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30/04/2010

.PRECIOUS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.L'ARNACOEUR

(film sorti en salles le 17.03.10)


Juliette [Vanessa Paradis] | Mélanie [Julie Ferrier] | Alex [Romain Duris] | Marc [François Damiens]


NOTATION :


Alex, sa soeur Mélanie et Marc -le mari de cette dernière- forment une petite société bien rôdée à laquelle on fait appel dans des cas bien particuliers : briser des couples, qu'ils soient ensemble de fraîche ou longue date.

Mais notre équipe de choc y met tout de même un garde-fou "moral" (?!) : si leur enquête leur fait découvrir que les tourtereaux vivent un amour quasi parfait à l'exception des petits nuages qui peuvent survenir ça et là, ils refusent tout net de poursuivre leur objectif initial.

Drapés dans ce principe et avec le "savoir faire" d'Alex ; leur petite affaire tourne bien car le système est rôdé : après s'être immiscé à un moment choisi dans la vie de la femme, il s'arrange pour que ses sentiments en soient chamboulés, mais pas au point que la victime tombe amoureuse de lui ; sans quoi ce dernier y met un "frein" plus ou moins plausible qui lui donne une aura supplémentaire de gentleman et tout le monde repart satisfait.

La belle mécanique va s'enrayer lorsqu'un père va payer Alex -très cher- pour qu'il parvienne à faire rompre sa fille du fiancé avec lequel elle est promise au mariage sous peu : dix jours, le temps qui est accordé au trio pour réussir sa mission.

Bien qu'Alex ne trouve aucune faille dans ce charmant couple, il va briser la sacro-sainte règle de ne pas ruiner leur amour car il est suivi de près par un créancier à qui il doit une belle somme, et "réussir ce coup" le mettrait peut-être à l'abri du besoin.

Face au désintérêt de Juliette pour ses beaux yeux, Alex va s'enhardir de plus en plus mais s'il s'accroche aussi désespérément, c'est peut-être parce qu'il a outrepassé la règle numéro 2 : ne pas tomber amoureux de sa proie ?

L'histoire est enlevée et a pas mal d'humour, ce qui aide à faire passer le scénario pas forcément original et nous fait oublier ces allées et venues continuelles dans le Monaco des gens riches et désoeuvrés.
Vanessa Paradis a toujours son charmant minois épanoui, mais n'est pas forcément toujours convaincante dans le rôle ; Romain Duris montre qu'il excelle dans la comédie.
Quant à Julie Ferrier en petite soeur délurée et sacré bras droit de son frère, elle est encore une fois proprement géniale et compense le fait que François Damiens en fasse parfois des tonnes.

Malgré ces bémols, le film se laisse regarder sans déplaisir.

29/04/2010

.LA COMTESSE (audio)

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28/04/2010

.PRECIOUS

(film sorti en salles le 03.03.10)


Precious [Gabourey Sidibe] | Mlle Rain [Paula Patton] | Mme Weiss [Mariah Carey]


NOTATION :


Claireece Jones n'a que seize ans mais elle est pourtant loin d'avoir une vie heureuse : plus qu'obèse, abusée depuis sa plus jeune enfance par son père dont elle a eu un enfant et en attend un second, vivant seule avec sa mère qui la traite à la fois de bonne à tout faire et de bonne à rien ; l'école lui sert plus de refuge de tranquillité plutôt que de lieu où se nourrir de savoir et son niveau de lecture et écriture est quasi-inexistant.

La directrice de l'établissement ne voulant pas la laisser gâcher sa vie lui propose de suivre une scolarité alternative, mais encore faut-il qu'elle se décide à faire le premier pas et ce n'est pas sa "visite découverte" du lieu, des tests qu'elle y passe et de ses éventuelles futures copines de classe qui ont toutes plus ou moins mal tourné à l'arrivée de l'adolescence qui va l'y encourager.

Après s'être débattu avec ses démons, sa mère qui redouble de mots orduriers pour lui faire comprendre qu'elle ne parviendra jamais à rien ; elle revient malgré tout pour une première journée et se trouve conquise par la gentillesse, le respect et la façon d'enseigner de Mlle Rain, qui exprime vraiment tout son amour de l'enseignement ainsi que de ses élèves -au sens le plus noble du terme-

Precious va enfin pouvoir exprimer ses craintes et son vécu, le partager oralement ou par écrit avec ses nouvelles camarades, chacune s'enrichissant au contact des autres et resserrant encore leurs liens lorsque naîtra le petit Abdul...

Ses propres progrès font naître de nouvelles possibilités -avec le soutien moral de Mlle Rain- : rencontrer l'assistante sociale pour obtenir un logement ou une allocation et surtout affronter sa mère au cours d'un rendez-vous dans le même bureau de l'aide sociale et où les justifications maternelles au laisser faire du père sur une Precious encore bébé soulèvent le coeur de dégoût.

Lire et écrire sort de l'isolement et du non-savoir, c'est certain ; et l'on suit une Precious qui prend confiance en elle et peut s'envoler vers son destin, telle la chrysalide devenant papillon suggéré par l'affiche.
Une fois que l'on s'est fait à quelques scènes un peu hard et aux mots crus, reste cette "petite princesse devenue lettrée" qui sort vainqueur de ce qu'elle a enduré et s'apprête à lutter -mieux armée- face aux nouveaux coups du sort.

Vraiment très beau film avec de très bons acteurs, et l'on sera même étonné par les prestations de Mariah Carey en assistante sociale ou d'un autre chanteur (Lenny Kravitz) pour une ou deux courtes apparitions comme infirmier de maternité.

26/04/2010

.TÊTE DE TURC (audio)

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.LA COMTESSE

(film sorti en salles le 21.04.10)


Erzsébet Bathory [Julie Delpy] | György Thurzo [William Hurt] | Istvan [Daniel Brühl]


NOTATION :


Après le décès -provoqué ?- de son époux auquel elle a été mariée par arrangement, la comtesse Erzsébet Bàthory compte bien récupérer l'or qu'elle a prêté au roi de Hongrie afin de mener la guerre contre les Turcs qui sont aux frontières, tout en continuant à gérer de main de maître son domaine.

Son veuvage ne l'empêche pas d'être "harcelée" par son cousin György qui verrait d'un bon oeil "l'annexion" de toutes les  terres contrôlées par Erzsébet.
Mais voila qu'elle croise le jeune Istvan, vingt-et-un ans au plus qui semble être à son goût, lui-même ne dédaignant pas une femme encore désirable malgré la vingtaine d'années qui les séparent.

Bien qu'Istvan l'ait prévenu devoir se marier bientôt ; ils se donnent l'un à l'autre durant plusieurs jours de pur bonheur, ce dernier jurant de lui envoyer une lettre par semaine lorsqu'il est loin d'elle. Mais les lettres s'espacent pour ne plus arriver, sauf une où il lui annonce avoir confondu amour et respect, comme celui qu'il devait à sa défunte mère qui lui ressemble tant.
Après une rage folle et un accès de violence sur l'une de ses jeunes domestiques qu'elle laisse en sang ; notre comtesse va se passer le visage aux tissus sanguinolents laissés par sa servante et s'imaginer que cet acte a pour effet de stopper et inverser l'offense du temps sur son visage et son corps.

Va donc commencer une quête sans fin de jeunesse et de jeunes filles vierges dont recueillir le sang jusqu'à la mort et peu de monde pour s'inquiéter de toutes ces disparitions ; ceux qui logent sur ses terres y trouvant un intérêt "sonnant et trébuchant" ferment les yeux, les autres par manipulation et plus grand intérêt encore : récupérer toutes ses riches terres étendues et accessoirement sortir le souverain de son état de débiteur envers la comtesse, le tout orchestré par le fameux cousin György qui se trouve être également le père... d'Istvan mais sans que ce dernier -apparemment- ait jamais eu vent des intentions machiavéliques de son géniteur...

Démence naturelle si astucieusement attisée que sa fidèle confidente -et amante- Darvulia ne pourra l'arrêter, les langues finiront par se délier "à point nommé" et la comtesse finira assez tristement ses jours ; ce qui est bien le moins pour ses ennemis, une femme trop puissante étant grand danger...

Sujet pas forcément facile, des scènes un peu dures motivant un avertissement pour cette histoire d'une femme finalement très contemporaine : de pouvoir, maîtresse de ses envies et victime de ses craintes ; avec une Julie Delpy envoûtante et souveraine pour ce rôle, soutenue par un William Hurt tortueux et un Daniel Brühl qui sera le déclencheur bien involontaire de cette hystérie dont l'épilogue est tout sauf rose...

Brillant.

23/04/2010

.TÊTE DE TURC

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(film sorti en salles le 31.03.10)


Sibel [Ronit Elkabetz] | Atom [Roschdy Zem] | Bora [Samir Makhlouf] | Simon [Pascal Elbé]


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Des policiers font une descente antidrogue dans une cité HLM où, dans le même temps, un médecin pratique auprès de ses patients habitués qui habitent les "barres".

Des jeunes en colère s'énervent et du haut d'un toit lancent tout un tas d'objets lourds sur une voiture à girophare tandis qu'un adolescent de seize ans termine le travail et projette par défi un cocktail molotov sur le même véhicule.

Manque de chance, c'est celui du médecin et ce dernier était dedans en train de prendre les coordonnées pour se rendre d'urgence chez un couple dont la femme se sent mal.

Le geste irréfléchi de Bora va avoir des répercussions incalculables sur sa vie, celle de son frère et de sa mère, de ses "soi-disant" potes de quartier qui se détournent vite de lui et ce n'est pas le fait qu'il ait fini par réagir en extirpant la victime de la voiture en feu qui va y changer grand chose : ce serait plutôt le contraire, d'autant que des politiciens -encore bien inspirés- voulant "éteindre l'incendie" qui prend dans les banlieues décide de décorer -pour son geste valeureux- le jeune héros dont ils ont retrouvé la trace, ce qui ne va pas améliorer la situation de Bora dans sa cité.

Ajoutez à cela que Simon le médecin se retrouve dans le coma, son frère Atom qui est policier ne va avoir de cesse de trouver le responsable par tous les moyens afin de le mettre au trou, enfin le mari qui avait appelé pour le malaise de sa femme se retrouve veuf et condamne déjà Simon qui a tant tardé : toutes les victimes "collatérales" meurtries vont crier vengeance, chacune à sa façon.

Bora sera-t-il la "tête de turc" -au propre comme au figuré- et la vengeance est-elle toujours bonne conseillère ?

Ce premier film de Pascal Elbé -qui surfe sur une actualité brûlante et récente- est plutôt étonnant et bien fait avec de bons acteurs, une psychologie des personnages assez poussée et juste, mais pourquoi le scénario qui partait bien ficelé -et qui parvient à ne pencher ni en faveur de l'un ou de l'autre- finit-il en quenouille ; ce qui rend l'essai pas totalement transformé ?
Vraisemblablement, il aurait gardé tout sa clarté et sa portée si n'était pas venu se greffer cette histoire d'homme noyé dans son chagrin de la mort de son épouse et faisant désormais une fixation sur le médecin qu'il estime responsable du décès.

Dommage.

22/04/2010

.MY OWN LOVE SONG (audio)

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19/04/2010

.LES INVITÉS DE MON PÈRE (audio)

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.MY OWN LOVE SONG

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(film sorti en salles le 07.04.10)


Jane [Renee Zellweger] | Joey [Forest Whitaker] | Caldwell [Nick Nolte]


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Jane fut une chanteuse plutôt réputée, mais aujourd'hui elle est paraplégique en fauteuil roulant et rumine le passé en ne sortant plus que rarement de chez elle.

Elle n'a plus qu'un seul contact avec l'extérieur, dont elle a fait connaissance au département psychiatrique de l'hopital où elle avait été admise : Joey, ancien pompier qui a vu partir en fumée sa maison avec femme et nièce. Depuis, il parle à des fantômes et des anges qu'il dit voir et désire approcher au plus près.

Ces deux vies brisées s'épaulent et se réconfortent jusqu'au jour où Joey, qui souhaite assister à la conférence d'un auteur parlant... des anges et qui lui aussi en aurait vus, emmène Jane en périple car il a découvert par hasard un courrier non ouvert que lui a adressé Devon, dix ans ; le fils confié à une famille depuis l'accident de Jane.

Au cours de ce périple qui doit les mener à Bâton-Rouge ; ils vont croiser trois personnes qui vont leur redonner confiance en eux-mêmes, tous s'entraidant, et au final Jane interprétera sa plus belle et personnelle chanson d'amour à la vie et à son enfant, retrouvant enfin le sourire sous l'oeil bienveillant de celui qui aura un peu été son "ange gardien" : Joey.

Que dire de plus sur l'histoire : simple, elle parle d'elle-même ; interprétée avec justesse et brio par une Renee Zellweger sans fards -mais pas sans talent, loin de là...- et un Forest Whitaker toujours aussi touchant et extraordinaire, le bref passage d'un Nick Nolte un peu déjanté, le tout rythmé par une musique de Bob Dylan.

La vie est belle finalement, et si vous n'êtes pas de cet avis ; vous y viendrez sûrement après avoir vu ce film.

16/04/2010

.LES INVITÉS DE MON PÈRE

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(film sorti en salles le 31.03.10)


Babette [Karin Viard] | Karine [Valérie Benguigui] | Lucien [Michel Aumont] | Arnaud [Fabrice Luchini]


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Arnaud est avocat d'affaires, sa soeur Babette médecin généraliste.
Avec leurs compagnons respectifs et les deux rejetons du frère ; les voila qui se rendent chez Lucien, le père -qui depuis sa retraite milite dans une association d'aide aux sans papiers- pour le grand jour : l'arrivée des clandestins que Lucien a décidé d'héberger chez lui.

Mais voila : ce ne sont ni des maghrébins ni des africains comme le craignait l'épouse d'Arnaud, mais une jeune moldave et sa fille qui débarquent et lorsque leur père annonce en plein repas qu'il a déjà contracté un mariage "blanc" avec elle afin de l'aider à obtenir ses papiers, le malaise s'installe et plus rien ne va tourner rond dans la vie de Lucien comme de leurs enfants : frictions entre eux, propos aigre-doux entre le frère et la soeur à propos de vieilles histoires pouvant remonter à l'enfance ; d'autant que le veuf semble s'éprendre de Tatiana et l'héritage va peut-être se réduire à la portion congrue.

Gentille comédie sur les clandestins, leur difficulté à prendre des repères dans un pays souvent "hostile" et à lutter contre les tracasseries administratives ainsi que les complications et les interrogations "morales" pouvant survenir pour ceux qui souhaitent les aider mais parfois avec une gêne non dissimulée et avec le souhait de ne pas trop attirer l'attention.

Si l'on pouvait se douter que tout (y compris Arnaud) implique Tatiana lorsque l'argent commence à s'amenuiser sur les comptes bancaires et que le père finit à l'hôpital pour problème cardiaque dû à de mauvais dosage dans les prises de médicaments ; c'est un peu réducteur car, comme l'indique la jeune épouse de Lucien, la durée de vie commune nécessaire pour bénéficier de la carte d'identité convoitée devrait l'innocenter d'emblée.
L'on s'interroge alors sur le fait que Lucien -tout à fait apte mentalement- a volontairement fait tout cela mais aucune réponse claire n'est apportée, l'histoire terminant en eau de boudin avec un Lucien qui végète chez sa soeur en Bretagne et une Tatiana repartie -sans être expulsée...- avec fille et bagages dans son pays.

Un film qui donne un peu à s'interroger mais sans grande réflexion, et un brin d'humour pour "faire passer la pillule"...

15/04/2010

.BAD LIEUTENANT : ESCALE À LA NOUVELLE-ORLÉANS (audio)

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13/04/2010

.L'IMMORTEL (audio)

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12/04/2010

.BAD LIEUTENANT : ESCALE À LA NOUVELLE-ORLÉANS

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(film sorti en salles le 17.03.10)


Frankie [Eva Mendes] | Lt Terence Mc Donagh [Nicolas Cage]


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Nouvelle-Orléans après le passage du cyclone Kathrina : trois jeunes noirs sont retrouvés assassinés dans leur maison et le chef de la police décide de confier l'enquête au lieutenant Terence Mc Donagh, plutôt bon flic de prime abord puisqu'il vient d'être promu.

Mais ce policier a une réputation sulfureuse : parieur toujours perdant et ne sachant pas s'arrêter, amoureux d'une prostituée et n'hésitant pas à racketter ses clients ou des possesseurs de drogue grâce à de l'intimidation, il est "accro" à l'héroïne ce qui le fait aller "très loin" pour avoir des indices et progresser dans ses enquêtes.

Est-ce à dire que sans ses doses, il ne serait qu'un officier minable tout comme son père -lui aussi accro mais qui heureusement n'exerce plus...- ou la copine de son père qui préfère vivre avec une canette de bière -jamais tout a fait vide- à portée de main ?

Sans que l'on sache si sa déchéance est réelle ou un leurre à l'attention d'une bande de truands, il se retrouve à travailler pour eux et de l'intérieur, pourra oeuvrer afin d'aider ses collègues à l'arrestation.

Film très glauque et un peu lent ; avec un flic dont on ne sait pas comment il devine soudain -et tardivement- qui est derrière l'exécution des trois pauvres gars du début, dont on ne sait jamais vraiment s'il s'est mis sciemment du côté du gang, si son côté joueur et souvent -planant- l'a aidé à "passer la barrière" ou bien s'il a tout le temps berné son monde.

Ajoutez à cela des iguanes et des poissons qui chantent -censés représenter l'effet des psychotropes-, le fait que Nicolas Cage en fasse un peu trop -même s'il nous habitue depuis un certain temps à un regard donnant l'impression d'une dépendance naturelle aux substances illicites (mais c'est peut être cela qui différencie un grand acteur des autres...), et qu'Eva Mendes est beaucoup trop habillée pour une péripatéticienne -même de luxe- ; vous obtenez alors un film qui se laisse regarder malgré des sauts "du coq à l'âne" et un rythme souvent poussif... rappelez-moi déjà : le Terence, pourquoi il se retrouve élevé au grade de Capitaine à la fin ?...

10/04/2010

.SOUL KITCHEN (audio)

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09/04/2010

.L'IMMORTEL

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(film sorti en salles le 24.03.10)


Cdt Goldman [Marina Foïs] | Mattei [Jean Reno] | Zacchia [Kad Merad]


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Charly Mattei, ancien parrain marseillais, goûte une paisible retraite avec sa jeune femme et leur fils.

Il a confié chacune des branches de son "business" à ses deux meilleurs amis depuis l'enfance, ceux avec qui il a "repris" les affaires de son mentor et scellé un pacte : "tous ensemble jusqu'à la mort".

Mais aujourd'hui, alors qu'il gare sa voiture au parking, il est accueilli par un commando de huit hommes qui le truffent de plomb et le laissent pour mort. Malheureusement, il finit par sortir du coma et n'a plus qu'une idée : savoir qui a voulu sa peau ; l'obligeant ainsi à revenir prendre du service avant que ses ennemis ne s'en prennent aux prochaines cibles que forment sa femme et ses enfants.

Parallèlement le Commandant de police Goldman est chargée de l'enquête et va essayer de s'approcher au plus près des protagonistes afin de découvrir les coupables et faire tomber tous ces gangs, la chute de l'un devant normalement produire un "effet domino".

Mais c'est plutôt la loi du silence et d'ailleurs ; pour avoir eu Mattei aussi facilement, il fallait être bien renseigné et le responsable est peut-être à trouver tout bonnement dans... le premier cercle, celui des "frères de sang" ?

Malgré la barrière censée exister entre forces de l'ordre et truands, les intérêts vont peut être converger durant une courte période ; Goldman s'accrochant à l'enquête car l'un des suspects l'était déjà lors de la mort... de son mari officier de police et Mattei pouvant passer un marché qui lui permette de mettre le point final à sa vengeance.

Hormis le fait que l'histoire soit un peu plus "bétonnée" que pour... "Le premier cercle" avec le même Jean Reno, et que le personnage principal de Mattei soit basé sur un homme ayant réellement eu cette vie et vécu cette histoire ; on devine assez vite qui veut la peau du big boss -qui plus est pour un motif ridicule digne du gamin ayant peur d'être pris le doigt dans le pot de confiture-, ce qui ôte un peu d'intérêt à un ensemble par ailleurs plutôt bien construit autour du passage de témoin entre générations de truands qui n'ont plus les mêmes valeurs pour faire du business et régler les problèmes qui y sont inhérents...

07/04/2010

.SOUL KITCHEN

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(film sorti en salles le 17.03.10)


Zinos [Adam Bousdoukos] | Ilias [Moritz Bleibtreu]


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Zinos a acheté un vieux hangar déglingué qu'il a transformé en restaurant appelé "Soul Kitchen", où l'on mange des choses très grasses qui attirent malgré tout un volant de clientèle habituée mais peu rémunératrice.

Et voilà que les soucis s'amoncellent : le fisc vient lui réclamer des arriérés, sa copine en a marre que son restaurant l'accapare tant et finit par lui annoncer partir travailler en Chine, un ancien copain de classe qu'il croise inopinément le bassine pour qu'il lui vende le restaurant afin d'y faire pousser un complexe immobilier, un déplacement de cuisinière lui a déclenché une hernie discale récurrente survenant toujours dans les pires moments, enfin son frère Ilias qui purge une peine de prison débarque chez lui pour lui demander un service qui lui permettra de bénéficier d'un régime de semi-liberté les week-ends.

En manque affectif, il décide de partir rejoindre Nadine en Chine ; mais il faut auparavant trouver quelqu'un qui gère le restaurant en son absence, ce qu'il a bien du mal à mettre en pratique : faut-il confier l'affaire à son frère et que faire du "grand chef" qu'il veut engager mais a fait fuir ses derniers clients fidèles à cause d'un bouleversement trop radical de la carte avec une cuisine trop "haute couture" alors que l'ami d'enfance commence à manigancer dans son dos pour qu'il soit contraint d'une façon ou d'une autre à quitter les lieux ?

Film toujours positif, où l'on suit les péripéties tendres et loufoques de cet émigré grec en Allemagne (pas d'histoire d'identité nationale ici, toutes les cultures se mélangeant gaiement) au travers de sa passion la cuisine et la musique qu'il veut marier ; toutes deux étant un subtil mélange de composants amenant à une dégustation jouissive pour les papilles et les oreilles.

Légèrement décalé et drôle, sans excès. Un vrai petit festin.

06/04/2010

.LA RAFLE (audio)

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02/04/2010

.THE GHOST WRITER (audio)

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.LA RAFLE

(film sorti en salles le 10.03.10)


Annette Monod [Mélanie Laurent] | Dr Sheinbaum [Jean Reno]


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Paris - l'occupation : français d'origine juive ou bien "juifs" vivant en France portent plus ou moins légèrement l'étoile jaune, pensant pour beaucoup que c'est un pis aller et que la France qu'ils aiment les protégera de coups du sort plus graves que ceux qu'ils vivent alors.

Mais vient rapidement l'interdiction qui leur est faite de fréquenter la plupart des commerces ou lieux publics.

Puis Laval et Pétain s'affairent activement en coulisse pour aller au devant des désirs des allemands occupants ; un jeune homme ayant pour nom Bousquet étant chargé d'affiner avec les autorités allemandes les derniers "réglages" concernant le quota à atteindre ainsi que le mode opératoire du plan programmé par le gouvernement à la solde de l'occupant : l'arrestation du plus grand nombre de juifs possible.

Tout est donc en place pour la rafle qui verra s'entasser nombre de femmes, hommes et enfant dans le stade du Vélodrome d'hiver.
C'est là qu'une jeune infirmière, Annette Monod, arrive en mission et va faire face à l'indicible et aider courageusement le Dr Sheinbaum pour soigner des familles entassées et prises dans un piège dont toutes ne comprennent pas encore qu'il vient de se refermer sur elles.
C'est aussi là qu'elle va croiser le destin du petit Simon Weismann et de quelques uns de ses copains de classe et de jeu.

Si l'on ne le savait encore ; on nous montre ici comment les forces de l'ordre françaises de l'époque ce sont sordidement et sans vergogne rendues coupables de tels actes ; épluchant sans relâche toutes les fiches à la recherche de noms à consonnance "étrangère" pour préparer leurs descentes, puis menant fièrement leur prise au Veld'hiv.

Bien, mais après ? Justement, la rafle du Veld'hiv n'étant que le commencement d'une horreur qui va grandissant ; la réalisatrice s'attaque au transfert de Paris vers un camp dans le centre de la France avant une séparation brutale des familles ; pères, mères et enfants finissant déportés en Allemagne avec peu de chance de retour...

Le tout raconté à travers l'histoire vécue par deux personnages centraux : Annette et Simon.

Porter à l'écran un événement qui fait encore débat aujourd'hui dès que l'on parle de cette période troublée qui implique de "si bons français" n'était pas évident ; de surcroît en essayant d'éviter un certain pathos, ce qui est une mission quasi-accomplie sauf en certaines situations où l'on peut ressentir un jeu un peu trop appuyé appelant un "relâchement lacrymal".

Les acteurs sont bons (dommage que Sylvie Testud, Catherine Allegret ou Gad Elmaleh ne fassent que de courtes apparitions), Mélanie Laurent est un cran au dessus de ce à quoi elle nous habitue et on en est ravi ; quant aux trois jeunes acteurs qui jouent les deux frères camarades de Simon, ainsi que ce dernier : de futures "stars montantes" ?
Le montage s'avère parfois un peu chaotique et c'est dommage.

Malgré tout reste la question : ce film apporte-t-il réellement un éclairage nouveau sur cet épisode lâche de notre histoire... il faut y répondre par la négative.

 
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