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28/02/2010

.RAPPEL DES NOTATIONS DE FEVRIER

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.INVICTUS

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.TETRO
.GAINSBOURG (VIE HÉROÏQUE)
.A SERIOUS MAN
.PLANÈTE 51
.LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE
.SHERLOCK HOLMES

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.SUMÔ
.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE

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.aucun film ce mois-ci

26/02/2010

.LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.SHERLOCK HOLMES

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(film sorti en salles le 03.02.10)


Sherlock Holmes [Robert Downey Jr] | Dr Watson [Jude Law]


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Tout commence par une cavalcade à travers Londres ; Sherlock Holmes, son fidèle ami Watson et le détective Lestrade s'activant pour arrêter Lord Blackwood avant que ce dernier ne tue une femme au cours d'une pseudo-rituel de magie noire.

Lord Blackwood arrêté et condamné à la peine de mort, Holmes s'enferme chez lui -enfin, chez le Dr Watson...- et rumine en attendant que son intelligence soit de nouveau mise au service de la Loi.

Mais voilà tout d'abord que Lord Blackwood, du fond de sa cellule, fait mander Sherlock Holmes qui finit par accéder à sa requête et s'entendre dire qu'il n'a pas l'esprit "assez large" et sera bientôt fort surpris de refaire face à Blackwood revenu du royaume des morts.
Le comble étant qu'exécuté et la mort dûment constatée par le Dr Watson, Lord Blackwood revient bel et bien à la vie en ayant laissé un autre locataire dans son cercueil.

Holmes, toujours à l'affût de l'étrange pour remettre les pendules des crédules à l'heure, va bien entendu de plus en plus s'impliquer dans cette enquête bizarre où il se retrouve avec une charmante femme plutôt encombrante dans les pattes et une série de morts qui reprend alors que Lord Blackwood met en pratique son plan de changement de l'ordre établi en Grande-Bretagne, ainsi que des visées pour l'ex-colonie d'outre-atlantique...

Holmes va patiemment assembler toutes les pièces du puzzle pour vaincre définitivement Lord Blackwood, mais le pire sera à venir... dans ce que l'on ne doute pas être un futur deuxième volet.

Tout d'abord un peu circonspect à l'idée de l'adaptation qui pourrait être faite de l'oeuvre de Conan Doyle ; on trouve un Robert Downey Jr qui n'a jamais été mieux choisi que pour ce rôle, rendant parfaitement un Sherlock avec le cerveau toujours en hyper-activité qui nécessite d'alterner périodes d'excitations supplémentaires à base de drogues diverses et variées lorsque les indices s'emboîtent les uns après les autres et périodes de calme où il joue -essaye en tout cas- du violon lorsqu'une début de solution se fait jour.

Même Jude Law, habitué aux rôles de tombeurs de ces dames dans des comédies plus ou moins sirupeuses, se trouve métamorphosé en Dr Watson plus que crédible une fois affublé d'une virile paire de moustaches et d'un chapeau melon tout ce qu'il y a de plus conformes à l'image qu'on s'en fait à la lecture des ouvrages.

Seul regret : même si Holmes pense plus vite qu'il ne peut exprimer ses idées, la manière dont il nous explique -par l'entremise de Watson- les déductions auxquelles il est parvenu d'après tous les éléments trouvés au cours de son enquête et quels liens unissaient forcément le tout ; la façon de présenter ça avec un montage de clip vidéo plus que nerveux virant aux images subliminales énerve un brin.

Pour autant, on sort de cette projection très satisfaits en ne pouvant s'empêcher d'exprimer un "vivement la suite !" gourmand et impatient.

24/02/2010

.PLANÈTE 51 (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE

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(film sorti en salles le 27.01.10)


 


NOTATION :


Tiana est la fille de l'employée du père de Charlotte, ce qui ne les empêchent pas, petites filles, de jouer ensemble et écouter de jolies histoires de princesses qui doivent briser un sortilège jeté à un beau prince transformé pour l'occasion en grenouille.

Quelques années plus tard ; Charlotte ne rêve que d'épouser un prince charmant et harcèle son père lorsqu'elle apprend qu'il va peut-être se présenter en la personne de Naveen, jeune et beau, mais dont elle ne sait pas qu'on lui a coupé les vivres. Ce dernier jeune et insouciant, toujours prêt pour la fête et l'amusement, commence à fatiguer son majordome Lawrence.

C'est alors que surgit le Docteur Facilier (Maître des Ombres) qui aimerait bien s'emparer de la fortune du père de Charlotte, aussi tombe-t-il à bras raccourcis sur Naveen et Lawrence qui finissent par "vendre leur âme au diable" pour des souhaits bien au-delà de leurs espérances : Naveen va être neutralisé en devenant un superbe crapaud tandis que Lawrence va avoir l'apparence du prince afin d'épouser la fille du riche industriel du sucre qui pourra ensuite être "vaudou-i-ser" par le Dr Facilier afin qu'il règne sur cet "empire".

Mais des impondérables surgissent : au cours de la cérémonie précipitée du mariage ; Tiana qui a préparé ses délicieux gâteaux pour le mariage de sa meilleure amie, est victime d'un chantage au plus offrant par les deux agents immobiliers qui lui avaient pourtant promis la vente d'un hangar permettant la réalisation du rêve de son père. Dépitée, elle veut croire à sa bonne étoile, tombe sur le crapaud Naveen qui lui demande un baiser pour être libéré de la magie... et voila que Tiana devient une ravissante grenouille !

Comment défaire l'ensorcellement ? C'est très simple ! Traverser les marécages et le bayou pour chercher Mama Odie qui les ramènera à l'état d'humain, mais aidés dans cette folle expédition par deux précieux alliés : Ray la luciole et Louis l'alligator amateur de jazz, car les âmes perdues vont bientôt être lancées à leurs trousses par le Dr Facilier, sa magie noire ayant des ratés risquant de faire échouer son plan machiavélique.

Les thèmes habituels de Walt Disney remis au goût du jour pour une bouffée de fraîcheur vivifiante, avec le savoir faire toujours intact et ô combien talentueux pour le dessin animé en 2D et ponctué de chansons qui swinguent, avec une qualité de l'ensemble qui rappelle très agréablement les mythiques "Aristochats" ou autre "Belle au bois dormant".

Incontournable !

22/02/2010

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.PLANÈTE 51

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(film sorti en salles le 03.02.10)


 


NOTATION :


Planète 51 : Lem vient d'avoir son poste d'assistant à l'observatoire, il a une formation scientifique et a bien du mal à faire entendre raison à son ami Skiff lecteur assidu de BD de science-fiction où des extra-terrestres viennent coloniser le monde ; mais il est heureux d'avoir décroché un travail et tire déjà des "plans sur la comète" pour sa future vie qu'il verrait bien passer avec Neera, la fille de ses voisins dont il est épris mais à qui il n'arrive pas à déclarer sa flamme par timidité.

Pour fêter l'obtention de son job, ses parents et voisins préparent joyeusement un barbecue lorsqu'atterrit en plein milieu de leur jardin un engin spatial dont descend un astronaute paré à planter le drapeau américain sur cette "terra incognita".

Surprise et terreur pour l'astronaute de découvrir cette planète... contre toute attente déjà habitée par des aliens à la peau du plus beau vert.
Surprise et terreur pour Lem, sa famille et leurs amis de découvrir qu'une invasion venue d'ailleurs et tant fantasmée devient réalité sous leurs yeux avec la présence de cet... alien !

L'astronaute prenant la poudre d'escampette, voila que tous les médias sont en ébullition ; le gouvernement décrète quasiment l'état de siège, l'armée débarque ; le méchant général Grawl dirigeant la base secrète 9 dans le désert où de nombreuses preuves de vie extra-terrestres sont entreposées (?!?) veut absolument prendre les choses en mains et être le premier à capturer l'alien afin de devancer le tout aussi méchant professeur Kipple dont le rêve est de trépaner le même alien afin de faire main basse sur son savoir forcément gigantesque.

Lem de retour à l'observatoire pour faire le ménage, tombe nez à nez avec l'astronaute qui s'est caché là on ne sait comment et après une peur commune bien compréhensible, l'alien se dévoile : il se prénomme Chuck, sourire de pub dentifrice et beau gosse (enfin selon des critères terriens) mais avec un Q.I. qui lui donne peu de chance de retrouver à temps son vaisseau pour repartir si Lem ne veut ou peut l'aider.

Après un temps d'adaptation -tout de même facilité par le fait, allez savoir pourquoi, que Lem parle la même langue que Chuck (ou l'inverse...)- Lem va bien évidemment seul contre tous : sa famille, Neera, l'armée... aider cet être si différent de lui et pourtant avec quelques similitudes troublantes.

Ne réfutez pas l'inconnu par peur ou ignorance, apprenons à nous apprécier malgré nos différences de peau sont les deux ficelles plus ou moins grosses véhiculées par ce film, mais cela passe très bien avec des blagues à gogo, des références à d'autres films (Chuck faisant des yeux implorants à Lem pour obtenir son aide façon le Chat Potté dans Shrek, Rover le petit robot qui répertorie toute chose inerte qu'il rencontre sur son chemin identifiée ou pas (façon Wall-e), des critiques sur des Etats-Unis toujours prêts à utiliser les gros moyens guerriers dès qu'une situation inconnue leur échappe ; le tout dans un décor et une musique très "Amérique des 50's".

Un très bon film d'animation numérique en grande partie réalisé... en Espagne !! qui fait passer un très bon moment tant aux petits qu'aux grands...

A voir.

19/02/2010

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE

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(film sorti en salles le 03.02.10)


Anna [Marina Hands] | Staline [André Dussollier] | Vassili [Edouard Baer]


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Anna est urologue dans un hôpital-dispensaire, mariée avec Vassili, petit physicien.

Malgré leurs multiples et vaines tentatives d'avoir un enfant, ils persistent car ils s'aiment vraiment ; ce qui aide à faire tenir Anna face aux airs pleins de reproches de leur concierge, ou bien encore devant les attaques et menaces à peine voilées de son supérieur ou encore de ses collègues jaloux qu'elle ait plus de patients que les autres, au prétexte qu'elle aurait un certain don de magnétiseur qui peut amoindrir des douleurs voire guérir.

Aussi lorsque deux hommes en costume sombre viennent un jour la chercher, elle croit que tout est fini pour elle ; mais voila qu'ils l'emmènent dans un lieu qu'elle ne connait pas, dédales de couloirs et de militaire qui vont l'amener -après une fouille minutieuse et complète- devant... Staline en personne.

Un Staline un peu fou, qui vient de signer l'ordre d'arrêter tous les médecins juifs du pays au nom d'un pseudo-complot et surtout très malade et en fin de vie en cette année 1952.

L'on assiste alors à un début de jeu du chat et de la souris entre Anna et un Staline tout puissant qui se repait de tout le mal psychologique qu'il inflige, la faisant chercher quand bon lui plait pour une séance au Kremlin ou "porter avec lui" comme un bagage lors d'un séjour dans sa datcha géorgienne.

Où l'on voit donc une Anna qui fait d'abord tout ce que lui demande le chef suprême pour protéger les êtres qu'elle aime de la foudre "divine", puis être encore plus docile lorsque ces mêmes êtres chers seront une monnaie d'échange dont Staline peut décider à tout instant de "couper le fil de la vie".

André Dussollier, grimé en Staline est admirable -y compris dans son jeu- même si l'on peut regretter de ne pas le voir assez souvent et même si Marina Hands ne démérite pas en petit médecin dont on se demande bien si elle sortira ou pas des griffes d'un vieillard qui parait si fragile et attendrissant et a pourtant le pouvoir de vie et de mort sur tous les soviétiques.

L'atmosphère pesante est bien rendue mais il y manque quelque chose difficile à déterminer : le fait que l'histoire ne se joue que sur l'année précédant la mort de Staline, ou plus bêtement une gêne d'entendre ce dernier et ses concitoyens parler français comme vous et moi qui enlèverait un peu d'authenticité ?
On méditera néanmoins sur cette phrase du dirigeant communiste, et toujours d'actualité : "la mort d'un homme est une tragédie, la mort d'un million est une statistique".

A voir pour la prestation des deux acteurs principaux.

17/02/2010

.INVICTUS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

15/02/2010

.A SERIOUS MAN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.INVICTUS

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(film sorti en salles le 13.01.10)


Nelson Mandela [Morgan Freeman] | François Pienaar [Matt Damon]


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Tout commence par un petit rappel historique : la libération du "prisonnier politique" Nelson Mandela le 11 février 1990 dont le convoi passe sur une route bordée d'un côté d'installations sportives ultra-perfectionnées réservées à des blancs s'entrainant au rugby, tandis que de l'autre se trouve un terrain vague où de jeunes noirs en guenilles jouent au football.

Puis l'on en vient rapidement à l'année 1994 où Mandela est élu Président de l'Afrique du Sud et se pose alors à lui la question de savoir comment s'attaquer aux problèmes majeurs rencontrés par le pays si les blancs ne l'appuient pas, et comment faire en sorte que ces derniers donnent la main aux noirs pour aller tous ensemble dans la même direction.

L'équipe de rugby sud-africaine (les Springboks) faisant dans le même temps parler d'elle pour les séries de défaites qu'elle aligne et leur existence même sonnant comme une provocation vivante de l'époque de l'Apartheid pour nombre de noirs ; des instances nationales décident -de façon un peu revancharde mais compréhensible- de "faire le ménage" dans les dirigeants, les joueurs et d'en profiter pour jeter aux orties les maillots vert et or et ce nom maudit de Springboks.

C'est là que Mandela, faisant aussi bien un calcul humain que politique, va intervenir car il en a décidé ainsi : la coupe du monde de rugby devant se dérouler l'année suivante dans son pays, ce sera tout autant l'équipe qui va nourrir le peuple, quelque soit sa couleur, de l'envie d'aller de l'avant tous ensemble ; que ces derniers qui vont servir de moteur aux Springboks pour vaincre.
Et pour donner une chance à son plan, la première chose à faire est de proposer de façon très humble au capitaine de l'équipe François Pienaar (prononcer "pinard"...) -dont le père peut tenir des propos teintés de racisme- une invitation à prendre le thé et de tâter le terrain pour savoir si ce jeune homme blanc pourra être un allié.

La réponse est évidente, le suspens n'est pas là ; mais plutôt dans les difficultés qu'éprouvent parallèlement Nelson Mandela et François Pienaar à essayer de faire évoluer en douceur les mentalités des uns et des autres pour qu'ils arrêtent de se cataloguer systématiquement comme "racaille qui va faire un mauvais coup contre un blanc" ou bien "exploiteur qui se fait de l'argent sur le dos des noirs".

Viendra alors le moment de vérité lorsque la coupe du monde commencera et que les Springboks affronteront les plus grandes équipes dont l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande. Tout cet espoir sera-t-il ruiné par des pensées ou actes inconsidérés ou les gens auront-ils compris que le passé étant le passé, le temps du pardon est venu ?

D'accord ; après "Gran Torino", encore une histoire de racisme ordinaire de la part de Clint Eastwood.
D'accord, tout est un peu trop lisse façon "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
D'accord, il y a peut-être un peu trop de rugby mais comme c'est la mayonnaise que Mandela veut faire prendre comme liant national...
Mais il suffit de voir un Matt Damon foncer dans la mêlée comme un vrai rugbyman et bien évidemment Morgan Freeman arranguant la foule, discourant aux Nations-Unies, un peu calculateur lorsqu'il revêt maillot et casquette des Springboks face aux "Old Blacks", prenant un accent sensé être sud-africain (on le suppose en tout cas...) dans un rôle taillé pour sa démesure (même si la ressemblance physique avec l'original n'est pas criante, mais ce n'est pas le but premier) et l'on découvre ou redécouvre que ces événements constituent bel et bien une page de l'Histoire mondiale contemporaine.

Pas loin d'être déjà le film de l'année.

12/02/2010

.A SERIOUS MAN

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(film sorti en salles le 20.01.10)


Larry Gopnik [Michael Stuhlbarg]


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Larry Gopnik, brave homme sérieux et sans histoire, va voir soudain s'abattre sur lui toute la malédiction de la terre :

déjà que sa fille lui dérobe de l'argent dans l'espoir de se faire refaire le nez, et qu'elle-même se trouve volée par son frère Danny pour acheter des joints à la veille de sa bar-mitsvah ; voilà que sa femme demande le divorce, l'amant exige qu'il quitte le domicile conjugal, son voisin empiète méchamment sur sa pelouse, un étudiant coréen lui fait du chantage monnayé pour de bonnes notes tandis que des courriers anonymes parvenant à l'université commencent à compliquer sa titularisation comme professeur de mathématiques, sans oublier l'oncle Arthur qui envahissait leur maison et qu'il se coltine encore au motel que lui a recommandé le rival amoureux...

Seuls un rabbin (trois en fait...) pourrai(en)t éventuellement le sortir de ce pétrin en apportant un début de réponse à ses interrogations.

Comme tout film des frères Coen, celui-là est également pas mal "allumé" dans le genre ; avec cette "victime" qui cherche à garder la tête hors de l'eau à chaque fois qu'un nouvelle "malédiction" lui tombe sur les épaules pour le faire couler.

On ne sait pas trop bien où tout cela mène -bien que la fin semble assez explicite en donnant une réponse définitive- mais on se laisse porter par le tourbillon beaucoup plus facilement qu'avec leur dernier "Burn after reading", et sans besoin de comédiens "bankables" en plus...

Visionnage plus que conseillé.

10/02/2010

.SUMÔ (audio)

La critique audio peut être écoutée .

08/02/2010

.GAINSBOURG - VIE HÉROÏQUE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.SUMÔ

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(film sorti en salles le 27.01.10)


 


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Au centre "Weight Losers", c'est l'heure de la pesée... et Herzl accuse ses cent cinquante-cinq kilos, signe qu'il continue de grossir tandis que tous les autres réussissent à perdre entre cinq cents grammes et trois kilos.

Mal dans sa peau de par son poids, culpabilisé par la "coacheuse", ses amis, sa mère et son employeur qui le renvoie aux cuisines au prétexte que des clients se sont plaints de voir un serveur aussi obèse ; le voila qui claque la porte du club d'amaigrissement et de son travail.

Trouvant un poste de plongeur dans un restaurant japonais, il tombe bientôt en arrêt devant la télé lorsqu'il y voit un match de sumo, avec des hommes bien plus corpulents que lui qui se trouvent être respectés, voire vénérés au Japon.

Il va donc se mettre en tête de faire du Sumo, entraîne dans l'aventure trois de ses amis en surcharge pondérale, ainsi que Zehava qui semble avoir un petit faible pour lui.
Le problème est que Herzl a "vendu" le projet aux autres en disant que son nouveau boss, grand arbitre du temps où il vivait au Japon, leur enseignerait l'art d'être sumotori ; mais il s'est bien abstenu de leur préciser qu'il avait décliné la demande faite par Herzl.

Comment vont-ils finalement convaincre ce japonais... juif (si, si...) d'être avec eux, comment vont-ils vivre d'autres privations en mentant à leur entourage et parfois à eux-mêmes au risque de défaire leur amitié et certaines relations de couple (pour ceux qui ont trouvé leur moitié, qu'elle soit maigre ou grosse d'ailleurs...) ?

Une histoire simple, avec des sentiments, de l'humour et un peu de romantisme pour parler de la façon dont on se voit et du regard que les autres portent sur vous... surtout si vous êtes un peu "hors-norme".

Une sympathique bouffée d'oxygène.

05/02/2010

.GAINSBOURG (VIE HÉROÏQUE)

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(film sorti en salles le 20.01.10)


Bardot [Laetitia Casta] | Gainsbourg [Eric Elmosnino]


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Voilà donc le film tant attendu sur Gainsbourg.

Mais attention : si l'on voit l'enfance du petit Lucien pendant l'occupation, les rencontres qui l'ont fait devenir célèbre en délaissant une médiocre carrière de dessinateur pour une brillante de parolier et plus tard interprète, sa rencontre avec "les" femmes de sa vie ; ce n'est pas pour autant une biographie.

On passe rapidement sur des hasards bienheureux qui le font croiser Mme Fréhel, Juliette Gréco ou encore Boris Vian pour se concentrer ici sur son enfance et les deux personnages marquants dans sa vie que sont Brigitte Bardot et Jane Birkin, Bambou étant également présente mais vraiment entre parenthèses.

La chose est prise du point de vue du "conte" dès les premiers instants lorsque l'on découvre le garçonnet poète, dessinateur (et musicien par obligation de son père, lui même pianiste) déjà assez bravache à l'époque ; qui se met à rencontrer son "double" dessiné sur papier et à lui parler.

Quelques années -et quelques rencontres- plus tard, le voila -toujours accompagné de son double- interprété par les frères Jacques, début de son envol qui va le voir composer pour Bardot auquel le film consacre pas mal de temps, ce qui permet de découvrir une Laetitia Casta assez époustouflante dans le rôle.

Puis arrive Jane Birkin, son double féminin grâce à qui leurs inhibitions respectives vont tomber ; leur permettant de donner le meilleur d'eux-mêmes.

Comme tous les contes, on regrettera le côté "lisse" donné au personnage même si l'on évoque brièvement l'épisode de la marseillaise en reggae, placé d'une façon telle que cela donne l'impression d'une nouvelle bravade en réponse à un moment où son couple avec Birkin aurait eu des hauts et des bas.

Comme tous les contes, c'est aussi le plaisir pour son auteur d'y mettre quelques événement et éléments plus ou moins fantasmés au milieu des volutes de fumée qui ne masquent pas une "gueule de l'emploi" ainsi qu'un talent -bien réel lui- de celui qui fait revivre Gainsbourg, à savoir -et retenir- Eric Elmosnino ainsi que les deux comédiennes qui l'accompagnent, tous trois chantant eux-mêmes quelques chansons mythiques de Gainsbarre.

Bluffant. A voir absolument.

03/02/2010

.TETRO (audio)

La critique audio peut être écoutée .

01/02/2010

.COMPLICES (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.01.10

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de janvier 2010 :

.REC 2
.AVATAR
.PAS SI SIMPLE
.GIGANTIC
.AGORA
.LA DAME DE TRÈFLE
.ESTHER
.BLACK DYNAMITE
.COMPLICES

.TETRO

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(film sorti en salles le 23.12.09)


Tetro/Angelo [Vincent Gallo] | Benjamin [Alden Ehrenreich] | le Père [Klaus Maria Brandauer]


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Buenos-Aires : Benjamin, à peine dix-huit ans, profite d'un souci de turbine du paquebot sur lequel il a trouvé un emploi pour se rendre au domicile de son frère Angelo (pas très angélique d'ailleurs...) dont il a retrouvé la trace malgré le nouveau nom -Tetro- dont il s'est affublé et sous lequel tout le quartier le connaît, y compris sa femme Miranda.

Bennie veut aider son frère à "remonter la pente" d'une vie partiellement brisée et, par ce biais, qu'il lui dévoile enfin le motif de son départ de la maison familiale ainsi que la raison pour laquelle il n'est jamais revenu le chercher contrairement à ses assertions dans une lettre d'adieu ; quitte à dévoiler des pans de secrets qu'il détient.

On découvre alors peu à peu la difficulté pour Tetro de se reconstruire et de se remettre à l'écriture de son manuscrit, le tout avec l'ombre omniprésente d'un père qui préférait étouffer tout talent pouvant surpasser le sien, s'approprier des choses ou des personnes, et qui empoisonne encore aujourd'hui alors qu'il est victime de plusieurs attaques et que sa vie ne tient plus qu'à un fil.

Ce film est par moments étrange, étonne par le choix du noir et blanc (les événements du passé étant... en couleur et souvent transposés en ballet sur scène), surprend par le dénouement dont la clé nous est clairement donnée.

À voir absolument.

 
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