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30/04/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS D'AVRIL

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.aucun film

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.BOY A
.WATCHMEN, LES GARDIENS
.WELCOME
.DUPLICITY
.FROST NIXON : L'HEURE DE VÉRITÉ

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.LES PASSAGERS
.LA FILLE DU RER
.COUNTRY TEACHER
.PRÉDICTIONS
.LA PREMIÈRE ÉTOILE
.UN ÉTÉ ITALIEN
.ERREUR DE LA BANQUE EN VOTRE FAVEUR

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.CHÉRI

29/04/2009

.ERREUR DE LA BANQUE EN VOTRE FAVEUR

Affiche-ErreurDeLaBanqueEnVotreFaveur.jpg(sorti en salles le 08.04.09)

Julien [Gérard Lanvin] doit être l'un des derniers "majordomes" à travailler pour les pontes d'une banque privée.
Le lieu a beau être feutré et ces "messieurs" être satisfaits des services de Julien, ce dernier va bientôt voir son contrat stoppé de façon plus ou moins concertée.

Un peu désoeuvré et faisant la chasse à un cafard qui a le mauvais goût de traverser sa cuisine toujours rutilante, il découvre derrière un fourneau le Graal : une bouche d'aération lui permet d'entendre ses riches patrons débattre finances et Bourses aussi clairement que s'il se trouvait parmi eux.

Sans trop penser à d'éventuels "délits d'initiés" (et sous le coup d'un refus de prêt de la part de son employeur), il va utiliser tous les tuyaux qu'il entend "involontairement" pour boucler avec son ami cuisinier la somme de départ qui leur permettra d'ouvrir... un restaurant.

Mais l'ami Etienne [Jean-Pierre Darroussin] étant un peu trop bavard et fanfaron, il n'y a pas/plus que leur seul conseiller d'agence bancaire à être dans la confidence mais bientôt tout le quartier ; les gros soucis ne vont donc pas tarder, d'autant que le dirigeant de la banque Berthin-Schwartz finit par découvrir le pot aux roses en allant chercher Julien dans l'office d'où il s'est absenté.

Il va donc vouloir le piéger pour lui faire rendre gorge, en plus de le licencier à effet immédiat.

En pleine crise économique et boursière, (re)découvrez avec humour comment les banquiers se font de l'argent sur le dos de tout le monde d'une manière jamais très délicate, revoyez votre conseiller financier vous proposer benoîtement le dernier placement sans risque (une Sicav monétaire !) qu'on lui a demandé de placer aux clients, méditez sur l'ouvrier de base qui se prend à boursicoter pour faire de l'argent facile comme les autres (tout en gardant si possible un fond d'anticapitalisme pour alibi)...

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27/04/2009

.UN ÉTÉ ITALIEN

Affiche-UnEteItalien.jpg(sorti en salles le 15.04.09)

Kelly et Mary joue en voiture, jusqu'à ce que la petite Mary veuille jouer avec sa mère et commette ainsi l'irréparable menant à l'accident mortel dans lequel périt... leur mère.

Joe [Colin Firth] décide alors d'emmener ses filles en Italie -au moins pour les vacances d'été- afin de se dépayser et oublier le drame qui est survenu.

Arrivés à Gênes ; Kelly va vite faire des escapades avec les garçons du crû, faire des virées nocturnes à toute allure sur des scooters (pour "forcer le destin" depuis l'accident automobile dont elle a été victime tout comme sa soeur et sa mère ?)

Quant à la petite Mary, entre les visites culturelles avec une collègue de son père et les cours de piano, elle voit sa mère devant ou à côté d'elle dans la rue ou bien près d'elle dans sa chambre (imagination liée à son sentiment de culpabilité et une absence de "pardon" du fait qu'on lui répète que "ce n'était pas sa faute" ?)

Après une première disparition de Mary où tout le monde se fait un sang d'encre ; la voila qui se jette seule dans la circulation pour suivre sa mère, au risque de se faire écraser...

Ce film est déroutant, avec beaucoup de longueurs où les personnages déambulent dans et en dehors de Gênes ; et la fin est une conclusion en pirouette qui donne une méchante impression de "baclé". Dommage....

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NOTATION :

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24/04/2009

.CHÉRI

Affiche-Cheri.jpg(sorti en salles le 08.04.09)

Début du XXè siècle : Léa, "cocotte" parisienne [Michelle Pfeiffer] se prépare à prendre une "retraite" bien méritée lorsqu'invitée par une vieille amie [Kathy Bates] qui faisait le même métier qu'elle, elle tombe sur le fils de cette dernière, Fred [Rupert Friend] -dit "Chéri"- qui passe de femme en femme en traînant avec lui l'ennui de l'homme revenu de tout ; ce qui est bien étonnant -et peu engageant- pour ses 18 ans.

Léa va passer de l'amour "maternel" à l'amour charnel avec ce garçon, vivant ainsi une passion de six ans avant que la mère du bellâtre ne décide de caser son fils en le mariant avec la fille... d'une autre courtisane amie...

La séparation va être plutôt difficile à surmonter et accepter pour les deux, et la future mariée n'est pas plus à la fête...

Que peut-on dire de ce film à part qu'il y a des lenteurs, que cela ne prend -à dessein- que le côté vaguement sulfureux de la courtisane vieillissante amoureuse d'un homme dont elle pourrait être la mère, qu'il n'y a que Michelle Pfeiffer pour sauver du naufrage ce qui n'aurait dû être qu'un honnête téléfilm et qui de plus déforme l'esprit des deux romans de Colette "adaptés" ici ?

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NOTATION :

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22/04/2009

.LA PREMIÈRE ÉTOILE

Affiche-LaPremiereEtoile.jpg(sorti en salles le 25.03.09)

Jean-Gabriel [Lucien Jean-Baptiste] vit avec sa femme Suzy [Anne Consigny] et leurs trois enfants en banlieue parisienne.

Jean-Gabriel a bien du mal à trouver -et garder- ses petits boulots, il a tendance à jouer au PMU -et perdre- les maigres "rémunérations" qu'on lui donne au black ; alors autant par lassitude que par désir de ne pas paraître un loser ni de gâcher un rêve de la petite dernière qui lui a parlé d'aller au ski, il s'empresse d'accepter !

La coupe est pleine pour sa femme qui tire le diable par la queue et va jusqu'à "chaparder" dans les réserves du magasin où elle travaille pour arriver à joindre les deux bouts et pallier l'impéritie de son mari à subvenir aux besoins élémentaires de la famille.

On suit donc les aventures de notre Jean-Gabriel pour préparer un voyage hâtivement promis sans argent, puis un périple en voiture avec sa mère [Firmine Richard] puisque son épouse a souhaité en profiter pour faire un break et pour finir : la dure rencontre avec la neige, ses habitants ainsi que le couple Morgeot [Bernadette Laffont et Michel Jonasz] leurs logeurs qui n'apprécient pas trop... les noirs.

Arrivés là (sans chaînes également) ; on panique un peu à l'idée de la suite car on patauge par moment dans la série des clichés du black antillais feignant, donc forcément chômeur... ou travaillant à La Poste. Et si ça s'améliore, certains préjugés collent définitivement à la peau (même s'ils sont assénés pour les battre un peu en brèche).

Au final, Jean-Gabriel sortira de toutes les chausse-trappes (merci maman), la petite fille va gagner un concours de chant, le grand frère va avoir un début d'amourette avec une "blanche" (comme papa avec maman) et le plus petit va passer sa première étoile grâce à M. Morgeot qui va devenir, avec sa femme, les meilleurs amis du monde de cette famille.

En résumé : un film gentillet, sans prétentions, pavé de bonnes intentions ; que l'on peut aller voir en famille.

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20/04/2009

.FROST NIXON : L'HEURE DE VÉRITÉ

Affiche-FrostNixonLheureDeVerite.jpg(sorti en salles le 01.04.09)

Peu après le scandale du Watergate et la démission du président Nixon [Frank Langella], ce dernier se voit absout de ces éventuelles fautes par... son successeur Gerald Ford.

En cette fin d'années 70 où le Vietnam est encore "plus que frais" dans les esprits, le peuple américain, lui, ne comprend pas et désapprouverait -à 60 % selon des sondages- cette absolution à bon compte qui évite d'avoir à fournir des explications... à l'inexplicable.

Surgit alors de quasiment nulle part -c'est un vulgaire animateur de shows de variétés sur des réseaux tv anglais et australien- David Frost [Michael Sheen], qui se met en tête d'interviewer l'ex-président et de lui "faire cracher le morceau".

Mais le fait que les audiences tv des directs couvrant la dernière journée du président Nixon à la Maison Blanche soient excellentes ne signifient pas que ces chiffres puissent être répliqués à son projet d'émission-confession ; il va d'ailleurs s'en rendre compte rapidement car aucun réseau ne veut pré-acheter son émission et il va donc devoir s'autoproduire.

Passe un temps -un peu long- où on le suit en quête d'argent et de sponsors, on suit en parallèle ses approches de l'ex-dirigeant pour le convaincre et faire tomber les barrières dressées par des juristes voulant éviter les questions gênantes sur le Watergate.

Vient enfin la partie magnifique où l'on assiste à un duel sans pitié entre un vieux renard de la politique qui joue avec l'animateur se prenant pour un journaliste, comme le ferait un chat avec une souris.
Mais si Frost sous-estime tout d'abord cet homme "affaibli" et se fait "rouler dans la farine" durant les premières séries d'enregistrement, c'est finalement Nixon qui baissera la garde -vraiment dans les derniers instants-.

Frank Langella en Nixon est vraiment époustouflant et les joutes à fleurets mouchetés durant les interviews se dégustent sans modération.

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NOTATION :

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17/04/2009

.DUPLICITY

Affiche-Duplicity.jpg(sorti en salles le 25.03.09)

4 juillet 2003 à l'ambassade des Etats-Unis de Dubaï : Ray [Clive Owen], agent britannique du MI6 croise sur son chemin -et apparemment sans s'en douter- une collègue américaine de la CIA : Claire [Julia Roberts].

Quelques années plus tard ; ces deux là, "reconvertis dans le privé" se retrouvent -incidemment ?- à travailler comme agent de sécurité, chacun dans deux grosses entreprises côtées dont les P-D.G. se détestent au point de se sauter à la gorge à chaque fois que leurs chemins viennent à se croiser.

Ils se haïssent si cordialement que chacun fait épier l'adversaire dans ce qui est un peu plus qu'une simple "veille technologique", où tous les coups sont permis pour être le premier à sortir le produit qui mettra l'autre société définitivement au tapis -quitte à devoir voler une invention dont on murmure que la formule est presque au point pour un prochaine commercialisation mondiale-

Raison pour laquelle Ray et Claire sont engagés chacun par l'une des multinationales, leur habitude du double ou triple jeu avec l'adversaire étant devenu un réflexe aussi naturel que respirer.
Mais jouent-ils l'un contre l'autre ou bien de concert ? Leurs effusions en privé et l'amour que l'un dit éprouver pour l'autre ne sont-ils pas autant d'écrans de fumée hérités de leur ancien métier pour se se déstabiliser mutuellement et bluffer ?

Trop occupés à essayer de deviner qui prépare -ou pas- un coup de jarnac à l'autre ; Ray et Claire ne verront pas suffisamment tôt être manipulés tous les deux -et de longue date-, mais il découvriront à cette occasion que leurs sentiments sont sincères et pourront s'aimer longtemps, puisque cette bérézina leur grille définitivement toute possibilité de récidiver dans le privé... ou ailleurs...

Merveilleux film d'action -pas du tout rasoir- décrivant le milieu des requins de la finance qui n'ont pas peur des coups bas pour satisfaire leurs actionnaires, donner la pole-position à leur entreprise et ainsi se maintenir à  leur poste ; le tout avec une histoire d'amour en filigrane.

Quelques touches d'humour ça et là pour éviter au spectateur un début de paranoïa à la manière de nos héros, combinées à un retour bien agréable de Julia Roberts avec un très bon partenaire sous la baguette de celui qui nous avait déjà fait savourer les Jason Bourne... que du plaisir.

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15/04/2009

.PRÉDICTIONS

Affiche-Predictions.jpg(sorti en salles le 01.04.09)

C'est l'effervescence à l'école de Caleb où l'on doit sortir une "capsule temporelle" contenant des messages où les élèves de l'année 1959, pour fêter l'inauguration de leur toute nouvelle école, ont dessiné la manière dont ils imaginaient le monde un demi-siècle plus tard.

Tout se passe bien sauf que Caleb lui, ne reçoit pas comme "héritage" un dessin, mais une feuille couverte de chiffres.

Son père John [Nicolas Cage] qui travaille au M.I.T. tombe par hasard sur ce message et, en virtuose des maths, s'essaie à décrypter cette suite de nombres. Il s'avère assez rapidement que c'est "basic" : une suite ininterrompues de dates, néanmoins entrecoupées de chiffre que John n'explique pas. Mieux, ces dates représentent, dans un ordre chronologique parfait, toute une liste d'événements dramatiques survenus dans le monde, ainsi que le nombre exact de victimes.

Lorsque John est bloqué sur la route en allant chercher son fils et qu'il est témoin d'un crash aérien (!?), il comprend que les chiffres incompréhensibles restants sont les longitudes/latitudes où se produisent les drames. Il est donc intimement convaincu (contrairement à ses collègues) qu'aux deux dates restantes se produiront bel et bien des catastrophes d'importance.

John va donc se lancer dans une course contre la montre un peu sans espoir, puisque le message est tronqué juste à l'endroit où aurait dû être inscrit le nombre et le lieu du drame ultime.

L'idée de départ est bonne, voire originale (même si au final, on a encore droit à une histoire d'apocalypse : misérables vermiceaux, nous allons tous mourir et la Terre avec) et les effets spéciaux plutôt à la hauteur.

La suite (les voix qui ont chuchoté les dates à la petite Lucinda en 1959 et qui reviennent murmurer à l'oreille de Caleb, ces hommes étranges en noir et qui ne parlent pas et qui rôdent régulièrement autour de la maison de John) rend un peu plus circonspect. Quant à la fin façon Le jour où la terre s'arrêta...

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13/04/2009

.COUNTRY TEACHER

Affiche-CountryTeacher.jpg(sorti en salles le 01.04.09)

La campagne tchèque voit débarquer un jour Petr, professeur de biologie qui a subitement abandonné son poste à Prague.

La campagne, c'est beau ; les habitants ouvrent plus facilement leurs coeurs et leurs portes ; de plus, ils (s')interrogent rarement sur les motivations ayant fait qu'un homme aussi cultivé débarque parmi eux.

Petr s'intègre plutôt bien, il finit par aider dans ses devoirs un garçon dont la mère fermière ne semble pas insensible aux charmes de "l'intello à lunettes".

Mais voila : Petr est gay et l'arrivée subite au village d'un inspecteur des écoles (l'ancien boy-friend qu'il a largué) ne va pas l'aider ; d'autant qu'il réprime difficilement une attirance pour le garçon dont il est sensé améliorer la scolarité, en "profitant" de la vulnérabilité de ce dernier suite à la rupture brutale survenue avec sa petite amie.

Celles et ceux qui commençaient à l'apprécier au village seront-ils plus conciliants et sans a priori qu'à la ville ?

Petite chronique gentillette sur les gens "simples" du monde rural, "compliqués" de la ville ; et apparemment d'une certaine difficulté d'être "différent" en République Tchèque de nos jours.

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NOTATION :

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10/04/2009

.WELCOME

Affiche-Welcome.jpg(sorti en salles le 11.03.09)

Bilal, kurde irakien, a mis trois mois pour venir jusqu'en France ; et plus particulièrement Calais, dernière étape avant de passer en Angleterre pour rejoindre sa bien-aimée.

Après un essai raté de passage clandestin à bord d'un camion de transport international, son chemin va croiser celui d'un maitre nageur, Simon [Vincent Lindon] qui est en instance de divorce, et à qui il va demander de lui apprendre... le crawl.

S'il devine le but final et irrationnel de cette demande et essaie d'en dissuader Bilal, Simon voudrait bien l'aider autrement. Mais avec tous les risques qu'il encourre (collègue de travail, voisins de palier racistes ou simplement peureux) en aidant un clandestin avec les lois spéciales créées pour l'occasion ; et après avoir eu du mal à faire un choix entre résignation et courage, Simon va opter pour la seconde solution, non sans quelque arrière-pensée pour reconquérir Marion, bénévole qui donne la soupe chaque soir à ces dizaines d'exilés dont c'est le point de rendez-vous.

Deux solitudes vont s'épauler et sympathiser, mais le projet de Bilal resurgit car sa promise à Londres l'est déjà à un autre par la volonté paternelle.

Passée la première demi-heure, décortiquée à la façon d'un reportage ; on découvre donc le calvaire de déracinés que l'on préfère laisser sans statut en les appelant "clandestins", celui de français confrontés à une "loi spéciale" interdisant l'assistance (alors que normalement c'est le fait de ne pas lever le petit doigt qui est sanctionné...)

Ce film a évidemment un parti pris, mais de là à justifier une réaction épidermique ministérielle...

Une mention toute particulière pour le jeune acteur qui interprète Bilal, mais aussi à Vincent Lindon.

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08/04/2009

.LA FILLE DU RER

Affiche-LaFilleDuRer.jpg(sorti en salles le 18.03.09)

Jeanne [Emilie Dequenne] qui vit avec sa mère [Catherine Deneuve], rencontre Franck [Nicolas Duvauchelle] et en tombe amoureuse.

Ne trouvant pas de boulot, même après avoir postulé dans un cabinet d'avocat dont le patron [Michel Blanc] est une ancienne connaissance de sa mère ; elle suit Franck quand ce dernier lui propose un job de gardien dans un magasin d'informatique, ce qui lui permet ainsi de passer plus de temps avec elle.

Le "gardiennage" tourne mal pour Franck que Jeanne retrouve gravement blessé à l'arme blanche, et elle s'éloigne de lui lorsqu'il lui avoue avoir été embauché en connaissant le trafic de drogue que cachait la boutique.

En quoi et à quel moment cette histoire joue-t-elle un rôle déclencheur dans le fait que Jeanne finit un jour par débarquer dans un commissariat en s'inventant victime d'une agression à caractère raciste dans le RER qu'elle empreinte régulièrement ?

Basé très librement sur le fait divers qui a défrayé la chronique en son temps, le scénario semble tout de même un peu construit de bric et de broc avec un intérêt très inégal tout au long de l'histoire, accentué par un pseudo découpage en deux chapitres : les circonstances et les conséquences.

Du Téchiné pas vraiment convaincant.

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06/04/2009

.WATCHMEN, LES GARDIENS

Affiche-WatchmenLesGardiens.jpg(sorti en salles le 04.03.09)

1985 : les super-héros sont fatigués : tous retraités depuis le vote huit ans auparavant de la loi Keene, ils sont "condamnés" à vivre comme tout un chacun, en essayant de ne pas faire resurgir la "nostalgie" de leur passé.

Et voilà donc qu'en ce douze octobre -début du journal de Rorschach- l'un deux, Edward Blake alias Le Comédien, est retrouvé mort sur le trottoir après avoir traversé la baie vitrée de son appartement et effectué un plongeon de quelques dizaines d'étages.

Chute accidentelle ou provoquée ? Si la police se fiche de faire la différence ; Walter Kovacs/Rorschach, ancien membre toujours en cavale des Watchmen, penche pour le meurtre et décide de rendre une visite "préventive" à ses anciens acolytes : Dan Dreiberg/Le Hibou [Patrick Wilson], Adrian Veidt/Ozymandias, Laurie Juspeczyk/Le Spectre Soyeux II et Jon Osterman/Dr Manhattan.

Leur ancien adversaire Moloch, malgré son âge avancé, serait-il derrière tout ce qui ressemble à une manipulation ; comment déceler où elle commence et où elle s'arrête afin de déterminer jusqu'où pousser les investigations ?

L'équipe des Watchmen plus ou moins "ressoudée" pour l'occasion va tenter de percer le mystère, entrecoupé d'autres histoires qui ont néanmoins une imbrication dans la manipulation initiale.

Mais il n'y a bien qu'eux à se préoccuper de connaître la vérité puisque tous les yeux sont tournés vers l'Union soviétique et la question qui brûle les lèvres : l'URSS va t-elle déclencher l'arme nucléaire contre les USA qui, obligés de riposter, créeraient ainsi la troisième -très courte !- guerre mondiale ; raison pour laquelle toutes les pendules  publiques indiquent minuit moins cinq : les cinq minutes avant... l'apocalypse.

Ce film retranscrit plutôt bien l'atmosphère générale très noire de la BD, le passé peu reluisant de certains "héros", critique sans vergogne la "géopolitique made in USA" ; édulcore les références aux premiers héros des années 30 qu'étaient les MinuteMen pour se centrer assez vite sur l'essentiel.

Certains regretteront -comme dans toute adaptation- le manque de fidélité par rapport à certaines situations -très détaillées- de la bande dessinée ; il n'en reste pas moins une histoire plutôt fidèle et prenante avec des effets spéciaux utilisés à bon escient, et dont la qualité n'est pas affectée par le fait que les rôles ne pas soient tenus par des vedettes -hormis Patrick Wilson dont le visage est un peu plus familier-

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NOTATION :

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03/04/2009

.LES PASSAGERS

Affiche-LesPassagers.jpg(sorti en salles le 11.03.09)

Suite à un terrible accident d'avion dont ne réchappent que quelques miraculés, le Dr Summer [Anne Hathaway] est appelée afin de soutenir moralement les survivants.

Tous viennent à ses réunions, sauf un certain Eric [Patrick Wilson] qui prend cela avec une bonne humeur suspecte.

Elle finit par s'enticher d'Eric, tout en s'inquiétant que ses "patients" disparaissent tour à tour des réunions qu'elle a programmées, après qu'un ou une inconnue ait été vu(e) non loin de la salle mise à disposition pour les "thérapies de groupe".

Elle va donc chercher à connaître la vérité car les rescapés ont des souvenirs de ce qui s'est passé à bord, et leurs dires récents ne corroborent pas vraiment ce que claironne la compagnie aérienne.

La raison finale de tout ceci : elle est vraiment toute simple, tellement que l'évidence ne saute pas aux yeux du premier coup (sauf peut-être pour les amateurs de paranormal). Il n'en reste pas moins que l'on reste méchamment sur notre faim...

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01/04/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.03.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de mars 2009 :

.PUSH
.VOLT, STAR MALGRÉ LUI
.MISS PETTIGREW
.LE CODE A CHANGÉ
.LAST CHANCE FOR LOVE
.LE PREMIER CERCLE
.MARLEY ET MOI
.GRAN TORINO
.CE QUE PENSENT LES HOMMES
.LE DÉJEUNER DU 15 AOÛT
.L'ENQUÊTE (THE INTERNATIONAL)
.HARVEY MILK
.LA VAGUE

.BOY A

Affiche-BoyA.jpg(sorti en salles le 25.02.09)

Aidé par son oncle Terry [Peter Mullan], Jack Burridge [Andrew Garfield] arrive dans une petite ville et essaye de s'y intégrer en trouvant un travail, copine avec les collègues, a une aventure sentimentale ; va même -avec son binome Chris- jusqu'à sauver une fillette victime d'un accident de la route.

Mais voilà : il est en conditionnelle car jeune enfant, entraîné par Philip, un -son seul- copain qui l'a sorti des griffes d'ados bagarreurs ; il a été complice du meurtre d'une petite camarade de classe en laissant Philip "s'occuper de son cas".

Terry est en fait son tuteur, ses collègues savent qu'il a fait de la prison mais n'en connaissent pas le motif, il voudrait tout avouer à Michelle dont il est épris mais Terry ne le lui conseille pas et un journaliste en quête de sujet le prenant en photo comme héros du "sauvetage de la route" lui fait craindre de perdre son anonymat.

D'autant que l'on est en Angleterre, et que les émissions faisant la chasse aux meurtriers et autres voyous supposés ou avérés bat son plein.
Un tabloïd s'acharne même en essayant de faire des portraits robots de ce à quoi devrait ressembler aujourd'hui "boy a" (le surnom qui lui a été donné à l'époque pour préserver son identité véritable).

Tout finit -évidemment- par éclater au grand jour, quelqu'un ayant trouvé le secret et l'ayant vendu.
Jack qui s'était si bien débrouillé et à qui tout souriait avec la possibilité de réinsertion perd pieds, et on le suit dans cette chute fatale.

La gravité d'un acte -si horrible soit-il- doit-il priver à tout jamais d'une seconde chance ?
Doit-on considérer que quelqu'un qualifié de "foncièrement mauvais" ne peut pas s'être amendé avec l'âge ?
La presse qui se doit de relater (ou de prévenir) des actes criminels peut-elle s'acharner sur les gens au mépris de la vie privée lorsque la sentence a été rendue ?

Des réponses bien difficile à apporter : Jack lui, croira la trouver : unique et libératrice...

Un film assez fort malgré un petit budget.

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