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29/06/2010

.HATCHI (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.L'ILLUSIONNISTE

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(film sorti en salles le 16.06.10)


d'après un scénario de Jacques Tati


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1959 : Tatischeff l'illusionniste se produit encore dans quelques salles de spectacles parisiennes mais sans faire recette comme à son apogée.

Traversant la Manche avec son lapin sous le bras, le voila qui tente l'aventure à Londres ; mais l'évolution va dans le même sens, les salles de spectacles donnent de plus en plus de place à de nouvelles attractions comme les groupes de rock qui essaiment un peu partout.
Contraint de se produire au cours de garden-parties ou dans des pubs, le voila qui arrive dans un village reculé d'une île écossaise ; mais il est une fois encore rattrapé par le progrès : l'électricité arrive sur le caillou et l'on va vite installer un juke-box pour se distraire et vivre avec son époque.
Où qu'il aille, Tatischeff ne pourra plus longtemps précéder une "vague de modernité" qui déferle et engloutit tous ces petits numéros qui avaient leur charme mais on fait leur temps.

Ayant rencontré la jeune Alice qui décide de le suivre lorsqu'il quitte l'île, les voila qui débarquent à Edimbourg et logent dans un hôtel plus ou moins refuge d'artistes qui n'ont pas senti le vent du changement. Tandis qu'un clown veut en finir avec la vie et qu'un ventriloque finit ivrogne dans le caniveau, Tatischeff va tenir le coup et vivoter grâce à de petits boulots ; et aussi grâce à Alice qu'il va -telle sa fille- transformer en petite princesse qui finira bientôt par être suffisamment âgée pour trouver l'amour tandis que Tatischeff se retirera sur la pointe des pieds derrière un rideau qui se refermera pour la dernière fois sur sa vie d'artiste.

Mélancolie, poésie, des décors magnifiques et une animation de toute beauté, quelques références clin d'oeil à l'oeuvre de Tati ; voila un dessin animé merveilleux qui par son sujet s'adresse tout de même plutôt à un public adulte, un cran au dessus des Triplettes de Belleville.

Reste un détail : trop d'onomatopées et de borborygmes émanant des personnages (britanniques en général) entre deux mots laconiques en français, qui font que l'on trouvera cela soit énervant au possible ou alors contribuant au lyrisme et à la nostalgie ressentit dans ce film où l'on retrouve des pans de "l'univers Tati" que ce dernier n'aurait certainement pas renié.

Un travail d'orfèvre... et sans aucun besoin de 3D !!

25/06/2010

.HATCHI

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(film sorti en salles le 09.06.10)


Cate [Joan Allen] | Parker [Richard Gere]


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Chiot de race akita inu parti d'un monastère japonais pour arriver aux Etats-Unis, voila que sur la dernière partie de son parcours, transbahuté avec d'autres bagages par un porteur dans une gare, sa cage se renverse et s'entrouvre sous le choc, libérant le chien qui après des allées et venues sur le quai s'en pouvoir s'orienter ; tombe en arrêt devant celui qui finit par être le seul encore sur ce quai : Parker, professeur de musique qui revient de son travail.

Après enquête et placardage d'affiches pour savoir qui en est le propriétaire, temps durant lequel Parker a été contraint d'amener le chien chez lui malgré l'oukase prononcé par son épouse ; voici que cette dernière se laisse amadouer, voyant que sa fille et son mari sont "raides dingues" du chien.

Il sera donc baptisé Hatchi et va partager la vie de la famille, et plus particulièrement celle de l'homme qui l'a recueilli : Parker qui, s'il n'arrive pas à lui faire rapporter une balle tel un chien plus commun, est très étonné de constater qu'Hatchi vient de lui même l'accompagner à la gare tous les matins et revient systématiquement l'attendre au train de 17h... tout du moins jusqu'au jour où Parker ne revient pas, décédé durant un de ses cours.

Confié à la fille de Parker désormais mariée et qui a un petit garçon, Hatchi va vite s'élancer vers la gare dès qu'il entend le bruit du train de 17h ; cérémonial qu'il va faire sans relâche durant dix ans, bouleversant naturellement tous les habitués de la gare (commerçants, voyageurs...) qui connaissaient ce rituel entamé avec son maître...

On sait très bien que les chiens sont d'une fidélité exemplaire et peuvent aller jusqu'à se laisser mourir à la disparition de leur maître, d'où l'idée de cette histoire basée sur un fait réel survenu au Japon et pour lequel une statue a été érigée pile à l'endroit où le chien attendait effectivement son maître.

Clairement l'animal est ici le héros (Richard Gere n'est qu'un faire valoir et d'ailleurs il ne force pas son talent...) et il faudrait être bien insensible pour ne pas écraser une petite larme ; pour autant certaines scènes peuvent être pesantes même s'il y a quelques trouvailles visuelles assez poétiques -notamment pour suggérer le temps qui passe ou bien encore Hatchi qui s'éteint sereinement- dans ce film que l'on peut malgré tout aller voir si l'on n'est pas trop émotif(ve)...

24/06/2010

.LA TÊTE EN FRICHE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

21/06/2010

.LA TÊTE EN FRICHE

Affiche-LaTeteEnFriche.jpg

(film sorti en salles le 02.06.10)


Margueritte [Gisèle Casadesus] | Francine [Maurane] | Germain [Gérard Depardieu]


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Germain Chazes n'a pas été très doué à l'école, il lit et écrit avec beaucoup de difficultés ; ses "potes" de bistrot l'aiment bien car ils le prennent pour un benêt et peuvent se moquer de lui plus ou moins méchamment et ouvertement.

Germain, lui, prend la vie avec une certaine philosophie grâce à sa petite amie Annette et ce malgré un père qu'il n'a pas connu et une mère qui ne manque pas de lui rappeler à chaque instant et depuis son enfance qu'il n'a jamais été désiré.

Lorsqu'il va rencontrer sur son banc de pierre la frêle Margueritte, charmante vieille dame érudite ; va s'opérer entre eux une alchimie assez extraordinaire grâce aux lectures à voix haute qu'elle lui fait durant de longues heures.
Et lorsque cette dernière va lui annoncer devoir bientôt y mettre un terme à cause de sa vue qui décline irrémédiablement, Germain va faire une chose qu'il pensait inimaginable par "amour" pour cette petite mamie : lui proposer de devenir ses yeux et à son tour lui lire des livres...

Il n'est jamais trop tard pour apprendre et devenir (ou rester) heureux, telle pourrait être la devise de ce film dont le sujet bien que très minimaliste est léger, frais, humaniste, optimiste ; tout ceci autant par la manière de filmer que par le jeu simple des deux acteurs principaux ; avec un Gérard Depardieu plutôt étonnant de fragilité qui nous redonne le meilleur de lui-même.

Il serait dommage de passer à côté...

17/06/2010

.ROBIN DES BOIS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

15/06/2010

.MY NAME IS KHAN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

14/06/2010

.ROBIN DES BOIS

Affiche-RobinDesBois.jpg

(film sorti en salles le 12.05.10)


Marianne [Cate Blanchett] | Robin [Russell Crowe] | Sir Loxley [Max Von Sydow]


NOTATION :


Revoilà donc Marianne Loxley, Robin Longstride, frère Tuck, Petit Jean, le shérif de Nottingham, les prince Jean et roi Richard pour une version dépoussiérée du mythe "Robin des Bois".

On ne racontera pas l'histoire, tout le monde la connait et de plus, ce n'est pas une énième version du Robin des Bois détroussant les riches pour donner aux pauvres qui nous est narrée ici ; mais comment Robin est devenu Robin des Bois logeant dans la forêt entouré de tous ses "disciples"...

Rien que cet objectif est déjà louable.
Ensuite, on nous bassinait avec un Robin des Bois luttant contre la tyrannie du shérif de Nottingham et du Prince Jean devenu régent en l'absence de son frère prisonnier en France le temps du paiement d'une rançon.
Mais là, l'histoire débute avec un Robin archer au service du roi Richard Coeur de Lion et qui est quasiment témoin de sa mort au cours d'une guerre sans fin qu'il livre contre le roi de France Philippe-Auguste ; tandis que ce dernier complote avec un anglais très proche du prince Jean et qui accepte de trahir en se mettant au service de la France afin de renverser le souverain anglais.

Revenu en Angleterre en s'étant fait passer pour un certain Loxley mort sur le champ de bataille et après avoir annoncé la mauvaise nouvelle à la reine-mère et au régent, voila notre Robin qui part pour Nottingham tenir la promesse faite au mourant dont il a pris l'identité en rapportant une épée à l'inscription étrange au père vieillissant et aveugle (toujours excellent Max Von Sydow).

Aidé par Lord Loxley, Robin va se souvenir d'un événement vécu étant enfant qui va modifier sa destinée à présent qu'il voit comment est traité le menu peuple sous un nouveau roi toujours en quête d'or pour remplir les caisses du royaume quitte à asphyxier ses sujets et en oubliant par la même occasion de se protéger du complot qui se met en place dans son dos ; mais il faut dire qu'il peut difficilement se méfier du quasi-frère qu'il a installé à la place de... chancelier (qui est encore de nos jours comme qui dirait le ministre du Budget ou de l'Economie britannique), ce dernier ayant parfaitement reconnu Robin comme étant celui qui l'a aperçu tendre un piège en France aux hommes de confiance du feu roi et voulant par conséquent sa mort rapide par n'importe quel moyen...

On est très heureux de voir un film où l'on s'est apparemment bien documenté (il semblerait effectivement que le personnage de Robin des Bois ait été inspiré par un homme ayant vécu à cette époque et ayant réalisé des actes de bravoure très approchants...), le tout placé dans une chronologie qui ne massacre pas éhontément l'Histoire de France (ou d'Angleterre...) ; le tout étant vaillamment interprété par les acteurs du casting sauf un : Russell Crowe qui semble se demander pourquoi il est entouré d'archers plutôt que de gladiateurs, raison pour laquelle le montage du film semble étrangement mettre le personnage de Robin en retrait par rapport à tous les autres...

Dommage, sans quoi cela aurait pu être un sans faute...

11/06/2010

.MY NAME IS KHAN

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(film sorti en salles le 26.05.10)


Rizvan Khan [Shah Rukh Khan]


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Rizvan Khan est indien, autiste, atteint du syndrôme d'Asperger et... musulman (n'en jetez plus)

Mais il a aussi une mémoire incroyable qui lui permet de réussir malgré tout plutôt bien sa vie : il part aux Etats-Unis où il est aidé par son frère, sa belle-soeur est la première à enfin mettre un mot sur sa "maladie" (Asperger) et à l'aider à prendre le dessus, il réussit même à trouver l'amour en la personne d'une très jolie coiffeuse, à peine entaché par le fait que son frère le menace de ne plus avoir droit de cité dans sa maison s'il épouse... une hindoue.

Arrive alors le 11 septembre où pas mal d'amis vont se détourner, le fils de sa femme va être victime d'une attaque raciste de la part de jeunes imbéciles américains devant son soi-disant ami du même âge qui ne proteste que très mollement à l'agression et leur couple va se déchirer : elle va lui demander de partir sans délai et par bravade et colère, répond à sa demande "quand pourrais-je revenir ?" par une moquerie : quand tu auras été voir le président des Etats-Unis pour lui dire "je m'appelle Khan et je ne suis pas un terroriste".

Grave erreur car Rizvan aime relever les défis et il va donc subir toutes sortes d'avanies en parcourant le territoire américain sur les traces des déplacements du président Bush Jr (ce qui dans le climat d'hystérie qu'il ne comprend pas ne va pas l'aider à passer pour un non terroriste...), et ce jusqu'à ce qu'il parvienne peut-être à ses fins...

Désarmé -mais aussi désarmant- par sa maladie, sa façon de voir la vie qui se résume à une phrase apprise de sa mère quand il était enfant (il y a juste des gens bons qui font le bien et des gens mauvais qui font le mal -des hindous et des musulmans pouvant se trouver dans chacune des catégories-...) et mû par des sentiments qu'il n'arrive pas à exprimer, va-t-il changer le regard d'une société américaine devenue haineuse envers ce qui est basané et son idée fixe se réalisera-t-elle (maintenant ou avec un nouveau président par exemple) ?

Tourné à la façon Bollywood avec musiques et couleurs chatoyantes à l'appui, mené avec maestria par l'un des plus grands acteurs indiens mais tourné entièrement à Hollywood ; voila une très belle leçon d'humanité qui nous est donnée ici.

A voir d'urgence.

10/06/2010

.LE FIL (audio)

La critique audio peut être écoutée .

08/06/2010

.LE PLAN B (audio)

La critique audio peut être écoutée .

07/06/2010

.LE FIL

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(film sorti en salles le 12.05.10)


Sara, la mère [Claudia Cardinale] | Malik [Antonin Stahly-Vishwanadan] | Bilal [Salim Kechiouche]


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Malik est architecte, il rentre en Tunisie pour un projet de construction et en profite pour rendre visite à sa mère et s'assurer qu'elle se remet du deuil qui les a frappés.

Alors qu'il rate une occasion de confier à sa mère son goût pour les hommes ; il fait la connaissance du jeune Bilal, rentré de France et un peu déraciné, qui loge gratuitement chez sa mère en échange de petits travaux d'entretien et qui va vite devenir son obsession entretenue par l'ambiguïté de Bilal à chaque fois qu'ils se croisent... tout du moins jusqu'à ce que la mère de Malik les découvre un matin... au lit.

Après une explication houleuse où tout le monde claque la porte ; Malik part avec Bilal pour une virée qui lui permettra peut-être enfin de vivre sans faux-fuyants ou faux-semblants en plus de couper le fil qui le lie fortement à sa mère et tout en en finissant avec la culpabilité qu'il a envers elle de ne pas lui avoir dit la vérité sur la maladie de son père.

Quant à sa mère ; ses visites aux amis, beaux-frères et belles-soeurs lui ouvriront peut-être définitivement les yeux et peut-être privilégiera-t-elle le bonheur de Malik sans a priori, ce qui lui fera à elle aussi remordre à belles dents dans la vie.

Le droit à la différence en Tunisie au sens large : peut-on la vivre ouvertement comme dans un pays dit "occidental", est-ce plus facile en étant de la jeune bourgeoisie dorée ou au bas de l'échelle ; est-ce compatible avec une société encore très patriarcale et la religion garde-fou contre les déviances, et quid de l'homoparentalité ?

Les sujets peuvent être évoqués par des situations naïves et le caractère des personnages n'est pas toujours très affirmé, mais le film a le mérite d'exister et tient malgré tout la route grâce aux deux acteurs incarnant Malik et Bilal, sans oublier les apparitions de la pétillante Claudia Cardinale en mère un brin possessive.

On aurait malgré tout pu nous éviter la scène finale qui n'a pas grand intérêt sauf à montrer que tout est vraiment bien qui finit bien ... ce qui n'est pas réellement crédible.

04/06/2010

.LE PLAN B

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(film sorti en salles le 19.05.10)


Zoe [Jennifer Lopez] | Stan [Alex O'Loughlin]


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Zoe a des aventures sentimentales mais aucune d'entre elles n'aboutit à son désir de fonder une famille et avoir des enfants : il faut dire qu'elle veut un équivalent du "prince charmant" et pour peu qu'elle l'ait trouvé, elle ne sait pas le garder car il y a un moment où elle ne donne plus sa confiance et elle rompt.

Aussi doit-elle avoir recours à un plan B (l'insémination artificielle) pour parvenir à ses fins de devenir mère, fut-elle célibataire, contre l'avis de ses amis et de sa grand-mère.
C'est à peine sortie de la clinique où on lui a prodigué le traitement qu'elle tombe nez à nez avec un charmant inconnu qui s'invite dans le même taxi qu'elle, chacun d'eux estimant que le véhicule a stoppé en ayant vu LEUR signe de main.

Cette fois, Stan sera-t-il le bon alors qu'elle lui cache la trop pleine réussite de son plan B (un test de grossesse se révèle positif et est confirmé un peu plus tard par la clinique...) et lorsqu'il le saura, aura-t-il envie de continuer sa relation avec Zoe, voudra-t-il/saura-t-il être un père attentionné pour des enfants qui ne sont pas les siens ; bref, acceptera-t-il que ces événements perturbent voire arrêtent ses propres projets ?

Cette histoire est plutôt bien vue et sait manier un humour léger, il est dommage que la fin ne puisse s'empêcher de redevenir sirupeuse avec une fin "so romantic" pour une Jennifer Lopez à l'aise qui porte plutôt bien cette sympathique comédie sur ses épaules et qui se laisse regarder sans avoir à en rougir...

03/06/2010

.CRAZY NIGHT (audio)

La critique audio peut être écoutée .

01/06/2010

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.05.10

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de mai 2010 :

.LE CHOC DES TITANS
.ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
.GREEN ZONE
.KICK ASS
.L'AMOUR, C'EST MIEUX À DEUX
.GREENBERG
.MAMMUTH
.IMOGÈNE MC CARTHERY
.LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES D'ADÈLE BLANC-SEC
.FREDDY LES GRIFFES DE LA NUIT
.IRON MAN 2
.CRAZY NIGHT

.IRON MAN 2 (audio)

La critique audio peut être écoutée .

 
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