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28/09/2009

.DISTRICT 9

Affiche-District9.jpg(sorti en salles le 16.09.09)

Voila vingt ans qu'un vaisseau spatial s'est immobilisé au-dessus de Johannesbourg. Crainte de mort imminente pour les uns, exhaltation de la main tendue pour d'autres ; avant de réaliser déconfits que ces aliens ont échoué là dans le même état pitoyable que n'importe quel autre réfugié arrivant sur une embarcation de fortune.

Seul intérêt : un "arsenal" -semblant avancé et dévastateur- trouvé à bord du vaisseau et qui serait bien utile à qui en trouverait le secret de fonctionnement. On ne s'étonnera donc pas que ce soit MNU, organisation privée fabricant d'armes, qui ait la charge de la surveillance du district 9, gigantesque camp où sont parqués -pour leur bien (?!)- les aliens envahissants.

Arguant de problèmes sécuritaires, le MNU décide de "déplacer" tout ce petit monde dans un nouveau camp et met à la tête de ce projet le gendre du boss qui commence donc à procéder aux expulsions lorsque, mettant sens dessus-dessous le cagibi d'un extra-terrestre, il touche à un tube et se fait asperger d'un fluide.

Déjà qu'il avait tout du "vainqueur" (...), voila notre homme qui "mute" et devient le chaînon manquant qui arrive à utiliser les armes extra-terrestres ; et par conséquent l'objet d'une traque qui va le contraindre à épouser la cause des aliens...

Après un reconstitution permettant un vague plaidoyer anti-apartheid (ou tout autre camp existant encore de populations déportées), on se doute que le film ne pourra tenir la longueur avec ce seul sujet ; on rebondit donc sur l'employé pro-expulsion bas de cerveau qui malgré lui finit par comprendre la situation de réfugiés souhaitant "rentrer chez eux" et embrasse leurs opinions... bien...

Mais pour en arriver là, fallait-il vraiment débuter façon reportage tourné par MNU, puis passer à la science-fiction mâtinée de Transformers ; même si l'ensemble est plutôt bien fait ?

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NOTATION :

n2_final.jpg

Commentaires

Les 2 premiers tiers du film sont brillants (originalité du ton, concision et clarté…) puis la dernière partie devient bien plus conventionnelle (des bons sentiments et comme un gros air de déjà vu)

Les effets spéciaux sont discrets et efficaces et le film captive en restant à un niveau pourtant très pragmatique, voire trivial : on y parle sexualité, argent, trafics en tout genre… mais aucune guimauve spirituelle ou pseudo-philosophique (un des poncifs du genre) ne nous est servie.
Les représailles, hystériques et disproportionnées, s’enchaînent crescendo. Comme si le plus grand crime commis dans District 9 était en fait de se soustraire à la vidéosurveillance omniprésente, c’est-à-dire d’échapper au contrôle. L’Inconnu représentant alors automatiquement une dangereuse déviance.

Les transformations que subit le principal protagoniste ne sont pas sans rappeler « La Mouche » de Cronenberg. Ici aussi c’est dans sa lutte pour conserver son humanité (aspect humain) que notre anti-héros devient touchant (humain ?)

Écrit par : RedMidget | 09/10/2009

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