée (et génétiquement modifiée) le pique ; lui transmettant ainsi des super-pouvoirs qu'il essaie tant bien que mal de maîtriser pour les utiliser à des fins très louables : sauver la veuve et l'orphelin en devenant un super-héros.

Il va devoir faire vite car après un interlude passé dans l'école du Dr Xavier (!) où il croise une Torche, un homme (et une femme !) élastiques, une Tornade, une femme invisible... ; il va trouver sur son chemin Le Sablier, un méchant qui n'est autre... que l'oncle du beau gosse sportif qui sort avec la fille que Ricky/La Libellule aime secrètement.

La trame posée (pas dur, elle est calquée sur... Spiderman ??), sert d'argument à une parodie plus ou moins réussie où la fine équipe retrouve l'univers dont elle n'est pas sortie : plaisanteries scatologiques, allusions sexuelles, blagues morbides, situations clownesques.

Certaines trouvailles prêtent encore à rire et sauvent l'ensemble mais le filon commence à s'épuiser et il serait temps de changer le fonds de commerce.

La preuve ?? certains pourraient croire à de la publicité mensongère puisque l'on met en avant sur l'affiche des personnages que l'on ne fait qu'apercevoir dix secondes (enfin tant mieux, il ne faudrait pas qu'une profusion de personnages multiplie les histoires, nuisant ainsi à la qualité du scénario...), tout comme Pamela Anderson d'ailleurs (la pauvre, ce n'est pas encore cette fois qu'elle démontrera ses talents d'actrice...)

En parodie aussi, il y a les options "un peu de finesse qui parle au cerveau" ou "lourd avec de gros sabots" qui peut finir par faire croire au spectateur qu'on le prend pour un "décérébré".

L'humour "allégé" par rapport à un Scary Movie donne l'agréable sensation que le curseur va plutôt vers la première option, mais il faudrait vraiment qu'ils finissent par tourner la page du "pipi/caca" qui leur ait si chère...


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NOTATION :

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18/06/2008

.48 HEURES PAR JOUR

1009526604.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Marianne et Bruno forment -apparemment- un couple uni avec leurs deux enfants ; chacun ayant un travail prenant : elle dans une agence de pub et lui dans une sorte de cabinet comptable et financier.

Mais voila que Marianne, aux vues de certains événéments professionnels et de réflexions récurrentes de collègues masculins, se met à cogiter et décide de faire croire à sa famille qu'elle part 6 mois au bureau de Tokyo.

En fait, elle reste à Paris chez une collaboratrice qui -elle- part au bureau New-Yorkais et cherche juste à "responsabiliser" Bruno face à toutes les "obligations" qu'elle doit accomplir en plus de son boulot.

Bruno arrive plus ou moins "à gérer" avec l'aide -malgré tout- d'une jeune nounou, de sa belle-mère et d'une bonne copine du cabinet mais finit par s'attirer à son tour des allusions de son patron quant à ses performances fournies sur les dossiers dont il a la charge.

Tout dérape (définitivement ??) lorsqu'un quiproquo lui fait comprendre que Marianne n'est pas au Japon, ce qu'il va constater de visu.

L'éternel débat sur le droit à ne pas sacrifier sa carrière professionnelle pour l'autre et sur le partage égalitaire des tâches qui ne doivent pas incomber qu'à la mère resurgit ici avec une comédie pas vraiment énergique mais dont certaines réparties restent drôles bien que -parce que- presque tout le monde les a déjà entendues "in-situ" au travail ou dans le couple.

A part Aure Atika pas trop crédible ; merci à Antoine de Caunes, Catherine Jacob, Bernadette Lafont et Victoria Abril qui malgré leurs seconds rôles mettent de petites étincelles comiques dans un morne scénario.


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16/06/2008

.SAGAN

951510453.jpg(sorti en salles le 11.06.08)


L'histoire de "la Sagan" depuis la publication de son premier ouvrage Bonjour tristesse jusqu'à sa mort dans la solitude la plus totale, en passant par son accident de voiture, ses mariages ratés, ses amours saphiques, son "malaise en altitude" en Amérique du Sud...

Une femme qui aura toujours été en quête du bonheur et d'un "entourage" (en dépensant l'argent sans compter pour elle et ses amis, en s'entourant de vrais amis et de pique-assiettes, en plongeant dans l'alcool et la drogue...)

Drogue dont la dépendance prélude à un long chant du cygne où elle éloigne des amis par des comportements "inadaptés" ou paroles -en trop ou absentes- quand ce ne sont pas les amis qui s'éloignent volontairement (soit pour leur impuissance à l'empêcher de se détruire -et par contagion de se brûler eux aussi les ailes-, soit parce que ses soucis financiers répétés ne la rendent plus "intéressante"...) ou qui meurent...

Une vie bien remplie mais qui se finit dans la solitude alors qu'elle a toujours détesté être seule (ce qui ne l'empêchera pas de refuser de voir son fils venu la voir alors qu'elle est aux portes de la mort).

Sylvie Testud nous épate encore avec ce rôle pas facile, où elle est dans la peau de Sagan : une femme qui se voulait libre de vivre, prenant tout avec légèreté, ayant par périodes des tocades et des bouderies d'enfant gâté.

Elle  accentue le mimétisme en reprenant quelques tics gestuels et de langage comme l'originale.

Plus l'on voit défiler les années à l'écran, plus le maquillage la fait ressembler de façon saisissante à la vraie ; minée physiquement par l'esseulement, la maladie et les remèdes "explosifs" poudre/alcool qu'elle s'auto-prescrit.

Sagan était vouée à devenir le sujet d'un film : avec une telle interprète, plusieurs rôles secondaires (Podalydes en premier mari "intéressé", Palmade en Jacques Chazot ou Dombasle en Agnès sa dernière amie/cerbère) convaincants et Diane Kurys derrière la caméra ; c'est incontestablement mission réussie.


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13/06/2008

.LAS VEGAS 21

929782712.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Ben Campbell, 21 ans, a tout pour réussir : il a des notes tellement bonnes qu'il va obtenir son diplôme du MIT sans forcer et il envisage déjà de poursuivre avec des études de médecine à la prestigieuse université d'Harvard.

Seul souci qui risque de ruiner son "plan d'études" : cela coûte 300.000 dollars (?!?) et il n'est pas sûr de décrocher la bourse Robinson qui couvrira les frais, tous les étudiants à ce niveau étant tellement doués que déterminer qui sera l'unique bénéficiaire de la bourse parmi les 76 possibles est un critère tout ce qu'il y a de plus subjectif.

Lorsque son professeur de statistiques lui suggère de rejoindre un groupe de 4 autres étudiants, il ne répond pas immédiatement par l'affirmative. Il faut dire que le professeur Rosa ne lui propose pas un travail de fin d'étude, mais rien de moins que "lessiver" les casinos avec une méthode infaillible de comptage au black-jack tirée de "mathématiques de base" comme il aime à le répéter.

Arrivé à ce point, on s'inquiète d'être trop nul en mathématiques pour y comprendre quelque chose et d'être perdu en ne connaissant pas les règles du black-jack.

Cette impression disparait rapidement et, Ben ayant fini par accepter, voilà la joyeuse bande s'envolant tous les week-ends pour Vegas afin de mettre en pratique leurs "calculs" et empocher des centaines de milliers de dollars ; Ben s'avérant -évidemment- tellement doué malgré son trac de la première fois (ben voyons...)

Bref ça deviendrait assez répétitif s'il n'y avait la jalousie d'un des membres qui manque de tout faire capoter et l'addiction au jeu qui finit par frapper Ben alors qu'il avait juré de ne les aider qu'à concurrence de la somme qu'il devait rassembler pour entrer à Harvard.

La fois de trop où il se fait un peu démolir physiquement par un agent de la sécurité d'un casino -très en colère de perdre un à un ces établissements clients qui lui préfèrent un logiciel de reconnaissance "morphologique" moins onéreux- et moralement par un Micky Rosa furieux qui veut lui donner une leçon (et quelle leçon !).

L'avenir lui semble soudain assez sombre, mais la dernière partie réserve un double retournement de situation (on pouvait toutefois s'attendre au premier) qui lui remet le pied à l'étrier, cette sacrée expérience vécue épatant finalement le jury devant attribuer la prime Robinson...

2h pas vraiment "à suspense" mais néanmoins intéressantes, avec l'habituelle roucoulade amoureuse entre le petit génie timide du début et la "bombe" de l'université ; le tout saupoudré de ce qui devient une habitude sur les affiches récentes pour vendre un film : la mention "tiré d'une histoire vraie".


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NOTATION :

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11/06/2008

.LES CITRONNIERS

596095775.jpg(sorti en salles le 23.04.08)

Salma Zidane, palestinienne vivant dans "les territoires" (...), veuve et mère de trois grands enfants qui ont leur vie, est propriétaire d'un verger dont les citrons permettent de la faire vivre chichement.

Un problème épineux va surgir en la personne du ministre de la défense israélien et son épouse qui s'installent dans la maison adjacente.

Mise en place de circuits vidéos et mirador, ballet de gardes du corps et de militaires pas très discrets -ni finauds- vont devenir le quotidien de cette femme qui ne tarde pas à recevoir une injonction militaire pour l'arrachage des citronniers, ces derniers pouvant servir de cache à de vilains terroristes ; tandis que l'on ceint ses terrain et maison par une double rangée de barbelés.

Elle va se battre contre cette décision et pour cela aller jusqu'à la Cour Suprême, avec l'aide d'un jeune avocat dont elle finit par s'amouracher.

Des propos tenus -volontairement ou pas par l'épouse du ministre- à son amie journaliste Gera sont reproduits dans le  journal qui l'emploie ; ce qui va projeter Salma sur le devant de la scène, tous les médias s'emparant de l'affaire pour approuver ou dénoncer plus généralement le comportement Israélien (un peu... démesuré ?) face à une menace réelle ou inventée.

On ne sait si un tel battage finit par influer sur la décision de la Cour Suprême ; toujours est-il que la victoire n'est que partielle et a un goût amer, aussi bien pour l'état hébreu que pour Salma ; la scène finale donnant tout à la fois envie de rire et pleurer tant l'image montre le ridicule d'une politique -poussée à des sommets d'âneries- et dont certains états essaient de repousser toujours les limites.

Tout autant que le combat judiciaire de Salma ; on nous peint également celui des femmes en général, tant du côté israélien que palestinien face à un "pouvoir d'hommes". Le tout avec pour toile de fond le fameux "mur" qu'Israël s'entête à bâtir le long de la bande de Gazah.

Moments forts et critiques de la part d'un cinéaste israélien, avec une Hiam Abbass qui campe son personnage tout en subtilités.

Pour le reste, tout comme on pourrait croire que la musique adoucit les moeurs (cf La visite de la fanfare) ; l'on pourrait imaginer que les choses s'arrangent grâce aux femmes, mais d'ici à ce que leurs voix aient un poids quelconque sur des décisions -souvent- arbitraires... il ne faudrait plus qu'elles tardent à "se faire entendre"...


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NOTATION :

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09/06/2008

.AFFAIRE DE FAMILLE

994130099.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Comment un sac de football contenant le butin de la recette volée au stade voisin va atterrir dans une petite famille de commerçants tranquilles et va y semer la zizanie ; chacun d'eux, le découvrant, se forgeant une idée toute faite de ce qui a pu arriver et imaginant l'autre coupable, va agir d'une façon qui va encore compliquer les choses.

Le tout avec un policier bizarre qui rôde autour d'eux et de leur fille.

Tout démarre avec l'incendie de la remise où le sac avait été planqué.

L'on voit alors tour à tour comment Laure, son mari Jean et leur fille Marine découvrent le sac puis font une (ou plusieurs) chose(s) qui les couvre (et/ou un membre de la famille).

Chaque acte ne sera pas sans conséquence pour chacun d'entre eux puisqu'en parallèle, les malfaiteurs veulent récupérer le sac à tout prix et la fin permet d'avoir droit à une surprise et un ultime renversement de situation qui est loin d'être déplaisant.

Un constat simple : comment la vérité peut être multiple, une chose vue et mal interprétée devient une évidence -à tort-

Jouant à la fois la corde de l'humour décalé et du "thriller", un film français "dépaysant" ou Miou-Miou et André Dussollier s'en donnent à coeur joie, et où Eric Caravaca est étonnant à contre-emploi : 1h30 de bonheur !


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NOTATION :

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06/06/2008

.GRACE IS GONE

1485465096.jpg(sorti en salles le 28.05.08)

Stanley est marié avec Grace, sergent de l'armée américaine envoyée en Irak.

Le malaise qu'il traîne avec lui -avoir été viré de l'armée pour déficience visuelle- et ne pas pouvoir être aux yeux de sa famille et des autres un valeureux militaire prêt à défendre sa patrie, se trouve amplifié lorsque deux gradés sonnent à sa porte pour lui annoncer la mauvaise nouvelle : sa femme a été l'une des victimes de la situation chaotique qui existe à Bagdad.

Comment surmonter cette disparition et surtout comment l'annoncer à leurs deux filles Heidi (13 ans) et Dawn (8 ans) ?

Stan décide de les emmener "en voyage" (en fait pour une destination dont on ne sait pas au début si elle existe car c'est le choix de Dawn : aller au jardin enchanté).

Heidi trouve bien tout ça bizarre et découvre des éléments (interrogation du répondeur de la maison où elle entend les messages laissés par... leur père  parlant à son épouse ou professeur bien compatissante lorsqu'elle appelle pour prévenir de son absence à l'école par exemple) mais elle  n'en a pas l'utilité pour faire le lien (et comment pourrait-elle l'imaginer ?)

L'on suit leur périple à travers le pays, mais il prend presque fin qu'il n'a pas encore réussi à leur avouer la vérité.

Comme l'avait dit Dawn après une journée à s'amuser au jardin enchanté : "j'ai fait tout ce que je voulais faire, rentrons" ; leur père finira par faire ce qu'il voulait faire en initiant  ce "road-movie" et enfin leur annoncer le décès.

Le choix des mots justes et la maturité de ses deux filles les aideront à être plus forts dans l'adversité.

Le désarroi de la perte d'un être cher est ici montré très sobrement avec un John Cusack (également producteur) assez étonnant, tout comme les deux jeunes actrices d'ailleurs ; le tout agrémenté d'une musique écrite par un certain... Clint Eastwood.


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04/06/2008

.LE JOURNAL D'UNE BABY-SITTER

1935627529.2.jpg(sorti en salles le 14.05.08)

Annie Braddock est une brillante étudiante tout juste diplômée, mais elle échoue lamentablement à son premier entretien d'embauche car elle ne parvient pas à répondre à la (simple ?) question : "comment vous décririez-vous en quelques mots".

Pour se décrire, il faut savoir qui l'on est... ce qui ne semble pas être le cas d'Annie.

La nécessité d'avoir un travail pour ne plus être à la charge de sa mère et une rencontre fortuite au parc la feront devenir baby-sitter du jeune garçon des époux X.

Entre tyrannie du "bambin", de madame X et ses listes d'obligation et d'interdiction (dont celle de voir... des garçons), monsieur X qui délaisse femme et enfant trop occupé par son travail... et une maîtresse, faire croire à sa mère que son travail -décroché sans problème grâce à son diplôme- est si prenant qu'elle ne peut la voir ; Annie va-t-elle craquer et surtout : va-t-elle se trouver elle-même ?

La réponse est bien entendu oui et lorsque ce sera le cas -qui coïncidera avec le fait qu'elle soit virée par madame X pour être sortie avec le beau voisin étudiant du dessus- ; elle assènera -sans amertume- ses quatre vérités à madame et monsieur X par le biais de la "spycam pour nounou" que sa patronne s'était fait fort d'installer pour juger de sa moralité en toute chose...

Après Nathalie Portmann jouant les étudiantes ratées dans Mr Magorium, voila donc Scarlett Johanson qui s'y colle à son tour dans une oeuvre "gentillette" -qui flirte par moment avec le mièvre- mais où quelques touches d'humour disséminées tout au long du film permettent de faire passer l'ensemble.


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02/06/2008

.IRON MAN

1073009692.jpg(sorti en salles le 30.04.08)

Tony Stark, milliardaire patron d'un conglomérat d'armement, se trouve kidnappé après qu'une embuscade (en Afghanistan !!) ait été tendue à son escorte militaire.

Faisant croire qu'il accède à la requête de ses géôliers de leur fabriquer de superbes missiles ; il se forge en fait une armure blindée pleine de gadgets, le tout lui permettant de s'échapper en ayant mis en déroute les vilains terroristes...

Revenu aux USA et choqué par son aventure, il ose dire en conférence de presse que sa société ne fabriquera plus d'armes : son conseil d'administration l'écarte poliment mais fermement ; Tony peut donc retourner à ses jouets et perfectionner son armure... jusqu'à la rendre comme on la connait : rouge et or.

Tant mieux car il va bientôt devoir lutter contre sa première version de l'armure qui revient -un peu plus que- remaniée suite à l'échange des pièces et des plans que les terroristes ont fait contre... des armes usinées par la compagnie Stark !

Ce film a juste un inconvénient (tout comme la version Batman begins ou le premier volet des Spiderman) : il nous montre la genèse du héros. Le temps qu'Ironman passe à se battre contre son premier super-méchant ne dure donc que le dernier quart du film.

Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow en Pepper Poth, la secrétaire dévouée (et peut-être un peu amoureuse de son patron ??...) semblent s'en donner à coeur joie.

Après Spiderman, enfin un comics qui garde son âme -presque- intacte en passant sur grand écran (le contraire aurait été malheureux puisque celui là est le "premier bébé" dont tous les rouages du financement à la réalisation ont été supervisés par... Marvel !!)

On attend avec impatience le deuxième volet ; sans compter qu'une organisation gouvernementale qui prend le nom de SHIELD attend Tony dans son bureau et lui propose de faire partie... des Vengeurs (dommage que cela nous soit révélé après les 5 bonnes minutes de générique final... que tout le monde n'aura donc pas vu) : 2 films dont les sorties sont plus ou moins déjà programmées à l'horizon 2010-2011.


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NOTATION :

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01/06/2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.05.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de mai 2008 :

.THE EYE
.PASSE-PASSE
.MONGOL
.SANS ARME, NI HAINE, NI VIOLENCE
.REC
.CA$H
.LE GRAND ALIBI
.JEUX DE DUPES
.DEUX JOURS A TUER
.CIAO STEFANO
.JACKPOT
.CLEANER
.G.A.L.

 
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