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30/07/2011

.LE MOINE

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(film sorti en salles le 13.07.11)


Joséphine Japy [Antonia] | Géraldine Chaplin [l'Abbesse] | Vincent Cassel [frère Ambrosio]


NOTATION :déborah françois,joséphine japy,géraldine chaplin,vincent cassel,le moine,le moine audio


Déposé bébé devant un couvent le jour de la St Ambroise et élevé par les moines ; celui qui est à présent le frère Ambrosio a une petite réputation dans la région madrilène, tant pour ses prêches captivants que la droiture qu'il érige en mode de vie et que chacun cherche en vain à imiter.

Mais voilà qu'arrive au monastère un troublant novice dont le visage ravagé dans un incendie est masqué ; suivi bientôt de la rencontre par Ambrosio de la belle Antonia qui lui demande une faveur pour sa mère souffrante.

Le credo de "la foi et rien que la foi" brandi tel un étendard ne va pas résister longtemps face aux vagues de tentations qui vont le submerger et l'amener à commettre l'irréparable avec le(s) pire(s) péché(s) qui soi(en)t...

Dans quelle âme s'est immiscé le diable tentateur : la splendide femme hors du couvent, le novice qui y est récemment accepté ou tout bonnement frère Ambrosio (à moins que ce ne soit les trois) ?

Il n'est pas facile d'arriver à transposer un livre écrit en 1796 tout en essayant de le rendre moderne mais le pari est presque gagné : si l'on ressent cette perversion latente aux relents sadiens qui fait que le désir est de plus en difficile à contenir pour Ambrosio, on regrettera le côté un peu grotesque lorsque surviennent des événements... surnaturels (?!).
La photo est belle et volontairement sombre (dans le monastère et lorsque le drame se joue), contrastant avec une légère surexposition synonyme d'invitation au(x) plaisir(s) sous le soleil qui brille hors du couvent.
Vincent Cassel surjoue parfois en prêtre qui oublie tous ses préceptes de bien et de mal pour être entièrement avec celle qui a remplacé Dieu dans ses pensées.

Si le sujet de ce "conte gothique" reste contemporain ; il est regrettable que la chose soit par moment grandiloquente, tout comme l'aisance à deviner la trame menant au drame.
Enfin, on aurait pu nous éviter un fin légèrement outrancière mais l'on dira qu'il fallait bien que la victoire du Malin soit totale...

29/07/2011

.CHICO ET RITA (audio)

La critique audio peut être écoutée .

26/07/2011

.CHICO ET RITA

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(film sorti en salles le 06.07.11)


film d'animation


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Au crépuscule de sa vie ; Chico entend à la radio "son" plus gros tube qui fait brutalement remonter des souvenirs à la surface, le ramenant à La Havane 1948 : Chico, un jeune pianiste de talent qui attend son heure de gloire croise la route de Rita, extraordinaire chanteuse à la voix envoûtante. Leur passion de la musique devait les rapprocher ; mais à un début de reconnaissance, commence un emportement jaloux de Chico qui va mettre à mal leur fragile amour ainsi que leurs carrières qui auraient dû se poursuivre en duo...

Elle à New-York devenant une star "exotique" incontournable, lui vivotant à Cuba comme musicien ; les hauts et les bas n'empêchent pas leurs sentiments d'être vivaces et comme renforcés par la séparation, mais la décision de Chico d'embarquer pour la "big apple" ne va pas forcément arranger la situation car les intérêts -sonnants et trébuchants- de certains seraient fortement contrariés si les deux tourtereaux se pardonnaient et roucoulaient de nouveau ensemble...

La vie est souvent faite d'occasions perdues ; et il n'en manque pas dans cette belle histoire d'amour impossible aux sons de la salsa cubaine, du bebop et du jazz avec une fin plus que touchante lorsque Chico et Rita se retrouve après plus de quarante ans de séparation...
Ajoutez-y la sensualité qui se dégage tant du dessin à la main sur celluloïd que de l'animation et de la bande sonore, et vous obtiendrez un dessin animé original voulu et fait par d'évidents amateurs éclairés de latin jazz... et de travail bien fait.

A voir !

23/07/2011

.UNE SÉPARATION (audio)

La critique audio peut être écoutée .

20/07/2011

.UNE SÉPARATION

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(film sorti en salles le 08.06.11)


Simin [Leila Hatami] | Termeh [Sarina Farhadi] | Nader [Peyman Moadi]


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Simin voudrait partir à l'étranger avec sa fille Termeh et son mari Nader, mais ce dernier refuse pour ne pas abandonner son vieux père atteint d'Alzheimer ; raison pour laquelle elle entame une procédure de divorce et part vivre chez sa mère.

Nader se retrouve seul à devoir gérer un planning chargé entre son géniteur bien malade qui n'en fait qu'au peu de tête qui lui reste, les trajets domicile-école de sa fille ainsi que l'aide aux devoirs, tout en s'occupant des tâches ménagères qui attendent son retour du travail.
Assez vite dépassé par les évènements, Nader embauche une aide dans la précipitation.

Pour lui, les problèmes vont alors commencer et s'amplifier ; car au fait que son employée finisse par lui recommander son mari pour s'occuper du parent amoindri, elle lui cache une chose importante à l'origine d'un drame qui ne se concluera pas sans laisser de trace pour tous les protagonistes.

La façon de commencer l'histoire par une volonté de séparation bientôt occultée par une seconde qui prend de l'ampleur ; où l'on se pose continuellement la question de savoir qui dit la vérité et à quels moments elle change de camp, si les mensonges sont dictés par la crainte, la religion, un désir, un proche ou encore parce que les personnes croient vraiment décrire la réalité ; est un petit chef-d'œuvre de construction scénaristique.

3 récompenses amplement méritées au 61è Festival de Berlin pour un très beau film nerveux avec des acteurs d'exception, dont tous les ingrédients dépeignent les contradictions de l'âme humaine dans une bouillonnante société iranienne si moderne et proche de l'occidentale, malgré une oppression tant religieuse que politique.

19/07/2011

.KUNG-FU PANDA 2 (audio)

La critique audio peut être écoutée .

15/07/2011

.L'ÉLÈVE DUCOBU (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.KUNG-FU PANDA 2

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(film sorti en salles le 15.06.11)


Tigresse [Angelina Jolie] | Pô [Jack Black] | Maître Shi-Fu [Dustin Hoffman]


NOTATION :N3_final.jpg


Notre panda préféré est de retour avec ses amis. Le problème de Pô est qu'il s'entraîne plus à manier avec application les baguettes pour manger encore et encore alors qu'en ce domaine il n'a pas de compétiteur, plutôt que de s'intéresser au kung-fu ; au grand désespoir de maître Shi-Fu.

Mais il va bien leur falloir réagir lorqu'ils apprennent médusés que le kung-fu risque de mourir alors qu'une ville où il régnait a été prise d'assaut et vaincue par le maléfique Shen, bien qu'elle ait été protégée par trois grands maîtres : Rhino, Bœuf et Croc.

Cette aventure va être risquée pour eux, d'autant que Pô est soudain confronté à la remontée à la surface de bribes de souvenirs de son enfance qu'il souhaiterait bien éclaircir totalement pour savoir qui il est et d'où il vient. Cela ne va-t-il pas l'empêcher, avec ses compagnons, de terrasser Shen et ses armes de mort ?

Une animation toujours plus incroyable avec la puissance de calcul des ordinateurs ; pour une histoire captivante avec une bonne dose d'humour, de bagarres et... de tendresse.
Enfin, deux fois trois : tout d'abord parce que la 3D perd ce coté gadget pour donner un relief intéressant qui se justifie mieux avec ce film -même s'il ne s'agissait vraiment pas d'une obligation- ; ensuite parce que la fin de ce volet préfigure sans aucun doute possible la mise en chantier d'une suite... mais il faudra veiller à bâtir une histoire crédible et qui garde de l'intérêt pour ne pas lasser comme Shrek...

12/07/2011

.OMAR M'A TUER (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.L'ÉLÈVE DUCOBU

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(film sorti en salles le 22.06.11)


Mlle Rateau [Joséphine de Meaux] | M. Latouche [Elie Semoun] | L'élève Ducobu [Vincent Claude]


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Tiré de la bande dessinée éponyme ; voici l'élève Ducobu, cancre invétéré qui vient d'être mis à la porte de son énième école et dont le père décide de le placer dans le dernier établissement scolaire capable de l'accepter pour peu qu'il y fasse des efforts : St Potache.
Mais s'il arrive au premier trimestre à berner la petite Léonie qui semble avoir un faible pour lui ainsi que ses deux instituteurs ; il va bientôt devoir mener une guerre des nerfs avec monsieur Latouche qui a fini par découvrir ses petites manigances et ses géniales trouvailles pour tricher en toutes circonstances.
Et à moins qu'un événement ne vienne lui amener une gloire qu'il n'aurait jamais obtenue même avec les meilleures notes du monde, ce n'est pas gagné d'avance pour Ducobu ; car le faible de Monsieur Latouche pour sa collègue ne l'empêche pas de garder un œil rivé sur le jeune trublion...

Le héros du film ressemble presque à celui de la BD et l'on se laisse prendre à rire aux blagues de qualité plus ou moins inégales qui émaillent l'histoire ; mais l'on regrettera tout de même qu'Elie Semoun en fasse trop dans les postures, les mimiques et les cris aigus hystériques d'un maître qui craint de finir par un burn-out et de se retrouver plus vite que prévu à la maison de repos de l'éducation nationale où a atterri le précédent collègue qui a croisé la route de Ducobu dans sa classe...

Pour le reste cela rappelle des situations que l'on a pu vivre étant enfant ; dans une classe où l'on avait peut-être son Ducobu, à moins qu'on ne l'ait été soi-même... mais les situations de notre enfance ne sont pas forcément toujours d'actualité...

09/07/2011

.OMAR M'A TUER

Affiche-OmarMaTuer.jpg

(film sorti en salles le 22.06.11)


Omar [Sami Bouajila] | Pierre-Emmanuel Vaugrenard [Denis Podalydès] | Me Vergès [Maurice Bénichou]


NOTATION :N3_final.jpg


1991 : Omar Raddad est au milieu des siens lorsque les forces de l'ordre font irruption pour l'embarquer manu-militari comme principal suspect du meurtre de Ghislaine Marchal, riche veuve qui l'emploie à des travaux de jardinage.

1994 : alors qu'Omar Raddad est condamné à dix-huit ans de prison ; Vaugrenard, un auteur à succès qui se révolte dès qu'il est confronté à une injustice criante, décide de se pencher sur ce cas et en faire un livre.
Après avoir pris langue avec l'avocat de Raddad ; Vaugrenard va devoir reprendre l'enquête du début et revérifier point par point tous les détails, ceux que la justice n'aura pas vus ou mis de côté pour s'arrêter à des évidences pourtant ponctuées d'incohérences dans les P.V. ou les rapports supposés "scientifiques".

Que dire de plus de ce film qui n'a rien d'une fiction mais se base sur une histoire vraie dont on connait l'épilogue ?
Qu'il s'efforce d'être neutre, mais le scénario se basant sur les ouvrages de l'accusé et du vrai écrivain (Jean-Marie Rouart) qui a contribué à insinuer le doute et à faire raccourcir la durée de sa peine... Pour autant, ce n'est pas cette projection qui fera changer d'avis ceux qui le considèrent à cent pour cent coupable.

Il n'en reste pas moins que l'on a la même fièvre que Podalydès/Vaugrenard à le voir décortiquer des dépositions et chercher des éléments qui se contrediront pour prouver que l'accusation est bâtie sur des omissions, des mensonges et des interprétations fausses.

Sami Bouajila émeut et est plus qu'étonnant dans la peau d'un Omar Raddad qui ne comprend pas ce qui lui arrive, écrivant et lisant à peine le français, qui se retrouve à désespérer en prison loin de sa femme et de ses enfants au point d'attenter à plusieurs reprises à sa vie.

Un pan de l'histoire d'un homme vécue sous nos yeux et qui s'arrête avec sa libération conditionnelle, puisque le combat qu'il mène encore aujourd'hui pour laver l'honneur de son nom par la révision de son procès semble lui être définitivement refusé.

Alors Raddad : coupable ou victime expiatoire d'une institution défaillante ?
Faites-vous une idée en allant voir ce film témoignage fort de Roschdy Zem.

08/07/2011

.LE CHAT DU RABBIN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

05/07/2011

.LE CHAT DU RABBIN

Affiche-LeChatduRabbin.jpg

(film sorti en salles le 01.06.11)


Avec les voix de Maurice Benichou [le Rabbin] | François Morel [le Chat]


NOTATION :N3_final.jpg


Le "Chat" est un animal bien singulier : amoureux de sa jeune maîtresse qui est la fille du rabbin Sfar ; le voilà qui se trouve soudain doué de la parole et commence à disserter judaïsme avec son représentant à Alger, osant aller jusqu'à reprendre les arguments de Sfar pour les lui opposer et donner une autre interprétation de la Torah.

Notre pauvre rabbin qui n'avait pas besoin de cela pour avoir des doutes dans ses croyances, va peut-être avoir l'occasion de donner un second souffle à sa foi avec la rencontre d'un jeune soviétique qui rêve d'aller au centre de l'Afrique retrouver un peuple qui serait à l'origine de la religion juive et continuerait de la perpétuer en la vivant dans sa "pureté originelle"...

Des juifs, des chrétiens et des musulmans qui vivent en bonne intelligence ; certains pouvant être amis de longue date : ce n'est pas une fiction même si l'on aimerait voir ça plus souvent de nos jours.
Ces doutes qui assaillent notre rabbin à un certain moment de sa vie valent aussi bien pour les autres religions, qu'il s'agissent de leurs représentants du culte ou de leurs fidèles.
Ajoutez y les "coups de griffes" d'un chat qui, tel un croyant modéré ou un athée, s'interroge sur la probabilité d'être meilleur au fond de soi si l'on "croit" et que l'on suit la stricte observance des textes selon un chemin tout tracé ; et vous obtiendrez un film plutôt sympathique, qui égratigne parfois mais sans blesser les susceptibilités...

Une fois habitués au style du dessin -et abstraction faite de la 3D...-, voilà un bon condensé de la BD éponyme.

01/07/2011

.L'AFFAIRE RACHEL SINGER (audio)

La critique audio peut être écoutée .

 
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