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01/04/2010

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.03.10

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de mars 2010 :

.WOLFMAN
.FROM PARIS WITH LOVE
.I LOVE YOU PHILIP MORRIS
.A SINGLE MAN
.LE MAC
.SHUTTER ISLAND
.PIÈCE MONTÉE
.LE RÊVE ITALIEN
.SANS LAISSER DE TRACES
.LES CHÈVRES DU PENTAGONE
.THE GHOST WRITER

31/03/2010

.LES CHÈVRES DU PENTAGONE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.RAPPEL DES NOTATIONS DE MARS

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.SHUTTER ISLAND

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.FROM PARIS WITH LOVE
.I LOVE YOU PHILIP MORRIS
.THE GHOST WRITER

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.WOLFMAN
.A SINGLE MAN
.LE MAC
.LE RÊVE ITALIEN
.SANS LAISSER DE TRACES

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.PIÈCE MONTÉE
.LES CHÈVRES DU PENTAGONE

.THE GHOST WRITER

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(film sorti en salles le 03.03.10)


le Nègre [Ewan McGregor] | Adam Lang [Pierce Brosnan]


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Amarré, le ferry se vide jusqu'à son dernier occupant ; hormis une voiture qu'aucun propriétaire ne récupère.
Parallèlement un corps sans vie est bientôt retrouvé sur une plage de l'île ; il s'agit du conducteur de l'automobile oubliée, Michael McAra, qui se trouvait être le "nègre"/documentaliste/homme de confiance d'Adam Lang, sulfureux ex-premier ministre britannique ayant trouvé refuge aux Etats-Unis avec son épouse.

Un écrivain de seconde zone est rapidement mis en avant et présenté par un de ses bons amis à la maison d'édition londonienne afin de retravailler et mettre la touche finale au manuscrit pondu par le défunt et qu'il puisse enfin paraître et devenir LE best seller de l'année.

Une fois choisi et envoyé dans le premier avion ; le "nègre" se retrouve devant Lang, cette figure de la politique anglaise, retranchée -ou consignée ?- dans une villa bunker sur une île isolée, en compagnie de sa femme et de sa fidèle secrétaire.

Après une première prise de contact plutôt froide, le nègre va vivre en vase clos avec ces trois personnages plutôt étranges et au caractère bien trempé, entourés de domestiques et gardes du corps envahissants, sans compter l'ombre de son prédécesseur qui plane comme une alarme face à un danger auquel le remplaçant pourrait rapidement être amené à faire face ; d'autant qu'il va commencer à s'intéresser aux conditions de la disparition de McAra, grâce/à cause d'encouragements de madame Lang et alors que son mari devient subitement victime d'une cabale lancée depuis le Royaume-Uni : il se serait rendu coupable de haute trahison -rien que ça- en ayant en toute connaissance de cause accepté d'être la marionnette des états-unis et de lancer la Grande-Bretagne dans... la guerre au terrorisme et à l'envoi de militaires au moyen-orient aux côtés des cousins d'outre-atlantique.

Adam Lang a-t-il vraiment été tout ce temps -et même depuis son entrée en politique...- un agent caché de la CIA ou bien veut-on simplement le faire croire ; les taupes états-uniennes ne seraient-elles pas plutôt les accusateurs d'aujourd'hui ou d'autres personnes de l'entourage ?
Le nouveau "nègre" va bien avoir du mal à démêler le vrai du faux, et un pas de trop vers la vérité pourrait le mener à la mort tout comme son prédécesseur.

Les politiciens (quel joli panier de crabes...) et les intérêts parfois personnels qui font prendre des tournures étonnantes aux événements ; qui jouent avec d'autres personnes férues de politique ou pas, ces dernières pouvant être diablement plus fortes pour ce qui est d'enfumer une proie...

Là en l'occurrence, c'est de la belle ouvrage de la part de l'agent double car personne ne l'aura jamais suspecté... (même si le spectateur lui, se fera peut-être une idée plus ou moins rapidement...)

Film plutôt bien fait, on regrettera seulement qu'après avoir semblé patauger dans son enquête ; s'être fait lui aussi embobiné par des politiciens eux-mêmes manipulés, le Nègre ait un éclair de génie lorsque "son" livre est édité et va subitement -et contre toute attente- décrypter l'explication d'une phrase énigme que le mort avait glissée à un contact gouvernemental, lui donnant ainsi -pas pour longtemps- la clé complète du mystère et le nom du traître.

29/03/2010

.SANS LAISSER DE TRACES (audio)

La critique audio peut être écoutée .

 

.LES CHÈVRES DU PENTAGONE

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(film sorti en salles le 10.03.10)


Bob [Ewan McGregor] | Lyn [George Clooney] | Bill [Jeff Bridges] | Larry [Kevin Spacey]


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Bob Wilton, petit journaliste d'une gazette de l'Arkansas, pond un article après avoir interviewé un doux illuminé prétendant avoir fait partie d'une "nouvelle armée" mise sur pied par la CIA dans le but de faire la guerre par la paix, et d'avoir à cette fin été entraîné par un certain Bill Django en compagnie d'autres braves gars censés avoir des dons variés : traverser les murs, imposer sa volonté à une chèvre (ou un humain...), aiguiser ses sens médiumniques afin de retrouver des personnes kidnappées, on en passe et des meilleures...

Tout en serait resté là si la femme de Bob ne le faisait pas honteusement cocu avec son rédacteur en chef, d'où la décision de Bob -assez futile comme tout mâle se sentant pousser des cornes- de "partir en guerre".
Au sens figuré pour certains mais pour Bob, c'est au sens propre et comme nous sommes en pleine guerre du golfe (la deuxième) ; le voila qui se retrouve à Dubaï, en attente d'un visa pour entrer... en Irak.

Et il finit enfin par croiser le seul homme qui pourra l'y aider, d'autant qu'il apprend par hasard qu'il s'appelle Lyn Cassady et se trouve être de ceux qui ont été mentionnés par son "interviewé" du début. Il va donc s'accrocher à ses basques et vivre de folles aventures avec ce Cassady -dont la pensée est si forte qu'il tue des chèvres ou change la forme des nuages...- qui est au moyen-orient pour une mission secrète bien particulière : retrouver Django, le chef de leur bataillon méchamment écarté suite à des magouilles initiées par Larry Hooper.

Jusqu'à quel point Cassady croit-il ce qu'il raconte, et à quel point Bob "gobe" ce qu'on lui raconte alors qu'il est encore sous le coup de son infortune conjugale ?

Les navets poussent aussi à Hollywood, ce qui est plutôt affligeant lorsque l'on a quatre grosses pointures en tête d'affiche.
Ce film est une succession de pseudo sketches plus ou moins drôles qui auraient pu être sortis tout droit d'un Benny Hill, montés de bric et de broc pour mettre sur pied tant bien que mal une histoire qui pour autant tient aussi mal la route que Cassady roulant en plein désert irakien et au final, les chèvres... c'est nous.

26/03/2010

.LE RÊVE ITALIEN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.SANS LAISSER DE TRACES

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(film sorti en salles le 10.03.10)


Etienne [Benoît Magimel] | Patrick [François Xavier Demaison]


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Etienne est plutôt chanceux : il est un ingénieur respecté de l'entreprise de produits nettoyants où il travaille, il a trouvé une formule chimique devenue une mine d'or pour la société ; ce qui l'a propulsé au conseil d'administration dont il deviendra très bientôt le président.

Qui plus est, il est marié et aime sincèrement son épouse qui se trouve accessoirement être la fille de celui dont il va prendre la place ; tout devrait donc se passer de façon très feutrée entre gens de bonne compagnie.

Mais voilà, le secret de sa réussite tient en un acte qu'il n'a jamais dévoilé à personne et qui lui pourrit un peu l'existence : la formule qui lui vaut la gloire a été "empruntée" à un chimiste qui la lui avait envoyée par courrier postal et auquel il a répondu en prétextant ne pas être intéressé, la recherche sur un produit équivalent au sein de la société étant censé en être au stade de l'élaboration finale.

Au cours d'un déplacement professionnel, il croise inopinément François, ancien camarade de classe vingt ans plus tôt et c'est à lui qu'il va trouver le moyen de se soulager en vidant son sac.

François voulant l'aider, ne trouve rien de mieux que lui proposer de rencontrer celui qu'il a spolié et Etienne d'opiner.

Mais l'entretien qu'il obtient en sortant le réel inventeur de son lit se termine mal, ce dernier étant tué accidentellement par François qui voulait protéger son "ami d'enfance" d'un brusque accès de colère du maître de maison.

L'enfer va pouvoir commencer pour Etienne car au remord d'avoir volé le travail d'un autre s'ajoute désormais la mort d'un homme ; le tout exacerbé par un stress permanent entre les vaines tentatives d'avoir un enfant avec sa femme, le jeune fils de la propriétaire américaine de l'entreprise qui débarque à Paris peut être pour prendre le poste qu'il convoite, la fille du défunt qui se met à l'appeler au téléphone, François -tout sauf désintéressé- qui commence à s'incruster dans sa petite vie tranquille, et bien évidemment un inspecteur de police qui s'intéresse à lui dans le cadre de l'enquête sur le "cadavre" qu'ils ont laissé lors de leur visite tardive.

Etienne va-t-il se débarrasser du gêneur et de son chantage psychologique ou bien va-t-il craquer avec toute cette pression et finir par cracher le morceau aux forces de l'ordre ?

C'est en grande partie ce que l'on suit dans ce film, où l'on ressent bien la haine et l'effroi que nous inspire François et où l'on deviendrait presque aussi paranoïaque qu'Etienne avec une méchante impression que tout le monde se ligue contre vous ; ainsi qu'une fin plutôt inattendue -pas forcément morale ni évidente toutefois...- qui font que le suspens "tient la route" (contrairement à ce que laissait craindre une bande annonce plutôt riche en détails...)

24/03/2010

.PIÈCE MONTÉE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.LE RÊVE ITALIEN

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(film sorti en salles le 10.03.10)


Laura [Jasmine Trinca] | Nicola [Riccardo Scamarcio]


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Rome - décembre 1967 : des événements politiques mondiaux tels que le Che assassiné, les Etats-Unis embourbés au Vietnam, la visite de Nixon à Rome échauffent les esprits, et particulièrement ceux des étudiants dont certains ont une conscience politique assez poussée, rejoints par d'autres qui plus modestement -comme Laura- souhaitent un accès moins élitiste à la fac pour permettre aux étudiants de souche plus modeste d'accéder aux cursus, et qui voudraient bien aussi des professeurs qui n'ont pas automatiquement ces mêmes étudiants dans leur collimateur pour freiner leur parcours universitaire.

Occupation de l'établissement au printemps 68 (tiens donc...) auquel participe naturellement Laura qui s'y forge un caractère, et croise au cours de meetings improvisés dans les amphis Nicola, qu'elle croit étudiant en droit mais se trouve en fait être une taupe de la police qui rêve plus de poésie et de scènes de théâtre plutôt que de frapper les trois coups sur la tête du moindre manifestant et que ses supérieurs utilisent pour "nettoyer" assez rapidement la... chienlit.

Occasion ratée de lui avouer son job, ils se retrouvent rapidement -et littéralement- face à face lorsque la police décide de déloger tout le monde de l'université par la force.
On suit alors les destins parallèles -qui ne se recroiseront qu'une fois et un cours instant en 1969- de Laura qui est devenue militante complète et parcourt l'Italie pour que les travailleurs rejoignent la "lutte" et Nicola qui, toujours amoureux de Laura, abandonne rapidement les forces de l'ordre pour s'adonner à sa passion : le théâtre en prenant des cours au conservatoire et non sans que sa professeur lui soit tombée dans les bras.

Les combats de la jeunesse de 68 pour crier ses espoirs d'un monde meilleur à rebâtir et concrétiser ses rêves narrés au travers de la vie tumultueuse -tant sur le plan sentimental que familial ou militant- de Laura et de ses frères qui la suivent dans des actes plus ou moins réfléchis, au grand désespoir de leurs parents qui bien que compréhensifs, ont du mal à s'en remettre.

Que sera-t-il resté des combats et qu'auront-ils permis de concrétiser aurait été une chose intéressante à montrer alors que l'on nous explique que Laura est de nos jours prof de philo au Canada et le petit campagnard des Pouilles qui à la même époque a jeté l'uniforme est aujourd'hui à force de travail et de volonté devenu un grand acteur, scénariste et metteur en scène (non, ce n'est pas la peine de s'étonner ; derrière l'histoire de Nicola se cache bien en filigrane le réalisateur du film, Michele Placido...)

Pour le reste, ce film se regarde sans déplaisir.
Dommage que le titre perde de son sens en français, le rêve de la société idéale né en 1968 n'étant pas uniquement parti d'Italie d'où le titre original beaucoup plus juste de "grande sogno" : le Grand Rêve...

19/03/2010

.SHUTTER ISLAND (audio)

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.PIÈCE MONTÉE

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(film sorti en salles le 10.03.10)


Bérengère [Clémence Poesy] | Vincent [Jérémie Rénier] | Mady [Danielle Darrieux]


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Bérengère et Vincent ont déjà célébré leur mariage devant monsieur le Maire mais la "tradition" veut que, pour la famille, ils reformulent leurs voeux devant Dieu dans une petite église de province avant une "pompeuse" fête familiale dans un magnifique château.
Le choix de l'endroit semble avoir été dicté -pour une raison bien étrange- par Mady, la grand-mère de Bérengère.

Cousins, frères et soeurs en quête d'âme soeur ou accompagnés de leur moitié respective avec ou sans enfants, les parents des deux tourtereaux... tout le monde converge vers ce lieu perdu qui, bien qu'idyllique, va voir couples et liens familiaux se déchirer et voir "déballées" quelques vérités et rancoeurs enfouies après une cérémonie catastrophique à l'église ; Victor le prêtre ayant été assez troublé au moment de passer les anneaux.

Ajoutez à cela que le soir venu, Bérengère aperçoit son mari discutant avec son ex comme s'ils s'aimaient encore ; Vincent ayant reçu de son côté un charmant billet anonyme suggérant que sa bien-aimée pourrait s'adonner à des pratiques inavouables dans les vestiaires d'un club de sport...

Comment, mais comment peut-on rassembler autant de vedettes excellentes en temps normal pour une histoire aussi banale et sans intérêt, sauf peut-être pour un gentil téléfilm puisque France Télévisions s'est commis dans cette farce ?

La seule chose un peu intéressante, bien que cousue de fil blanc et donc rapidement devinable, est le pourquoi du comment la grand-mère Madeleine a souhaité si ardemment que toutes les festivités se passent dans cette petite commune et nulle part ailleurs.
On est aussi heureux de voir les visages d'acteurs pas toujours tête d'affiche ou un peu oubliés, mais leur nombre au mètre carré fait qu'il y a trop de personnages dont certains n'ont que peu de caractère, et donc peu d'intérêt.

Patientez plutôt tranquillement que cela passe sur une chaîne publique, la redevance ramenée à son coût quotidien (0,33 €/jour) étant nettement moins élevé qu'une place de cinéma.

15/03/2010

.LE MAC (audio)

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.SHUTTER ISLAND

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(film sorti en salles le 24.02.10)


Terry Daniels [Leonardo di Caprio] | Chuck Aule [Mark Ruffalo] | Le psychiatre [Ben Kingsley]


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Shutter Island est, comme son nom l'indique une île, dont les infrastructures pré-existantes ou ajoutées servent à héberger un asile psychiatrique/prison recueillant des malades ayant commis des meurtres.

C'est là que le ferry emmène le marshal fédéral Teddy Daniels et son nouveau collègue Chuck afin d'enquêter sur la disparition inexpliquée de Rachel Solando, une "patiente" dont personne ne parvient à retrouver la trace.

Rapidement livrés à eux-mêmes sur une île peu accueillante truffée de gardiens et d'un personnel médical qui le sont encore moins ; ils rencontrent le psychiatre responsable de l'institution qui n'est pas trop coopératif et semble cacher des éléments qui pourraient les aider à comprendre ce qui a pu se passer et retrouver la "fugitive".

Ajoutez à cela que le marshal Daniels se remet mal des horreurs qu'il a vues en Europe lorsqu'il a participé à la libération du camp de Dachau, qu'il est victime d'une fuite en avant en cherchant à retrouver l'homme qui a mis le feu à l'immeuble où il avait l'appartement dans lequel a péri sa femme et qui hante assez souvent ses pensées.
On se demande -et son coéquipier également- s'il va être réellement en mesure de trouver le fin mot de l'histoire, d'autant que l'atmosphère confinée du lieu risque d'agir sur le caractère des deux enquêteurs.

D'ailleurs, ne sont-ils pas déjà un peu pris au piège ; monté de toute pièce ou pas pour les empêcher de trouver la vérité et pire, ne jamais pouvoir quitter l'île ?

Ce film à l'ambiance pesante est assez angoissant, on finit par se sentir piégé comme nos deux fédéraux, notre mental se met à nous jouer des tours et l'on craint de perdre pied avec eux.
Et là, arrive le coup de théâtre magistral qui nous fait nous interroger sur tout ce que l'on a vu auparavant, où l'on se demande s'il est vraiment possible que l'on se soit trompé à ce point et si l'on ne devient pas fou : ce qui est peut-être le cas compte-tenu de toutes les évidences que l'on nous assène coup sur coup en très peu de temps et l'on se trouve dans un doute incroyable sans élément certain auquel nous raccrocher.

Un montage incroyable et une narration stupéfiante, aidée en cela par un Leonardo di Caprio plutôt étonnant car mûr pour le personnage et de très bons seconds rôles en appui : Mark Ruffalo, Ben Kingsley...

Plus qu'un coup de maître...

12/03/2010

.A SINGLE MAN (audio)

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.LE MAC

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(film sorti en salles le 17.02.10)


Ace/Chapelle [José Garcia] | Gilbert Melki [Tiago Mendes]


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Ace est un mac vivant du commerce de ses filles et de sa boîte de nuit qui, pour arrondir ses fins de mois, assure quelques prestations musclées pour le parrain marseillais Tiago Mendes.

Mais voilà que Franckie, un des gardes du corps de Mendes, lui suggère que leur entourage comprendrait une ou plusieurs "balances" dont Ace pourrait bien faire partie.
Après un rendez-vous musclé, Ace disparait opportunément dans l'incendie de sa voiture.

Deux flics qui obtenaient des renseignements de Ace vont donc devoir utiliser un plan B : Ace avait un frère jumeau qui travaille dans une grande banque à La Défense.

Après l'avoir piégé -pourtant grossièrement- de façon à l'arrêter, ils lui mettent entre les mains un marché -pas vraiment négociable au demeurant- : prendre la place de son frère après l'avoir briefé une dizaine de jours sur les personnages peu recommandables avec qui il va avoir des contacts plus ou moins fréquents.
En jeu : connaître le jour, l'heure et le lieu où Mendes rencontrera le "Condor", gros trafiquant sud-américain en "déplacement européen" afin d'opérer un coup de filet magistral.

Lancé dans la "jungle" et devant s'habituer à un mode de vie qui lui est totalement inconnu, va-t-il éviter de faire trop de mauvais pas qui pourraient le conduire à une mort prématurée ?

Evidemment non sans quoi ce ne serait pas une comédie, l'équilibrisme auquel il doit se livrer pour rattraper une bévue pouvant actionner un signal d'alarme chez Mendes et ses sbires étant une nouvelle source de quiproquos plus ou moins réussis, pour des situations et des gags un peu trop prévisibles.

Heureusement que les dernières minutes recèlent quelques retournements de situations surprenants pour donner un peu de piquant à ce film et contrebalancer le numéro -parfois un peu cabotin- de José Garcia.

08/03/2010

.I LOVE YOU PHILIP MORRIS (audio)

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.A SINGLE MAN

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(film sorti en salles le 24.02.10)


Charley [Julianne Moore] | George Falconer [Colin Firth]


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1962 : depuis la disparition voila huit mois dans un accident de Jim, l'homme dont il partageait la vie depuis seize ans ; George Falconer, professeur d'université à Los Angeles n'a plus trop le goût à la vie, restant cloîtré chez lui la plupart du temps quand il n'est pas à son travail.

Et ce matin là, lorsqu'il se lève ; on se doute que sa journée va être particulière en le voyant partir pour le campus en ayant mis de l'ordre dans ses affaires et mettre dans sa sacoche un révolver sans munitions.

Perdu dans ses pensées qui le ramènent toujours à Jim, croisant au cours de la journée des hommes au comportement aussi équivoque que le sien (un étudiant au sortir de cours, un jeune hispanique alors qu'il fait des courses) ; Falconer va-t-il se resaisir avec le concours de sa meilleure amie et voisine Charley, qui elle-même noie dans la surconsommation d'alcool et de cigarettes la traitrise de son mari qui l'a quittée avec enfant et bagage ?

A moins que le salut ne vienne d'ailleurs : la naissance d'un nouvel amour ?

On était habitué à voir Colin Firth en éternel perdant devant une femme qui lui préfère un homme plus "remuant" et imprévisible, ou en père courage pour ses enfants alors que sa femme bien-aimée est décédée ; voila donc Colin Firth en homo ne se remettant pas de la mort de son compagnon, tiraillé dans le carcan de l'époque où l'on cherchait plus à "rentrer dans le moule" social afin d'être "invisible" plutôt qu'à étaler au grand jour une sexualité mal comprise.

Hormis ce rôle étonnant qu'il endosse parfaitement où la douleur alimente la solitude et réciproquement, on ne fait pas un film comme on fait de la mode. Il est donc un peu dommage que tout soit un peu trop "léché" tel un magazine de papier glacé, avec de -trop- beaux décors, des hommes et des femmes beaux comme des gravures de mode ; donnant dans la recherche d'un esthétisme à tous crins qui n'apporte rien de plus à l'histoire...

05/03/2010

.FROM PARIS WITH LOVE (audio)

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.I LOVE YOU PHILIP MORRIS

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(film sorti en salles le 10.02.10)


Steven Russell [Jim Carrey] | Philip Morris [Ewan Mc Gregor]


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Steven Russell est un homme ordinaire, partagé entre son boulot de policier, son épouse un peu dévote et leur fille.
Mais il y a une chose qu'il ne partage pas avec ses "femmes" à la maison et qui le rend un peu moins "ordinaire" : son goût pour les hommes qu'il "pratique" en soirée.

Survient un accident de la circulation où il se jure bien de vivre comme il l'entend au grand jour, et finit par exécuter un coming-out retentissant devant sa moitié qui lui rend visite à l'hôpital.

Remis sur pied et aidé par l'épouse compréhensive qui y voit là une sorte de "mission divine" quelconque dont son mari va devoir s'acquitter ; il va pouvoir prendre tout le bon temps nécessaire, d'autant qu'il s'est entiché d'un jeune homme à qui il fait des cadeaux somptueux.

Et lorsque l'on fait des présents qui coûtent plus chers que son salaire... et bien l'on s'essaie à l'arnaque avant d'en vivre... jusqu'à ce que ses anciens collègues ne finissent par l'arrêter et l'envoyer en prison où il va faire la rencontre de Philip Morris, blondinet aux airs doux et timide dont il va bien évidemment s'éprendre jusqu'à lui jurer amour et protection jusqu'à ce que la mort les sépare tout en lui "offrant" un adoucissement de ses conditions de détention par un confort relatif que permettent des passe-droits monnayés.

Raide amoureux, Steven va décider qu'ils doivent vivre heureux ensemble en toute liberté, et donc s'évader seul pour revenir sous les traits d'un avocat essayant de faire libérer Philip le plus légalement du monde.

Repris, rééchappé, muté dans une autre prison ; il parviendra à faire libérer Philip en embobinant joyeusement un juge avant de repartir dans le travers qui l'avait déjà fait plonger : vivre et faire vivre fastueusement Philip dans des maisons et avec des voitures de rêve, tout ceci payé bien évidemment par une nouvelle arnaque mise au point grâce à un job de directeur financier qu'il a décroché.

Arrive donc ce qui devait arriver : retour à la case prison, nouvelles évasions et l'arrestation de Philip désigné comme complice puisque Steven avait pour les besoins de sa magouille ouvert des comptes au nom de son "chéri".

Tout à son désir d'éblouir son employeur en lui consacrant du temps pour mieux le plumer et d'épater Philip pour mieux lui prouver son amour, Steven le brise peut-être irréversiblement ; Philip faisant désormais tout pour l'éviter dans l'univers carcéral qu'ils finissent par rejoindre tous les deux.

Etre mordu à ce point d'une femme, certains faits divers ont déjà démontré jusqu'où cela pouvait se traduire. Mais d'un homme ?!?
Et bien pour Steven, c'est une évidence qui ne souffre pas de contestation ; et l'on découvre un Jim Carrey -dont on a un premier temps toujours peur des mimiques trop accentuées- dont la folie douce du personnage atteint des sommets (mais paraît-il pas autant que l'original ayant servi au scénario).

C'est également une belle critique d'un système carcéral et judiciaire américain plus que défaillant dans ses rouages et dont Steve se joue de façon récurrente au nez et à la barbe du gouvernement du Texas en l'occurrence ici.

Film plutôt bien fait et relativement crédible réunissant deux bons acteurs, humour, un peu de mauvais goût et un soupçon de romantisme vers la fin ; suivi d'un rebondissement que peu de spectateurs auraient pu imaginer.

Comédie sympathique.

 
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