Avertir le modérateur

31/07/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS DE JUILLET

n4_final.jpg

.aucun film ce mois-ci

N3_FINAL.jpg

.AMERRIKA
.TERMINATOR : RENAISSANCE
.CORALINE
.BRONSON

n2_final.jpg

.NE TE RETOURNE PAS
.TELLEMENT PROCHES
.VERY BAD TRIP
.LE HÉRISSON
.BAMBOU
.JEUX DE POUVOIR
.J'AI TUÉ MA MÈRE

n1_final.jpg

.PUBLIC ENEMIES
.TRICHEUSE
.TOY BOY

.TOY BOY

Affiche-ToyBoy.jpg(sorti en salles le 08.07.09)

A Los Angeles ; avec son physique avantageux, Nikki [Ashton Kutcher] préfère de loin -au travail- "lever" des filles suffisamment âgées pour avoir une situation et le fric qui va avec, mais pas trop afin d'avoir conservé une certaine "fraîcheur" attirante lui permettant de garder tout l'entrain nécessaire à la satisfaction de la dame dans de folles nuits orgiaques. Un gentil compagnon pour riches esseulées qui dépensent sans compter pour conserver leur "jouet".

Tout semble se passer pour le mieux avec la dernière en date, avocate de son état ; cette dernière lui pardonnant ses passades d'un soir avec des filles de son âge, déjà passées entre ses bras... ou pas.

Et voilà qu'un jour dans un café où il petit-déjeune surgit soudain dans sa vie Heavey, très mignonne serveuse qui se paie le luxe de refuser les mêmes avances lourdingues qu'il sert pourtant avec succès aux tiroirs-caisses ambulants qu'il convoite traditionnellement.

Lorsque l'on se rend compte que la première moitié du film est composée des galipettes de Nikki avec sa riche avocate dans un lit king-size, dans une piscine exiguë ou sur un spacieux plan de travail dans la cuisine ; on espère enfin voir grimper... un quelconque intérêt à l'histoire.

On respire lorsque Nikki croise sa serveuse et puis il découvre qu'elle a les mêmes pratiques que lui pour se "dorer la pilule" et on se morfond avec le vague dernier espoir que, même en l'ayant largué avec la délicatesse d'un éléphant -ou de la jeunesse, au choix...-, ce benêt découvre qu'il l'aime... peine perdue, il n'y a pas le moindre début de joie à voir ce film.

Bref, si le scénario tenait aussi bien la route que les prouesses sexuelles simulées dont Ashton Kutcher nous gratifie avec ses partenaires à l'écran ; on pourrait y trouver un début de plaisir mais là, histoire et rythme sont si mous qu'on est très loin d'atteindre le nirvana...

-----
NOTATION :

n1_final.jpg


29/07/2009

.BRONSON

Affiche-Bronson.jpg(sorti en salles le 15.07.09)

Déjà petit, à l'école et au collège, des poussées de violence l'incitaient à tabasser à mort des camarades voulant jouer au caïd, voire des professeurs cherchant à imposer les règles d'obéissance.

Alors en 1974, à 19 ans, sans perspective de travail et avec une femme et un bébé sur les bras ; le voila qui se décide à braquer un bureau de poste dont le butin sera bien maigre.

La peine de prison, elle, sera plus conséquente et c'est dans cet endroit dont tout autre condamné souhaite sortir au plus tôt que Michael Peterson [Tom Hardy] va trouver une sorte de... raison de vivre (!) ; cognant avec délectation sur ses co-détenus mais surtout sur les surveillants pour "empiler" les années de condamnation comme d'autres accumulent les trophées.

Tout à sa quête de reconnaissance de la part tant de ses coreligionnaires que de l'Angleterre tout entière, voila que deux "menaces" risquent de miner ses efforts : son internement en asile de fous, puis une libération au bout de vingt-six ans de prison.

Il va avoir du mal à se tirer de la première embûche, toute administrative. Quant à la seconde ; il va y remédier en un peu moins de trois mois, non sans avoir eu le temps d'être rebaptisé du nom (de guerre autant que d'acteur...) de Charles Bronson.

Le cambriolage d'une bijouterie pour une bague qu'il voulait offrir à une femme dont il a cru tomber amoureux et voila Peterson/Bronson repointant en cellule où il est toujours à l'heure actuelle ; et effectivement peu de monde en Angleterre ignore qui il est, tant par ses "exploits" que pour le coût qu'il génère aux contribuables.

Basé sur des faits réels, on découvre ce personnage quand même bien "atteint", qui se réjouit et savoure le "chaos" dont il est auteur et interprète, manipulant et orchestrant le monde carcéral tel des figurants ; pour en faire l'oeuvre -inachevée ?- d'un artiste de génie.

Tom Hardy est "puissant" dans le rôle où l'on ne voit que lui/Bronson dans sa folie -pas mal de carnage à mains nues et de sang- ; on ne prête par conséquent que peu d'attention à une éventuelle tentative parallèle -vite mise sous le boisseau au demeurant- de dénonciation de certaines pratiques et moyens, tant en milieu psychiatrique que pénitentiaire.

-----
NOTATION :

N3_FINAL.jpg

27/07/2009

.J'AI TUÉ MA MÈRE

Affiche-JaiTueMaMere.jpg(sorti en salles le 15.07.09)

16 ans, la période de la vie où plus que jamais on veut saper l'autorité parentale et où l'on voudrait voir ses parents morts plutôt que d'être toujours sur la route de l'épanouissement de son "moi profond"...

En général, les garçons ciblent plus particulièrement leur père tandis que les filles toisent leur mère.

Mais Hubert [Xavier Dolan] lui, s'en prend à sa mère comme étant la cause de tous ses maux (vrais ou faux comme une certaine manipulation ou une volonté de faire culpabiliser...) tout en constatant dépité que ça ne semble pas du tout être pareil chez les autres (y compris chez son amoureux Antonin) où tout parait plus "apaisé"...

Tout au long du film, par le biais de "pensées" qu'Hubert enregistre face à son camescope ou par les histoires auxquelles il est confronté et dont il est autant acteur que "victime", on suit donc cet adolescent en quête d'une réponse improbable au "pourquoi ne suis-je pas -ou plus et depuis quand ?- capable d'éprouver un amour filial vis-à-vis de ma mère ?" ; tout en essayant de mener sa vie amoureuse avec Antonin et en essayant de trouver refuge et début de réponse chez sa professeure, elle même en rupture de ban avec son père depuis plus de dix ans.

Le réalisateur/scénariste/interprète principal n'a que vingt ans et a fait de ce film quelque chose de très "ovni" et semblant pourtant si personnel, teinté de touches d'humour et saupoudré d'expressions toutes québécoises de la mère et qu'elle prononce avec un tel accent qu'il y a besoin de sous-titrages.

Une bouffée d'air frais en provenance de la belle province, à respirer sans modération.

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

24/07/2009

.TRICHEUSE

Affiche-Tricheuse.jpg(sorti en salles le 15.07.09)

Clémence [Hélène de Fougerolles] est une avocate qui veut son indépendance. Elle décide de quitter le cabinet qu'elle avait intégré pour ouvrir sa propre affaire, son patron peu rancunier lui "offrant" une affaire que le cabinet ne veut pas traiter (en fait, ça leur évite d'avoir à la virer...)

Pour échapper à un amant un peu trop collant, elle s'invente mari et enfants ; ce qui va être d'autant plus de circonstance que le propriétaire [Michel Duchaussoy] où elle a emménagé ne tolère pas les locataires... célibataires ; et souhaite rapidement rencontrer la famille au grand complet.

Elle va donc inopinément jeter son dévolu sur un accordeur de piano, Farid [Zinedine Soualem] et ses deux filles (quelle "chance" qu'ils soient condamnés à une expulsion prochaine de leur pavillon qui doit être rasé...) pour les abriter chez elle.

Mensonges et triche sont donc au programme de Clémence envers son entourage et Farid -alors qu'il commence à éprouver des sentiments à son égard- mais ce dernier va peut-être s'avérer lui aussi un "tricheur"...

Ce fil rouge est paré d'histoires secondaires totalement iconoclastes ou d'intermèdes sans intérêt avec les voisins [Bernadette Lafont et Rufus], sa propre mère [Mylène Demongeot], un politicien corrompu [Patrick Bouchitey] qui a grandement besoin d'un avocat mais la met en concurrence avec son ancienne amie Marion [Valérie Kaprisky] qui travaille au cabinet de son ex-employeur...

Comédie souvent pataude, gnangnan et bourrée de clichés avec -parfois- de bonnes intentions mais ça en devient trop sirupeux ; Hélène de Fougerolles interprète son rôle avec la même conviction qu'une personne empruntant l'avion pour la toute première fois...

Le seul intérêt de ce film est que vous vous prenez une telle douche en allant le voir que vous êtes prêt à réaffronter les températures torrides de cet été... même si vous ne vous êtes pas forcément rafraichi(e).

-----
NOTATION :

n1_final.jpg

22/07/2009

.JEUX DE POUVOIR

Affiche-JeuxDePouvoir.jpg.JEUX DE POUVOIR (sorti en salles le 24.06.09)

Le journaliste Cal McAffrey [Russell Crowe] se rend sur le lieu d'un double homicide pour essayer de glaner des informations auprès d'un gradé de la police qu'il connait.

Peu de temps après passe sous un métro la plus proche collaboratrice du député Stephen Collins [Ben Affleck], chef d'une commission qui doit décider à quel groupe privé attribuer un marché qui n'est ni plus ni moins qu'un gros pan -voire l'intégralité- de la sécurité intérieure du pays (l'histoire des PPP qui fleurissent partout, vous connaissez ?)

Tandis que la presse se déchaine sur la vie privée de Collins (ce dernier ayant une liaison affichée avec la défunte), Cal trouve un lien entre le SDF assassiné du début et... la collaboratrice décédée. Il se pourrait donc que cette dernière ne se soit ni suicidée, ni ne soit tombée sur les voies par accident ; et tous les regards convergent alors vers PointCorp, société mise en difficulté au cours des auditions... en commission.

En journaliste presque intègre (bigre !) qui veut faire son métier correctement tout en freinant l'enthousiasme d'une jeune recrue du site internet maison et de sa rédactrice en chef qui le pousse au sensationnel pour faire du tirage et complaire au nouvel acquéreur du titre ; et en ménageant Collins qui se trouve être un ami -malgré qu'il se soit laissé aller à le cocufier avec son épouse Ann [Robin Wright Penn]-, Cal va mener l'enquête en prenant de sérieux risques.

Les faits finiront par mettre à mal ce qui semblait au départ une évidence...

Jeux troubles de politiciens, presse en perdition économique qui n'hésite plus à recourir aux "infos poubelles" pour nourrir leurs tirages, états qui offrent au privé les manettes de la sécurité et par conséquent l'immixtion dans nos vies privées ; sujets d'actualité pour ce film captivant, si ce n'est la piètre performance de Ben Affleck.

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

20/07/2009

.PUBLIC ENEMIES

Affiche-PublicEnemies.jpg(sorti en salles le 08.07.09)

1933 : John Dillinger [Johnny Depp] se fait emprisonner pour mieux déclencher une évasion collective de ses comparses, afin de reformer leur groupe et de se remettre à ce qu'ils savent le mieux faire : cambrioler les banques.

John Edgar Hoover -aux prises avec une commission d'élus afin que le FBI obtienne des rallonges de crédit- décide de mettre à profit l'existence de cet "ennemi public n° 1" et désigne comme chef du bureau de Chicago un certain Melvin Purvis [Christian Bale] qui aura pour tâche de le mettre sous les barreaux, puis de lui recourir une seconde fois après lorsque Dillinger se refait une nouvelle fois la belle d'une prison de l'Indiana réputée pourtant étanche aux évasions.

Entretemps, Dillinger aura eu le temps de s'éprendre de Billie Frechette [Marion Cotillard], une jeune femme qui lui rend son amour et a si peu froid aux yeux qu'elle ne deviendra jamais le talon d'Achille qu'escomptaient bien les agents fédéraux.

Avec de bons acteurs à l'affiche, vous vous dites que tout devrait aller comme sur des roulettes ; et puis vous découvrez le scénario confus et sans grand intérêt (sauf celui d'étendre le film sur 2h20) où les mitraillettes défouraillent à tout va et de façon quasi-continue durant toute la séance.

Reste une reconstitution réussie de l'époque avec musique, costumes, armes (...) et voitures mais franchement : replongez-vous plutôt dans la série originale des Incorruptibles ou le film éponyme.

-----
NOTATION :

n1_final.jpg

17/07/2009

.BAMBOU

Affiche-Bambou.jpg(sorti en salles le 08.07.09)

Alain [Didier Bourdon] travaille dans une banque et forme un couple heureux avec la concertiste Anna [Anne Consigny], même s'il y a chez eux l'ombre d'un nuage : l'absence d'enfant malgré leurs essais répétés et constants.

Passés un jour chez la mère [Annie Duperey] d'Anne, voila qu'ils en repartent avec un chien -une chienne en fait...- cocker dénommée Bambou et là, tout va commencer à aller de travers... pour Alain : Anne lui annonce tout de go à la fois qu'elle reprend la pilule et qu'elle a enfin passé brillamment une audition qui va lui permettre d'effectuer des concerts à travers le monde durant trois ans en compagnie d'un mentor [Pierre Arditi] (qui aurait peut-être bien des vues sur elle).

Alain, seul chez eux, avec l'obligation de gérer tous les soucis et les bêtises que fait Bambou va perdre les pédales au boulot et la rupture -à distance- en passe d'être consommée avec Anne lui font avoir des comportements assez stupides qui risquent de le rapprocher rapidement de la déchéance.

La petite boule de poils va-t-elle être le lien qui va permettre à Anne et Alain de reprendre leurs esprits et de se retrouver pour renouer avec une vie heureuse en ménage ?

Ecrit, filmé, joué par Didier Bourdon ; ce film est plutôt intelligemment construit, avec de l'humour assez souvent bien amené grâce au ressort comique de situations créées par "la" toutou... Tout public.

-----
NOTATION :

n2_final.jpg


15/07/2009

.LE HÉRISSON

Affiche-LeHerisson.jpg (sorti en salles le 03.07.09)

Renée [Josiane Balasko] est concierge dans un immeuble chic du XVIè parisien ; elle fuit -au moins depuis la mort de son mari voila quinze ans- les gens de l'immeuble, voire du quartier et elle semble abonnée à la "sociabilité minimum".
Lorqu'elle n'est pas "à sa loge", elle trouve refuge dans la seconde pièce qui n'abrite que des livres, qu'elle déguste en amoureuse de littérature.

Dans cet immeuble vit Paloma, bientôt 12 ans, fille -un peu trop mûre pour son âge- d'une névrosée et d'un futur ex-ministre complètement largué ; qui trouve le monde des adultes bien triste et peu intéressant au point de planifier son suicide le jour de son anniversaire.

Et puis emménage dans l'appartement qu'il a racheté après le décès du précédent propriétaire occupant un certain Kakuro Ozu, chez qui se produit un déclic suite à une réplique que lui fait la concierge lorsqu'il lui est présenté par ce que l'on pourrait appeler un membre du syndic.

Ce dernier va se mettre à inviter Renée qui, de son côté, va finir par se laisser apprivoiser et par voie de conséquence s'ouvrir tout doucement aux autres et aller jusqu'à avoir un début de connivence avec la petite Paloma qui film tout ce qui se passe dans son environnement proche (sans pour autant oublier son projet macabre).

La fin est un peu brutale, mais fera comprendre à Paloma que la mort est loin d'être une solution.

Josiane Balasko, tellement enlaidie qu'elle en serait presque méconnaissable, est touchante en ourse (pardon, hérisson...) qui sait qu'elle est transparente pour les habitants de l'immeuble et le monde en général, et ne s'en porte pas plus mal ; jusqu'à ce qu'une ébauche d'amitié puis un sentiment plus fort refasse battre son petit coeur tendre...

Certains s'étrangleront en voyant le traitement que le film fait du livre, bien qu'il soit explicitement mentionné que c'est une adaptation -plus que- libre du roman.

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

13/07/2009

.VERY BAD TRIP

Affiche-VeryBadTrip.jpg (sorti en salles le 24.06.09)

Doug doit se marier dans 48h, mais il ne coupera pas au traditionnel enterrement de vie de garçon.

Pour organiser cette virée qui a pour destination finale Las Vegas, trois de ceux qui sont sensés être ses meilleurs amis : Phil [Bradley Cooper] le professeur marié et père de famille, Stu le dentiste en concubinage avec un dragon qui lui pourrit la vie, et Alan le futur beau-frère aussi gros qu'il est demeuré (et réciproquement).

Arrivés à Vegas, ils décident de se "payer la belle vie" ; réservent la plus belle suite du Caesar Palace avant de commencer leur folle nuit en se rendant sur le toit de l'hotel d'où ils trinquent au mariage de Doug.

Le lendemain matin, amnésie totale : Phil, Stu et Alan se réveillent avec une belle gueule de bois ; une suite totalement dévastée et plus aucune trace de Doug mais deux pensionnaires embarrassants : un tigre dans la salle de bains et un bébé dans le placard.

Courir après des indices permettant de retrouver Doug va donc donner lieu à des aventures assez improbables en moins de 36h où ils vont avoir à faire à Mike Tyson (ben oui, ils lui ont volé son tigre tout de même...), à la police, à un chef de gang asiatique légèrement efféminé qui semble tenir Doug en otage, à une strip-teaseuse que Stu ne se rappelle pas avoir épousée dans une des nombreuses chapelles que compte Vegas...

Avec un slogan comme "ils sont venus, ils ont bu, ils ne se souviennent plus !", on craint le pire et l'on se dit que nous sommes avantagés puisque nous n'aurons pas besoin de boire pour vite oublier.
Et puis l'on se laisse prendre au jeu, même si l'on n'évite pas certaines blagues d'un niveau hautement cuculturel (et accessoirement, que l'on finit assez vite par deviner où se trouve Doug...)

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

10/07/2009

.TELLEMENT PROCHES

Affiche-TellementProches.jpg (sorti en salles le 17.06.09)

Alain [Vincent Elbaz] qui ne vit que de petits boulots et son épouse Nathalie [Isabelle Carré] sont invités à diner chez le frère avocat de cette dernière, Jean-Pierre [Pierre-François Demaison] qui, avec son épouse Catherine, passent leur temps à mettre au pinacle leur gamine si prodigieuse et intelligente en langues, en chant, en musique,etc... et voudrait bien que Lucien, le fils des premiers nommés ne soit pas là tant il est pénible et ingérable.

Ajoutez à ce dîner Roxane l'autre soeur de Jean-Pierre, complètement névrosée ; qui peine à trouver l'amour et finit par jeter son dévolu sur Bruno [Omar Sy], interne en médecine qu'elle prend pour un livreur dans le magasin où elle travaille... aux côtés de sa soeur Nathalie.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour que le dîner ne se passe pas au mieux.

Jean-Pierre -sans foi, comme tout avocat qui se respecte- prône pour son petit prodige une école privée (non pas catholique...  mais judaïque) et reproche à Catherine de ne pas assez participer aux fêtes et réunions de l'école pour se faire bien voir ; là voila aussi sec qui tombe dans l'excès judaïque et entraîne ses parents qui squattent chez eux depuis plus d'un mois. Quant à Nathalie, excédée qu'Alain cède tous les caprices de Lucien, elle le met à la porte et se met à héberger des pakistanais clandestins ; tandis que Bruno cherche à son tour à se servir de Roxane pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

Le final -crédible et sans être bâclé- de ce film est traité de façon originale, mettant un point d'orgue à beaucoup de situations vraiment drôles, d'autres étant plutôt convenues.

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

08/07/2009

.CORALINE

Affiche-Coraline.jpg(sorti en salles le 10.06.09)

Coraline Jones vient d'emménager dans une nouvelle maison avec ses parents, mais ces derniers sont si occupés par l'écriture d'un livre sur le jardinage (alors qu'aucun des deux n'a jamais planté quoi que ce soit de sa vie) qu'elle va essayer de s'occuper autrement.

Rencontre tout d'abord avec un jeune garçon un peu étrange -et très bavard- qui lui fait cadeau d'une poupée ; puis découverte de l'appartement et d'une étrange porte murée dans le salon et enfin, des autres locataires de la batisse.

Un soir où elle est réveillée par des souris qui l'amènent devant la porte murée, elle l'ouvre et y découvre un passage là où -dans la journée- il n'y avait que briques.

La tentation est pour elle trop forte d'aller voir où mène ce "couloir", et la voila qui se retrouve dans... la même maison ! Sauf qu'il s'agit d'une sorte de monde parallèle où maison et jardin sont décorés avec autant de goût qu'ils sont laissés à l'abandon dans la vie de Coraline et surtout... ses parents sont chaleureux, s'occupent d'elles, son père joue avec elle tandis que sa mère concocte des repas (y compris des gâteaux...) pantagruéliques.

Lorsqu'elle va enfin se coucher, elle se réveille le lendemain... dans son triste monde. L'envie va donc être grande de préférer cette vie enchanteresse et d'attirer les petites souris seules à même de lui ouvrir la porte menant dans l'autre maison.

Coraline va réaliser un peu tard qu'elle est tombée dans un terrible piège qui lui tendait les bras ; elle va bientôt devoir choisir entre cette belle vie -avec un prix élevé à payer- ou existence monotone et, comme elle résiste, la vie de ses vrais parents vont entrer en jeu.

Le grand principe du "à changer ; on sait ce que l'on perd, pas ce que l'on va y gagner" appliqué tant pour les enfants... que les adultes !!

Une histoire captivante pour ce "conte" -qui par moments sait vous donner des angoisses...- et un luxe de détails pour les décors et les poupées qui forment ce petit bijou d'animation !

-----
NOTATION :

N3_FINAL.jpg

06/07/2009

.TERMINATOR : RENAISSANCE

Affiche-TerminatorRenaissance.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

2018 : la terre est désormais gouvernée par Skynet et ses terribles Terminator qui font la chasse aux humains restants.

La résistance aux machines s'organise pourtant, avec pour emblème et chef non proclamé de la lutte John Connor [Christian Bale] qui veut à la fois éradiquer Skynet et retrouver son père. Problème : ce dernier est un grand adolescent qui ne sait donc pas avoir de descendance, et il vient d'être victime d'une rafle des machines qui amènent tout le "bétail humain" récupéré au coeur même de Skynet.

C'est alors qu'un de ses lieutenants ramène au QG un certain Marcus Wright qui témoigne avoir fait un bout de chemin avec ledit Kyle pour lui éviter d'être pris par les machines, mais sans succès -sauf à avoir donné sa vie, et encore...-

Nouveau problème : Wright, victime d'une mine magnétique en se rendant au QG, a été touché et au cours de l'opération a été découvert la terrible réalité : c'est une machine !
Wright lui, se rappelle seulement avoir été condamné à mort en 2003 par injection et se croit encore humain.

Connor a donc le choix de ne pas croire Wright et laisser mourir Reese -donc Connor n'aura jamais existé- ou de lui donner sa chance au risque de menacer sa vie et celle des résistants pour exfiltrer... toujours le même Reese.

Le fantasme de la machine qui domine l'homme fontionne toujours, tout comme celui que l'humain sera un cyborg comme un autre ; la fiction n'étant d'ailleurs plus très éloignée de la réalité.
On peut très bien voir cet opus sans avoir vu les précédents, mais la compréhension de qui est Reese et cette histoire de "ton passé est ton futur" avec le géniteur qui se retrouve plus jeune que son fils risque d'être moins claire (tout en restant perturbant dans tous les cas, mais le film ne s'attarde pas sur ce côté de la chose).

Reste donc cette renaissance / salut des âmes / rédemption tant de Wright que des humains et ces interrogations subliminales : peut-on insuffler des sentiments à une machine et les humains ne réagissent-ils pas souvent comme des machines ?

A méditer en attendant une suite...

-----
NOTATION :

N3_FINAL.jpg

03/07/2009

.NE TE RETOURNE PAS

Affiche-NeTeRetournePas.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

Jeanne [Sophie Marceau ET Monica Bellucci] a une vie plutôt simple et réussie avec son mari Théo et leurs deux enfants.

Mais voilà soudain que Jeanne a l'impression que des pièces ont changé de décoration et que des meubles ne sont plus à la même place ; se met à avoir des hallucinations sur des comportements ou des gestes que sa petite famille ferait dans son dos, tourne en rond pendant des heures en voiture sans retrouver l'endroit où elle habite, reste éveillée toute une nuit en essayant d'attraper quelque chose d'invisible avant d'être retrouvée en larmes par Théo...

Bref, Jeanne va mal et ce n'est pas la visite chez un psy qui va lui remettre les idées en place.
Tout au plus a-t-elle la sensation que cela pourrait avoir un rapport avec sa prime enfance dont elle n'a gardé aucun souvenir.

Une photo trouvée chez sa mère la décide à aller en Italie pour trouver l'explication à toutes ses hallucinations.

Le propos assez obscur durant la première partie du film s'éclaircit alors peu à peu et l'on finit par découvrir et comprendre le passé de Jeanne qui lui "saute à la figure".

Le morphing lorsque Sophie Marceau se transforme en Monica Bellucci est très bien fait, s'insère dans une logique parfaite et l'on finit alors par comprendre pourquoi cette "double personnalité".
Un bémol -mais important- : beaucoup de personnages que l'on voit tantôt avec les mêmes yeux que Jeanne et deux minutes après avec les yeux du quidam font perdre par moment le fil de l'histoire. Dommage...

-----
NOTATION :

n2_final.jpg

01/07/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 30.06.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de juin 2009 :

.GOOD MORNING ENGLAND
.ROMAINE PAR MOINS 30
.OSS 117 : RIO... (2è épisode)
.JUSQU'EN ENFER
.QUELQUE CHOSE À TE DIRE
.ÉTREINTES BRISÉES
.ANGES ET DÉMONS
.CONFESSIONS D'UNE ACCRO AU SHOPPING
.MARIAGE À L'ISLANDAISE
.MILLENIUM
.THE WOMEN
.ANTICHRIST
.JE VAIS TE MANQUER

.AMERRIKA

Affiche-Amerrika.jpg(sorti en salles le 17.06.09)

Mouna vit difficilement en Palestine, entre son emploi dans une banque, la charge de sa mère et de son fils Fadi qui étudie en établissement privé ; sans parler des allers-retours entre le travail et la maison qui l'obligent à passer et supporter les différents barrages israéliens qui lui font perdre deux heures quotidiennes pour chaque voyage là où un quart d'heure suffirait.

Voila qu'un jour arrive dans sa boîte aux lettres un courrier l'informant qu'elle a obtenue la carte verte demandée voila des années.

Pour son fils, elle va donc tout quitter et se rendre aux Etats-Unis où sa soeur Raghda [Hiam Abbass] et son mari Nabil ainsi que leurs filles vivent depuis une quinzaine d'années.

Mais voila, nous sommes en pleine période post-11 septembre ; les USA ont riposté en envahissant l'Irak et un certain nombre d'américains commence à avoir des comportements xénophobes, tout arabe étant potentiellement... un terroriste.

Situation exacerbée qui donne encore plus envie à Raghda de "rentrer au pays" tandis que Mouna fraîchement débarquée veut y croire malgré les a priori, la difficulté à trouver un travail et la "maîtrise" de son fils qui commence à prendre une mauvaise voie sous l'influence des événements et de sa cousine très "américanisée".

Un beau film simple et plutôt juste dans le ton, avec une Hiam Abbass moins "visible" que dans Les citronniers mais dont le rôle est tout aussi fort.

-----
NOTATION :

N3_FINAL.jpg
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu