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18/03/2009

.GRAN TORINO

Affiche-GranTorino.jpg(sorti en salles le 25.02.09)

Walt Kowalski [Clint Eastwood] est un vétéran de la guerre de Corée et il n'aime pas les asiatiques, ni les jeunes qu'il considère dégénérés, encore moins les noirs, pas vraiment les religions, sa famille le fait vomir ; bref, il n'y a pas grand monde qui trouve grâce à ses yeux.

Pour couronner le tout, il est le seul "blanc" restant vivre dans son quartier, les plus proches voisins étant... des asiatiques dont il découvre inopinément que celui qui a tenté de lui dérober sa superbe Ford "Gran Torino" modèle 1972 est leur fils Thao.

Mais lorsque Thao est agressé par des "congénères" et que sa soeur Sue est mollestée par des "blacks", Walt va se trouver là par hasard et les sortir chacun du guêpier ; ce qui va le transformer en héros par tous les asiatiques du quartier qui lui apportent maintes offrandes qu'il refuse et surtout en homme à abattre pour les voyous qui ne veulent pas en rester là.

Walt va alors apprendre à aller vers les "étrangers", va se prendre d'amitié pour tous ces gens aux coutumes bizarres et presque devenir un modèle pour Thao qu'il prend sous son aile ; découvrant ainsi que de parfaits inconnus peuvent être cent fois plus intéressants à fréquenter que sa propre famille (quelle nouvelle, vraiment !...)

Lorsque la bande va répliquer en arrosant la maison de ses voisins à la mitrailleuse et violenter atrocement la grande soeur Sue ; Walt va se pencher sur la question et trouver la solution radicale, tout en essayant de protéger le jeune Thao d'un début "d'extériorisation" d'une violence qu'il contient désormais à grand peine.

L'acte de bravoure insensé de Walt lui vaudra-t-il la rédemption ?

Clint Eastwood est toujours aussi majestueux dans cette oeuvre au scénario d'une intelligence qu'on ne trouve qu'avec parcimonie dans tant d'autres films ; ce qui rend la chose à la fois si bouleversante, dérangeante, amenant à s'interroger.

De la belle ouvrage, on espère que M. Eastwood n'arrêtera pas de sitôt d'être derrière et devant la caméra !

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NOTATION :

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16/03/2009

.MARLEY ET MOI

Affiche-MarleyEtMoi.jpg(sorti en salles le 04.03.09)

Jen [Jennifer Aniston] et John [Owen Wilson], jeunes journalistes, viennent de se marier selon un "calendrier planifié" par madame.

La prochaine étape semble donc être -plutôt naturellement d'ailleurs- d'avoir des enfants, ce qui panique un peu John.

Un très bon ami à qui il en parle lui recommande d'offrir un chien à son épouse, afin que son intérêt soit temporairement focalisé sur l'impératif de s'occuper de la "bestiole".

D'autant que le labrador -qu'il finisse par acheter et appeler... Marley- est une terreur sur laquelle ils n'auront jamais le dessus ; finissant -à un moment critique pour leur couple- par vouloir s'en débarrasser avant qu'il ne les fasse se révéler à eux-mêmes durant leurs doutes, leurs engueulades, leurs joies lorsque la famille parvient enfin à s'agrandir d'abord avec un, puis deux et trois enfants.

En voyant Jennifer Aniston sortie de sa naphtaline depuis Friends et Owen Wilson descendu du Darjeeling Limited, on s'inquiète tout d'abord.
Et puis on découvre un film à l'humour fin où l'histoire gravite forcément autour du chien, démontrant comment le "meilleur ami de l'homme" prend toute sa place comme 'membre de la famille" et peut influer positivement sur des comportements ou encore sur des décisions à prendre face à certains événements professionnels ou familiaux.

Et lorsque l'animal auquel vous vous êtes attaché durant toute ces années disparait... la perte de cet "être cher" est difficile à surmonter.

Film hautement recommandable ; attention toutefois aux trente dernières minutes : les sujets émotifs ou ayant vécu la séparation inéluctable chez le vétérinaire devront serrer les dents et préparer des mouchoirs, ou éviter cette oeuvre.

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NOTATION :

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13/03/2009

.LE PREMIER CERCLE

Affiche-LePremierCercle.jpg(sorti en salles le 04.03.09)

Le clan Malakian prospère dans le sud de la France avec des activités toutes aussi illicites les unes que les autres, certaines nécessitant parfois d'aller jusqu'à tuer des gens.

Son chef, Milo [Jean Reno] s'appuie sur le "premier cercle" composé de membres de sa famille, dont son second fils Anton [Gaspard Ulliel].

Anton n'aime pas trop les "mauvais coups" qu'il est amené à faire et voudrait bien finir par se ranger des voitures, d'autant qu'il semble épris d'Elodie [Vahina Giocante], jeune infirmière qui vient soigner la grand-mère du clan.

Le problème est que le premier cercle, s'il est censé être une excellente protection contre les agressions des adversaires ou de la police, peut aussi finir par s'avérer un talon d'Achille.

Un policier qui a déjà affronté Milo lorsque le clan était en région parisienne -et au cours duquel est survenue la mort du fils ainé Malakian- va essayer de créer une fissure dans le "premier cercle" en approchant Elodie.

Un cambriolage dans une splendide villa pendant lequel Milo est amené à tuer une personne sous les yeux d'Anton et un gros coup visant à s'emparer de l'argent des casinos tout de suite après son embarquement dans un avion de ligne vont peut-être tout faire basculer et donner leur chance aux forces de l'ordre.

Jean Reno en patriarche arménien du crime, ça passe à peu près.
Gaspard Ulliel en fils qui ne veut pas trahir son père mais n'ose pas non plus lui dire qu'il aspire à autre chose qu'être criminel professionnel, est un peu moins crédible.
Quant à Vahina Giocante qui est décrétée maillon faible sans le savoir, son rôle de femme vivant "d'amour et d'eau fraîche" sans se poser de question -et sans se savoir condamnée- est de fait très restreint, ce qui est dommage.

Au final, un film qui a du mal à trouver un rythme de croisière ; sauf dans la dernière partie qui contient un peu plus d'action.

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NOTATION :

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11/03/2009

.LAST CHANCE FOR LOVE

Affiche-LastChanceForLove.jpg(sorti en salles le 04.03.09)

Kate [Emma Thompson] est une jolie quinquagénaire qui travaille en tant qu'enquêtrice statistiques à l'aéroport d'Heathrow, se débat avec une vieille mère envahissante et perd pied dès qu'un soupçon de début de relation pourrait s'engager avec un homme : elle est donc quasiment invisible et fait souvent tapisserie lors de rendez-vous où ses amies s'amusent.

Harvey [Dustin Hoffman] est un musicien vieillissant qui gagne sa vie en faisant des jingles publicitaires, doit "lutter" pour que sa place ne soit pas donnée à un jeune plus créatif et réactif ; et lorsqu'il arrive à Londres pour assister au mariage de sa fille, son ex-femme le traite comme un moins que rien tandis que sa fille lui annonce que ce n'est pas à son bras mais à celui de son beau-père qu'elle ira dire "oui" et qu'on le prévient par téléphone qu'il est viré.

Le destin de ses deux là est forcément de se croiser et l'on va suivre ses deux âmes esseulées qui ne veulent plus l'être et vont devoir franchir des étapes (pour vivre ensemble ?) tant qu'il est temps plutôt que de gâcher une seconde (dernière ?) chance.

Un moment plutôt émouvant lorsqu'Harvey, poussé par Kate, se retrouve à la soirée d'après-mariage et trouve les mots -qu'il n'a jamais su dire auparavant- tant à l'adresse de sa fille que de son ex ou de l'ancien "rival amoureux".

Ce film "romantique" qui parvient à éviter le "pathos" avec quelques touches d'humour bien distillées est surtout porté par ses deux très bons interprètes, sans qui l'histoire perdrait beaucoup de l'intérêt qu'on peut trouver à un scénario somme toute assez minimaliste.

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NOTATION :

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09/03/2009

.LE CODE A CHANGÉ

Affiche-LeCodeAChange.jpg(sorti en salles le 18.02.09)

Tout commence un 21 juin, où Piotr [Danny Boon] et son épouse ML [Karine Viard] invite à diner des amis : l'on suit alors jusqu'au 21 juin de l'année suivante les pérégrinations amoureuses (y compris extra-conjugales) de tous ces invités entre eux.

Jean-Louis ne peut se résoudre à rompre avec ML l'avocate qui souhaite se rabibocher avec son mari qui court après Sarah [Emmanuelle Seigner] qu'il a retrouvé au repas alors que cette dernière sort d'une énième dispute avec son mari avocat Lucas [Christopher Thompson].

Au milieu de ces chassés-croisés, Mélanie [Marina Foïs] la gynécologue et son oncologue de mari Alain [Patrick Bruel], ainsi que la prof de danse espagnole de ML et sa soeur Juliette [Marina Hands] qui est là avec son mari Erwann [Patrick Chesnais] et essaie d'échapper à la présence impromptue de leur père [Pierre Arditi].

Faux-semblants et mensonges tant en amour, qu'en société ; ce film a quelques très courts moments de joie (Marina Fois, Pierre Arditi) (quelques réparties font mouche) et beaucoup de longueurs avec beaucoup trop de personnages pour qu'ils puissent être suffisamment "développés". Dommage... comme dans chacun des films de Mme Thompson...

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NOTATION :

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06/03/2009

.MISS PETTIGREW

Affiche-MissPettigrew.jpg(sorti en salles le 25.02.09)

Miss Pettigrew [Frances Mc Dormand] est une gouvernante dont on ne sait si elle est réellement incompétente, si son éducation -un père pasteur- l'empêche de s'adapter au changement de comportement des gens (déjà en cet avant-guerre) ou tout simplement si ses employeurs trouvent n'importe quel prétexte pour s'en débarrasser, les temps devenant durs.

C'est à l'occasion d'une nouvelle mise à la porte qu'elle manque toucher le fond (dormir sur un banc de la gare, manger des restes laissés par terre, aller à la soupe populaire...) lorsque la chance va peut-être l'aider : venue chercher un nouveau poste auprès d'un organisme de placement et rembarrée sans ménagement ; lorsqu'elle entend qu'une cliente cherche une nouvelle employée, elle décide de subtiliser la carte de visite laissée sur un dossier et de s'y présenter.

Arrivée chez Delysia Lafosse [Amy Adams], elle tombe sur une gentille délurée qui se prend pour une future star et compte bien y arriver avec l'aide de trois "amoureux" : Nick grâce à qui elle a le superbe appartement où elle accueille Miss Pettigrew, Philip grâce à qui elle espère bien décrocher le premier rôle d'une pièce de théâtre et Michael à qui elle ne semble pas retourner l'amour qu'il lui porte.

Miss Pettigrew va donc se retrouver -malgré elle- propulsée secrétaire particulière en charge de gérer la vie tumultueuse de Mlle Lafosse et l'aider à faire les bons choix pour sa vie tant amoureuse que professionnelle ; tout en se préoccupant d'Edythe (amie intéressée de Delysia) qui lui fait un méchant chantage.

Alors que la seconde guerre mondiale approche à grands pas, on s'enfonce dans les faux-semblants du "tout va bien" pratiqué par une certaine classe (pas l'ouvrière !) de londoniens et l'on plonge plus profondément dans les amusements en tous genres ; avec une Delysia primesautière qui veut réussir et -ingénue- ne s'imagine pas faire du mal en se servant des gens, et une Miss Pettigrew gênée de tout ce luxe et totalement lucide sur sa condition de "petite extraction qui sait garder sa place et sa dignité dans l'adversité".

C'est ce contraste qui fait que le film fonctionne, alternant tristesse contenue et rires de bonheur ; avec une Frances Mc Dormand qui interprète admirablement son personnage de femme un peu dépassée et qui encaisse sans broncher : un petit régal.

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NOTATION :

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04/03/2009

.VOLT, STAR MALGRÉ LUI

Affiche-VoltStarMalgreLui.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

Volt est un chien star -de série télé- malgré lui.

L'usage de super-pouvoirs (en réalité de superbes effets spéciaux...) pour protéger sa petite maîtresse vont lui faire croire dur comme fer, lorsqu'il va par mégarde sortir des studios de productions et débarquer... à New-York,  qu'il va pouvoir s'en servir afin d'affronter le monde étranger et hostile autour de lui.

Croyant sa maitresse en danger (elle est enlevée dans le dernier épisode...), il va tenter de la retrouver par tous les moyens avec l'aide d'un chat (Mitaine) qu'il va d'abord devoir menacer avant qu'ils ne deviennent amis.

Leur pérégrinations vers la côte ouest leur feront croiser Rhino, un hamster farfelu qui ne les aide pas, car il croit aussi que Volt a de super-pouvoirs et être en présence de son héros n'aide pas à penser logiquement.

Heureusement, Mitaine va finir par lui faire comprendre la réalité et la vraie vie de chien qui va avec...

Mais une absence aussi longue ne peut se concevoir pour les producteurs de la série qui oblige la jeune actrice à poursuivre avec un nouveau chien.

L'amour que la petite fille avait pour Volt va-t-il se reporter entièrement sur son nouveau compagnon à quatre pattes, créant une bien grande désillusion pour Volt lorsqu'il sera de retour ?

Ce film d'animation numérique sait être touchant sans tomber dans la niaiserie, avec de nombreuses touches d'humour (Mitaine qui joue au "parrain" que des pigeons paient pour leur protection est assez savoureux...entre autres).

Un Walt Disney est toujours une valeur sûre, on peut y aller vraiment en toute confiance.

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NOTATION :

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02/03/2009

.PUSH

Affiche-Push.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

La Division, vous connaissez ? Non ? Normal.

Vous ne savez donc pas que se promène parmi nous des hommes et des femmes aux pouvoirs largement supérieurs à la moyenne réparties en sortes de castes telles que "Watchers" (qui voient l'avenir", "Movers" (qui déplacent toutes sortes d'objet par la volonté ou se meuvent à la vitesse de la lumière), "Pusher" (qui pénètrent votre esprit pour faire donner réalité à un mensonge ou un pur fantasme) et autres "Hurleurs" ou "Masqueurs"...

C'est ainsi qu'une jeune fille de treize ans, Cassie (un "Watcher") [Dakota Fanning] se présente à Nick (un "Mover") [Chris Evans] afin de lui demander assistance pour retrouver Kyra (un "Pusher") qui détient la réponse à une question vitale : où se trouve une valise qui permettra(it) de stopper l'influence de La Division, voire de l'anéantir et accessoirement sauver la vie de la mère de Cassie qui est entre les mains de l'organisation.

Mais dans la jungle de Hong-Kong, il faudra se méfier de ceux qui se disent amis ou à qui ils se confient et trahissent, échapper aux "Hurleurs" qui ont souvent une longueur d'avance sur eux grâce à leur soeur qui est aussi "Watcher" ; tout en essayant de ne pas être trop souvent sur le chemin du très (trop ?) fort Carver (un "Pusher"), assassin du père de Nick et présentement en recherche active de Kira afin de la ramener au bercail.

Passé un démarrage un peu lent utilisé pour mettre en situation les personnages -qui ne sont ni mutants, ni super-héros (ils n'utilisent pas toujours leurs pouvoirs pour le bien, voire ils ont du mal à s'en servir comme ce pauvre Nick)- on suit avec une certaine "avidité" un film qui est surtout de la pure action dans une mégalopole, agrémenté de quelques rebondissements inattendus qui maintiennent l'intérêt du scénario jusqu'à la fin.

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NOTATION : 

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01/03/2009

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 28.02.09

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de février 2009 :

.LES INSURGÉS
.ENVOYÉS TRÈS SPÉCIAUX
.YES MAN
.DIAMANT 13
.ESPION(S)
.SLUMDOG MILLIONAIRE
.KING GUILLAUME
.CHE (2ÈME PARTIE) : GUERILLA
.LOL
.LE BAL DES ACTRICES
.LES GRANDS FRÈRES
.WALKYRIE
.LA PANTHÈRE ROSE 2
.DOUTE
.LES NOCES REBELLES
.RICKY

28/02/2009

.RAPPEL DES NOTATIONS DE FÉVRIER

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.aucun film

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.LES INSURGÉS
.SLUMDOG MILLIONAIRE
.LE BAL DES ACTRICES
.WALKYRIE
.LES NOCES REBELLES

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.ENVOYÉS TRÈS SPÉCIAUX
.YES MAN
.ESPION(S)
.CHE (2ÈME PARTIE) : GUERILLA
.LOL
.LES GRANDS FRÈRES
.DOUTE

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.DIAMANT 13
.KING GUILLAUME
.LA PANTHÈRE ROSE 2
.RICKY

27/02/2009

.RICKY

Affiche-Ricky.jpg(sorti en salles le 11.02.09)

Katie [Alexandra Lamy] voit ses journées rythmées par son travail et son rôle de mère lorsqu'elle croise le chemin de Paco [Sergi Lopez]. Conclusion : elle finit par coucher avec.

Katie enceinte, vit désormais avec Paco et finit par arriver le bébé que l'on nomme Ricky et qui va assez rapidement commencer à porter des traces d'ecchymoses au niveau des omoplates. Conclusion : Katie croit que Paco l'a frappé en son absence, hurlement et rupture.

Ricky disparait de son parc et après recherche avec sa fille, elles finissent par le trouver perché... sur une armoire. Conclusion : qu'est-il arrivé à mon pauvre petit chéri ?

Au fil des mois, Ricky se pare d'un magnifique plumage qui fait qu'il s'envole dans le supermarché où Katie et sa fille font les courses. Bientôt tout le magasin -clients, employés- cherchent à... l'attraper avec l'aide supplémentaire de pompiers et agents de l'ordre. Conclusion : éteignez les lumières, c'est ça qui l'incite à s'envoler vers les néons (et de fait, dans le noir, Ricky finit par être attrapé près d'un frigo du rayon frais où baigne une douce lumière).

Là, on baigne effectivement dans du doux n'importe quoi et en fait de pénombre ; certains ont déjà fait un black-out.

Et le pompon tant redouté survient lorsque Paco -qui revient vers Katie- lui souffle une idée de génie, qu'elle s'empresse d'accepter : tu es en manque d'argent puisqu'au chômage, monnaye donc le "talent" de Ricky auprès de journalistes si friands de sensationnel. Conclusion : Katie exhibe son bébé qui s'envole devant les caméras et les photographes conviés au "show", et Katie de lâcher la ficelle qui lui permettait de contrôler la progression de Ricky  un peu à la façon d'un cerf-volant...

Où peut bien se trouver le message ici (et y en a-t-il un d'ailleurs) ? Une critique des médias qui s'immiscent dans des vies privées parfois avec la complicité des victimes elles-mêmes ? Une ode sur le thème "lâchez la bride à vos enfants" ? Une fable du genre "votre bébé va vite grandir, et majeur, il faudra le laisser quitter le nid pour voler de ses propres ailes" ?

Quand on voit dans quoi peut s'envoler l'argent des producteurs, on se sent un peu le pigeon plumé avec un film aussi maigre et indigeste qu'un poulet de batterie...

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NOTATION :

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.LES NOCES REBELLES

Affiche-LesNocesRebelles.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

Années 50 : April [Kate Winslet] et Franck Wheeler [Leonardo di Caprio] se sont rencontrés, se sont aimés, ont deux enfants et une belle maison dans un quartier plutôt chic avec des voisins sympathiques qui les trouvent adorables.

Ceci est pour la façade car en fait, Franck est employé dans une société où travaillait déjà son père et s'ennuie dans un job qu'il n'aime pas ; quant à sa femme, elle se désole d'être réduite à la mère au foyer jusqu'à la fin de ses jours sans avoir eu un soupçon de folie dans leur vie.

April voudrait bien briser la monotonie en lançant un pari audacieux : tout laisser tomber et partir refaire sa vie à... Paris que Franck lui a décrit comme un lieu enchanteur où vivre... et travailler.

Franck finit par se laisser convaincre, jugeant les enfants suffisamment grands pour accepter une nouvelle vie sans subir de traumatisme, et se décide à démissionner en avançant une date : le mois de septembre après les vacances.

Mais voilà que deux événements risquent de contrecarrer leur beau projet : Franck se voit proposer un poste mieux rémunéré avec plus de responsabilités et April tombe enceinte.

Quand April se radicalise en souhaitant partir pour Paris même si elle doit avorter, Franck devient de plus en plus indécis ; le tout créant à tout instant une situation explosive qui risque de disloquer un couple "si bien assorti" de l'avis général.

On assiste donc à la décomposition lente et progressive de leur ménage, jusqu'à l'épilogue tragique.

Film un peu long par moment -vraisemblablement dû à l'histoire tirée d'un livre bien connu- mais interprété avec maestria par les deux acteurs principaux.

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NOTATION :

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25/02/2009

.DOUTE

Affiche-Doute.jpg(sorti en salles le 11.02.09)

Trois personnages principaux pour ce "drame" :

Soeur Aloysius [Meryl Streep], "dragon" qui fait régner une discipline de fer dans l'école St Nicolas dont elle est principal, et ce tant auprès de ses élèves que des sept soeurs qui l'accompagnent dans la vie de l'établissement.

Le Père Flynn [Philip Seymour Hoffman], plutôt "bonhomme" qui est le supérieur de Soeur Aloysius et qui n'a pas la même vision étriquée que sa subalterne, et veut une école -et une religion- plus ouverte sur le monde, donc moins rigide et plus moderne.

La Soeur James [Amy Adams], fraîche émoulue et bombardée professeur d'histoire ; qui a le malheur d'interpréter trois faits : le comportement subitement peureux d'un de ses petits élèves, la convocation du même au presbytère peu auparavant par le Père Flynn, le même rangeant dans son casier un maillot trempé qu'elle identifie de vue comme étant celui du jeune Donald.
Elle additionne le tout et... ne trouve rien de mieux que de se confier à la Soeur Aloysius qui voit là du "grain à moudre" pour alimenter une rancoeur envers son supérieur.

Tous les ingrédients sont là pour "enclencher le processus" : la pseudo-témoin qui ne voudrait pas acccuser à tort mais préfère en référer plutôt que de s'en vouloir de s'être tue, la Supérieure qui à la certitude qu'il s'est effectivement passé une chose contre-nature entre le prêtre et l'élève, le Père Flynn dont le comportement pas forcément très "franc du collier" mène à douter de son innocence.

Soeur Aloysius ne lâchera plus l'affaire, allant jusqu'à laisser entendre qu'elle sait ce qui est déjà arrivé dans d'autres écoles et qui justifie(rait) les "courts séjours" du Père Flynn et va aller jusqu'à s'en servir pour bluffer.

Alors, le Père Flynn aime-t-il les petits garçons ou a-t-il d'autres préférences ?... on se prend à douter de l'un et de l'autre tout en imaginant que l'une des explications est forcément la bonne, à la façon de la principale intéressée qui finit par confesser à la jeune institutrice que le doute n'a jamais cesser de la hanter sur le sujet.

A méditer...

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NOTATION :

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23/02/2009

.LA PANTHÈRE ROSE 2

Affiche-LaPanthereRose2.jpg(sorti en salles le 18.02.09)

Un joyau inestimable et parmi les plus "symboliques" (?!) d'Italie, Angleterre et Japon sont volés.

Ces pays décident de créer une "dream team" dont ils souhaitent que le "chef" soit... l'inspecteur Clouseau [Steve Martin] ; et quand vient le tour de la fameuse pierre "panthère rose" d'être dérobée pour la seconde fois au Grand Palais alors qu'il est sous la responsabilité de Dreyfus [John Cleese], ce dernier se voit un peu pressé de donner la main à ce cher inspecteur qui rempile donc assisté de Ponton [Jean Reno] pour prendre la tête de trois inspecteurs + une invitée surprise ayant enquêté et écrit un livre sur "Tornado" dont la carte de visite se trouve en lieu et place de chacun des trésors envolés.

Toute sa fine équipe fait un putsch lorsqu'ils découvrent le cadavre d'un certain Lawrence [Johnny Halliday] avec les trésors entreposés dans une pièce cachée : ils décrètent que le mort est Tornado.

Le seul éclair de génie de Clouseau est de s'opposer aux assertions des autres au prétexte -bien mince- que si les objets ont été retrouvés, la "panthère rose" devrait s'y trouver également ; ce qui n'est pas le cas : il va donc poursuivre l'enquête, épaulé par le fidèle Ponton...

1h30 de délires verbaux et de situation pour le policier le plus stupide de la planète, avec un léger agacement lorsque certains acteurs se plaisent à "marquer" un accent franchouillard quand ils parlent anglais (même s'il est vrai que l'on est pas particulièrement doués pour les langues, ça devient aussi collant que le béret et la baguette...)

C'est drôle par moment, mais l'histoire ne brille pas autant que la célèbre pierre...

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NOTATION :

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.WALKYRIE

Affiche-Walkyrie.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Le colonel von Stauffenberg [Tom Cruise], "éloigné" en Afrique du nord pour des propos et comportements pas toujours en "conformité" avec la doctrine nazie ; se voit rapatrié en Allemagne suite à un raid aérien meurtrier dont il réchappe par miracle.

Des civils et des militaires qui ne supportent  pas les actes de plus en plus déments du Führer, et qui ont déjà à leur actif plusieurs tentatives ratées d'attentat contre le chancelier ; vont décider de prendre contat avec von Stauffenberg pour le rallier à leur cause.

Non seulement il y adhère, mais en devient quasiment la tête pensante tout en sachant garder sauf la fierté d'hommes avec des fonctions plus importantes et parfois plus hauts gradés que lui.

Tout son plan est très simple sur le papier et très compliqué dans la réalité : il se base sur "l'opération Walkyrie", vademecum voulu par Hitler et censé détailler par le menu qui doit agir de quelle façon en cas de disparition du chef suprême ; et dont von Stauffenberg ne veut rien moins que changer des termes et le refaire signer... par Hitler lui-même.

Après quoi ne restera plus qu'à mettre au point tous les détails permettant l'élimination, tout le monde finissant par se ranger à l'opinion qu'il faut frapper dans le bunker.

Von Stauffenberg va s'investir complètement dans l'aventure -qui terminera mal, et pas seulement pour lui- ainsi que dans la coordination des troupes et du futur nouveau gouvernement lorsqu'il pense avoir réussi sa mission en ce 20 juillet...

Une histoire méconnue de la grande Histoire, avec des hommes et des femmes à des postes -parfois- clés qui n'ont pas hésité à "saper de l'intérieur" afin que l'Allemagne et les allemands -et donc un peu eux par la même occasion- souffrent moins de représailles lors de la sortie de guerre.

Un film assez haletant -même si l'on connait d'avance l'issue-

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NOTATION :

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20/02/2009

.LES GRANDS FRÈRES

Affiche-LesGrandsFreres.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

Danny [Paul Rudd] et Wheeler travaillent pour une société de boisson énergisante, passant toutes leurs journées entre deux promotions/préventions sur les campus à bord de leur camion tuné façon minotaure (qui est également le nom de la marque) ; jusqu'au jour où Danny se fait larguer par son amie et c'est l'accident qui vient couronner une "tentative d'agression d'un agent de la force publique"...

Menacés d'aller en prison, ils choisissent les cent cinquante heures d'intérêt général mais déchantent très rapidement : ils sont envoyés dans une association venant en aide à des enfants d'autant plus durs qu'ils sont délaissés par des parents visiblement désemparés.

Wheeler l'obsédé sexuel devra se charger de Ronnie : dix ans, déjà très malpoli et assez précoce pour loucher sans interruption sur toute paire de seins qui passe dans son champ de vision.

Quant à Danny qui évite la dépression en pensant reconquérir sa belle, il doit veiller sur Augie : adolescent qui ne semble pas vouloir grandir et se protège du monde en participant à d'interminables jeux de rôle grandeur nature, où il peut jouer au preux chevalier avec d'autres férus de tous âges.

Tout à leurs obsessions (et pas vraiment "mûrs" pour gérer des relations enfants/adultes), Danny et Wheeler vont-ils réussir à gagner la confiance de celle qui leur a donné cette responsabilité tout en ne décevant pas leurs nouveaux "petits frères" d'amitié ?

Les grandes lignes tracées, on a droit à un joyeux cocktail d'humour très potache, de blagues un peu plus relevées et -malgré tout- d'un zeste de morale finale.

Humour et situations dévastateurs comme un taureau qui charge...

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NOTATION :

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.LE BAL DES ACTRICES

Affiche-LeBalDesActrices.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Charlotte Rampling, Karin Viard, Marina Foïs, Mélanie Doutey, Romane Bohringer, Estelle Lefébure, Muriel Robin ; telles sont les actrices qui forment ce bal devant la caméra de Maiwenn : l'une souhaite faire évoluer sa carrière vers l'international tandis qu'une autre se sent frustrée de devoir encore passer des castings  alors qu'elle pense ne plus rien avoir à prouver, pendant qu'une troisième ment de façon éhontée sur ses engagements cinématographiques alors qu'elle ne sert plus que de faire valoir à des produits haut de gamme (mais de consommation tout de même...)

Une quatrième peine à démontrer à un metteur en scène qu'elle sait faire autre chose que des one-woman shows humoristiques alors qu'une autre encore souhaite voir reconnu des talents d'actrice alors qu'elle vient... de la mode et du mannequinat. L'horreur totale !

Bref, ces actrices sont vraiment des incomprises dont la voie est parsemée d'embûches ; entre les doutes, le cloisonnement bien français entre "différentes branches" d'un même métier, les jalousies de collègues et les lubies de réalisateur auxquelles peuvent se joindre -sciemment ou pas- les agents artistiques : tout peut devenir outil de déstabilisation pour ces femmes -d'âges divers- qui souhaitent malgré tout rester comme les autres en cherchant à conjuguer travail, amour et/ou famille.

Et elles en témoignent devant la caméra de Maiwenn, que toutes ces femmes plus ou moins connues fascinent.

Mais sont-elles réellement fragiles ou en donnent-elle seulement volontairement l'apparence en "manipulant" la réalisatrice et le spectateur par le biais de la caméra ?

Tourné à la façon d'un documentaire, l'ingéniosité de ce film est justement de ne jamais trop bien savoir -pour chacune d'elle- où se trouve la frontière entre le jeu qu'elles doivent composer et le vécu dont elles s'inspirent peut-être...

Cette approche -ainsi qu'une prestation assez épatante de Joey Starr- mérite à elle seule la note obtenue.

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NOTATION :

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18/02/2009

.LOL

Affiche-LOL.jpg(sorti en salles le 04.02.09)

Lola, dite LOL pour les amis, est une jeune adolescente qui commence à se chercher entre Arthur dont elle se croit amoureuse et Mael, le meilleur ami d'Arthur dont elle tombe amoureuse.

Même si elle vit une certaine complicité avec sa mère Anne [Sophie Marceau], cette dernière risque de ne pas être capable de lui apporter l'équilibre et le support dont sa fille aurait besoin alors qu'elle-même vit dans l'indécision en revenant vers son mari -dont elle vient pourtant de divorcer- tout en débutant une liaison avec un flic des stups rencontré récemment.

L'adolescence, ses conflits avec les parents, ses premiers émois sexuels, sa vie au lycée et la première "fumette"... rien de très nouveau ni d'original dans ce film si ce n'est que nos chers ados vivent à fond leurs passions via SMS et autres messageries instantanées tout en croyant qu'ils gagneront en considération et en indépendance par leur "rebelle attitude" face à des adultes qui sont eux aussi passés par là (même si certains semblent l'avoir oublié, comme le père de Mael...)

Restent quelques moments humoristiques et réalistes dans ce qui ressemble étrangement à une version de La Boum version 2000...

Film pas indispensable, mais celles et ceux qui souhaitent se replonger dans le passé et les affres de la crise d'adolescence y trouveront leur bonheur.

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NOTATION :

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.CHE (2ÈME PARTIE) : GUERILLA

Affiche-Che2emePartieGuerilla.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Cette seconde partie commence le 3 octobre 1965 avec la lecture par Fidel Castro à la télévision cubaine d'une lettre d'adieu que lui aurait écrite le Che, puis l'on "saute" une année...

Ce dernier n'étant pas homme à rester inactif derrière un bureau -fut-il de ministre- est en fait déjà reparti "en guerre" afin d'exporter la guerilla dans d'autres pays d'Amérique du Sud, notamment la Bolivie dont la population est sous la botte de la dictature pesante du président (?!) Barrientos.

Avec une "petite armée" cubaine, des boliviens et l'aide sensée être apportée par le parti communiste local ; il va donc tenter de reproduire -en ce début novembre 1966- ce qui avait si bien réussi à Cuba en s'appuyant sur les paysans boliviens mais la mayonnaise ne prend pas vraiment, ces derniers étant terrorisés par tout homme armé, qu'il soit soldat s'appropriant leurs maigres biens et victuaille ou révolutionnaire faisant de même moyennant rétribution.

C'est dans ce climat un peu différent que l'on suit les plus de trois cents jours où le Che et ses troupes disparates progressent dans la jungle, plus pour tenter de se protéger et fuir les assauts d'une armée aidée en sous-main par les américains et renseignée par... les paysans que pour s'apprêter à défaire les armées dun dictateur.

Désertions de certains, captures d'autres par l'armée de Barrientos (comme Régis Debray, français qui semble compter pour le Che puisqu'il veut le libérer) l'amènent ainsi à des décisions catastrophique puisqu'il va scinder ses guerilleros en plusieurs groupes.

L'on ne sait s'il finit par se rendre compte que le piège se referme sur lui ; toujours est-il que l'armée bolivienne finira par lui mettre la main dessus et exécutera très rapidement un ordre "600" venu de La Paz qui signe son arrêt de mort le 9 octobre 1967.

Tourné en se basant sur le journal de Bolivie écrit par Guevara et avec la même présence de Benicio del Toro dans le rôle, ce second opus est pourtant moins prenant et se traîne un peu à la manière de ses guerilleros fatigués de se voir imposée une discipline assez stricte que beaucoup ont peine à suivre compte-tenu des conditions géographiques et climatiques qu'ils doivent supporter.

Une pointe de déception liée aussi en partie au personnage qui perd forcément de sa superbe dans le "combat de trop"....

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NOTATION :

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16/02/2009

.KING GUILLAUME

Affiche-KingGuillaume.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Le roi [Rufus] de la petite île de Guerreland se meurt, et l'absence de descendance mâle risque de faire tomber le "territoire" entre les mains britanniques (!?)

Heureusement, l'un des rares habitants qui la peuplent met la main sur le courrier d'une femme, unique touriste de l'île voila quelques années, qui dévoile une liaison avec le roi et le fruit de cette passion : un certain Guillaume.

Guillaume [Pierre-François Martin-Laval] a bien grandi aujourd'hui, où il coule une vie simple et heureuse avec Magali [Florence Foresti] dont il attend des jumeaux ; lorsque survient un homme étrange [Pierre Richard] en kilt les informant qu'ils héritent... d'un royaume, en se gardant bien de leur dire qu'il n'est composé que de 5 personnes tenant sur un caillou et en taisant le motif caché de son empressement à obtenir une signature de Guillaume devant notaire.

Magali, qui ne doit pas subir de trop fortes "émotions" pour mener à terme sa grossesse, va pourtant "s'échauffer" ; s'imaginant déjà en souveraine régnant sur un peuple tout en spéculant sur la "taille" de l'héritage qui va avec.

Ce film est vraiment très gentillet, avec une histoire aussi ténue que l'étendue de Guerreland et n'a que trois intérêts : s'écrire un scénario pour se donner un job et éviter l'impression du "sans les Robins des bois, point de salut" pour P.-F. Martin-Laval, sortir Pierre Richard de la naphtaline, et surtout découvrir -ou confirmer- que Florence Foresti mérite de persister dans cette voie. Pour le reste, on abdique devant la vacuité du scénario.

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NOTATION :

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