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30/11/2010

.POTICHE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

29/11/2010

.UNSTOPPABLE

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(film sorti en salles le 10.11.10)


Franck Barnes [Denzel Washington] | Will Colson [Chris Pine]


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Nord de la Pennsylvanie : un train sans conducteur entre sur le réseau par la faute d'un employé stressé qui non seulement oublie de brancher le frein à air entre la locomotive et les wagons, mais qui plus est descend de cabine pour ré-aiguiller manuellement son convoi, naturellement sans réussir ensuite à regagner la motrice pour la piloter.

Au sud du même état prenez deux trains qui s'ébranlent ; l'un avec à bord des enfants d'une école pour une journée "sécurité ferroviaire", l'autre tractant des marchandises et dirigé par le conducteur "vétéran" Franck Barnes sous les ordres d'un "bleu" désigné chef de train : Will Colson.

Bien évidemment, le train devenu fou venant du nord tracte des citernes de produits hautement toxiques et inflammables tout en fonçant droit à la rencontre des deux autres trains en provenance du sud et la probabilité de pouvoir l'arrêter avant que ne se produise un désastre écologique et humain est bien mince.

Mais c'est sans compter nos deux valeureux cheminots qui vont tenter le tout pour le tout afin d'éviter la catastrophe prévisible au terminus, allant ainsi à l'encontre de solutions hasardeuses prises dans toute la chaîne décisionnaire, y compris jusqu'au directeur de la compagnie ferroviaire qui veut surtout épargner aux actionnaires une brutale chute du cours de bourse de la société et par là même sauver son poste.

Après Tony Scott et le métro ; le voila qui s'attaque aux trains, qui se trouvent d'ailleurs être les vrais "héros", volant un peu la vedette aux deux acteurs principaux.
Le résultat est pour autant un très bon film d'action et de suspense basé sur une histoire vraie, entrecoupés de courts moments de répits où les deux "têtes brûlées" se racontent leurs déboires familiaux ; avec en filigrane une dénonciation du rendement forcené pour ceux qui n'ont pas été licenciés et l'obsession du moindre coût, même dans les transports où la sécurité maximale devrait être le but premier quel qu'en soit le prix...

27/11/2010

.INSIDE JOB (audio)

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26/11/2010

.POTICHE

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(film sorti en salles le 10.11.10)


Suzanne [Catherine Deneuve] | Robert [Fabrice Luchini] | Babin [Gérard Depardieu]


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1977 : Robert Pujol règne en despote sur les ouvriers de l'usine reçue en dot de sa femme Suzanne qu'il confine au domicile pour jouer à l'épouse bourgeoise modèle, tandis qu'il repousse les demandes de sa fille Joëlle pour travailler avec lui car les femmes n'entendent rien à la gestion et l'économie, en même temps qu'il cherche à intéresser sans succès son fils Laurent à la marche de l'entreprise.

Tout va pour le mieux et si ce n'est pas le cas, une petite consolation auprès de sa fidèle secrétaire lui remet du baume au coeur. Pas suffisamment pourtant pour lui éviter une crise cardiaque lorsque Babin, ancien syndicaliste "rouge" devenu député-maire, resurgit dans sa vie pour lui faire entendre raison suite à une violente grève qui s'est déclenchée et risque bien d'être coûteuse.

Qui donc va bien pouvoir remplacer Robert lors de son hospitalisation et la convalescence qui suit ?

Tout le monde rigole doucement lorsque Babin propose Suzanne à ce poste, mais voila que cette dernière régle la crise sociale et développe les affaires qui stagnaient tout en convaincant Joëlle et Laurent de l'épauler pour le bien commun.
Mais le jour où Robert va revenir pour reprendre son poste, personne ne va en sortir intact ; Suzanne faisant un peu "les frais" d'une solidarité féminine qui est loin d'être à toute épreuve.

Prendre une pièce de boulevard à succès et une brochette d'acteurs à l'aise dans leur rôle aident beaucoup François Ozon à remonter la pente qu'il avait dévalée avec son incompréhensible film précédent (Ricky).
Des réparties qui font souvent mouche, une Catherine Deneuve peut-être un peu trop "théâtrale" (à dessein ?) dans son jeu, une Karine Viard épatante qui sait donner de l'épaisseur à son personnage, un Depardieu en CGTiste assagi par l'âge et la députation, un Luchini toujours aussi nerveux et cassant parfait pour interpréter Pujol et une ambiance générale -y compris musicale- très fin des 70's pour une satire plutôt sympathique de la femme qui voulait s'émanciper et n'était pas si "sage"...

A savourer sans modération... avant de faire un point sur les avancées réelles en trente ans ?

25/11/2010

.FAIR GAME (audio)

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24/11/2010

.INSIDE JOB

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(film sorti en salles le 17.11.10)


Commentaires off lus par Matt Damon


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La crise financière, on vous en a tellement rebattu les oreilles que vous en avez marre ? Pourtant, elle n'est pas finie et à peine en sera-t-on sortis qu'une autre risque de venir (à moins qu'elle ne se superpose à celle que nous traversons).

En effet ce film nous décortique la formation de LA crise, les bonnes ou mauvaises raisons prises qui l'ont entretenue, et pourquoi nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel.
Evidemment on sait depuis longtemps que les "responsables" engagés et appointés par l'Etat pour éteindre l'incendie étaient ou sont toujours grassement rémunérés par les banques qu'ils dirigent en parallèle et ont obtenu la complicité de politiciens US ; toutefois certains d'entre eux -moins bien placés et médiatiques toutefois- tentent de s'expliquer devant la caméra.
Leurs arguments valent leur "pesant de cacahuètes" devant la négation de leurs errances et de leur coupable partialité, tant du côté républicain que démocrate, le réalisateur "datant" assez justement les prémices de la catastrophe à l'époque... Clinton.

Beaucoup plus objectif et didactique, reposant sur une documentation fouillée (son auteur donnant l'impression d'être un vrai économiste lorsqu'il interroge gravement les rares acteurs de ce poker menteur ayant accepté une interview), on trouvera Michael Moore totalement largué lorsqu'il a voulu parler du même sujet.

A voir absolument pour ceux -y compris nos chers économistes et politiciens français et européens- qui croient de façon plus ou moins sincère ou nous serinent façon méthode Coué que le plus gros de la crise est passé malgré des comportements qui nous laissent régulièrement deviner le contraire.
Et encore un grand merci aux Américains qui, comme pour la parité du dollar avec les autre monnaies par exemple, s'en lavent les mains plutôt qu'autre chose...

23/11/2010

.VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU (audio)

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22/11/2010

.FAIR GAME

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(film sorti en salles le 03.11.10)


Valerie Plame-Wilson [Naomi Watts] | Joseph Wilson [Sean Penn]


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2001 : Valerie Plame adore ses enfants, son mari et son travail à la CIA ; ses supérieurs appréciant particulièrement ses qualités puisqu'ils la propulsent chef d'un dossier brûlant : savoir si oui ou non un stock conséquent d'uranium a été livré à Saddam afin de lui donner la possibilité de l'enrichir pour ses fameuses armes de destruction massive.

Sa seule erreur : avoir mis en avant son mari Joseph Wilson, ancien ambassadeur ayant gardé des contacts dans les pays africains, qui va se retrouver engagé et après un voyage sur place estimer qu'il est tout à fait impossible que de l'uranium ait pu être escamoté pour réapparaître en Irak ; tant les complicités nécessaires sont improbables vu le niveau hiérarchique où elles devraient se situer, le gouvernement nigérien en place sachant pertinemment que son intérêt n'est pas de déplaire à Washington.

Car voilà : au fait que Joseph supporte assez mal que son enquête soit refaite par une autre équipe afin de s'assurer du même résultat, s'ajoute celui que pour des raisons politiques Bush et son entourage ont déjà décidé de frapper l'Irak en riposte au onze septembre, en prenant n'importe quel prétexte, fut-il mensonger.

Lorsque Joseph va renâcler et oser protester dans la presse, cela va amener une riposte quasi-immédiate : sa descente en flamme par le biais de son épouse dont on va sciemment dévoiler l'identité et les occupations professionnelles dans la même presse.

La descente aux enfers va commencer pour le couple qui devient "paria" et plus Joseph va essayer de défendre la vérité, plus le rouleau compresseur de Washington va accroître les pressions pour les déprécier et les obliger à se taire.

Triste réalité due au pire Président que les Etats-Unis aient eu dans toute leur jeune histoire ; voilà un film qui expose sobrement des faits, porté par deux acteurs (Naomi Watts et Sean Penn) dans un jeu simple qui fait mouche.

A voir sans faute.

20/11/2010

.VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU

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(film sorti en salles le 06.10.10)


Sally [Naomi Watts] | Helena [Gemma Jones] | Alfie [Anthony Hopkins] | Roy [Josh Brolin]


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Prenez deux couples, l'un qui a volé en éclats et l'autre qui commence à se lézarder.

Voilà donc l'occasion idéale pour suivre Alfie, qui craint un peu la mort et plus généralement n'accepte pas son âge et veut garder sa jeunesse par la fréquentation intensive d'un club de sport et prévoit de se remarier avec une jeune call-girl ; tandis qu'Helena dont il s'est séparé promène son désespoir entre des séances de pseudo-cartomancie et des visites pour épancher son mal-être chez sa fille Sally.

Cette dernière, elle, n'en peut plus de supporter et les propos décousus de sa mère et le fait de devoir trouver des emplois pour subvenir aux besoins du couple que ne parvient pas à fournir son mari Roy, "écrivain" victime du syndrôme de la page blanche depuis de longs mois après un premier roman à succès.

Heureusement (ou pas...), Sally commence à s'éprendre du patron de la galerie d'art où elle a trouvé un job, tandis que son mari croit trouver une "muse" en la personne de la ravissante voisine qu'il aperçoit de sa fenêtre et cherche alors à rencontrer.

Une recette plus légère et convaincante malgré les sempiternels ingrédients dont on varie seulement les proportions, grâce à un "retour de l'action" à Londres qui semble avoir redonné inspiration et brin de mordant à Woody Allen ; également aidé en cela par cinq très bons comédiens.

Un petit régal anglais sans indigestion.

18/11/2010

.LA PRINCESSE DE MONTPENSIER (audio)

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16/11/2010

.IL RESTE DU JAMBON ? (audio)

La critique audio peut être écoutée .

15/11/2010

.LA PRINCESSE DE MONTPENSIER

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(film sorti en salles le 03.11.10)


Marie [Mélanie Thierry] | de Montpensier [Grégoire Leprince-Ringuet] | de Guise [Gaspard Ulliel]


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Alors que Marie se laisse courtiser plus ou moins ingénument par le duc de Guise, elle se retrouve "donnée" au prince Philippe de Montpensier par le bon vouloir de leurs pères respectifs, dans le but d'asseoir leurs propres intérêts et avoir plus de poids à la Cour face au même duc de Guise.

Recluse dans le château de son époux tandis que ce dernier "prend du galon" auprès de la Reine Mère, elle s'efforce d'oublier Guise, s'évertue à essayer d'aimer un mari absent durant de trop longues périodes ; passe le temps à prendre des leçons de poésie et de latin auprès du comte de Chabannes qui commence à s'éprendre de son élève.

Mais un passage pas vraiment involontaire des ducs de Guise et d'Anjou (futur Henri III) sur les terres de Montpensier vont raviver les élans du coeur que Marie pensait éteints et sa situation ne va faire qu'empirer lorsqu'elle va devoir paraître au Louvre, ses sentiments pas toujours clairs ne s'exprimant pas forcément aux bons moments et envers les bonnes personnes.

Marie va-t-elle réprimer ou extérioriser ses ardeurs et faire un choix sans la pression jalouse d'un prince et mari qui voudrait son amour ainsi que d'un duc amoureux éconduit qui ne renonce pas ; sans oublier un duc d'Anjou ambigü qui semble surtout manipuler ces trois "pions" à des fins politiques en cette période troublée veille de St Barthélémy ?

Amours contrariées, mariages arrangés, acharnement dans des guerres de religion... tout cela est assez "moderne" finalement ; raison pour laquelle Bertrand Tavernier a dû se plonger dans ce projet, plutôt réussi grâce à un choix d'acteurs judicieux qui se partagent des rôles de consistance à peu près équivalente.
On regrettera seulement par moments des longueurs ou au contraire des raccourcis abrupts lorsqu'il aurait précisément fallu l'inverse.

12/11/2010

.IL RESTE DU JAMBON ?

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(film sorti en salles le 27.10.10)


Juliette [Anne Marivin] | Djalil [Ramzy Bedia]


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Juliette est une journaliste télé qui couvre plutôt la rubrique Faits divers que la grande actualité.
Après avoir donné d'elle-même au cours d'un reportage puis avoir refait la même erreur par distraction peu de temps après, là voilà qui se retrouve à deux reprises à l'hôpital ; avec le même docteur urgentiste, Djalil, qui s'occupe de son cas.

Elle, sortant d'une rupture pas facile avec son supérieur et lui cherchant le vrai amour au lieu du mariage que voudraient bien arranger ses parents ; ils vont bien entendu se revoir, s'apprécier, puis s'aimer.

Mais entre Juliette, que nous dirons française "de souche" et Djalil français "issu de l'immigration" ; les concessions qui se font habituellement vont peut-être trouver leurs limites à cause de l'éducation reçue et des origines culturelles qui les ont façonnés, ainsi que par des parents plus ou moins ouverts à "l'exotisme" tant d'un côté que de l'autre.
Alors leur histoire d'amour est-elle pour autant forcément vouée à l'échec face à ces obstacles ?

Ramzy ne peut pas véritablement être considéré comme un acteur, toutefois les choses s'arrangent déjà nettement lorsqu'on le sépare de son acolyte Eric (même si ce dernier y fait une apparition comme agent de sécurité d'un magasin de luxe).
A noter quelques apparitions et interprétations intéressantes de Marie-France Pisier et Jean-Luc Bideau en parents de Juliette qui alternent condescendance et un brin de racisme vis-à-vis de ce qui n'est pas... "bien de chez nous".

Quant aux situations, certaines peuvent apparaître comme des clichés ressassés (mais ils sont malheureusement souvent bien présents dans la réalité) tandis que d'autres ne sont pas assez développées.
Il reste néanmoins un film plutôt sympathique et sans prétention, avec de l'humour souvent léger ; qui fait passer un bon moment de divertissement.

11/11/2010

.THE AMERICAN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

09/11/2010

.DES HOMMES ET DES DIEUX (audio)

La critique audio peut être écoutée .

08/11/2010

.THE AMERICAN

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(film sorti en salles le 27.10.10)


Clara [Violante Placido] | Jack/Edward [George Clooney]


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Jack se repose en bonne compagnie dans un chalet perdu en Suède lorsqu'on le tire comme un lapin.
Sorti de ce guêpier, le voilà débarquant à Rome pour rencontrer un certain Pavel qui doit lui fournir un véhicule et une planque le temps que ce dernier enquête sur ces mystérieux hommes qui souhaitent l'abattre à tout prix.

Perdu dans un bourg de l'Italie profonde et censé ne pas se faire remarquer ; l'arrivée d'un inconnu -qui plus est d'un américain- ne passe pas inaperçue, surtout pour le curé du village qui commence à le "cuisiner".
Cloîtré dans la maison où il fabrique une arme sur mesure à la demande d'une cliente que lui a envoyée Pavel, il s'octroie un peu de bon temps avec Clara dont il commence à s'éprendre.

Entre un curé qui souhaite le confesser pour sauver son âme, son attirance -réciproque- pour Clara et une ébauche de liaison, une certaine admiration pour sa commanditaire qui a des connaissances presque aussi pointues que lui sur le fonctionnement/maniement des armes à feu ; celui qui se fait désormais appeler Edward a peut-être déjà trop baissé la garde et le coup de grâce pourrait bien venir de n'importe où, y compris d'une de ces personnes avec qui il a des contacts de proximité plus ou moins fréquents.

Autant dire que ce scénario n'a rien d'haletant, donnant un film insipide : George Clooney vit en Italie et on lui a proposé un job là-bas, ce qu'il a accepté pour des raisons obscures qu'on ne saurait croire alimentaires.
Pour le reste le jeu est mou, pas très crédible et le pire : si l'on finit tout de même par savoir qui voulait sa peau, on en connait même pas la raison. Une mini-poursuite entre une vespa et une voiture (!!) (devinez quel moyen de locomotion rattrape l'autre...) ainsi que deux ou trois brèves fusillades nous sauvent tant bien que mal de l'endormissement complet.
Quant à l'image de fin sur le papillon qui s'envole (Jack/Edward étant appelé "Signore Farfalle" -Monsieur Papillons- par Clara...), ça pourrait être la seule chose visuelle un peu originale si le procédé n'était pas déjà usé jusqu'à la corde dans le final de tant d'autres productions...
Bref, déconseillé aux amateurs de sensations fortes... et aux autres aussi d'ailleurs.

05/11/2010

.DES HOMMES ET DES DIEUX

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(film sorti en salles le 08.09.10)


Frère Luc [Michael Lonsdale] | Frère Christian [Lambert Wilson]


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Ils sont prêtres et ont la charge d'un monastère dans l'Atlas ; totalement intégrés à la population locale avec laquelle ils vivent en harmonie et dont les journées sont rythmées par les messes, les travaux de la terre, l'aide aux soins avec un dispensaire ou aux démarches administratives en faisant office d'écrivain public.

Vient alors le début d'attentats sanglants dans toute l'Algérie avec le fameux GIA qui risque de s'inviter au village : c'est d'ailleurs ce qui va se produire avec un groupe déboulant dans le monastère à la veille de Noël, poliment mais fermement ramené à la raison par le frère prieur commandant la petite communauté.

Cette première alerte est suivi d'apparition de fêlures dans la foi de certains des frères ; la question de rester ou quitter et le monastère et la région se faisant de plus en plus récurrent au fur et à mesure que le pays est frappé par des attentats aveugles ainsi que par les ripostes sanglantes -et tout aussi aveugles- de l'armée.

Ajoutez à cela que de part leur "fonction", une certaine protection -supposée ou réelle- des paysans et des terroristes par les frères qui en retour obtiennent un certain respect de part et d'autre commence sérieusement à énerver un officier du crû qui aimerait bien sinon pouvoir prouver leur accointance avec les "islamistes", tout du moins les voir partir.

C'est dans ces conditions de tension avivée que va survenir leur enlèvement... dont ils ne reviendront pas.

Par des images simples et des acteurs incarnant les prêtres de façon assez incroyable ; on ressent avec eux l'incertitude et le découragement qui les gagnent par instant, les tensions qui croissent au gré des événements tragiques et qui finissent par s'immiscer au sein de ce petit groupe en vase quasi-clos.
Le tout narré au plus proche de la réalité (grâce aux témoignages laissés par les deux survivants et non un seul comme on le voit dans le film...) et en réussissant à rester neutre, tant il est vrai que l'on ne saura jamais avec certitude qui était derrière cette "boucherie" : les terroristes ou le gouvernement algérien censé les combattre.

Un petit bijou qui par son approche parvient à dépasser le stade du religieux à tout crin, le rendant "visible" même par ceux dont une quelconque croyance divine n'est pas la tasse de thé...

 
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