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20/07/2009

.PUBLIC ENEMIES

Affiche-PublicEnemies.jpg(sorti en salles le 08.07.09)

1933 : John Dillinger [Johnny Depp] se fait emprisonner pour mieux déclencher une évasion collective de ses comparses, afin de reformer leur groupe et de se remettre à ce qu'ils savent le mieux faire : cambrioler les banques.

John Edgar Hoover -aux prises avec une commission d'élus afin que le FBI obtienne des rallonges de crédit- décide de mettre à profit l'existence de cet "ennemi public n° 1" et désigne comme chef du bureau de Chicago un certain Melvin Purvis [Christian Bale] qui aura pour tâche de le mettre sous les barreaux, puis de lui recourir une seconde fois après lorsque Dillinger se refait une nouvelle fois la belle d'une prison de l'Indiana réputée pourtant étanche aux évasions.

Entretemps, Dillinger aura eu le temps de s'éprendre de Billie Frechette [Marion Cotillard], une jeune femme qui lui rend son amour et a si peu froid aux yeux qu'elle ne deviendra jamais le talon d'Achille qu'escomptaient bien les agents fédéraux.

Avec de bons acteurs à l'affiche, vous vous dites que tout devrait aller comme sur des roulettes ; et puis vous découvrez le scénario confus et sans grand intérêt (sauf celui d'étendre le film sur 2h20) où les mitraillettes défouraillent à tout va et de façon quasi-continue durant toute la séance.

Reste une reconstitution réussie de l'époque avec musique, costumes, armes (...) et voitures mais franchement : replongez-vous plutôt dans la série originale des Incorruptibles ou le film éponyme.

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NOTATION :

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17/07/2009

.BAMBOU

Affiche-Bambou.jpg(sorti en salles le 08.07.09)

Alain [Didier Bourdon] travaille dans une banque et forme un couple heureux avec la concertiste Anna [Anne Consigny], même s'il y a chez eux l'ombre d'un nuage : l'absence d'enfant malgré leurs essais répétés et constants.

Passés un jour chez la mère [Annie Duperey] d'Anne, voila qu'ils en repartent avec un chien -une chienne en fait...- cocker dénommée Bambou et là, tout va commencer à aller de travers... pour Alain : Anne lui annonce tout de go à la fois qu'elle reprend la pilule et qu'elle a enfin passé brillamment une audition qui va lui permettre d'effectuer des concerts à travers le monde durant trois ans en compagnie d'un mentor [Pierre Arditi] (qui aurait peut-être bien des vues sur elle).

Alain, seul chez eux, avec l'obligation de gérer tous les soucis et les bêtises que fait Bambou va perdre les pédales au boulot et la rupture -à distance- en passe d'être consommée avec Anne lui font avoir des comportements assez stupides qui risquent de le rapprocher rapidement de la déchéance.

La petite boule de poils va-t-elle être le lien qui va permettre à Anne et Alain de reprendre leurs esprits et de se retrouver pour renouer avec une vie heureuse en ménage ?

Ecrit, filmé, joué par Didier Bourdon ; ce film est plutôt intelligemment construit, avec de l'humour assez souvent bien amené grâce au ressort comique de situations créées par "la" toutou... Tout public.

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NOTATION :

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15/07/2009

.LE HÉRISSON

Affiche-LeHerisson.jpg (sorti en salles le 03.07.09)

Renée [Josiane Balasko] est concierge dans un immeuble chic du XVIè parisien ; elle fuit -au moins depuis la mort de son mari voila quinze ans- les gens de l'immeuble, voire du quartier et elle semble abonnée à la "sociabilité minimum".
Lorqu'elle n'est pas "à sa loge", elle trouve refuge dans la seconde pièce qui n'abrite que des livres, qu'elle déguste en amoureuse de littérature.

Dans cet immeuble vit Paloma, bientôt 12 ans, fille -un peu trop mûre pour son âge- d'une névrosée et d'un futur ex-ministre complètement largué ; qui trouve le monde des adultes bien triste et peu intéressant au point de planifier son suicide le jour de son anniversaire.

Et puis emménage dans l'appartement qu'il a racheté après le décès du précédent propriétaire occupant un certain Kakuro Ozu, chez qui se produit un déclic suite à une réplique que lui fait la concierge lorsqu'il lui est présenté par ce que l'on pourrait appeler un membre du syndic.

Ce dernier va se mettre à inviter Renée qui, de son côté, va finir par se laisser apprivoiser et par voie de conséquence s'ouvrir tout doucement aux autres et aller jusqu'à avoir un début de connivence avec la petite Paloma qui film tout ce qui se passe dans son environnement proche (sans pour autant oublier son projet macabre).

La fin est un peu brutale, mais fera comprendre à Paloma que la mort est loin d'être une solution.

Josiane Balasko, tellement enlaidie qu'elle en serait presque méconnaissable, est touchante en ourse (pardon, hérisson...) qui sait qu'elle est transparente pour les habitants de l'immeuble et le monde en général, et ne s'en porte pas plus mal ; jusqu'à ce qu'une ébauche d'amitié puis un sentiment plus fort refasse battre son petit coeur tendre...

Certains s'étrangleront en voyant le traitement que le film fait du livre, bien qu'il soit explicitement mentionné que c'est une adaptation -plus que- libre du roman.

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NOTATION :

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13/07/2009

.VERY BAD TRIP

Affiche-VeryBadTrip.jpg (sorti en salles le 24.06.09)

Doug doit se marier dans 48h, mais il ne coupera pas au traditionnel enterrement de vie de garçon.

Pour organiser cette virée qui a pour destination finale Las Vegas, trois de ceux qui sont sensés être ses meilleurs amis : Phil [Bradley Cooper] le professeur marié et père de famille, Stu le dentiste en concubinage avec un dragon qui lui pourrit la vie, et Alan le futur beau-frère aussi gros qu'il est demeuré (et réciproquement).

Arrivés à Vegas, ils décident de se "payer la belle vie" ; réservent la plus belle suite du Caesar Palace avant de commencer leur folle nuit en se rendant sur le toit de l'hotel d'où ils trinquent au mariage de Doug.

Le lendemain matin, amnésie totale : Phil, Stu et Alan se réveillent avec une belle gueule de bois ; une suite totalement dévastée et plus aucune trace de Doug mais deux pensionnaires embarrassants : un tigre dans la salle de bains et un bébé dans le placard.

Courir après des indices permettant de retrouver Doug va donc donner lieu à des aventures assez improbables en moins de 36h où ils vont avoir à faire à Mike Tyson (ben oui, ils lui ont volé son tigre tout de même...), à la police, à un chef de gang asiatique légèrement efféminé qui semble tenir Doug en otage, à une strip-teaseuse que Stu ne se rappelle pas avoir épousée dans une des nombreuses chapelles que compte Vegas...

Avec un slogan comme "ils sont venus, ils ont bu, ils ne se souviennent plus !", on craint le pire et l'on se dit que nous sommes avantagés puisque nous n'aurons pas besoin de boire pour vite oublier.
Et puis l'on se laisse prendre au jeu, même si l'on n'évite pas certaines blagues d'un niveau hautement cuculturel (et accessoirement, que l'on finit assez vite par deviner où se trouve Doug...)

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NOTATION :

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10/07/2009

.TELLEMENT PROCHES

Affiche-TellementProches.jpg (sorti en salles le 17.06.09)

Alain [Vincent Elbaz] qui ne vit que de petits boulots et son épouse Nathalie [Isabelle Carré] sont invités à diner chez le frère avocat de cette dernière, Jean-Pierre [Pierre-François Demaison] qui, avec son épouse Catherine, passent leur temps à mettre au pinacle leur gamine si prodigieuse et intelligente en langues, en chant, en musique,etc... et voudrait bien que Lucien, le fils des premiers nommés ne soit pas là tant il est pénible et ingérable.

Ajoutez à ce dîner Roxane l'autre soeur de Jean-Pierre, complètement névrosée ; qui peine à trouver l'amour et finit par jeter son dévolu sur Bruno [Omar Sy], interne en médecine qu'elle prend pour un livreur dans le magasin où elle travaille... aux côtés de sa soeur Nathalie.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour que le dîner ne se passe pas au mieux.

Jean-Pierre -sans foi, comme tout avocat qui se respecte- prône pour son petit prodige une école privée (non pas catholique...  mais judaïque) et reproche à Catherine de ne pas assez participer aux fêtes et réunions de l'école pour se faire bien voir ; là voila aussi sec qui tombe dans l'excès judaïque et entraîne ses parents qui squattent chez eux depuis plus d'un mois. Quant à Nathalie, excédée qu'Alain cède tous les caprices de Lucien, elle le met à la porte et se met à héberger des pakistanais clandestins ; tandis que Bruno cherche à son tour à se servir de Roxane pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

Le final -crédible et sans être bâclé- de ce film est traité de façon originale, mettant un point d'orgue à beaucoup de situations vraiment drôles, d'autres étant plutôt convenues.

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NOTATION :

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08/07/2009

.CORALINE

Affiche-Coraline.jpg(sorti en salles le 10.06.09)

Coraline Jones vient d'emménager dans une nouvelle maison avec ses parents, mais ces derniers sont si occupés par l'écriture d'un livre sur le jardinage (alors qu'aucun des deux n'a jamais planté quoi que ce soit de sa vie) qu'elle va essayer de s'occuper autrement.

Rencontre tout d'abord avec un jeune garçon un peu étrange -et très bavard- qui lui fait cadeau d'une poupée ; puis découverte de l'appartement et d'une étrange porte murée dans le salon et enfin, des autres locataires de la batisse.

Un soir où elle est réveillée par des souris qui l'amènent devant la porte murée, elle l'ouvre et y découvre un passage là où -dans la journée- il n'y avait que briques.

La tentation est pour elle trop forte d'aller voir où mène ce "couloir", et la voila qui se retrouve dans... la même maison ! Sauf qu'il s'agit d'une sorte de monde parallèle où maison et jardin sont décorés avec autant de goût qu'ils sont laissés à l'abandon dans la vie de Coraline et surtout... ses parents sont chaleureux, s'occupent d'elles, son père joue avec elle tandis que sa mère concocte des repas (y compris des gâteaux...) pantagruéliques.

Lorsqu'elle va enfin se coucher, elle se réveille le lendemain... dans son triste monde. L'envie va donc être grande de préférer cette vie enchanteresse et d'attirer les petites souris seules à même de lui ouvrir la porte menant dans l'autre maison.

Coraline va réaliser un peu tard qu'elle est tombée dans un terrible piège qui lui tendait les bras ; elle va bientôt devoir choisir entre cette belle vie -avec un prix élevé à payer- ou existence monotone et, comme elle résiste, la vie de ses vrais parents vont entrer en jeu.

Le grand principe du "à changer ; on sait ce que l'on perd, pas ce que l'on va y gagner" appliqué tant pour les enfants... que les adultes !!

Une histoire captivante pour ce "conte" -qui par moments sait vous donner des angoisses...- et un luxe de détails pour les décors et les poupées qui forment ce petit bijou d'animation !

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NOTATION :

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06/07/2009

.TERMINATOR : RENAISSANCE

Affiche-TerminatorRenaissance.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

2018 : la terre est désormais gouvernée par Skynet et ses terribles Terminator qui font la chasse aux humains restants.

La résistance aux machines s'organise pourtant, avec pour emblème et chef non proclamé de la lutte John Connor [Christian Bale] qui veut à la fois éradiquer Skynet et retrouver son père. Problème : ce dernier est un grand adolescent qui ne sait donc pas avoir de descendance, et il vient d'être victime d'une rafle des machines qui amènent tout le "bétail humain" récupéré au coeur même de Skynet.

C'est alors qu'un de ses lieutenants ramène au QG un certain Marcus Wright qui témoigne avoir fait un bout de chemin avec ledit Kyle pour lui éviter d'être pris par les machines, mais sans succès -sauf à avoir donné sa vie, et encore...-

Nouveau problème : Wright, victime d'une mine magnétique en se rendant au QG, a été touché et au cours de l'opération a été découvert la terrible réalité : c'est une machine !
Wright lui, se rappelle seulement avoir été condamné à mort en 2003 par injection et se croit encore humain.

Connor a donc le choix de ne pas croire Wright et laisser mourir Reese -donc Connor n'aura jamais existé- ou de lui donner sa chance au risque de menacer sa vie et celle des résistants pour exfiltrer... toujours le même Reese.

Le fantasme de la machine qui domine l'homme fontionne toujours, tout comme celui que l'humain sera un cyborg comme un autre ; la fiction n'étant d'ailleurs plus très éloignée de la réalité.
On peut très bien voir cet opus sans avoir vu les précédents, mais la compréhension de qui est Reese et cette histoire de "ton passé est ton futur" avec le géniteur qui se retrouve plus jeune que son fils risque d'être moins claire (tout en restant perturbant dans tous les cas, mais le film ne s'attarde pas sur ce côté de la chose).

Reste donc cette renaissance / salut des âmes / rédemption tant de Wright que des humains et ces interrogations subliminales : peut-on insuffler des sentiments à une machine et les humains ne réagissent-ils pas souvent comme des machines ?

A méditer en attendant une suite...

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NOTATION :

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03/07/2009

.NE TE RETOURNE PAS

Affiche-NeTeRetournePas.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

Jeanne [Sophie Marceau ET Monica Bellucci] a une vie plutôt simple et réussie avec son mari Théo et leurs deux enfants.

Mais voilà soudain que Jeanne a l'impression que des pièces ont changé de décoration et que des meubles ne sont plus à la même place ; se met à avoir des hallucinations sur des comportements ou des gestes que sa petite famille ferait dans son dos, tourne en rond pendant des heures en voiture sans retrouver l'endroit où elle habite, reste éveillée toute une nuit en essayant d'attraper quelque chose d'invisible avant d'être retrouvée en larmes par Théo...

Bref, Jeanne va mal et ce n'est pas la visite chez un psy qui va lui remettre les idées en place.
Tout au plus a-t-elle la sensation que cela pourrait avoir un rapport avec sa prime enfance dont elle n'a gardé aucun souvenir.

Une photo trouvée chez sa mère la décide à aller en Italie pour trouver l'explication à toutes ses hallucinations.

Le propos assez obscur durant la première partie du film s'éclaircit alors peu à peu et l'on finit par découvrir et comprendre le passé de Jeanne qui lui "saute à la figure".

Le morphing lorsque Sophie Marceau se transforme en Monica Bellucci est très bien fait, s'insère dans une logique parfaite et l'on finit alors par comprendre pourquoi cette "double personnalité".
Un bémol -mais important- : beaucoup de personnages que l'on voit tantôt avec les mêmes yeux que Jeanne et deux minutes après avec les yeux du quidam font perdre par moment le fil de l'histoire. Dommage...

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NOTATION :

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01/07/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 30.06.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de juin 2009 :

.GOOD MORNING ENGLAND
.ROMAINE PAR MOINS 30
.OSS 117 : RIO... (2è épisode)
.JUSQU'EN ENFER
.QUELQUE CHOSE À TE DIRE
.ÉTREINTES BRISÉES
.ANGES ET DÉMONS
.CONFESSIONS D'UNE ACCRO AU SHOPPING
.MARIAGE À L'ISLANDAISE
.MILLENIUM
.THE WOMEN
.ANTICHRIST
.JE VAIS TE MANQUER

.AMERRIKA

Affiche-Amerrika.jpg(sorti en salles le 17.06.09)

Mouna vit difficilement en Palestine, entre son emploi dans une banque, la charge de sa mère et de son fils Fadi qui étudie en établissement privé ; sans parler des allers-retours entre le travail et la maison qui l'obligent à passer et supporter les différents barrages israéliens qui lui font perdre deux heures quotidiennes pour chaque voyage là où un quart d'heure suffirait.

Voila qu'un jour arrive dans sa boîte aux lettres un courrier l'informant qu'elle a obtenue la carte verte demandée voila des années.

Pour son fils, elle va donc tout quitter et se rendre aux Etats-Unis où sa soeur Raghda [Hiam Abbass] et son mari Nabil ainsi que leurs filles vivent depuis une quinzaine d'années.

Mais voila, nous sommes en pleine période post-11 septembre ; les USA ont riposté en envahissant l'Irak et un certain nombre d'américains commence à avoir des comportements xénophobes, tout arabe étant potentiellement... un terroriste.

Situation exacerbée qui donne encore plus envie à Raghda de "rentrer au pays" tandis que Mouna fraîchement débarquée veut y croire malgré les a priori, la difficulté à trouver un travail et la "maîtrise" de son fils qui commence à prendre une mauvaise voie sous l'influence des événements et de sa cousine très "américanisée".

Un beau film simple et plutôt juste dans le ton, avec une Hiam Abbass moins "visible" que dans Les citronniers mais dont le rôle est tout aussi fort.

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NOTATION :

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30/06/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS DE JUIN

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.MILLENIUM

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.GOOD MORNING ENGLAND
.ANGES ET DÉMONS

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.ROMAINE PAR MOINS 30
.OSS 117 : RIO NE RÉPOND PLUS
.QUELQUE CHOSE À TE DIRE
.ÉTREINTES BRISÉES
.CONFESSIONS D'UNE ACCRO AU SHOPPING
.MARIAGE À L'ISLANDAISE
.ANTICHRIST

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.JUSQU'EN ENFER
.THE WOMEN
.JE VAIS TE MANQUER

29/06/2009

.JE VAIS TE MANQUER

Affiche-JeVaisTeManquer.jpg(sorti en salles le 10.06.09)

Dans le registre fade, je demande... ce film, où l'on prend six personnages, six vies qui vont toutes se croiser dans un lieu unique : un aéroport !!

Un écrivain [Pierre Arditi] en panne d'écriture depuis six ans qui torture sa jeune aide ménagère et tout être vivant en général, qui décide de vérifier l'exposition de son dernier livre dans un kiosque d'aéroport et tombe sur une femme [Carole Bouquet] qui a décidé de baisser les bras face à la maladie et part mourir loin de tous ceux qu'elle aime... au Québec.

Une institutrice [Anne Marivin] toujours célibataire qui décide de quitter la France pour... le Québec et à l'aéroport, tombe sur un jeune papa [Patrick Mille] qui renvoie sa fille chez sa mère à Montréal.

Une vieille dame [Monique Chaumette] très distinguée qui a retrouvé sur internet son vieil amoureux [Michael Lonsdale] de jeunesse et décide de faire le "saut" Montréal-Paris pour le retrouver et s'inquiète durant tout le voyage comme une adolescente à son premier rendez-vous mais finira par le revoir, après que ce dernier ait été lui-même interpellé par un fonctionnaire de la police de l'air et des frontières légèrement perturbé qui l'aura pris pour un terroriste à cause de sa barbe.

Un aéroport, lieu de départ (?!) pour une nouvelle vie, peut-être l'étape la plus importante et décisive pour chacun d'entre eux. Certes... Mais avec des tranches de vie qui interfèrent sans arrêt, avec un montage façon clip, on finit par avoir du mal à comprendre le(s) message(s) que l'on veut nous faire passer.

Reste un trop bref moment de "bonheur" ; celui où Carole Bouquet en femme rongée par le cancer décide que ce n'est pas la maladie qui aura sa peau mais elle qui choisira de partir dignement et en conséquence planifie les moindres détails pour celles qui restent, à savoir ses filles qui l'accompagnent à l'aérogare.

Dommage qu'une bonne partie de l'émotion -volontairement peut-être- soit gommée par le montage déjà critiqué plus haut ; les petits messages d'optimisme distillés ça et là ne suffisant pas à en justifier le visionnage.

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NOTATION :

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26/06/2009

.ANTICHRIST

Affiche-Antichrist.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

Il est thérapeute [Willem Dafoe] et "s'accouple fébrilement" avec son épouse [Charlotte Gainsbourg] tandis que leur petit garçon a tout le temps de sortir de son parc, ouvrir la barrière de protection, escalader une chaise pour monter sur la table qui jouxte la fenêtre par laquelle il finit par tomber pour mourir quelques mètres plus bas.

En "médecin", s'il parvient à cacher sa peine (ou bien s'en moque-t-il tout simplement ?) ; son épouse passe par un séjour en clinique avant de commencer à avoir des comportements de plus en plus anormaux voire violents lorsque son mari la sort de l'hôpital pour décider de la soigner lui-même.

Désireux de la guérir et ayant mis en haut de la pyramide des peurs enfouies de sa femme la forêt d'Eden où se trouve le chalet qu'elle occupait pour sa thèse sur les "mauvaises" femmes et leurs chatiments en des temps révolus ; il décide de l'y emmener, ne faisant qu'envenimer la situation.

Un élément fait penser au mari qu'elle aurait volontairement -ou inconsciemment- voulu la mort de leur enfant ; à moins que ce ne soit la volonté de sa femme d'être fautive et d'être punie ; mais n'est-il pas lui-même influencé par les agissements désordonnés de celle qu'il aime ?

Film étrange avec des scènes oppressantes ; découpé en chapitres : prologue, deuil, désespoir, douleur, les trois mendiants et... l'épilogue pour un univers très torturé où Lars Von Trier semble se complaire mais l'on peine par instants à comprendre le propos tenu.

Reste une interprétation de Willem Dafoe très honnête ; quant à celle de Charlotte Gainsbourg, son prix est amplement mérité pour ce rôle où douleurs, fantasmes, voix et visions contribuent à l'amener dans une folie que la mort de "la chair de sa chair" ne suffit pas à expliquer...

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NOTATION :

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24/06/2009

.THE WOMEN

Affiche-TheWomen.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

Mariée à Stephen Haines, vedette de la finance ; Mary [Meg Ryan] est une gentille femme au foyer qui n'a guère d'autres activités que de s'occuper de sa fille entre deux galas de charité.

Mary est aussi la dernière à apprendre -par un malheureux concours de circonstance- que son mari la trompe avec Crystal [Eva Mendes], une vendeuse "canon" du rayon parfumerie du grand magasin Saks.

Ajoutez-y deux très bonnes amies qui ont été mises au courant par LA meilleure amie, Sylvia ; rédactrice en chef d'un magazine... de mode (encore !!...) et qui vont -à des degrés divers- tenter de "conseiller" Mary... pour son bien naturellement.

Hormis une brève confrontation (simple rencontre en fait...) entre les "rivales" ; tout le reste du film va tourner autour de lamentations du style "que vais-je faire ?", "que vais-je devenir ?" et la question de savoir si Mary va donner une nouvelle chance à son époux ou rompre définitivement.

Ce n'est qu'après-coup, que Mary pensera à se remettre en question ; finira par prendre sa vie en main et arrivera peut-être à faire revenir au bercail celui dont elle s'est séparée.

Beaucoup de longueurs et de mièvrerie, avec un personnage principal complètement égaré mais qui, dieu merci, a une copine qui aime le luxe et en vit ; permettant de mettre en scène et placer à tort et à travers les mots "Gucci", "Prada", "Saks"... On ne sait si ces marques ont payé et combien : on suppose -ou espère- peu car la qualité du film est loin de valoir un de leurs produits...

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NOTATION :

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22/06/2009

.MILLENIUM

Affiche-Millenium.jpg(sorti en salles le 13.05.09)

Mikael Blomkvist, journaliste à la revue Millenium, a poussé une enquête un peu trop loin ; et surtout en se basant sur des preuves qui s'avèrent fausses, fournies par des témoins qui se rétractent.

Alors qu'il est condamné à purger une peine ferme de 3 mois, il a fait l'objet d'une minutieuse enquête effectuée par une certaine "Wasp", employée d'une société de sécurité ; qui remet le dossier à un avocat.

Convoqué par cet avocat, Mikael se retrouve face au commanditaire, le vieux capitaine d'industrie Henrik Vanger qui veut impérativement qu'il enquête sur la disparition de sa nièce Harriett... en 1966 !!

Sa volonté de prendre du recul par rapport à son métier et l'amicale pression que Vanger met sur lui -enfant, Harriett était sa "baby-sitter" tandis que sa mère travaillait pour la famille...- font que Blomkvist va s'atteler à trouver la vérité, en plongeant dans le passé -pas toujours très net- de tous les membres de la riche dynastie Vanger, au risque de trouver des "cadavres dans les placards" et d'être confronté à un travail de sape de la part des membres Vanger encore vivants.

De son côté, Wasp poursuit son enquete sur Blomkvist en s'introduisant dans son ordinateur pour prendre connaissance de tous les documents et correspondances se trouvant sur son disque dur.
Wasp jouerait-elle contre lui ?

Que dire de plus de ce film assez noir qui entretient un suspens du début à la fin et dont les acteurs quasi-inconnus sont excellents... A voir de toute urgence, que le livre ait été préalablement lu ou pas.

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NOTATION :

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19/06/2009

.MARIAGE À L'ISLANDAISE

Affiche-MariageALislandaise.jpg(sorti en salles le 03.06.09)

Inga et Bardi s'apprêtent pour partir... se marier.

On en profite pour faire connaissance avec tous les personnages qui feront le voyage avec eux :
- les parents de chacun des promis ;
- du côté du mari : la soeur, l'ami -accessoirement l'ancien compagnon de la mariée...- qui remplace le témoin (à qui on reproche autant son absence que les turpitudes faites la veille à l'enterrement de vie de garçon), un vieux cousin de retour vingt-cinq ans après et accompagné d'un ami ;
- du côté de l'épouse : l'amant de la mère séparée, lequel flirte avec la meilleure amie de la mariée qui elle-même a "pêché" un conseiller bancaire pour donner l'impression d'être accompagnée dans la vie ; sans compter la grand-mère qui "perd un peu la boule" et cherche systématiquement une épicerie à chaque arrêt pour refaire la même liste de course.

Départ dans deux cars (un pour chacune des familles) jusqu'à l'église lieu de cérémonie. Mais voilà, choisie au hasard sans savoir... où elle se trouve ; le périple en pullman va s'éterniser, permettant de faire apparaître au grand jour dissensions et rancoeurs entre tous les membres de chaque famille, puis entre chaque belle-famille.

L'arrivée à l'église devant un prêtre ayant eu tout le temps de se "désaltérer" en les attendant va finir de faire éclater le vernis de tout ce "beau monde".

Film sans réel équivalent, aussi déboussolé que les personnages qui évoluent sous nos yeux ; avec des situations parfois cocasses -jusqu'à l'absurde- ou touchantes.

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17/06/2009

.CONFESSIONS D'UNE ACCRO AU SHOPPING

Affiche-ConfessionsDuneAccroDuShopping.jpg(sorti en salles le 20.05.09)

Rebecca Bloomwood est une journaliste qui traîne un lourd handicap : elle est "accro" au shopping, et de préférence aux choses "de prix".

Ces nombreuses cartes de crédit flambent en permanence et lorsque le journal met la clé sous la porte du jour au lendemain en laissant les employés sur le carreau, Rebecca va avoir de gros soucis avec un huissier soucieux de récupérer plus de 9.000 dollars de dettes dont la belle a bien du mal à s'acquitter.

Retrouver un emploi dans le journalisme est difficile -même en s'inventant des compétences qu'on n'a pas comme le fait de parler... le finnois- mais elle s'y attèle en visant le haut de gamme de la mode.

Elle échoue dans une revue économique dont elle espère bien se servir de tremplin pour arriver à son objectif, les deux magazines ayant le même propriétaire... dans le même immeuble.

Mais voila que son incompétence en matière financière devient un atout pour le rédacteur en chef, ce qui lui vaut une rubrique signée "la fille au foulard vert" (il ne faut pas que l'huissier la retrouve, n'est-ce pas...) et comme de bien entendu, déchaine les passions parmi les lecteurs et lectrices ; les ventes du périodique grimpant en flèche.

Ajoutez à cela une histoire d'amour avec le jeune rédac' en chef (le fils de riche qui veut se faire un nom  à la seule force du travail qu'il aura abattu...) et l'on évitera de vous dire si l'amour sera réciproque, ou bien encore si elle parvient à avoir le job rêvé ainsi qu'à rembourser ses "ardoises".

Ca parvient à être assez différent du Diable s'habille en Prada ; c'est drôle et moqueur (les américains et leurs multiples cartes bancaires en prennent pour leur grade...), la couche de "love story" n'est pas trop guimauve bien que le film soit estampillé "Disney", la prestation de Kristin Scott-Thomas toujours aussi remarquable en directrice -française- du journal de mode qui parle l'anglais avec un accent -si l'on peut dire...- frenchie qui vous blesse les oreilles est plutôt savoureux.

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15/06/2009

.ANGES ET DÉMONS

Affiche-AngesEtDemons.jpg(sorti en salles le 13.05.09)

(Re)voilà le sauveur, en la personne du professeur Robert Langdon, que l'Eglise vient chercher pour lui éviter l'anéantissement promis par la secte des illuminati qui trouve le moyen de faire reparler d'elle après trois siècles de silence et profite de la mort du pape pour kidnapper quatre preferiti (autant dire ceux qui avaient le plus de chance de devenir le nouvel heureux élu...) ; promettant d'en tuer un par heure avant l'apothéose : à minuit, une bombe d'antimatière (?!?) -volée au CERN de Genève- et cachée quelque part dans Rome (!!) sautera et rayera le Vatican de la carte...

Aidé -ou bien ralenti ?- par une chercheuse italienne du CERN et toute une armada de gardes suisses et de carabinieri, le professeur Langdon [Tom Hanks] va être confronté à une course contre la montre d'un peu moins de cinq heures...

Heureuse surprise -lorsqu'on a lu le livre...- de constater que le film, à défaut de gommer toutes les incongruités, évite à certains moments -cruciaux...- le ridicule total qu'il aurait dû endurer en suivant à la lettre le roman (comme cela a malheureusement été fait pour le Da Vinci code...).

Reste alors un bon thriller qui se regarde sans voir passer le temps...

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12/06/2009

.ÉTREINTES BRISÉES

Affiche-EtreintesBrisees.jpg(sorti en salles le 20.05.09)

Harry Caine est un scénariste qui a perdu la vue, il travaille sur des projets et participe à certains autres que lui présente son agent Judit.

Un beau jour, cette dernière l'informe qu'un certain Ray-X veut le voir et impérativement travailler avec lui : son vrai nom est en fait Martel "junior".

Cet événement suivi d'un séjour de Diego -son aide et également le fils de Judit- à l'hopital lui font se rappeler ce qu'il a vécu quatorze ans auparavant lorsqu'il s'appelait encore Mateo Blanco : la rencontre avec Lena [Penelope Cruz] qui voulait absolument faire du cinéma, mais était la secrétaire et maitresse du richissime Ernesto Martel qui veut veiller sur tout (...) en produisant le film.

Comment Mateo est tombé amoureux de Lena, a vécu de brèves semaines avec elle avant que la mort ne la lui ravisse et le laisse aveugle.

Le retour de Judit est l'occasion d'une confession et sa jalousie de l'époque est peut-être la cause d'un -hypothétique- plan ourdi par Ernesto Martel afin de venger l'affront.

Le temps du deuil est-il fini et Harry Caine va-t-il pouvoir redevenir Mateo Blanco avec le concours du fils Martel ?

Le nouvel Almodovar ? oui.
Film intéressant ? oui.
Captivant ? n'allons pas jusque là...

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NOTATION :

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10/06/2009

.QUELQUE CHOSE À TE DIRE

Affiche-QuelqueChoseATeDire.jpg(sorti en salles le 27.05.09)

Henry Celliers [Patrick Chesnais] est un ancien ponte de l'industrie marié à Mady [Charlotte Rampling], 45 ans de mariage et trois enfants :
- Antoine [Pascal Elbé] dont toutes les tentatives d'entreprenariat se soldent par des faillites au tribunal de commerce,
- Annabelle, infirmière qui tire les cartes à tous les patients qui le veulent bien et se contente de l'amour à la sauvette avec un chirurgien marié,
- Alice [Mathilde Seigner] qui sort de relations sans lendemains pour tomber dans des déprimes lui faisant peindre des madones très... torturées et qui, arrêtée au cours d'une descente des stups dans un troquet, fait la rencontre de Jacques [Olivier Marchal], flic dont la situation de couple le rend malheureux et affecte son travail.

Tout ce petit monde voudrait bien dire -au moins- une chose à une ou plusieurs personnes en particulier sans y parvenir : Henry et Jacques qui veulent quitter leur femme mais n'arrivent pas à leur dire, Mady qui aime ses enfants mais n'arrive pas à leur dire, Antoine qui veut suivre les traces du père sans oser lui dire qu'il rêve de faire autre chose, Alice qui ne veut pas s'attacher et qui trouvant l'homme dont elle a besoin n'arrive pas à le retenir en lui disant son amour...

Bref, tous les personnages sont un peu handicapés de la parole ; surtout quand il est question de dire "je t'aime"... ou l'inverse.

Ajoutez à cela que Jacques découvre, à l'occasion du décès de sa mère, que son père artiste avait laissé des toiles en héritage à un enfant conçu avec une autre femme ardemment aimée qui se trouve être... Mady ; ce qu'Alice réalisera avant lui, coupant court  à une relation pourtant bien partie pour être la bonne.

Le tout donne un film plutôt sympathique sur un thème tout simple, et on adhère...

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NOTATION :

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