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28/02/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS DE FÉVRIER

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.aucun film

N3_FINAL.jpg
.LES INSURGÉS
.SLUMDOG MILLIONAIRE
.LE BAL DES ACTRICES
.WALKYRIE
.LES NOCES REBELLES

n2_final.jpg
.ENVOYÉS TRÈS SPÉCIAUX
.YES MAN
.ESPION(S)
.CHE (2ÈME PARTIE) : GUERILLA
.LOL
.LES GRANDS FRÈRES
.DOUTE

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.DIAMANT 13
.KING GUILLAUME
.LA PANTHÈRE ROSE 2
.RICKY

27/02/2009

.RICKY

Affiche-Ricky.jpg(sorti en salles le 11.02.09)

Katie [Alexandra Lamy] voit ses journées rythmées par son travail et son rôle de mère lorsqu'elle croise le chemin de Paco [Sergi Lopez]. Conclusion : elle finit par coucher avec.

Katie enceinte, vit désormais avec Paco et finit par arriver le bébé que l'on nomme Ricky et qui va assez rapidement commencer à porter des traces d'ecchymoses au niveau des omoplates. Conclusion : Katie croit que Paco l'a frappé en son absence, hurlement et rupture.

Ricky disparait de son parc et après recherche avec sa fille, elles finissent par le trouver perché... sur une armoire. Conclusion : qu'est-il arrivé à mon pauvre petit chéri ?

Au fil des mois, Ricky se pare d'un magnifique plumage qui fait qu'il s'envole dans le supermarché où Katie et sa fille font les courses. Bientôt tout le magasin -clients, employés- cherchent à... l'attraper avec l'aide supplémentaire de pompiers et agents de l'ordre. Conclusion : éteignez les lumières, c'est ça qui l'incite à s'envoler vers les néons (et de fait, dans le noir, Ricky finit par être attrapé près d'un frigo du rayon frais où baigne une douce lumière).

Là, on baigne effectivement dans du doux n'importe quoi et en fait de pénombre ; certains ont déjà fait un black-out.

Et le pompon tant redouté survient lorsque Paco -qui revient vers Katie- lui souffle une idée de génie, qu'elle s'empresse d'accepter : tu es en manque d'argent puisqu'au chômage, monnaye donc le "talent" de Ricky auprès de journalistes si friands de sensationnel. Conclusion : Katie exhibe son bébé qui s'envole devant les caméras et les photographes conviés au "show", et Katie de lâcher la ficelle qui lui permettait de contrôler la progression de Ricky  un peu à la façon d'un cerf-volant...

Où peut bien se trouver le message ici (et y en a-t-il un d'ailleurs) ? Une critique des médias qui s'immiscent dans des vies privées parfois avec la complicité des victimes elles-mêmes ? Une ode sur le thème "lâchez la bride à vos enfants" ? Une fable du genre "votre bébé va vite grandir, et majeur, il faudra le laisser quitter le nid pour voler de ses propres ailes" ?

Quand on voit dans quoi peut s'envoler l'argent des producteurs, on se sent un peu le pigeon plumé avec un film aussi maigre et indigeste qu'un poulet de batterie...

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NOTATION :

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.LES NOCES REBELLES

Affiche-LesNocesRebelles.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

Années 50 : April [Kate Winslet] et Franck Wheeler [Leonardo di Caprio] se sont rencontrés, se sont aimés, ont deux enfants et une belle maison dans un quartier plutôt chic avec des voisins sympathiques qui les trouvent adorables.

Ceci est pour la façade car en fait, Franck est employé dans une société où travaillait déjà son père et s'ennuie dans un job qu'il n'aime pas ; quant à sa femme, elle se désole d'être réduite à la mère au foyer jusqu'à la fin de ses jours sans avoir eu un soupçon de folie dans leur vie.

April voudrait bien briser la monotonie en lançant un pari audacieux : tout laisser tomber et partir refaire sa vie à... Paris que Franck lui a décrit comme un lieu enchanteur où vivre... et travailler.

Franck finit par se laisser convaincre, jugeant les enfants suffisamment grands pour accepter une nouvelle vie sans subir de traumatisme, et se décide à démissionner en avançant une date : le mois de septembre après les vacances.

Mais voilà que deux événements risquent de contrecarrer leur beau projet : Franck se voit proposer un poste mieux rémunéré avec plus de responsabilités et April tombe enceinte.

Quand April se radicalise en souhaitant partir pour Paris même si elle doit avorter, Franck devient de plus en plus indécis ; le tout créant à tout instant une situation explosive qui risque de disloquer un couple "si bien assorti" de l'avis général.

On assiste donc à la décomposition lente et progressive de leur ménage, jusqu'à l'épilogue tragique.

Film un peu long par moment -vraisemblablement dû à l'histoire tirée d'un livre bien connu- mais interprété avec maestria par les deux acteurs principaux.

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NOTATION :

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25/02/2009

.DOUTE

Affiche-Doute.jpg(sorti en salles le 11.02.09)

Trois personnages principaux pour ce "drame" :

Soeur Aloysius [Meryl Streep], "dragon" qui fait régner une discipline de fer dans l'école St Nicolas dont elle est principal, et ce tant auprès de ses élèves que des sept soeurs qui l'accompagnent dans la vie de l'établissement.

Le Père Flynn [Philip Seymour Hoffman], plutôt "bonhomme" qui est le supérieur de Soeur Aloysius et qui n'a pas la même vision étriquée que sa subalterne, et veut une école -et une religion- plus ouverte sur le monde, donc moins rigide et plus moderne.

La Soeur James [Amy Adams], fraîche émoulue et bombardée professeur d'histoire ; qui a le malheur d'interpréter trois faits : le comportement subitement peureux d'un de ses petits élèves, la convocation du même au presbytère peu auparavant par le Père Flynn, le même rangeant dans son casier un maillot trempé qu'elle identifie de vue comme étant celui du jeune Donald.
Elle additionne le tout et... ne trouve rien de mieux que de se confier à la Soeur Aloysius qui voit là du "grain à moudre" pour alimenter une rancoeur envers son supérieur.

Tous les ingrédients sont là pour "enclencher le processus" : la pseudo-témoin qui ne voudrait pas acccuser à tort mais préfère en référer plutôt que de s'en vouloir de s'être tue, la Supérieure qui à la certitude qu'il s'est effectivement passé une chose contre-nature entre le prêtre et l'élève, le Père Flynn dont le comportement pas forcément très "franc du collier" mène à douter de son innocence.

Soeur Aloysius ne lâchera plus l'affaire, allant jusqu'à laisser entendre qu'elle sait ce qui est déjà arrivé dans d'autres écoles et qui justifie(rait) les "courts séjours" du Père Flynn et va aller jusqu'à s'en servir pour bluffer.

Alors, le Père Flynn aime-t-il les petits garçons ou a-t-il d'autres préférences ?... on se prend à douter de l'un et de l'autre tout en imaginant que l'une des explications est forcément la bonne, à la façon de la principale intéressée qui finit par confesser à la jeune institutrice que le doute n'a jamais cesser de la hanter sur le sujet.

A méditer...

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NOTATION :

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23/02/2009

.LA PANTHÈRE ROSE 2

Affiche-LaPanthereRose2.jpg(sorti en salles le 18.02.09)

Un joyau inestimable et parmi les plus "symboliques" (?!) d'Italie, Angleterre et Japon sont volés.

Ces pays décident de créer une "dream team" dont ils souhaitent que le "chef" soit... l'inspecteur Clouseau [Steve Martin] ; et quand vient le tour de la fameuse pierre "panthère rose" d'être dérobée pour la seconde fois au Grand Palais alors qu'il est sous la responsabilité de Dreyfus [John Cleese], ce dernier se voit un peu pressé de donner la main à ce cher inspecteur qui rempile donc assisté de Ponton [Jean Reno] pour prendre la tête de trois inspecteurs + une invitée surprise ayant enquêté et écrit un livre sur "Tornado" dont la carte de visite se trouve en lieu et place de chacun des trésors envolés.

Toute sa fine équipe fait un putsch lorsqu'ils découvrent le cadavre d'un certain Lawrence [Johnny Halliday] avec les trésors entreposés dans une pièce cachée : ils décrètent que le mort est Tornado.

Le seul éclair de génie de Clouseau est de s'opposer aux assertions des autres au prétexte -bien mince- que si les objets ont été retrouvés, la "panthère rose" devrait s'y trouver également ; ce qui n'est pas le cas : il va donc poursuivre l'enquête, épaulé par le fidèle Ponton...

1h30 de délires verbaux et de situation pour le policier le plus stupide de la planète, avec un léger agacement lorsque certains acteurs se plaisent à "marquer" un accent franchouillard quand ils parlent anglais (même s'il est vrai que l'on est pas particulièrement doués pour les langues, ça devient aussi collant que le béret et la baguette...)

C'est drôle par moment, mais l'histoire ne brille pas autant que la célèbre pierre...

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NOTATION :

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.WALKYRIE

Affiche-Walkyrie.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Le colonel von Stauffenberg [Tom Cruise], "éloigné" en Afrique du nord pour des propos et comportements pas toujours en "conformité" avec la doctrine nazie ; se voit rapatrié en Allemagne suite à un raid aérien meurtrier dont il réchappe par miracle.

Des civils et des militaires qui ne supportent  pas les actes de plus en plus déments du Führer, et qui ont déjà à leur actif plusieurs tentatives ratées d'attentat contre le chancelier ; vont décider de prendre contat avec von Stauffenberg pour le rallier à leur cause.

Non seulement il y adhère, mais en devient quasiment la tête pensante tout en sachant garder sauf la fierté d'hommes avec des fonctions plus importantes et parfois plus hauts gradés que lui.

Tout son plan est très simple sur le papier et très compliqué dans la réalité : il se base sur "l'opération Walkyrie", vademecum voulu par Hitler et censé détailler par le menu qui doit agir de quelle façon en cas de disparition du chef suprême ; et dont von Stauffenberg ne veut rien moins que changer des termes et le refaire signer... par Hitler lui-même.

Après quoi ne restera plus qu'à mettre au point tous les détails permettant l'élimination, tout le monde finissant par se ranger à l'opinion qu'il faut frapper dans le bunker.

Von Stauffenberg va s'investir complètement dans l'aventure -qui terminera mal, et pas seulement pour lui- ainsi que dans la coordination des troupes et du futur nouveau gouvernement lorsqu'il pense avoir réussi sa mission en ce 20 juillet...

Une histoire méconnue de la grande Histoire, avec des hommes et des femmes à des postes -parfois- clés qui n'ont pas hésité à "saper de l'intérieur" afin que l'Allemagne et les allemands -et donc un peu eux par la même occasion- souffrent moins de représailles lors de la sortie de guerre.

Un film assez haletant -même si l'on connait d'avance l'issue-

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NOTATION :

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20/02/2009

.LES GRANDS FRÈRES

Affiche-LesGrandsFreres.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

Danny [Paul Rudd] et Wheeler travaillent pour une société de boisson énergisante, passant toutes leurs journées entre deux promotions/préventions sur les campus à bord de leur camion tuné façon minotaure (qui est également le nom de la marque) ; jusqu'au jour où Danny se fait larguer par son amie et c'est l'accident qui vient couronner une "tentative d'agression d'un agent de la force publique"...

Menacés d'aller en prison, ils choisissent les cent cinquante heures d'intérêt général mais déchantent très rapidement : ils sont envoyés dans une association venant en aide à des enfants d'autant plus durs qu'ils sont délaissés par des parents visiblement désemparés.

Wheeler l'obsédé sexuel devra se charger de Ronnie : dix ans, déjà très malpoli et assez précoce pour loucher sans interruption sur toute paire de seins qui passe dans son champ de vision.

Quant à Danny qui évite la dépression en pensant reconquérir sa belle, il doit veiller sur Augie : adolescent qui ne semble pas vouloir grandir et se protège du monde en participant à d'interminables jeux de rôle grandeur nature, où il peut jouer au preux chevalier avec d'autres férus de tous âges.

Tout à leurs obsessions (et pas vraiment "mûrs" pour gérer des relations enfants/adultes), Danny et Wheeler vont-ils réussir à gagner la confiance de celle qui leur a donné cette responsabilité tout en ne décevant pas leurs nouveaux "petits frères" d'amitié ?

Les grandes lignes tracées, on a droit à un joyeux cocktail d'humour très potache, de blagues un peu plus relevées et -malgré tout- d'un zeste de morale finale.

Humour et situations dévastateurs comme un taureau qui charge...

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NOTATION :

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.LE BAL DES ACTRICES

Affiche-LeBalDesActrices.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Charlotte Rampling, Karin Viard, Marina Foïs, Mélanie Doutey, Romane Bohringer, Estelle Lefébure, Muriel Robin ; telles sont les actrices qui forment ce bal devant la caméra de Maiwenn : l'une souhaite faire évoluer sa carrière vers l'international tandis qu'une autre se sent frustrée de devoir encore passer des castings  alors qu'elle pense ne plus rien avoir à prouver, pendant qu'une troisième ment de façon éhontée sur ses engagements cinématographiques alors qu'elle ne sert plus que de faire valoir à des produits haut de gamme (mais de consommation tout de même...)

Une quatrième peine à démontrer à un metteur en scène qu'elle sait faire autre chose que des one-woman shows humoristiques alors qu'une autre encore souhaite voir reconnu des talents d'actrice alors qu'elle vient... de la mode et du mannequinat. L'horreur totale !

Bref, ces actrices sont vraiment des incomprises dont la voie est parsemée d'embûches ; entre les doutes, le cloisonnement bien français entre "différentes branches" d'un même métier, les jalousies de collègues et les lubies de réalisateur auxquelles peuvent se joindre -sciemment ou pas- les agents artistiques : tout peut devenir outil de déstabilisation pour ces femmes -d'âges divers- qui souhaitent malgré tout rester comme les autres en cherchant à conjuguer travail, amour et/ou famille.

Et elles en témoignent devant la caméra de Maiwenn, que toutes ces femmes plus ou moins connues fascinent.

Mais sont-elles réellement fragiles ou en donnent-elle seulement volontairement l'apparence en "manipulant" la réalisatrice et le spectateur par le biais de la caméra ?

Tourné à la façon d'un documentaire, l'ingéniosité de ce film est justement de ne jamais trop bien savoir -pour chacune d'elle- où se trouve la frontière entre le jeu qu'elles doivent composer et le vécu dont elles s'inspirent peut-être...

Cette approche -ainsi qu'une prestation assez épatante de Joey Starr- mérite à elle seule la note obtenue.

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NOTATION :

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18/02/2009

.LOL

Affiche-LOL.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

Lola, dite LOL pour les amis, est une jeune adolescente qui commence à se chercher entre Arthur dont elle se croit amoureuse et Mael, le meilleur ami d'Arthur dont elle tombe amoureuse.

Même si elle vit une certaine complicité avec sa mère Anne [Sophie Marceau], cette dernière risque de ne pas être capable de lui apporter l'équilibre et le support dont sa fille aurait besoin alors qu'elle-même vit dans l'indécision en revenant vers son mari -dont elle vient pourtant de divorcer- tout en débutant une liaison avec un flic des stups rencontré récemment.

L'adolescence, ses conflits avec les parents, ses premiers émois sexuels, sa vie au lycée et la première "fumette"... rien de très nouveau ni d'original dans ce film si ce n'est que nos chers ados vivent à fond leurs passions via SMS et autres messageries instantanées tout en croyant qu'ils gagneront en considération et en indépendance par leur "rebelle attitude" face à des adultes qui sont eux aussi passés par là (même si certains semblent l'avoir oublié, comme le père de Mael...)

Restent quelques moments humoristiques et réalistes dans ce qui ressemble étrangement à une version de La Boum version 2000...

Film pas indispensable, mais celles et ceux qui souhaitent se replonger dans le passé et les affres de la crise d'adolescence y trouveront leur bonheur.

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NOTATION :

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.CHE (2ÈME PARTIE) : GUERILLA

Affiche-Che2emePartieGuerilla.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Cette seconde partie commence le 3 octobre 1965 avec la lecture par Fidel Castro à la télévision cubaine d'une lettre d'adieu que lui aurait écrite le Che, puis l'on "saute" une année...

Ce dernier n'étant pas homme à rester inactif derrière un bureau -fut-il de ministre- est en fait déjà reparti "en guerre" afin d'exporter la guerilla dans d'autres pays d'Amérique du Sud, notamment la Bolivie dont la population est sous la botte de la dictature pesante du président (?!) Barrientos.

Avec une "petite armée" cubaine, des boliviens et l'aide sensée être apportée par le parti communiste local ; il va donc tenter de reproduire -en ce début novembre 1966- ce qui avait si bien réussi à Cuba en s'appuyant sur les paysans boliviens mais la mayonnaise ne prend pas vraiment, ces derniers étant terrorisés par tout homme armé, qu'il soit soldat s'appropriant leurs maigres biens et victuaille ou révolutionnaire faisant de même moyennant rétribution.

C'est dans ce climat un peu différent que l'on suit les plus de trois cents jours où le Che et ses troupes disparates progressent dans la jungle, plus pour tenter de se protéger et fuir les assauts d'une armée aidée en sous-main par les américains et renseignée par... les paysans que pour s'apprêter à défaire les armées dun dictateur.

Désertions de certains, captures d'autres par l'armée de Barrientos (comme Régis Debray, français qui semble compter pour le Che puisqu'il veut le libérer) l'amènent ainsi à des décisions catastrophique puisqu'il va scinder ses guerilleros en plusieurs groupes.

L'on ne sait s'il finit par se rendre compte que le piège se referme sur lui ; toujours est-il que l'armée bolivienne finira par lui mettre la main dessus et exécutera très rapidement un ordre "600" venu de La Paz qui signe son arrêt de mort le 9 octobre 1967.

Tourné en se basant sur le journal de Bolivie écrit par Guevara et avec la même présence de Benicio del Toro dans le rôle, ce second opus est pourtant moins prenant et se traîne un peu à la manière de ses guerilleros fatigués de se voir imposée une discipline assez stricte que beaucoup ont peine à suivre compte-tenu des conditions géographiques et climatiques qu'ils doivent supporter.

Une pointe de déception liée aussi en partie au personnage qui perd forcément de sa superbe dans le "combat de trop"....

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NOTATION :

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16/02/2009

.KING GUILLAUME

Affiche-KingGuillaume.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Le roi [Rufus] de la petite île de Guerreland se meurt, et l'absence de descendance mâle risque de faire tomber le "territoire" entre les mains britanniques (!?)

Heureusement, l'un des rares habitants qui la peuplent met la main sur le courrier d'une femme, unique touriste de l'île voila quelques années, qui dévoile une liaison avec le roi et le fruit de cette passion : un certain Guillaume.

Guillaume [Pierre-François Martin-Laval] a bien grandi aujourd'hui, où il coule une vie simple et heureuse avec Magali [Florence Foresti] dont il attend des jumeaux ; lorsque survient un homme étrange [Pierre Richard] en kilt les informant qu'ils héritent... d'un royaume, en se gardant bien de leur dire qu'il n'est composé que de 5 personnes tenant sur un caillou et en taisant le motif caché de son empressement à obtenir une signature de Guillaume devant notaire.

Magali, qui ne doit pas subir de trop fortes "émotions" pour mener à terme sa grossesse, va pourtant "s'échauffer" ; s'imaginant déjà en souveraine régnant sur un peuple tout en spéculant sur la "taille" de l'héritage qui va avec.

Ce film est vraiment très gentillet, avec une histoire aussi ténue que l'étendue de Guerreland et n'a que trois intérêts : s'écrire un scénario pour se donner un job et éviter l'impression du "sans les Robins des bois, point de salut" pour P.-F. Martin-Laval, sortir Pierre Richard de la naphtaline, et surtout découvrir -ou confirmer- que Florence Foresti mérite de persister dans cette voie. Pour le reste, on abdique devant la vacuité du scénario.

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NOTATION :

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13/02/2009

.SLUMDOG MILLIONAIRE

Affiche-SlumdogMillionaire.jpg(sorti en salles le 14.01.09)

Tout commence au commissariat où Jamal Malek se fait tabasser pour avouer comment il aurait triché à la version locale de "Qui veut gagner des millions ?" où il vient de parvenir victorieusement à la question valant 10 millions de roupies, ultime étape avant celle à 20.

Devant des policiers incrédules (un professeur "cultivé" franchissant rarement la barre de la question à seize mille roupies...), Jamal va expliquer naÏvement comment sa courte vie pourtant déjà très mouvementée (de l'assassinat de sa mère au cours d'une chasse aux musulmans à son job sur une plateforme téléphonique, en passant par son "dressage" par un homme souhaitant le transformer en mendiant infirme et chantant ou bien encore les chapardages entre deux "guidages" de riches touristes sur le site du Taj Mahal afin de survivre en compagnie de son frère plus âgé Selim) lui permet de plonger dans ses souvenirs pour y trouver la réponse.

Jamal cache la blessure d'avoir "lâché" Latika, petite fille qu'il n'a pu aider à monter dans un train lorsque son frère et lui se sont échappés des griffes du "fabricant de jeunes mendiants" ; et qui en est encore éloigné par la vie à chaque fois que leurs chemins viennent à se recroiser.

Sachant Latika fidèle spectatrice de ce programme télévisé pour s'évader du triste sort qui fait d'elle l'épouse esclave d'un riche truand (dont Selim est devenu le bras droit...), il joue le tout pour le tout en posant sa candidature et en espérant que Latika comprendra que c'est le moment ou jamais pour elle de décider si elle veut prendre sa vie en main et le rejoindre enfin (l'argent n'étant vraiment pas le moteur de son action).

Sortira-t-il de prison pour pouvoir tenter les vingt millions de roupies et retrouver la bien-aimée que le destin lui a désignée depuis leur tendre enfance ?

Ce film façon Bollywood en reprend les ingrédients en y ajoutant des descriptions d'une certaine réalité : la pauvreté d'une majorité d'indiens, les problèmes religieux, le crime organisé... et comme quasiment tout le peuple indien qui retient son souffle jusque devant les vitrines de magasins de télé pour vivre par procuration ce "bonheur" de voir un petit vagabond de Mumbaï parvenir du jour au lendemain au sommet ; on fait comme eux et l'on sort de cette projection avec un regain de vitalité et d'optimisme...

Vraisemblablement déjà LE film de l'année.

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NOTATION :

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11/02/2009

.ESPION(S)

Affiche-EspionS.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Vincent [Guillaume Canet], bagagiste dans un aéroport parisien, ne parvient pas à dissuader son collègue Gérard de s'attaquer à un bagage "diplomatique" en y piquant un flacon de parfum qu'il teste sur sa main : ça le pique tellement qu'il lâche la bouteille qui s'avère contenir un explosif le transformant en torche vivante.

Le temps de sauver son acolyte, remettre de l'ordre pour ne pas être suspect de chapardage dans les bagages et appeler les pompiers ; Vincent peut voir depuis son local le visage des deux hommes qui récupèrent le sac source d'ennui.

Vite licencié par son responsable, la DST lui tombe alors dessus pour lui confier une mission à Londres : reconnaitre et retrouver les deux personnages en question tout en gagnant la confiance de l'homme qui semble être au centre de ce mic-mac européo-syrien : Peter Burton dont la "couverture" est son laboratoire pharmaceutique.

Aidé -autant que surveillé- par Palmer et son assistante Anna du MI-5 ; il doit se "mettre dans la poche" la femme de l'industriel : Claire [Géraldine Pailhas], une française (qui traîne le vague à l'âme du suicide de son premier mari et de la belle famille qui lui a enlevé la garde de ses deux enfants) afin qu'elle devienne elle-même un pion supplémentaire qui pourra récupérer des informations avec moins de risque.

Mais Malik, l'un des homme de l'aéroport, est très proche de Burton pour leur business ; et Vincent dans sa mission impossible n'est pas insensible à Claire.

Revoilà donc une histoire de terrorisme moyen-oriental que les occidentaux essaient d'éviter, toujours en utilisant des civils (qui ceux-là ne sont pas enrôlés de force...) pour essayer d'arriver à leurs fins.

Malheureusement moins tonique et crédible que Secret Défense sorti mi-décembre de l'année passée...

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NOTATION :

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09/02/2009

.DIAMANT 13

Affiche-Diamant13.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

Mat [Gérard Depardieu] est un flic désabusé travaillant à la 13è brigade de nuit.

Son lot quotidien : les cadavres résultant de règlements de compte entre drogués ou plus stupidement des concours de vitesse avec au volant des jeunes trop imbibés...

Un jour, resurgit dans sa vie Franck [Olivier Marchal], ex-collègue qui travaille aux stups et "profite pleinement du système".

Cancéreux au dernier degré, il va proposer à Mat de partager les "bénéfices'' de ce qu'il veut être son dernier coup avant une "retraite bien méritée"...

Mat refuse mais le problème lui revient rapidement à la figure lorsqu'on l'appelle sur son portable pour lui dire d'aller récupérer Franck, mourant dans la voiture garée... devant le commissariat.

Il va donc devoir lutter contre les truands qui veulent récupérer ce que Franck a dérobé, des flics ripoux et une hiérarchie qui l'est encore plus ; alors qu'il est sous le coup d'une suspension et d'une enquête de la police des polices.

Histoire, personnages, images : tout est noir dans ce film dont le scénario n'est pas toujours très compréhensible ; avec un Gérard Depardieu tout autant désabusé par son personnage que par le surpoids qu'il semble traîner tout au long de cette histoire... qui se traîne aussi d'ailleurs...

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NOTATION :

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06/02/2009

.YES MAN

Affiche-YesMan.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

Carl Allen [Jim Carrey] travaille dans une banque faisant des prêts, mais il dit non systématiquement à toutes les personnes lui présentant un dossier (c'est bien simple, tous les banquiers auraient été aussi intransigeants que lui qu'il n'y aurait jamais eu la crise des subprimes...).

De plus, il évite son meilleur ami qui doit se marier, son ex-femme, ses collègues de bureau... quasiment tout ce qui est humain et à qui il pourrait avoir à dire : "oui".

Jusqu'au jour où quelqu'un lui recommande fortement de venir à une réunion pour apprendre à savoir dire ce mot magique de temps à autre.

Dans un premier temps sans conviction devant ce prêche iconoclaste ; le voila qui se met à dire "oui" à tout et à n'importe quoi, tant dans le travail qu'avec les connaissances et amis, afin d'être acteur de sa vie et non spectateur.

Il finit par se faire à bon compte des tas de relations grâce à ce sésame prononcé à tort et à travers, y compris jusqu'à monter en grade dans son boulot et retrouver l'amour avec une certaine Lucy qui est et vit tout ce qu'il pense ne pas être et ne pas vivre.

Amour qu'il va risquer de perdre tout aussi rapidement s'il continue à ne pas savoir dire "oui" à bon escient en le ponctuant de quelques "non" lorsque la situation l'exige, comme finit par lui faire comprendre le pseudo-gourou.

L'histoire se finit à peu près bien pour Carl et -ô surprise !- nous donne à réfléchir sur nos comportements "sociétaux" entre deux grimaces -tout de même un peu moins marquées qu'à l'ordinaire- dont nous gratifie malgré tout Jim Carrey.

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NOTATION :

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04/02/2009

.ENVOYÉS TRÈS SPÉCIAUX

Affiche-EnvoyesTresSpeciaux.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

La radio d'information R2i décide d'envoyer Franck Bonneville [Gérard Lanvin] son meilleur reporter, accompagné d'Albert Poussin [Gérard Jugnot], seul technicien du son disponible à cet instant pour couvrir l'actualité brûlante... irakienne.

Billets d'avion et 20.000 euros en poche, Albert ne trouve rien de mieux que de les jeter à la poubelle à la place de la lettre implorante qu'il avait écrite à sa femme Françoise [Valérie Kaprisky] qui vient juste de quitter le domicile conjugal après une aventure d'un soir avec... Bonneville.

Que faire lorsque vous êtes bloqués à Paris, que votre rédac' chef vous demande de reportages au plus tôt, et que vous jurez par téléphone satellitaire être parvenus jusqu'en Irak juste avant la fermeture totale des frontières de ce pays ?

Vous faites des reportages bidons depuis... un studio à Barbès en mélangeant allègrement envolées littéraires sur fond de bruits sonores piqués sur le net, en s'inspirant des images vues sur CNN et Al Jazeera ainsi que sur les commentaires faits par les confrères radio et tv ; jusqu'au jour où Franck extrapole sur un sujet pour le moins sensible : un chef supposé de faction islamiste intégriste.

Le gouvernement français s'en mêle car les pseudo-révélations de Franck se révèlent par pure coïncidence être en partie vraies, mettant -selon le ministre- nos deux envoyés spéciaux en danger d'être kidnappés, avec injonction à la clé de regagner au plus vite l'ambassade de France à Bagdad.

Et quand on est toujours terré dans un coin du 18è arrondissement, rejoindre ladite ambassade risque de s'avérer insurmontable ; d'autant qu'ils ne trouvent rien de mieux que s'enferrer un peu plus en simulant leur enlèvement...

La façon dont tout ceci va se terminer tourne à la farce assez invraisemblable et grotesque, mais l'on est ici en présence d'une histoire plutôt comique qui ironise sur les récupération médiatique et dérive commerciale qui peuvent s'emparer de manifestations "spontanées" de soutien aux otages, et met surtout l'accent sur les bidonnages en tous genres faits par de "valeureux" reporters en chasse de scoops... on est loin de Tintin !!

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NOTATION :

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02/02/2009

.LES INSURGÉS

Affiche-LesInsurges.jpg(sorti en salles le 14.01.09)

1941 : les troupes nazies dévastent la Biélorussie, toujours avec la même finalité première.

Tuvia Bielski [Daniel Craig] et ses deux frères, aidés de quelques personnes qu'ils ont sauvées et décidées à rester à leurs côtés combattent dans un premier temps l'occupant ainsi que les traîtres qui collaborent, tout en "prélevant" de la nourriture chez des paysans.

Suite à une mésentente entre Tuvia et son frère Zus ; ce dernier décidera "d'incorporer" une clique de soldats russes pour tuer l'ennemi ; tandis que Tuvia voudra sauver le plus possible de juif des griffes allemandes et devra gérer une population croissante affamée et pas toujours disciplinée au quotidien pour la nourriture, les médicaments lorsque des malades risquent de décimer la communauté, l'armement et la défense en cas de découverte et attaque du camp qu'ils construisent patiemment dans la vaste forêt qui les protège.

Zus mettra du temps à se rendre compte que les russes le considèrent comme un sous-fifre, quand ce ne sont pas des propos anti-sémites qui lui sont tenus ; il finira donc par reprendre son engagement et revenir vers son frère pour l'aider juste au moment où la communauté se trouve prise pour cible par l'aviation allemande.

A la fin de la guerre, les frères Bielski auront sauvé un bon millier de juifs dans des conditions extrêmes -mais qui valaient mieux que la mort sans résistance- sans que cela soit considéré par la suite comme un acte essentiel et digne d'être reconnu.

Tiré d'une histoire vraie ; Daniel Craig troque ici son personnage de James Bond contre celui d'un juif bielorusse "héros malgré lui" durant la seconde guerre mondiale, et l'on est heureux de constater qu'il est bien meilleur quand il ne joue pas les agents spéciaux de Sa Majesté...

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NOTATION :

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01/02/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.01.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de janvier 2009 :

.AGATHE CLÉRY
.LARGO WINCH
.LES ENFANTS DE TIMPELBACH
.LOUISE MICHEL
.IL DIVO
.TOUT... SAUF EN FAMILLE
.TWO LOVERS
.TWILIGHT - CHAPITRE 1 : FASCINATION
.CHE (1ÈRE PARTIE) : L'ARGENTIN
.THE SPIRIT
.DE L'AUTRE CÔTÉ DU LIT
.ET APRÈS
.LA GUERRE DES MISS

 
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