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31/10/2008

.RAPPEL DES NOTATIONS D'OCTOBRE

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.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE
.SERAPHINE

N3_FINAL.jpg

.MAX LA MENACE
.OBSCÉNITÉ ET VERTU
.JAR CITY
.LA VIE DEVANT SES YEUX
.LE ROYAUME INTERDIT
.FAUBOURG 36
.GO FAST
.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES
.CLIENTE

N2_FINAL.jpg

.PARLEZ-MOI DE LA PLUIE
.APPALOOSA
.HARCELÉS

N1_FINAL.jpg
.aucun

.CLIENTE

Affiche-Cliente.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

Judith [Nathalie Baye] et Irène [Josiane Balasko] sont deux soeurs qui possèdent une petite société produisant une émission de télé-achat.

Si Irène, la cinquantaine, espère toujours trouver l'homme avec qui elle partagerait des affinités et se sentirait bien, Judith en a abandonné l'idée et préfère recourir à des relations tarifées avec des "escorts".

Marco [Eric Caravaca] et Fanny [Isabelle Carré] forment un jeune couple habitant encore chez la maman, avec en plus la petite soeur [Marilou Berry] "dans les pattes".

Fanny est heureuse d'être avec l'homme qu'elle aime et en plus, elle réalise son rêve d'être patronne d'un petit salon de coiffure ; même si les traites et les "aides" financières à sa mère pour le loyer et les repas grèvent le budget, mais elle ne s'en inquiète pas trop puisque Marco y subvient.

Si ce dernier y arrive ; ce n'est pas grâce aux quelques chantiers de peinture qu'il obtient, mais grâce à ses charmes qu'il monnaie auprès de femmes mûres.

Tout va bien pour Patrick (le nom de Marco lorsqu'il travaille en tant que... "prostitué") jusqu'à ce que Fanny apprenne par inadvertance la source principale de ses revenus et là, tout dérape, aussi bien dans leurs relations conjugales que dans ses rendez-vous avec Judith sur lesquels il va devoir tirer un trait.

Mais cet argent facile dont le robinet se ferme remet au goût du jour les soucis matériels auxquels ils échappaient plus ou moins.

Fanny va-t-elle renoncer à ses principes et rejeter son mari dans les bras d'inconnues, et d'ailleurs Judith -entre autres- accepterait-elle aussi facilement de reprendre un cinq-à-sept là où il s'est interrompu, d'autant qu'Irène choisit ce moment pour partir en Arizona avec l'Amour de sa vie qu'elle a enfin trouvé ?

Film sympathique sur l'absence et la recherche d'amour, le désir de trouver un(e) partenaire parfait(e) ; le choix difficile de dire ou taire certaines choses pour maintenir paix et équilibre dans un ménage.

Ce film est joué de façon intelligente par ses interprètes, même si l'on peut regretter que Balasko soit plus souvent derrière que devant la caméra...

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NOTATION :

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29/10/2008

.HARCELÉS

Affiche-Harceles.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

Chris, mari -blanc- de Lisa -noire- forment un jeune couple sans histoire qui vient emménager dans un lotissement plutôt chic d'une ville californienne.

Le problème ? Leur voisin Abel [Samuel L. Jackson], policier de son état qui, pour une raison assez obscure, pourrit très rapidement la vie du couple parallèlement à la méthode militaire d'éducation qu'il applique à ses deux enfants.

Nos deux tourtereaux, supportant de plus en plus mal la pression qu'ils subissent mais résistant à la solution de redéménager, commencent à s'envoyer des amabilités à la figure.

Rien ne fait peur à Abel qui va aller jusqu'à utiliser un petit voyou local (jamais arrêté car il joue les balances) pour s'introduire dans la maison des voisins en leur absence.

Un imprévu fait qu'un drame va prendre naissance durant cette "opération".

À cette occasion Abel, déjà mis à pied par sa hiérarchie au sujet d'une plainte déposée par un homme brutalisé lors de son interpellation, sent le vent du boulet et tente de rectifier la trajectoire...

Cette histoire de policier déversant sa haine sur un couple "black and white" au prétexte fallacieux que, lors de sa mort, son épouse était au volant avec à ses côtés son patron blanc supposé être l'amant n'est pas très convaincant.

Reste un peu d'oppression due aux multiples méthodes d'intimidation/harcèlement employées, renforcée par le fait que le tout se déroule durant un incendie géant mal maîtrisé qui s'approche lentement du lotissement (et donc de la maison chèrement payée par le couple).

Pour ce qui est de la juste utilisation de Samuel Jackson... joker !

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NOTATION :

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27/10/2008

.SERAPHINE

Affiche-Seraphine.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

1914 : Wilhelm Uhde, qui vient de s'installer en location à Senlis, fait la connaissance de la femme à tout faire de sa propriétaire : Séraphine Louis [Yolande Moreau].

Son intérêt pour elle grandit lorsqu'il voit chez sa logeuse une toile que cette dernière lui indique avoir été peinte par Séraphine.

Mais la guerre approche et il doit fuir en ayant le temps de lui conseiller de persévérer afin de s'améliorer encore.

1927 : le même est revenu s'installer à Chantilly, mais il s'occupe plutôt de la carrière de son jeune protégé et amant ; lorsque sa soeur lui lit un entrefilet parlant d'une exposition de peintures à la mairie de Senlis.

Le souvenir de Séraphine revient et il y va, sans savoir s'il la verra car il la craint... décédée.

Il décide d'aller voir dans la chambrette qu'il connaissait si Séraphine y vit toujours : c'est le cas.

Il va donc -aidé de sa soeur- la prendre sous son aile, simultanément à son amant puis exclusivement quand ce dernier mourra.

La crise de 1929 finit par arriver en France après avoir traversé l'Atlantique et les acquéreurs de toile se font rares.

Séraphine -qui était déjà un peu fragile mentalement- continue de peindre avant d'avoir des comportements de plus en plus alarmants qui lui valent l'internement à Clermont, d'où elle ne sortira pas.

1935 : son mécène essaie de la voir à l'hôpital psychiatrique, mais les médecins le lui déconseillent, de peur qu'elle ne redevienne hystérique et dangereuse pour elle-même et les autres pensionnaires.

Ses toiles ayant trouvé une certaine reconnaissance dans le milieu et se vendant bien, permettent à Wilhelm de lui payer une belle petite chambre individuelle jusqu'à sa disparition en 1942.

La première partie du film est un peu lente car on nous montre comment elle vivotte avec plusieurs emplois : aide à la boucherie, blanchisseuse, cuisinière et surtout plusieurs ménages ; mais également comment elle en profite pour "récupérer" des composants qui, mélangés à d'autres ingrédients naturellement présents dans la nature qui l'entoure formeront ces couleurs si particulières de sa peinture.

Yolande Moreau est tout bonnement magnifique et irradie dans ce rôle de servante de campagne presque inculte dont l'esprit un peu chancelant lui fait peindre des chefs-d'oeuvre de modernité pour l'époque, dont l'inspiration -selon elle- lui vient du ciel ; ses toiles prenant forme tandis qu'elle chante des cantiques au point de se mettre en sorte de transe...

Un bijou de simplicité qui prend son temps... comme à la campagne.

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NOTATION :

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24/10/2008

.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES

Affiche-Hellboy2LesLegionsDorMaudites.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Noël 1955 : le petit Hellboy veut rester éveillé pour voir le père Noël ; son "père" doit alors lui raconter l'histoire d'un roi qui, durement défait par les humains, obtient d'un de ses sujets une armée composée de 70 légions de 70 soldats ; ainsi que la couronne qui permet de les commander (pour peu que personne de lignée royale ne lui en conteste la faculté).

Le résultat est à la hauteur des espérances puisqu'une bonne partie des humains est exterminée mais le roi ayant un coeur (ou une conscience), il décide soudain de tout arrêter et fait la paix en rompant la couronne en trois morceaux : un pour les humains, les deux autres qu'il garde ; empêchant ainsi de réveiller une nouvelle fois ces légions qui sèment si bien mort et destruction.

Notre petit "peau-rouge" s'endort après avoir demandé peu rassuré : "ce n'est qu'une histoire hein, pas vrai, p'pa ?"...

De nos jours, se déroule une vente aux enchères au cours de laquelle est présentée un fragment de couronne en or qui ne tarde pas à être subtilisée par une personne se faisant appeler le prince Nuada, aidé d'une créature semblant sortie de l'enfer qui extermine toute vie dans la salle des ventes.

Le bureau du para-normal -Hellboy en tête- y débarque bientôt car dans la salle dévastée ne se trouve aucun cadavre, juste une substance visqueuse qui recouvre le sol.

Personne n'a trop le temps de réfléchir car ils sont rapidement agressés par des nuées de petites bestioles affamées dont ils auront le plus grand mal à se débarrasser.

Sortis du pétrin de façon expéditive par Hellboy qui fait du même coup connaître au monde devant les caméras de tv l'existence de l'agence censée... ne pas exister crée du remou à Washington qui décide de nommer un nouveau responsable sur l'enquête : le professeur Krauss, qui ne dépareille pas dans le décor avec sa tête de moulin à café en fer blanc.

Pendant ce temps, le prince Nuada -qui veut vraiment anéantir les humains- aura pu tuer son père et avoir... deux morceaux de couronne.

Il ne lui reste donc plus qu'à contraindre sa soeur jumelle à lui remettre la troisième pièce, mais la princesse Nuala disparaît et se cache ; c'est Hellboy et son équipe qui la trouveront les premiers.

Mais des jumeaux ont des "connexions" et Nuada finit par retrouver Nuala, l'enlève après avoir blessé Hellboy et proféré une menace : pour sauver Hellboy, ramenez-moi l'ultime fragment que ma soeur a caché quelque part dans cette bibliothèque.

Épargner Hellboy ou l'humanité, le choix n'est pas simple n'est-ce-pas ?

Lors de la présentation en avant-première, le réalisateur nous a bien prévenu vouloir se démarquer du sentier trop balisé du comic's.

Les bases y sont (Hellboy bientôt papa, qui perd son immortalité et à qui Nuada prophétise : "rejoins-nous, les humains ne t'aiment pas et ils finiront par te détester") subtilement mélangées à de la création pure -avec effets spéciaux inouïs- et les habituelles notes d'humour font de ce film un petit bijou à déguster sans modération.

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NOTATION :

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22/10/2008

.GO FAST

Affiche-GoFast.jpg (sorti en salles le 01.10.08)

Un flic [Roschdy Zem] infiltré dans un gang de cambrioleurs de haut niveau finit par les faire coffrer avec l'aide de ses collègues.

Histoire de décompresser un peu, son ami et supérieur [Olivier Gourmet] lui confie les écoutes dans le cadre de la surveillance d'un supposé trafic de dealers dans une "téci" de Clichy.

Les "poulets" un peu trop bavards avec leurs téléphones et talkies vont être rapidement repérés et abattus par les "racailles" qui ont du matériel de détection bien plus perfectionné pour empêcher toute intrusion de policiers -en civil ou pas- et maintenir le quartier sous leur coupe.

Le tout avec notre policier qui entend tout mais ne peut s'exposer pour prêter main forte aux collègues.

Alors qu'il doit faire face à la mort de son ami et essaie d'épauler la veuve et son fils, un ponte des stups lui propose un job en collaboration avec les autorités espagnoles et marocaines : infiltrer un réseau de passeurs de drogue qui vont régulièrement se fournir au Maroc pour traverser l'Espagne en voitures hyper puissantes jusqu'à leurs clients en banlieue parisienne (les fameux "go fast").

Après une bonne période d'entraînement quasi-militaire et de traitements estampillés "comme chez les truands", voilà notre homme paré pour une mission périlleuse ; que l'on suit alors sur toute sa durée, montrée et disséquée avec un soin maniaque digne d'un excellent documentaire (ce qui est d'ailleurs l'unique intérêt de ce film, l'alibi de l'histoire d'introduction et la fin en liaison amoureuse permettant seulement de nous rappeler que ce sont bien des acteurs qui se mouvaient sous nos yeux).

Un rôle tellement consistant pour Roschdy Zem qu'il semble par moments éprouver un peu de difficulté "à porter" ce film, sorte de Gomorra à la française.

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NOTATION :

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20/10/2008

.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE

Affiche-LeCrimeEstNotreAffaire.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Après un premier épisode assez réussi, revoici notre couple de héros -Prudence [Catherine Frot] et Bélisaire [André Dussollier] Beresford- (dont Madame s'ennuie à mourir dans leur vaste demeure) face à une histoire de strangulation qu'aurait vue sa tante Babeth [Annie Cordy] dans le compartiment d'un train de nuit qui a croisé son petit tortillard régional.

Profitant d'une absence temporaire de son mari, Prudence décide de poursuivre son enquête, et après quelques repérages d'après les indications fournies par sa tante, parvient à se faire engager comme bonne à tout faire dans une demeure proche... d'une voie ferrée.

La famille Charpentier qui l'habite est composée de membres tous plus bizarres les uns que les autres : le patriarche radin à un point innommable [Claude Rich], sa fille Emma [Chiara Mastroianni] qui subit ses foudres sans broncher, sa jeune nièce insouciante Alexis ainsi qu'une de ses amies qui passe ses vacances là.

Prudence ne va pas tarder à faire connaissance avec un cadavre caché dans un sarcophage (celui du train ?), ainsi que des trois frères.

Intrigue fidèle à celle d'Agatha Christie où la police et nos héros se perdent en conjectures tandis qu'un, puis deux des fils trépassent à brève échéance pendant les fêtes de Noël.

Mais on n'arrête pas un couple ayant réussi tant de missions pour l'Intelligence Service durant la guerre (ni une Prudence furieuse de ne pas avoir compris assez vite ce qui se tramait), ils -en fait... elle- auront le dernier mot : l'assassin sera mis aux arrêts et l'on connaîtra l'identité du mystérieux corps sans vie (qui est bien l'étranglée du train).

Ce nouveau volet est encore plus savoureux grâce à l'ambiance, l'humour, le respect du style Christie et bien évidemment aux merveilleux acteurs qui campent les personnages principaux (ha ! Dussollier en kilt qui nous fait sa Marylin -au masculin- vaut à lui seul son pesant de cacahuètes !)

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NOTATION : 4

17/10/2008

.APPALOOSA

Affiche-Appaloosa.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

1882 à Appaloosa : le marshall vient au ranch de Randall Bragg [Jeremy Irons] pour arrêter deux de ses employés qui ont violenté une femme. Après une brève discussion, le propriétaire des lieux la conclut en abattant le sheriff et ses adjoints.

Les notables d'Appaloosa en ayant assez d'être à la merci de Bragg et ses acolytes, font appel à Virgil Cole [Ed Harris], un homme que l'on contacte dans les cas désespérés nécessitant une vigoureuse reprise en main de l'ordre dans "l'esprit de la Loi".

Il arrive bientôt en ville accompagné de son alter-ego Everett Hitch [Viggo Mortensen] qui, après avoir fait signer à leurs "commanditaires" quelques lois supplémentaires de son crû, remettent rapidement les pendules à l'heure vis-à-vis des gros bras de Bragg qui prenaient l'habitude de descendre à Appaloosa pour semer peur et chaos en ville.

Cette partie du contrat accomplie, ils cherchent alors à "venger" le marshall assassiné qui se trouvait être une vieille connaissance de Cole.

Tout se corse lorsqu'ils doivent arrêter et faire juger Bragg sur déposition d'un jeune homme qui, témoin des trois meurtres, ose rompre le silence ; d'autant qu'interfère beaucoup au milieu de tout ça la belle Miss French [Renee Zellweger] dont a fini par s'enticher Virgil.

Une femme craintive qui cherche en permanence l'homme le plus à même de la protéger et virevolte pas mal entre Virgil, Everett et Randall ; deux hommes seuls contre tous mais qui se connaissent depuis si longtemps qu'ils se comprennent à demi-mots et se font une confiance totale dans les situations périlleuses : pas de doutes, on est bien dans un western pur jus (avec la musique de générique aux faux airs d'Ennio Morricone...)

Il est juste dommage que le scénario peu développé soit si prévisible...

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NOTATION :

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15/10/2008

.FAUBOURG 36

Affiche-Faubourg36.jpg(sorti en salles le 24.09.08)

31 décembre 1935 dans un faubourg de Paris : tandis que toute la troupe mène le spectacle du réveillon, le directeur du théâtre est "sommé" de rembourser son prêt d'ici minuit sans quoi le bâtiment appartiendra à son créancier, Galapiat [Bernard-Pierre Donnadieu], promoteur véreux.

Le Chansonia ferme donc ses portes et si Emile/Milou [Clovis Cornillac] trouve rapidement à propager grèves et manifs sur d'autres terrains de contestation ; le chômage dure pour l'imitateur -pas toujours au point- Jacky [Kad Merad] et pour Germain [Gérard Jugnot] le machiniste-électricien qui, sans ressources, va se voir enlever son fils Jojo.

Mais l'arrivée au pouvoir du Front Populaire fait souffler un petit vent de folie où tout semble désormais envisageable et possible ; alors Jacky décide d'occuper le Chansonia et d'y remonter un spectacle, suivi bientôt par tous les collègues malgré une intimidation des hommes de main de Galapiat.

Survient alors Douce, jeune femme venue de sa province suite à la mort de sa mère. Si Galapiat "flashe" sur elle et lui fait intégrer le Chansonia en espérant bien une contrepartie ; elle fait son possible dans la troupe et finit par tomber amoureuse de Milou.

Encensée par un journaliste qui a entendu la qualité de ses interprétations, elle finit par abandonner le Chansonia pour une tournée à travers la France ; jusqu'à ce qu'un ancien chef d'orchestre [Pierre Richard] et auteur/compositeur du théâtre -en l'entendant à la TSF- réalise qu'elle est la fille de la précédente gloire du lieu dont il était amoureux.

C'est donc un retour en fanfare, qui déplaît à Galapiat car non seulement il doit rouvrir la salle de spectacle, mais il finit par constater que Douce se donne à Milou.

Tous les éléments sont désormais en place pour une tragédie...

Comme pour Les Choristes, Christophe Barratier ne peut s'empêcher de truffer son film de chansons, ce qui -pour celui-là- se justifiait moins, sauf pour "allonger la sauce" d'un tout qui n'aurait rien perdu à être au contraire un peu raccourci.

Mais on y découvre que nos trois principaux protagonistes ont -à des degrés divers- un beau brin de voix pour pousser la chansonnette.

On peut aussi regretter qu'il y ait trop d'histoires parallèles, mais la façon dont il les fait se rejoindre est assez habile.

Pour le reste, ça n'en est pas moins passionnant et attachant (là où Les Choristes pouvait être poignant).

Une tranche de vie du Paris d'autrefois.

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NOTATION :

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13/10/2008

.PARLEZ-MOI DE LA PLUIE

Affiche-ParlezMoiDeLaPluie.jpg(sorti en salles le 17.09.08)

Agathe (Agnès Jaoui) est une féministe parachutée pour les élections dans la région où sa mère possédait une maison qu'occupe désormais ses soeur, beau-frère et neveux ; elle est accessoirement amoureuse d'un homme avec qui elle ne veut ni vivre, ni se marier, et encore moins avoir des enfants.

Karim (Jamel Debbouze) est marié et travaille comme réceptionniste dans un hôtel, sa collègue du bar est amoureuse de lui ; il est accessoirement le fils de la domestique qui était au service des parents d'Agathe et sa soeur et qui l'est encore pour les enfants.

Michel (Jean-Pierre Bacri) est divorcé avec un enfant dont il a la garde de temps en temps, est un reporter télé un peu sur la touche et -accessoirement- il aime la soeur d'Agathe.

Michel propose à Karim d'être le monteur du film qu'il compte tourner sur le thème "les femmes qui ont réussi" avec pour sujet Agathe.

Qu'ai-je fait de ma vie et que veux-je en faire maintenant que j'ai franchi un cap, dois-je me préoccuper des autres ou suivre mon chemin ; telles sont les questions -accessoires- posées par ce film au détour des chassé-croisés des personnages.

On passera sur Bacri et ses baragouinements qui finissent par lasser, on a connu notre duo de scénaristes nettement plus inspiré.

À voir accessoirement si on n'a vraiment rien de mieux à faire... ou par journée très pluvieuse...

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NOTATION :

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10/10/2008

.LE ROYAUME INTERDIT

Affiche-LeRoyaumeInterdit.jpg(sorti en salles le 24.09.08)

Jason est un jeune homme sans histoire qui se plonge à longueur de journée dans le visionnage de DVD de kung-fu qu'il achète dans la boutique d'un vieil homme : Lu-Yan.

Un jour, il est pris à partie par quatre jeunes qui l'obligent à être complice de leur projet de racket... du vieux chinois.

Ce dernier reconnaissant Jason lui ouvre la porte et c'est l'agression.

Mais Lu-Yan (Jackie Chan) ayant décidé de les empêcher de commettre leur méfait, se fait abattre en ayant juste le temps de dire à Jason de s'enfuir avec un bâton présent dans sa réserve et de le rendre à son propriétaire.

Poursuivi par la bande, il court jusqu'au toit mais, acculé, tombe.

Au réveil, il se retrouve dans un royaume sous la coupe du Seigneur de la Guerre, ce dernier ayant statufié le Roi Singe (entre immortels, on ne saurait se tuer n'est-ce-pas...) à l'occasion d'une traitrise au cours d'un duel.

Le fameux bâton appartenant au Roi Singe (Jet Li), c'est à lui que Jason doit le restituer afin de le libérer ; aidé fort opportunément en cela par un certain Lu-Yan (étrange...) puis la charmante "Moineau" et enfin un moine assez spécial : tous trois pratiquant le kung-fu à merveille et c'est tant mieux car il ne suffit pas de se gaver de films du genre pour savoir en faire.

Durant leur périple, Jason apprendra bien certains rudiments de ces compagnons, ce qui lui sauvera la mise et fournira deux bras supplémentaires lors de combats un peu échevelés.

Prenez Narnia que vous mixez avec La Momie... 3 et quelques références au maître Bruce Lee (ha ! le générique de début très 70's...), transposez le tout en Chine voilà quelques siècles, vous obtenez le royaume interdit... où il est surtout prohibé de se prendre au sérieux.

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NOTATION :

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08/10/2008

.LA VIE DEVANT SES YEUX

Affiche-LaVieDevantSesYeux.jpg (sorti en salles le 17.09.08)

Diana est une jeune fille délurée et assez réfractaire aux "règles maternelles" pesantes -et de l'ordre établi en général- qui a pour meilleure amie de lycée Maureen, plutôt croyante et d'un caractère totalement opposé.

Leur proche majorité ainsi qu'une ambiance de fin d'année scolaire leur fait dévoiler leurs désirs et attentes de la vie future lorque survient l'impensable : une fusillade dans l'enceinte de l'établissement qui se termine par leur camarade de classe les dénichant aux toilettes et les obligeant à choisir laquelle d'entre elle sera abattue.

Ce sont tous ces flash-backs "pré-massacre" qui reviennent violemment et à frequences de plus en plus rapprochées en mémoire à Diana lorsqu'elle apprend la prochaine commémoration des quinze ans de la tuerie sur le lieu du drame.

Sa vie qui, tout en étant devenue bien "rangée", était déjà un enfer (culpabilité d'être une survivante et de ne pas avoir dénoncé un assassin qui lui avait confié son intention de tuer) ; va encore envenimer des relations déjà difficiles avec sa fille Emma, son mari et les élèves de ses cours.

La fin est un peu bizarre : l'on se demande si elle est sujette à un délire ou bien s'il s'agit de la réalité qui la rattrape et la punit d'avoir été à l'époque si frivole (une aventure purement sexuelle lui vaut une désillusion et un avortement -mais l'a-t-elle vraiment pratiqué...-)

Le sujet est grave et plus que jamais d'actualité, adapté d'un livre écrit par une rescapée d'événement semblable et joué tout en finesse par tous les acteurs, y compris Uma Thurman, même si ses apparitions sont loin d'être majoritaires avec autant de retours dans le passé (excellente Evan Rachel Wood en Diana ado).

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NOTATION : 

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06/10/2008

.JAR CITY

Affiche-JarCity.jpg(sorti en salles le 10.09.08)

1er acte : à l'hopital, Orn va régulièrement rendre visite à sa petite fille jusqu'à ce qu'elle s'éteigne de neurofibromatose à l'âge de cinq ans.

2è acte : un homme est retrouvé chez lui baignant dans son sang, visiblement victime d'un homicide.

3è acte : l'inspecteur Erlendur est chargé de l'enquête. Une fouille de l'appartement lui fait découvrir une photo mystérieuse -prise dans un cimetière- d'une tombe d'enfant, seul indice qui de prime abord ne saurait permettre de trouver l'assassin.

Le policier et ses deux aides vont donc enquêter et interroger -dans une atmosphère islandaise un peu surréaliste- qui va les mener d'abord à un ancien flic que tout le monde décrit comme pourri, puis à un endroit spécial où sont conservés cerveaux et autres organes dans du formol -Jar City-, en passant par l'exhumation d'une petite fille dont le corps va être subtilisé à la morgue avec le cadavre de celui par qui l'histoire est déclenchée.

Au bout du chemin et à deux doigts d'arrêter le meurtrier, ce dernier se suicide devant l'inspecteur.

Au moment où l'on parle de ficher tous les citoyens, une histoire de... génétique  où le meurtre prend ses racines dans un laboratoire qui conserve les données sur les ADN où un employé découvre qu'il est le seul porteur encore vivant (sa soeur étant morte enfant) des gènes d'une maladie.

Ni son père ni sa mère n'étant porteurs ; il lui suffira de chercher dans la base "qui a le profil" et le trouver tout en réalisant du même coup que sa mère a été violée, seule réponse possible à la situation...

Une histoire qui finit par faire froid dans le dos, grâce à une excellente interprétation de tous les acteurs.

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NOTATION :

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03/10/2008

.OBSCÉNITÉ ET VERTU

Affiche-ObsceniteEtVertu.jpg(sorti en salles le 17.09.08)

A.K. rêve de devenir une star du rock avec son groupe mais pour subvenir au quotidien, il loue ses services au cours de séances où il devient le "maître"de "dociles clients".

Son amie Holly dont il est secrètement amoureux, ne trouve pas de job et se réfugie dans des cours de danse classique jusqu'à ce qu'elle accepte un boulot de danseuse topless dans un cabaret.

Quant à Juliette, elle lutte entre son boulot de préparatrice en pharmacie, ses problèmes familiaux avec parents et frangine, et son désir de s'impliquer dans la lutte contre la pauvreté en Afrique...

Quelqu'un de méchant peut-il devenir un "ange" (ou l'inverse au gré de circonstances et/ou d'obligations) ?

La vertu peut-elle exister sans être "entretenue" par le vice ?

Le vice ou la vertu d'une personne  peuvent-ils "contaminer" le proche entourage dans "la même voie" où bien dans son opposé (excellent exemple avec l'employeur indien de Juliette qui fantasme sur elle en délaissant femme et enfants qui lui "pèsent") ?

Peut-on vraiment être 100 % vicieux ou vertueux, 100 % du temps ?

Faut-il être vicieux ou vertueux pour arriver à un certain bonheur ou réussite dans la vie ?

Tel est l'objet de ce film résolument optimiste au montage nerveux -et assez musical- plutôt réussi de LA star Madonna : le début d'une reconversion ?

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NOTATION :

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01/10/2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 30.09.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de septembre 2008 :

.MOMIE 3 : LA TOMBE DE L'EMPEREUR DRAGON
.LE SILENCE DE LORNA
.APPELEZ-MOI DAVE
.RIEN QUE POUR VOS CHEVEUX
.BABYLON A.D.
.COMME LES AUTRES
.BATMAN : LE CHEVALIER NOIR
.LEUR MORALE... ET LA NÔTRE
.LA FILLE DE MONACO
.UN MARI DE TROP
.BANGKOK DANGEROUS
.STAR WARS : THE CLONE WARS
.MAMMA MIA
.INJU : LA BETE DANS L'OMBRE
.MARTYRS

.MAX LA MENACE

269554657.2.jpg(sorti en salles le 10.09.08)

Max (Steve Carell) est le meilleur analyste (enfin façon de parler, ses rapports faisant généralement dans les 700 pages...) de son service.

Il montre encore une fois sa valeur lorsque l'agence qui l'emploie -Contrôle- doit faire face à l'organisation criminelle Kaos, et il espère bien que cela signifiera enfin pour lui la promotion en tant qu'agent de terrain.

Ce qui vient de lui être refusé par son chef le matin lui est accordé peu de temps après.

Il faut dire qu'entretemps l'agence aura été durement touchée au sein même de son Q.G. par Kaos (on se demande bien comment : agent double peut-être... ?).

Max devient donc l'agent 86 (par obligation, tous les autres étant identifiés par Kaos), qui rêvait de faire équipe avec le meilleur d'entre eux (l'agent 23), et se retrouve en binôme avec la très belle agent 99 (Anne Hattaway) pour anéantir Kaos avant que ne soit mis à exécution son projet de destruction de Los Angeles par l'arme nucléaire.

Mais le pauvre risque souvent de tout faire capoter car il montre surtout de l'habileté... dans sa maladresse et s'il neutralise des ennemis, c'est surtout par pur hasard...

Adapté de la fameuse série tv des années 60, ce film en reprend fidèlement l'esprit et y adapte humour plutôt "finaud" et thèmes d'actualité (ha ! Ce pauvre Bush en prend encore pour son grade...)

Un James Bond "pour de rire" : que du bonheur.

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NOTATION : 

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