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17/11/2009

.JENNIFER'S BODY (audio)

La critique audio peut être écoutée .

16/11/2009

.SIN NOMBRE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.LA GRANDE VIE

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(film sorti en salles le 04.11.09)


Patrick [Michel Boujenah] | Grégoire [Laurent Capelluto]


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Grégoire est un professeur qui a du mal à gérer sa vie entre l'enseignement de la philosophie à des élèves qui n'en peuvent mais, l'écriture d'un livre qui ne trouve pas son commencement, sa relation avec une libraire et un militantisme -pas trop engagé tout de même...- dans une association luttant contre les expulsions pratiquées par des promoteurs gourmands.

C'est au cours d'une action "coup de poing" pour cette association -filmée pour les actualités- que Grégoire a été remarqué et se retrouve invité par Patrick, le présentateur de l'émission Le grand bazar, où il aura l'occasion de débattre avec le promoteur.

L'intervention télévisée est un fiasco pour lui ; sagesse et philosophie n'étant armes que de peu de poids en certaines circonstances.
Et voila que Patrick, si satisfait peu de temps avant de se moquer du provincial devant la France entière est tout aussi content de l'intervention de Grégoire plus tard dans le parking, sans qui (?!) il aurait passé un mauvais quart d'heure avec trois gros bras lui intimant l'ordre de ne plus fréquenter un top-modèle.

Patrick va lui proposer de devenir son "philosophe personnel" pour donner un nouveau sens à sa vie et trouver le bonheur, mais Grégoire n'a pas encore réussi à l'appliquer à sa propre existence ; aussi l'on se demande bien si le professeur ne risque pas de devenir l'élève et inversement.

L'affiche et le sujet sont déjà un coup dur pour ce film gentil et sans prétention qui n'aurait pas du être tourné pour autre chose que... la télévision.

15/11/2009

.CLONES (audio)

La critique audio peut être écoutée .

- AUDIO -

Les critiques sonores suivantes sont déjà disponibles :

.LE RUBAN BLANC
.THIS IS IT
.MARY ET MAX
.L'AFFAIRE FAREWELL
.LE PETIT NICOLAS

13/11/2009

.CLONES

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(film sorti en salles le 28.10.09)


Greer [Bruce Willis]


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Dans un monde où tout un chacun reste enfermé chez lui, vivant par procuration au travers de son clone attitré et personnalisé ; voila qu'arrive l'improbable : un homme "assassine" un clone.

Problème : en "tuant" le clone, l'humain qui le "guidait" est mort également, et il se trouve que le défunt était le fils du professeur ayant créé voila une quinzaine d'années ces merveilleux clones qui font que la vie est devenue si lisse et tranquille.

Chargé de l'enquête avec une collègue, Greer qui poursuit un suspect via son clone, l'oblige à s'aventurer dans une zone non contrôlée habitée par des humains refusant le clonage ; le double finit à son tour abattu.

Greer va donc devoir lutter contre sa propre peur d'aller dans la rue, afin de poursuivre une enquête qui va changer de nature lorsqu'il va réaliser que la personne derrière tout ça ne veut rien de moins qu'éradiquer tous les clones sans se préoccuper des humains connectés derrière, risquant donc de les tuer simultanément.

Greer va-t-il pouvoir laisser faire alors qu'il espère toujours regagner sa femme, cloîtrée dans leur appartement et avec qui il n'a de conversations -avortées- que par le biais de... son clone ?

Les avatars que l'on peut modeler selon les qualités physiques et/ou intellectuelles que l'on aimerait avoir plutôt que par des éléments de sa propre personnalité et se cacher derrière, interrompre une conversation si elle nous fatigue ou ne nous amuse plus, ne pas risquer des coups ou la mort grâce à son double électronique ; voila qui rappelle étrangement les mondes virtuels où l'on se plait de plus en plus à plonger.
Hormis cette fable, rien de très original dans une histoire policière somme toute moyenne où Bruce Willis ne force pas son talent...

09/11/2009

.THIS IS IT

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(film sorti en salles le 28.10.09)


Michael Jackson [Michael Jackson]


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Aller voir -ou pas- ce film... grande interrogation si l'on trouve honteux de faire du fric sur le dos d'un cadavre à peine froid.

Et puis l'on va le voir malgré tout parce que l'on vous dit -commerce oblige...- que ça ne reste que deux semaines à l'affiche et tout bêtement... parce que c'est Michael Jackson, donc une sorte d'hommage, tant à sa personne qu'à tous les membres de l'équipe qui étaient autour de lui et se sont donnés à fond pour ce qui devait être sa dernière série mondiale de concerts.

Ça a le goût du reportage car l'on interviewe très brièvement techniciens ou musiciens répétant avec Michael, mais la quantité de répétitions scéniques des chansons de son répertoire font que cela ressemble plutôt à l'un des concerts qu'il aurait dû faire et qui aurait été filmé, entrecoupé de séquences où l'on voit Michael tourner dans des clips qui devaient être projetés durant certaines de ses chansons.

Et là, on découvre un Michael Jackson qui ne parait proche ni de la mort, ni d'avoir bientôt cinquante ans : une voix intacte toujours aussi puissante, avec une souplesse de jeune homme lorsqu'il se lance dans ses chorégraphies : le tout avec un tel naturel que l'on n'imagine pas un instant que cette énergie puisse émaner d'autre chose que... de ses "tripes".

Un homme dont l'éloignement de la scène n'avait pas émoussé les réflexes du professionnel qu'il était tout bonnement envers lui-même et les autres pour le bonheur du public ; que l'on voit imposer un choix en l'argumentant, pinailler sur un détail pour que la prestation soit parfaite, sachant aussi manier une sorte d'humour à certaines occasions.

Un charisme qui transparait à l'écran et qui finit par toucher même ceux qui n'étaient pas fans à 100%, quelque chose d'indéfinissable : un plaisir, un bonheur que chacun -du technicien au musicien en passant par les danseurs- ressentait à ses côtés, moteur pour donner le meilleur d'eux-mêmes.

L'on se dit finalement que l'on est bien content d'avoir vu ce qui parait maintenant comme une sorte de "testament", à défaut d'avoir pu assister à l'un de ses concerts qui auraient "mis le feu", bien plus sûrement que n'importe quel autre artiste et/ou spectacle.

A l'avoir entendu si souvent dire "Dieu vous bénisse" à ceux qui allaient partager cette aventure avec lui ; on ne peut que lui dire simplement "repose en paix", celle que l'on n'a pas voulu lui concéder de son vivant.

06/11/2009

.LE RUBAN BLANC

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(film sorti en salles le 21.10.09)


Le Baron [Ulrich Tukur]


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1913 : un village de la campagne allemande où la majeure partie des "paysans" améliorent leur ordinaire grâce au bon vouloir du baron local...

S'y produisent des événements comme l'accident de cheval du médecin provoqué par une corde tendue en travers du chemin, la disparition du fils du baron retrouvé plus tard à demi-dénudé et fouetté jusqu'aux sangs ou encore le fils trisomique de la sage-femme battu à tel point qu'il risque d'y laisser la vue ; le tout évoqué entre de lentes et consciencieuses descriptions de personnages "durs" comme le noble qui imagine l'ordre universel immuable, l'homme anciennement adultère qui devient incestueux, le pasteur qui fait régner une discipline de fer sur ses enfants en mélangeant éducation et amour dont le liant est son interprétation très rigoriste des textes religieux... Qui peut-être capable d'autant de violence, et l'ordre moral en place est-il pour quelque chose dans ces comportements assassins ?

Ce film est esthétiquement très beau grâce au noir et blanc et accentue également l'effet de pesanteur et de malaise que l'on ressent devant chaque situation oppressante tant par les silences que par les peu de mots qui claquent comme autant de coups de fouet.

L'histoire est plus le descriptif d'une époque sur laquelle on aurait greffé quelques actes de sauvagerie ; et l'on regrettera -recette Haneke oblige- de sortir de projection sans que nous ait été "livré(s)" le (ou les) coupable(s) : les enfants du pasteur ? le médecin ? la sage-femme ? une autre personne ? Tous ?

04/11/2009

.SIN NOMBRE

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(film sorti en salles le 21.10.09)


Scénario/Réalisation: Cary Fukunaga


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Au Mexique, Casper est un jeune faisant partie d'un clan : La Mara où le "respect" se gagne par le nombre de tatouages présents sur le corps, correspondant à la quantité d'ennemis tués.

Au Honduras, la jeune Sayra est récupérée par son père pour rejoindre le reste de la famille déjà installée aux Etats-Unis.
Partis massés sur les toits d'un train et parvenus à mi-chemin, un accident sur la voie ferrée au Mexique oblige la rame à s'arrêter pour quelques heures.

Casper, son chef et deux ou trois hommes de la bande décident de sauter sur un convoi qui s'ébranle, c'est celui qui porte nos réfugiés vers un futur qu'ils voient plus rose.
Après avoir dépouillés ces derniers, le chef de La Mara commence à tenter de violer Sayra ; s'en est trop pour Casper qui vient déjà de perdre l'amour de sa vie, tuée par le boss suite au même genre d'agression : il l'élimine.
A partir de cet instant La Mara va tout faire pour remettre la main sur Casper et venger la mort de son boss.

Où l'on suit deux "sans nom" : Sayra dans sa fuite pour une quête de liberté et d'un meilleur avenir ; et Casper -ou plutôt Willy de son vrai nom- qui effectue un bout de chemin en compagnie de la jeune fille, plus pour la protéger des dangers que pour échapper à ses anciens comparses qui le pistent, car on sent que quelque chose s'est cassé en lui après la mort de sa copine.

Une histoire simple qui, sans être un documentaire ni prendre partie, dépeint la vie de jeunes livrés à eux-mêmes qui réagissent face à un destin prévisible de misère en "s'engageant" dans des gangs, et la volonté d'autres de tirer un trait sur leur vécu et de repartir de zéro ; parfois au prix de sacrifices semblables...

Hautement recommandable, et l'on comprend que ce film ait fait parlé de lui dans quelques festivals et non des moindres.

02/11/2009

.JENNIFER'S BODY

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(film sorti en salles le 21.10.09)


Jennifer [Megan Fox] | Amanda Seyfried [Needy]


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Tout commence... par la fin, avec Needy en asile de fous qui nous conte l'histoire qui lui vaut ce traitement.

Dans un trou perdu des états-unis vivent deux copines d'enfance : la très belle et brune Jennifer qui fait tourner la tête de tous les garçons d'un battement de cil, ainsi que la blonde -mignonne si elle enlevait ses lunettes et savait se fringuer et coiffer correctement- Needy qui  fréquente Chip, pas macho pour deux sous.

Lorsqu'elles décident un soir d'aller faire la fête dans un bar où se produit un groupe rock, tout bascule : l'établissement brûle et le groupe embarque Jennifer dans leur camionnette pour ce que Needy pense être un enlèvement suivi d'un viol en réunion.

Mais voilà que tard dans la nuit, Needy est réveillée par l'intrusion chez elle de Jennifer, maculée de sang des pieds à la tête.
Needy ne voit là que le contrecoup d'un viol alors que des étudiants du campus commencent à être retrouvés éviscérés...

Quand Needy va connaître la nature profonde de Jennifer et qu'elle va commencer à s'intéresser de près à Chip, le sang de la blonde "chevalière" ne va faire qu'un tour mais peut-être est-il déjà trop tard ?...

Évidemment cette histoire est à prendre au dizième degré, mais ça n'empêche pas d'avoir par moments envie de hacher menu les acteurs de ce navet (mais sans en faire une bouchée tant on se rendrait malade par leur jeu indigeste...)

01/11/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.10.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois d'octobre 2009 :

.RIEN DE PERSONNEL
.MARY ET MAX
.L'ARMÉE DU CRIME
.L'AFFAIRE FAREWELL
.LA PROPOSITION
.THE INFORMANT
.VICTOR
.500 JOURS ENSEMBLE
.DIVORCES
.ROSE ET NOIR
.LE PETIT NICOLAS

31/10/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS D'OCTOBRE

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.pas de film ce mois-ci

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.MARY ET MAX
.L'ARMÉE DU CRIME
.DIVORCES

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.LA PROPOSITION
.THE INFORMANT
.VICTOR
.500 JOURS ENSEMBLE
.LE PETIT NICOLAS

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.RIEN DE PERSONNEL
.L'AFFAIRE FAREWELL
.ROSE ET NOIR

30/10/2009

.LE PETIT NICOLAS

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(film sorti en salles le 30.09.09)


la Mère [Valérie Lemercier] | le Père [Kad Merad] | le petit Nicolas [Maxime Godart]


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A l'école du petit Nicolas, Joachim arrive un jour félicité de son retard (!?) -il vient d'avoir un petit frère- avant de s'absenter soudain de classe pour une période assez longue.
Les "on dit" et l'imagination des enfants -y compris du petit Nicolas- aidant, voila ce dernier qui croit avoir déchiffré des regards de ses parents annonciateurs d'un bébé à la maison et par conséquent, d'un futur plan ourdi par ses géniteurs pour le faire disparaitre au profit du "nouvel arrivant" tout comme Joachim.

Il s'agit bien entendu d'un quiproquo puisque le père du petit Nicolas lutte pour obtenir une augmentation de son patron alors que sa femme lui reproche de se faire exploiter avant de lui glisser l'idée de "donner un coup de pouce" à son avancement en invitant le boss et son épouse à diner à la maison.

Quant à Nicolas, tout en essayant de retrouver l'amour de ses parents qu'il croit perdu, il cherche déjà -avec l'aide de ses copains- un moyen pour éliminer l'intrus qui va bientôt naître...

Une gageure que de transposer les aventures du petit Nicolas de la bande dessinée au cinéma.
Pour tout dire le résultat est mitigé : même si Alain Chabat a planché sur les dialogues comme pour Astérix, si les enfants jouent quasiment avec le même naturel que de "vrais" enfants de dix ans souvent enclins aux bêtises, que Kad Merad tire son épingle du jeu et que les décors définitivement kitchissimes font vraiment début des années 60 ; l'aire de jeu n'est plus que rarement un terrain vague, on devine vite les chutes "gaguesques", Valérie Lemercier a une interprétation qui ne sonne pas toujours juste et trop de personnages nécessitent -permettent ?- de courtes apparitions de visages connus comme Anémone, Galabru, Duchaussoy, Prévost ou Demaison.

Il n'empêche pas que, dans l'ensemble, le film se laisse regarder sans déplaisir, avec -ou pas pour certains- une éventuelle nostalgie à la clé...

28/10/2009

.ROSE ET NOIR

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(film sorti en salles le 14.09.09)


Pic St Loup [Gérard Jugnot] | Castaing [Bernard Le Coq]


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Paris 1577 : Pic St Loup vient à peine de finir son défilé de mode en présence du roi Henri III (!?!), que ce dernier lui intime l'ordre d'aller en Espagne pour accompagner son neveu Frédéric qui doit prendre femme et profiter de l'occasion pour y fabriquer la robe de la mariée...

Mais leur pays de destination est en pleine Inquisition qui voit le mal partout et fait la chasse aux vrais ou supposés musulmans,  protestants, juifs, sodomites... qui bien évidemment constituent toute l'équipe que Pic St Loup va mener là-bas !

Dans un royaume où règne la terreur et bien qu'hébergée par un intégriste religieux dont le frère est inquisiteur (!!), la fine équipe a plus que jamais envie de se distraire et le manque de prudence fait que les secrets des uns et des autres sont vite éventés, permettant aux "forces morales du pays" de les soumettre un à un à la question ; le tout dégénérant définitivement quand le père de la mariée va enfiler la robe préparée par St Loup et dans laquelle Castaing a caché... une ceinture d'explosifs !!

Dénoncer les racismes et autres brimades dues à une origine, un physique ou aux orientations sexuelles ainsi que les réponses parfois radicales opposées à la tyrannie, démontrer que ceux chargés de combattre les déviances peuvent se trouver être eux-mêmes déviants ; beau postulat de départ pour un film qui aurait pu être un sympathique plaidoyer contre des intolérances plus que jamais présentes dans la France du XXIè siècle (étonnant non ?).
Fallait-il pour autant pousser le trait en usant encore et toujours des mêmes caricatures sur les "arabes", les homosexuels et autres lieux communs balancés à la chaîne ??

Pour le rose que St Loup veut redonner aux choses et à la vie, on le voit surtout dans ses accoutrements et... son carrosse.
Pour le noir, s'il est présent avec l'extrêmisme dépeint ; il se voit surtout comme la couleur du néant constitués par un scénario inepte et un jeu iconoclaste qui feraient passer La folie des grandeurs pour un chef d'oeuvre de finesse...

26/10/2009

.DIVORCES

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(film sorti en salles le 14.09.09)


Valentine [Pascale Arbillot] | Alex [François-Xavier Demaison]


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Valentine et Alex Dubois sont avocats et travaillent dans le même cabinet dont ils sont associés. Leur spécificité : le divorce.
Là où les confrères montent chacun des futurs ex l'un contre l'autre afin qu'ils tirent le maximum de bénéfices de l'opération, eux font comprendre qu'être raisonnable est bien plus profitable sur le long terme ; et ils ont apparemment raison puisque les ex dont ils se sont occupés semblent conserver par la suite des relations plutôt chaleureuses et apaisées.

Mais voila qu'un pli anonyme reçu par Valentine risque de tout faire basculer : des photos montrent sans équivoque Alex avec une femme qu'il emmène à l'hôtel.
S'ils veulent tout d'abord s'appliquer leurs méthodes de concertation, des tensions vont apparaître et tout va dégénérer en guerre de tranchée dont il ne doit rester qu'un vainqueur ; mettant leur amour, les relations d'amitié et le bien-être de leurs deux filles -entre autres- en grand péril.

On s'inquiète tout d'abord en craignant de voir un vulgaire téléfilm puis la chose commence à devenir intéressante, pas tant par le sujet que la justesse de l'interprétation. Il y a bien quelques exagérations, mais le seul vrai regret est la fin plus que traditionnelle et convenue.

23/10/2009

.500 JOURS ENSEMBLE

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(film sorti en salles le 30.09.09)


Summer [Zooey Deschanel] | Tom [Joseph Gordon-Levitt]


NOTATION :


Diplômé en architecture, Tom moisit dans une société d'édition de cartes de voeux lorsqu'arrive Summer, nouvelle secrétaire de son patron.
Tom n'a d'yeux que pour elle et il en est sûr : c'est la femme de sa vie, l'unique, la seule.

Mais pour Summer, c'est tout au plus un ami ; avec qui elle peut passer de bons moments -voire éventuellement coucher- mais sans que cela implique l'obligation à une quelconque fidélité ou pire, à un mariage couronnant un amour sans nuages.

On va donc suivre les états d'âme de Tom durant cinq cents jours, souvent contraint de demander conseil à sa soeur cadette à chaque fois qu'il a l'impression que sa relation avec Summer n'est plus aussi "fusionnelle" ; et pour finir l'interrogation qui mine Tom lorsque Summer lui échappe irrémédiablement : à quel moment a-t-il... "foiré" en ne voyant pas les signaux de la belle, qui ne lui a jamais rien promis au demeurant...

Va-t-il s'acharner ou repartir sur de bonnes bases ? C'est une événement dans la vie de Summer qui va trancher pour l'un comme pour l'autre.

Trouver l'amour, lui donner un sens puis le mettre en pratique... pas évident !

C'est frais grâce aux jeunes interprètes, leur manière de jouer et une petite dose d'humour.
Pour le reste : le sujet et la façon de le traiter ; ainsi que le spectateur sans cesse catapulté du 300è au 2è jour, pour revenir au 400è, s'aventurer au 480è et repartir au 100è finit par être épuisant et l'on a plus qu'une hâte : quand Tom va-t-il réaliser que Summer n'est pas faite pour lui et prendre l'initiative de "rompre" avec cette fille pour qui les critères de l'amour divergent tant qu'ils rendraient ce dernier inexistant ?

21/10/2009

.VICTOR

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(sorti en salles le 07.10.09)


Mme Saillard [Clémentine Célarié] | Alice [Sara Forestier] | Victor [Pierre Richard] | le rédacteur en chef [Lambert Wilson]


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Victor est un brave monsieur de 85 ans menacé d'expulsion et voila que sa voisine de palier Alice, stagiaire dans un magazine people, souhaite s'occuper de son cas pour l'aider.
Son rédacteur en chef saute sur l'occasion d'en tirer profit en inventant un concours doté de 150.000 euros pour qui sera l'heureux gagnant "adoptant" Victor.
Monsieur Saillard l'opticien, deux enfants et marié à une nutritionniste va y participer -malgré le refus de sa femme- et en être le grand gagnant.

Pas la peine de dire que la cohabitation dans l'appartement entre Victor, la femme de ménage, les enfants et l'épouse va se révéler assez vite conflictuelle et risquer de faire éclater la famille "bourgeoise" ; tandis que le maître de maison essaie d'apaiser tout le monde, semblant avoir retrouvé en Victor un père.

C'est gentillet, ça mêle allègrement des problèmes de notre société actuelle : les personnes âgées finissant leurs jours dans la solitude et l'indifférence générale, les journaux people qui mélangent trucages et réalité pour faire du tirage, la "dictature de la diététique" pour certain(e)s ou plus banalement le mari cocu... mais sans jamais aller au fond des choses.

Lorsqu'Alice trouve soudain un indice prouvant que Victor a ou aurait eu un côté escroc sous le vernis du "si charmant vieux monsieur" ; cette piste n'est pas plus poussée que les autres sujets (merci l'alibi -plus vrai que nature au demeurant...- du rédac' chef qui ne veut pas passer à côté d'une aubaine qui fait monter le tirage de son "journal" en flèche...).

On restera donc un peu sur notre faim avec un Victor qui aura finalement été le ciment qui permettra aux membres de la famille Saillard de rebâtir de nouveaux liens qui donneront un nouveau souffle à leurs ternes vies.

On zappera le moment ridicule où Victor, alors qu'il a précédemment changé ses médicaments par des sucrettes ; tombe dans un escalier victime d'une attaque et est sauvé par un passant lui administrant le contenu du tube -des sucrettes donc...-
Sans commentaire !

19/10/2009

.THE INFORMANT

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(film sorti en salles le 30.09.09)


Mark Whitacre [Matt Damon]


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Mark Whitacre est un haut cadre de la société ADM dont les revenus principaux sont tirés de l'extraction d'acides aminés du maïs.
A l'occasion d'une livraison périodique des chiffres de production et de vente -traduisant une chute sévère-, Mark va se confier auprès de ses patrons : un virus a(urait) été placé dans la chaîne de fabrication, ce qui semble être accrédité par des appels sur sa ligne privée de la part d'un concurrent japonais souhaitant monnayer le fait de dévoiler le nom de la taupe qu'ils ont placée au sein d'ADM pour initier la contamination.

Les patrons ne souhaitant pas céder au chantage appellent le FBI, occasion que Mark va mettre à profit pour coopérer avec les "fédéraux" et les aiguiller sur un problème parallèle : l'entente sur les prix entre ADM et ses concurrents internationaux.

Suivre Mark jouant avec le feu tant avec ses employeurs que le FBI est plutôt passionnant, malheureusement il devient vite fatigant de toujours se demander s'il y a une once de vérité au moins une fois dans tous les prétextes et arguments qu'il fournit aux uns et aux autres durant les quatre années pendant lesquelles se déroule cette histoire.

Voir Mark -atteint d'un trouble bipolaire certain- croire en la possibilité de devenir boss à la place du boss et pour se faire, s'enferrer dans des mensonges qu'il croit sincèrement -ou pas- être la réalité finit par rendre le personnage pathétique.

Matt Damon en fait un peu trop dans un décor fin des années 70/début 80 alors que l'histoire est censée se dérouler dix ans plus tard, les agents de l'antenne locale du FBI gobent n'importe quelle information sans beaucoup de vérifications : même si l'on sait que ce sont souvent les plus gros bobards dits avec conviction et aplomb qui sont pris pour argent comptant, on frise là un début d'overdose ; le tout narré sur un ton tantôt sérieux, tantôt rigolard qui nuit un peu à l'ensemble...

16/10/2009

.LA PROPOSITION

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(film sorti en salles le 23.09.09)


Margaret Tate [Sandra Bullock] | Andrew Paxton [Ryan Reynolds]


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Une maison d'édition à New-York où Margaret Tate gère habilement son portefeuille d'auteurs tout en terrorisant ses sous-fifres ainsi que son assistant Andrew Paxton.

Et la voilà un beau matin convoquée par ses supérieurs pour lui signifier qu'elle doit partir : bien que le meilleur élément de la société, elle est canadienne et extradable puisque le renouvellement de son visa lui a été refusé par les autorités.
Elle va donc bluffer et prétendre qu'un mariage est en vue avec... son assistant !

Mais ces  deux étrangers (même sur le lieu de travail) vont avoir du boulot pour se connaître sur le bout des doigts afin de pouvoir répondre à l'enquête poussée de l'agent fédéral chargé de débusquer les mariages blancs. Les quatre-vingt dix ans de la grand-mère d'Andrew vont être le prétexte à un "week-end en amoureux"... en Alaska !

L'histoire n'est pas très originale, avec le sempiternel refrain des deux protagonistes que tout oppose et qui vont découvrir ce qu'ils ne voulaient s'avouer : ils sont faits l'un pour l'autre (bin voyons !...), le fils de riche qui préfère aller à New-York et bosser -même pour un dragon- plutôt que de faire selon les quatre volontés de son père, la "dame de fer" qui fond et veut stopper son propre traquenard car ce n'est pas bien de briser les vies de gens si gentils qui forment une famille si "unie"....

Restent donc quelques gags pas aussi éculés qu'on pouvait le craindre et une Sandra Bullock plutôt à l'aise dans une comédie vraiment sans autre prétention que de passer un bon moment sans besoin de s'agiter dangereusement les neurones.

14/10/2009

.L'AFFAIRE FAREWELL

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(film sorti en salles le 23.09.09)


le Colonel Sergeï Grigoriev [Emir Kusturica] | Pierre Froment [Guillaume Canet]


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1981 : Pierre Froment, qui travaille pour une société française à Moscou, se retrouve être -par ce qui semble de prime abord un hasard- le contact "exclusif" du colonel soviétique Sergeï Grigoriev ; qui décide de transmettre des informations vitales du régime soviétique à l'ouest.
Ce sera le début d'une affaire à laquelle on attribue le nom de code Farewell... et constituera peut-être -rien que ça- le prélude à la glastnost, voire à la chute du mur et de l'URSS.

Que dire de ce film sinon qu'aucune des situations n'est vraiment crédible ? Les livraisons/réceptions des précieux documents tout en discutant de la pluie et du beau temps ou dissertant sur la poésie française assis sur un banc public ; Grigoriev ressassant à Froment que ce dernier ne risque pas d'être repér(able)é par les services secrets tant il est "transparent", Froment qui -sur recommandation du colonel- donne du "grain à moudre" pour les supérieurs de sa femme de ménage espionne et qui en retour lui sauvera la mise au bon moment...

A peine tremble-t-on un peu lorsque Pierre se croit piégé à deux reprises par des militaires avançant d'un pas ferme dans sa direction, ou bien quand il fuit avec femme et enfants vers la frontière finlandaise. Et c'est là encore l'un des soucis : la répétition des situations, que l'on imputera éventuellement à la volonté de vouloir les remettre dans le contexte géopolitique de l'époque.

L'ensemble est plutôt bavard à vouloir trop disséquer et expliquer ; par contre, pour ce qui est des motivations profondes qui poussent Grigoriev à trahir, on ne creuse pas trop le sujet.
On reporte alors son intérêt sur le jeu de dupes auquel se livrent en coulisse américains qui feignent -ou pas- d'ignorer qui est la source et des français qui jouent au coursier afin de donner des gages de leur fidélité aux américains à la suite de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement socialiste (composé de... communistes !) ; la source et le "passeur" n'étant au final que de vulgaires pions pour les puissances en présence.

Kusturica et Canet tentent de se sortir de ce bourbier enneigé, le premier y arrivant mieux que le second...

 
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