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30/11/2008

.RAPPEL DES NOTATIONS DE NOVEMBRE

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.MESRINE : L'INSTINCT DE MORT

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.LA TRÈS TRÈS GRANDE ENTREPRISE
.W.

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.VICKY CRISTINA BARCELONA
.LA LOI ET L'ORDRE
.TONNERRE SOUS LES TROPIQUES
.COLUCHE : L'HISTOIRE D'UN MEC
.MENSONGES D'ÉTAT
.BOUQUET FINAL

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.RIPARO
.MES STARS ET MOI
.THE DUCHESS

28/11/2008

.THE DUCHESS

Affiche-TheDuchess.jpg(sorti en salles le 12.11.08)

Georgiana Spencer [Keira Knightley] est à peine à l'aube de la majorité que sa mère [Charlotte Rampling] s'affaire en coulisse pour concocter un mirifique contrat de mariage avec le duc de Devonshire [Ralph Fiennes].

A la question naïve de Georgiana "je l'aime déjà, m'aime-t'il aussi ?", la mère se contente de lui faire comprendre qu'il faudra surtout qu'elle apprenne à se faire aimer et effectivement le duc n'apprécie que le corps qui doit lui donner un héritier mâle avant d'aller voir ailleurs... pour le plaisir.

Sa position lui permet d'assister à des réunions politique du parti Wig qui se réunit régulièrement chez son époux "mécène", au cours desquelles elle retrouvera Charles Grey qu'elle connaissait et appréciait étant jeune fille.

Partie "prendre les eaux" à Bath pour donner enfin au duc un héritier après leurs deux filles et une batarde dont elle s'occupe comme sa mère, elle se lie d'amitié avec lady Elizabeth Foster et lui rend service en la ramenant "dans ses bagages" afin de l'héberger temporairement chez elle avec la bénédiction du duc.

Elle s'en mordra vite les doigts puisque son mari finira par coucher sans vergogne avec Elizabeth. Notre petite Georginia va-t-elle alors succomber à son attirance pour Charles Grey tout en essayant de lutter contre le chantage du duc ?

Spencer, ça ne vous dit rien comme nom ? Il est pourtant très connu puisque patronyme d'une certaine Lady Diana...

Alors, qu'a donc bien voulu démontrer ici le réalisateur (hormis le fait que -par un hasard de calendrier ?- le film ait été tourné dix ans après le décès de Lady Di) ? Faire un parallèle entre les deux parentes si " modernes" pour l'époque et dérangeantes dans leurs comportements, si étouffées par l'étiquette, si belles, si fédératrices, si appréciées du "peuple", etc... etc ??

On passera sur certaines péripéties dont l'héroïne sort gagnante ou perdante au gré de l'aura particulière qu'elle dégage partout où elle se montre et éblouit tant par sa beauté que sa capacité à parler avec discernement de politique ou autre sujet plus ou moins sérieux.

Reste le frais minois de Keira Knightley dont le personnage traîne ses frustrations et bonheur au milieu de somptueux décors de palais et campagne anglaise, de perruques poudrées et froufroutantes tenues de l'époque.

Quant au spectateur, si la garantie de qualité et de respect historique est fournie par la BBC qui produit, c'est durant la projection qu'il finit par y traîner son ennui.

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NOTATION :

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26/11/2008

.W.

Affiche-WLimprobablePresident.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Du "Bushie" [Josh Brolin] qui passe son temps en beuveries plutôt qu'en études au président de la première puissance mondiale, en passant par sa volonté de devenir gouverneur et sa "rencontre avec Dieu" qui lui aurait donner la force d'arrêter de boire ; le tout -sauf en ce qui concerne son mariage avec Laura- au grand dam de son père qui ne lui a jamais manifesté beaucoup d'amour et lui préfère son frère Jeb.

On en viendrait presque à plaindre le pauvre Bush Jr, mais on se ressaisit assez vite puisque le "fil rouge" est la préparation de la guerre d'Irak où l'on voit un président sorte de paysan du Texas mal dégrossi, jamais capable d'une décision réfléchie et assez ignare du vaste monde qui pour lui semble se cantonner au Texas et à Washington ; l'ensemble couronné d'une certaine illumination religieuse qui donne un mélange assez instable que certains de ses conseillers prendront plaisir à manier jusqu'à explosion.

Alors, cette énorme ânerie en Irak a-t-elle été en partie dictée par la sensation de W. Bush que l'échec de son père à rempiler pour un deuxième mandat est due à sa gestion de la guerre du golfe qui n'aurait pas été menée à son terme comme le film semble le laisser penser ? Bien malin qui pourrait le dire et le recul suffisant pour analyser ce genre d'événement n'y est pas.

Mais cela n'ôte rien au talent de Josh Brolin dont certaines attitudes sont criantes de vérité, lorsque l'on se rappelle les images originales vues à la télé.

Voila donc les Bush père et fils, Condolezza Rice, Dick Cheney, Colin Powell, Donald Rumsfeld ; tous là sous nos yeux... pas forcément pour notre plaisir et l'on respire de savoir qu'ils vont bientôt céder leur place... en espérant qu'ils n'aient pas le temps de "peaufiner" une ultime catastrophe d'ici le 20 janvier...

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24/11/2008

.MESRINE : L'INSTINCT DE MORT

Affiche-MesrineLinstinctDeMort.jpg(sorti en salles le 22.10.08)

Premier volet : les dix années où Mesrine "apprend le métier" au contact des truands et commence à "se faire un nom".

1959 : Mesrine [Vincent Cassel] est rendu à la vie civile après la guerre d'Algérie et, plutôt que d'accepter un boulot que son père [Michel Duchaussoy] lui avait trouvé ; il préfère la vie facile de son ami Paul [Gilles Lellouche] qu'il retrouve et qui lui fait découvrir le monde interlope (prostitution, tripots clandestins, cambriolages...) parisien ainsi que celui qui en est le "patron" : Guido [Gérard Depardieu].

Apprentissage du b.a-ba puis mise en pratique par Jacques Mesrine où il trouvera le temps de se marier et d'élever des enfants presque comme un père normal, le tout interrompu par une première incarcération de trois ans.

Une fois sorti et avec la volonté -très vite abandonnée- de rentrer dans le rang en ayant une vie de famille normale ponctuée par les journées au boulot, le voila qui replonge dans le business jusqu'à ce que ça sente trop le roussi : abandon de l'épouse et "dépôt des enfants" à ses parents avant de dire bonjour au continent américain... et plus précisément le Québec.

Rebelote avec des braquages de banques puis la rencontre d'une nouvelle femme avec qui il aura l'idée de se faire embaucher par un riche homme paralysé, mais ça ne fonctionne pas longtemps et ils prennent en otage leur patron ; ce qui leur vaudra une fin de cavale en prison.

Mesrine ayant décrété qu'il n'y a pas d'endroit dont il ne puisse s'évader, finit par mettre son plan à exécution ; avant d'y revenir un peu plus tard pour tenter de libérer ses comparses de ce centre de détention aux méthodes un peu particulières sensées supprimer toute velléité de rebellion et rendre les pires brutes aussi sages que des images.

Cela finit dans un bain de sang (surtout pour les forces de l'ordre).

Cette première partie se conclut en 1969 alors que les journaux québécois commencent déjà à le surnommer : l'ennemi public n° 1...

Excellent film où l'on ne s'ennuie pas un instant avec un scénario béton dû à un résumé saisissant du livre écrit par le truand lui-même, avec un Vincent Cassel qui prend de la consistance en même temps que Mesrine gagne en aplomb ; c'est captivant et l'on est évidemment pressé de voir le second opus...

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NOTATION :

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21/11/2008

.MES STARS ET MOI

Affiche-MesStarsEtMoi.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Robert [Kad Merad] est malheureux et souffre de la séparation que lui impose sa compagne [Maria de Medeiros], partie avec leur fille.

Elle a pourtant classe, jeunesse et beauté ; mais il ne parvient pas à la retenir. Il va donc faire un "transfert" sur trois stars ayant chacune une de ses qualités : Solange Duvivier [Catherine Deneuve] pour la classe, Isabelle Séréna [Emmanuelle Béart] pour la beauté et Violette Duval [Mélanie Bernier] pour la jeunesse.

Travaillant chez Agents Artistiques & Co (non pas comme agent de stars, mais plutôt en tant qu'agent de service -comprendre d'entretien...-) ; il accède aux bureaux d'agents aussi connus que Dominique Bhé [Dominique Besnehard] où ses "furetages" lui permettent de consulter des informations confidentielles qui, mixées avec les infos people des journaux dont il se nourrit, lui permettent d'intervenir dans la vie de ces trois actrices de façon plus ou moins envahissante.

Il va même aller -rien de moins- jusqu'à profiter d'une de ses tournées de nettoyage pour réagencer trois photos sur le bureau de Dominique Bhé afin de lui "suggérer" le casting idéal de son prochain film, que l'agent trouve -naturellement- absolument génial (tout en l'attribuant à son assistante).

Réunies sur le tournage, nos actrices vont évidemment se raconter les soucis que leur procure ce fan envahissant et vont décider de se venger de lui.

A partir de là, la chose devient malheureusement moins crédible : pour leur revanche, elles sont obligées de l'approcher en l'invitant qui chez elle, qui au restaurant ; ce qui a pour effet de leur rendre le personnage attachant et les voila qui en regretteraient presque de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Tout le reste est à l'avenant et on n'est plus guère intéressé que par les réparties rigolotes des deux stars qui s'envoient des piques à la tête sur leur carrière ou leur vie sentimentale tumultueuse.

La dernière partie du film est tout à fait saugrenue et improbable quant au comportement des trois vedettes et de ce qui en découle pour Robert, mais l'on peut prendre cela pour une gentille fable.

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19/11/2008

.LA TRÈS TRÈS GRANDE ENTREPRISE

Affiche-LaTresTresGrandeEntreprise.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

Dans le sud de la France, une usine de la multinationale Naterris pollue tellement l'environnement que toute l'économie locale finit par disparaître.

L'affaire éclate plus au moins dans la presse mais comme d'habitude en pareil cas, la justice caresse plus l'accusée qu'elle ne l'assomme en validant la proposition de remboursement de 12.000 euros faite par la compagnie... en échange de la garantie que chacun des plaignants en restera là.

Zaccharias [Roschdy Zem] l'ostréiculteur, Mélanie [Marie Gillain] la femme du fleuriste, Denis [Jean-Paul Rouve] le restaurateur ne veulent pas lâcher l'affaire ; mais afin que le pourvoi soit accepté, il faut le déposer sous trente jours en apportant des éléments qui dévoilent un fait nouveau non connu du tribunal au moment du jugement.

Aidés de Kevin, un petit jeune plutôt fûté qui travaillait auparavant chez Naterris et que Mélanie connaissait pour avoir elle-même bosser pour un de leurs sous-traitants ; les voila donc décidés à aller jusqu'au siège de La Défense pour s'y introduire et y trouver des preuves en contournant toutes les sécurités existantes dans le bâtiment.

Ce film décrit bien le désarroi des gens qui ont tout perdu dont certains sont prêts à accepter des sommes dérisoires de peur d'avoir moins la fois suivante, le courage de certains (peu nombreux) qui veulent faire plier les pollueurs, la fanfaronnade d'un avocat devant les caméras pour lâcher les "récalcitrants" -pourtant si proches du but- lorsque cela se "corse", la PDG qui ne croit pas que l'intrusion puisse être autre chose que de l'espionnage industriel ; tout cela est malheureusement un triste reflet de la réalité vue dans un miroir à peine déformant.

Bonnes alliées : les petites touches d'humour qui ponctuent l'histoire font passer une pillule qui pourrait sembler bien amère à avaler.

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17/11/2008

.BOUQUET FINAL

Affiche-BouquetFinal.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

D'un coté, prenez Gervais Bron [Didier Bourdon] qui travaille depuis quinze ans dans une entreprise de pompes funèbres et tient une importante agence près du cimetière du Père Lachaise.

De l'autre, prenez Gabriel, jeune artiste qui doit arrêter ses cours de musique aux enfants pour se mettre à chercher un vrai travail et faire face à ses dépenses ; quitte à travailler dans le grand commerce du deuil (ça le rebute plutôt, mais il doit également aider financièrement ses parents [Marthe Keller et Gérard depardieu] qui, artistes eux aussi, ont des soucis avec la vieille péniche sur laquelle ils logent...)

Pour relier les deux : l'entreprise "Ciel et Terre", rachetée par des américains, qui cherche désespérément un directeur commercial pour l'Ile de France.

Si Gervais se verrait bien à ce poste par "l'ancienneté", Gabriel l'obtient assez vite grâce a un pote connu quelques années auparavant en école de commerce. Mais avant de prouver ses talents, il doit comme chacun faire un stage d'un mois pour connaître la société et il l'effectuera chez leur meilleur vendeur qui n'est autre que... Gervais.

Et quand Gervais apprend au cours d'un repas qu'il ne déjeune pas avec n'importe quel stagiaire, mais rien moins que le nouveau directeur commercial ; il considère que la place lui a été "volée" et va faire vivre un enfer à Gabriel durant son stage.

Pour montrer sa valeur ; il vend à un vieux monsieur [Michel Galabru] très gentil des obsèques à 25.000 euros pour son épouse, mais il découvre un peu tard qu'il s'agit du grand-père de Claire [Bérénice Béjo], l'avocate dont il s'est épris depuis qu'il l'a croisée à ses cours de musique lorsqu'elle lui amenant son fils.

Elle, par contre, ne se doute de rien jusqu'au jour où... et comme si cela ne suffisait pas, il finit par croiser inopinément son père en voiture alors qu'il officie...

Ambiance garantie quand il va devoir faire face et avouer son métier.

Sympathique comédie romantico-funèbre qui arrive à faire rire avec le sujet un peu difficile de la mort et que les distributeurs ont judicieusement sorti entre la Toussaint et l'Armistice !

On regrettera juste quelques blagues "téléphonées".

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14/11/2008

.MENSONGES D'ÉTAT

Affiche-MensongesDetat.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

L'agent Ferris [Leonardo di Caprio] est homme d'action et de terrain pourchassant sans répits les terroristes au Moyen-Orient.

Lorsqu'une série d'attentats revendiqués par des extrêmistes musulmans touchent l'Angleterre puis les Pays-Bas, son supérieur Hoffman [Russel Crowe] lui met la pression, quitte à lui brûler la politesse en déclenchant une action parallèle depuis son bureau de Langley.

Ca fait mauvais genre auprès d'un allié jordanien, Hani, dont Ferris a obtenu le soutien dans la chasse qu'il mène pour retrouver le tête de tous ces attentats ; et qui le mèneront d'Irak en Jordanie, en passant par la Turquie et les Emirats Arabes Unis.

N'arrivant pas à mettre la main sur ce nouveau "Ben Laden", il convainc Hoffman de créer un vrai faux groupuscule terroriste avec son vrai faux chef (piègeant ainsi un malheureux architecte qui n'a vraiment rien d'extrêmiste) pour créer un vrai faux attentat qui devrait faire sortir de sa tannière leur proie insaisissable.

Mais voila, Ferris n'est pas aidé par Hoffman qui continue à lui mettre -involontairement- des batons dans les roues et le met en porte-à-faux vis-à-vis d'Hani à qui il fait confiance malgré l'interdiction de partager les infos.

Tout va -évidemment- aller de travers puisqu'ils partent sur un mensonge au "nom des USA", qui va se télescoper aux mensonges ou omissions d'Hani "pour le compte de la Jordanie" ; et il y aura des "dommages collatéraux" pour Aïcha, jeune et jolie infirmière (qui a soigné Ferris lors d'une mission où des molosses lui ont "goûté les jarrets") et dont il est en train de tomber amoureux.

Ils finiront par mettre la main sur le sheik (il n'y a vraiment qu'au cinéma que cela puisse arriver et en plus, ce n'est pas vraiment grâce à des américains se croyant toujours aussi supérieurs avec beaucoup de "il suffit de.. " et de la technologie très pointue mais qui n'est pas d'une grande utilité face à pareille situation).

Encore une histoire de terrorisme et des Etats-Unis garants -envers et contre tout/tous- de la sauvegarde du monde.

Dommage que l'on ait une impression de déjà vu (cf. Le Royaume sorti le 30/10/07) avec des images un peu moins violentes et plus de "love story", ainsi que deux bons acteurs (Russel Crowe en chef cynique est pas mal dans le genre...) ; mais le film souffre malgré tous ces ingrédients de quelques longueurs...

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12/11/2008

.COLUCHE : L'HISTOIRE D'UN MEC

Affiche-ColucheLhistoireDunMec.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Septembre 1980 : Coluche [François-Xavier Demaison], qui égratigne savamment les politiciens dans ses spectacles ; finit par lancer un jour -en guise de galéjade- qu'il se présentera aux élections présidentielles prévues l'année suivante.

Partant de là ; on nous montre comment Michel Colucci persiste -autant par provocation envers la classe politique que pour "se marrer"- à vouloir se présenter, comment il démarche  les élus pour obtenir les cinq cents signatures et comment il flatte l'électeur potentiel tandis qu'un certain Attali [Denis Podalydès] lui fait des "appels du pied" au nom d'un rassemblement de la gauche derrière François Mitterrand.

Tout ce "buzz" lui fait tourner la tête et il finit par penser réellement avoir une chance ; conforté en cela par avec tous les gens désespérés qui lui ont dit "compter sur lui" pour changer les choses, ainsi que par des sondages dithyrambiques quasi-quotidiens dans les journaux.

Même les menaces (voilées du pouvoir en place et des adversaires, ou de mort toujours courageusement anonymes) ne le font pas reculer et le moment venu du reniement n'en sera que plus difficile.

Courte période (de septembre 1980 à mars 1981) qui aurait pu valoir un titre beaucoup plus simple : "Coluche Président" qui montre un humoriste pris à son propre jeu (a-t-il vraiment crû en ses chances ou a-t-il berné les gens en vrai politicien ?).

S'il mettait une condition à son arrêt de la politique (que les politiciens arrêtent de faire les clowns), il aura été nettement préférable qu'il stoppe sans préalable ; tant il est évident qu'un politicien restera avant tout un comédien -pas toujours drôle- (ce qui est encore plus vrai aujourd'hui qu'à l'époque...).

Un politicien déçoit souvent, raison pour laquelle Coluche "rebondira" en créant quelques années plus tard ce que l'on ne pensait pas voir "naître et prospérer" : Les Restos du Coeur.

Pas de sketches à gros sabots ici, juste une tranche de vie avec le jeu assez étonnant de François-Xavier Demaison.

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10/11/2008

.TONNERRE SOUS LES TROPIQUES

Affiche-TonnerreSousLesTropiques.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Tout commence par quatre fausses bandes-annonces promouvant chacune un film dans lequel joue une "star" (sur le déclin... ou pas).

On retrouve ensuite les quatre mêmes acteurs -auxquels on ajoute un cinquième larron jeune et prometteur- réunis sur le tournage d'un nouveau film adapté d'un best-seller écrit par un survivant du Vietnam et sobrement intitulé : "Tonnerre sous les tropiques".

Les exigences de diva de nos comédiens font prendre du retard à la production et comme chacun sait que le temps, c'est de l'argent ; le réalisateur -épaulé par l'auteur du livre- cherche à ressouder l'équipe en l'obligeant à se focaliser sur l'important et décide donc de les larguer en pleine jungle où des tas de caméras sont disséminées pour les filmer en... permanence façon télé-réalité.

Mais quand on marche sans savoir lire une carte, que l'on passe la frontière et que l'on devient gibier pourchassé par des trafiquants d'héroïne, enfin que le "héros" qui a pondu le bouquin dont est issu le scénario n'a en vérité jamais quitté les USA... tout part en vrille !

Alors oui, Ben Stiller critique -mollement- le business du cinéma hollywoodien ; mais en le cachant derrière un rideau de fumée laissée par des situations et des répliques dont l'humour ressemble plus à des bombes au napalm qu'à des frappes chirurgicales.

Reste qu'apparemment, les acteurs se sont bien marrés sur le tournage (il n'y a qu'à voir Robert Downey Jr dans la peau d'un acteur passant sur une table d'opération pour devenir... noir et se rapprocher du rôle qui lui est dévolu ; ou bien Tom Cruise quasi-méconnaissable en producteur ordurier- qui clôt le film en dansant sur un rap) ; mais de là à dire que le spectateur a pris autant de plaisir à le visionner...

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07/11/2008

.RIPARO

Affiche-Riparo.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Anna [Maria de Medeiros] et Mara forment un couple parfait... jusqu'à ce qu'elles reviennent de vacances passées en Tunisie, où Anna réalise de retour en Italie que leur voiture a servi pour passer un clandestin marocain dénommé Anis.

Anna veut l'aider d'abord à rejoindre un oncle sensé être à Milan puis, revenu au point de départ, décide unilatéralement de l'héberger chez elle et de lui trouver un job par le biais de son frère.

Cette intrusion dans leur vie quotidienne déplait fortement à Mara qui commence à le voir comme un profiteur dont les mensonges bernent les "bonnes âmes" prêtent à aider ; d'où des tensions avec sa concubine, amplifiées en parallèle par ses difficultés à gérer des relations avec un père mourant qu'elle va voir à l'hôpital.

Se greffent là-dessus le fait que la mère d'Anna dirige une fabrique de chaussures -où travaille Mara- et souhaite délocaliser en Roumanie (début de licenciements) ; qu'au décès du père de Mara, cette dernière un peu déboussolée se jette dans les bras d'Anis : les comportements d'Anna et Mara vont être influencés jusqu'à s'inverser...

Ce film franco-italien semble se résumer à la question : les immigrés (clandestins ou pas) sont-ils les fossoyeurs de nos emplois ou enrichissent-ils -à tous points de vue- nos économies occidentales sans qu'on leur rende correctement la pareille ?
Mêlée à un pseudo alibi sentimental, l'exposé devient assez obscur et ce n'est pas la fin qui va dissiper le voile...

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05/11/2008

.LA LOI ET L'ORDRE

Affiche-LaLoiEtLordre.jpg(sorti en salles le 08.10.08)

Une petite fille est violentée et tuée par l'ami de sa mère, qui se retrouve rapidement libéré puisque la concubine témoigne en sa faveur.

Turk [Robert de Niro] n'accepte pas cet acquittement et finira par le faire plonger en prenant quelques libertés avec la loi, et avec l'approbation silencieuse de son co-équipier de trente ans Rooster [Al Pacino].

Quelque temps plus tard ; de petites frappes aussi bien que des truands plus ou moins "installés" se retrouvent abattus avec, près de leur cadavre, un petit poème sur feuillet dont les rimes décrivent les activités illégales du mort et en "justifient l'élimination".

Turk et Rooster sont mis sur le coup de ce qui semble être une affaire de serial killer ; mais deux jeunes policiers qui espéraient se la voir confier décident de mener l'enquête de leur côté, entre deux "brainstorming" avec leurs glorieux aînés.

La suspicion finit par gagner les quatre flics car de nombreuses coïncidences dans les décès ajoutées à la technique du tueur leur fait réaliser que le coupable doit être parmi eux !

La trame étant cousue de fil blanc, on finit par deviner -plus ou moins tôt- qui manipule les autres sans y toucher.

Si l'on ne s'est pas forgé d'opinion avant la fin, alors on sera heureux du "retournement de situation" final qui délivre la clé du mystère.

Le scénario pêche par son peu d'épaisseur, mais on n'y prête pas trop attention car il y a la présence de ces deux monstres du cinéma une nouvelle fois réunis, qui occupent l'écran.

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03/11/2008

.VICKY CRISTINA BARCELONA

Affiche-VickyCristinaBarcelona.jpg(sorti en salles le 08.10.08)

Vicky la brune et Cristina [Scarlett Johansson] la blonde sont de très bonnes amies d'université qui décident de passer leurs vacances d'été à Barcelone.

Un soir où elles dînent tranquillement, Cristina fixe un peu trop un homme installé à l'autre bout du restaurant, ce qui a pour effet de le faire venir à leur table afin de leur proposer sans détour -après les banalités d'usage en pareil cas- de passer un week-end à visiter Oviedo puis... d'y faire l'amour !

Quelles vont être les réactions respectives de Cristina (qui ne s'interdit par de coucher avec si une sortie ne lui permet pas de se faire une opinion rapide sur la "faisabilité" d'une relation durable qu'elle cherche) et de Vicky (qui s'interdit d'aller voir ailleurs puisqu'elle est déjà fiancée et prête pour le mariage) ?

Comment va se passer la liaison avec Juan-Antonio [Javier Bardem] quand il va émailler leurs conversations de références  à ce que María-Elena [Penelope Cruz], la femme névrosée dont il a divorcé après qu'elle ait tentée de le tuer, disait/dirait ou faisait/ferait en telle ou telle circonstance similaire ?

Et surtout comment tout cela va-t-il tourner avec la nouvelle conquête lorsque María-Elena va être ramenée au "bercail" par Juan-Antonio après une tentative ratée de suicide ?

Les rapports amoureux décrits par Woody Allen sont toujours aussi compliqués, voire torturés ; mais si l'histoire prend une tournure différente des deux précédents films (bonne nouvelle), il reste -comme dans les histoires qu'il nous conte- une méchante impression de lassitude liée au train-train sans réel piment de nouveauté dans notre relation spectateur/Allen.

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01/11/2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.10.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois d'octobre 2008 :

.MAX LA MENACE
.OBSCÉNITÉ ET VERTU
.JAR CITY
.LA VIE DEVANT SES YEUX
.LE ROYAUME INTERDIT
.PARLEZ-MOI DE LA PLUIE
.FAUBOURG 36
.APPALOOSA
.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE
.GO FAST
.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES
.SERAPHINE
.HARCELÉS
.CLIENTE

 
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