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26/11/2008

.W.

Affiche-WLimprobablePresident.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Du "Bushie" [Josh Brolin] qui passe son temps en beuveries plutôt qu'en études au président de la première puissance mondiale, en passant par sa volonté de devenir gouverneur et sa "rencontre avec Dieu" qui lui aurait donner la force d'arrêter de boire ; le tout -sauf en ce qui concerne son mariage avec Laura- au grand dam de son père qui ne lui a jamais manifesté beaucoup d'amour et lui préfère son frère Jeb.

On en viendrait presque à plaindre le pauvre Bush Jr, mais on se ressaisit assez vite puisque le "fil rouge" est la préparation de la guerre d'Irak où l'on voit un président sorte de paysan du Texas mal dégrossi, jamais capable d'une décision réfléchie et assez ignare du vaste monde qui pour lui semble se cantonner au Texas et à Washington ; l'ensemble couronné d'une certaine illumination religieuse qui donne un mélange assez instable que certains de ses conseillers prendront plaisir à manier jusqu'à explosion.

Alors, cette énorme ânerie en Irak a-t-elle été en partie dictée par la sensation de W. Bush que l'échec de son père à rempiler pour un deuxième mandat est due à sa gestion de la guerre du golfe qui n'aurait pas été menée à son terme comme le film semble le laisser penser ? Bien malin qui pourrait le dire et le recul suffisant pour analyser ce genre d'événement n'y est pas.

Mais cela n'ôte rien au talent de Josh Brolin dont certaines attitudes sont criantes de vérité, lorsque l'on se rappelle les images originales vues à la télé.

Voila donc les Bush père et fils, Condolezza Rice, Dick Cheney, Colin Powell, Donald Rumsfeld ; tous là sous nos yeux... pas forcément pour notre plaisir et l'on respire de savoir qu'ils vont bientôt céder leur place... en espérant qu'ils n'aient pas le temps de "peaufiner" une ultime catastrophe d'ici le 20 janvier...

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24/11/2008

.MESRINE : L'INSTINCT DE MORT

Affiche-MesrineLinstinctDeMort.jpg(sorti en salles le 22.10.08)

Premier volet : les dix années où Mesrine "apprend le métier" au contact des truands et commence à "se faire un nom".

1959 : Mesrine [Vincent Cassel] est rendu à la vie civile après la guerre d'Algérie et, plutôt que d'accepter un boulot que son père [Michel Duchaussoy] lui avait trouvé ; il préfère la vie facile de son ami Paul [Gilles Lellouche] qu'il retrouve et qui lui fait découvrir le monde interlope (prostitution, tripots clandestins, cambriolages...) parisien ainsi que celui qui en est le "patron" : Guido [Gérard Depardieu].

Apprentissage du b.a-ba puis mise en pratique par Jacques Mesrine où il trouvera le temps de se marier et d'élever des enfants presque comme un père normal, le tout interrompu par une première incarcération de trois ans.

Une fois sorti et avec la volonté -très vite abandonnée- de rentrer dans le rang en ayant une vie de famille normale ponctuée par les journées au boulot, le voila qui replonge dans le business jusqu'à ce que ça sente trop le roussi : abandon de l'épouse et "dépôt des enfants" à ses parents avant de dire bonjour au continent américain... et plus précisément le Québec.

Rebelote avec des braquages de banques puis la rencontre d'une nouvelle femme avec qui il aura l'idée de se faire embaucher par un riche homme paralysé, mais ça ne fonctionne pas longtemps et ils prennent en otage leur patron ; ce qui leur vaudra une fin de cavale en prison.

Mesrine ayant décrété qu'il n'y a pas d'endroit dont il ne puisse s'évader, finit par mettre son plan à exécution ; avant d'y revenir un peu plus tard pour tenter de libérer ses comparses de ce centre de détention aux méthodes un peu particulières sensées supprimer toute velléité de rebellion et rendre les pires brutes aussi sages que des images.

Cela finit dans un bain de sang (surtout pour les forces de l'ordre).

Cette première partie se conclut en 1969 alors que les journaux québécois commencent déjà à le surnommer : l'ennemi public n° 1...

Excellent film où l'on ne s'ennuie pas un instant avec un scénario béton dû à un résumé saisissant du livre écrit par le truand lui-même, avec un Vincent Cassel qui prend de la consistance en même temps que Mesrine gagne en aplomb ; c'est captivant et l'on est évidemment pressé de voir le second opus...

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21/11/2008

.MES STARS ET MOI

Affiche-MesStarsEtMoi.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Robert [Kad Merad] est malheureux et souffre de la séparation que lui impose sa compagne [Maria de Medeiros], partie avec leur fille.

Elle a pourtant classe, jeunesse et beauté ; mais il ne parvient pas à la retenir. Il va donc faire un "transfert" sur trois stars ayant chacune une de ses qualités : Solange Duvivier [Catherine Deneuve] pour la classe, Isabelle Séréna [Emmanuelle Béart] pour la beauté et Violette Duval [Mélanie Bernier] pour la jeunesse.

Travaillant chez Agents Artistiques & Co (non pas comme agent de stars, mais plutôt en tant qu'agent de service -comprendre d'entretien...-) ; il accède aux bureaux d'agents aussi connus que Dominique Bhé [Dominique Besnehard] où ses "furetages" lui permettent de consulter des informations confidentielles qui, mixées avec les infos people des journaux dont il se nourrit, lui permettent d'intervenir dans la vie de ces trois actrices de façon plus ou moins envahissante.

Il va même aller -rien de moins- jusqu'à profiter d'une de ses tournées de nettoyage pour réagencer trois photos sur le bureau de Dominique Bhé afin de lui "suggérer" le casting idéal de son prochain film, que l'agent trouve -naturellement- absolument génial (tout en l'attribuant à son assistante).

Réunies sur le tournage, nos actrices vont évidemment se raconter les soucis que leur procure ce fan envahissant et vont décider de se venger de lui.

A partir de là, la chose devient malheureusement moins crédible : pour leur revanche, elles sont obligées de l'approcher en l'invitant qui chez elle, qui au restaurant ; ce qui a pour effet de leur rendre le personnage attachant et les voila qui en regretteraient presque de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Tout le reste est à l'avenant et on n'est plus guère intéressé que par les réparties rigolotes des deux stars qui s'envoient des piques à la tête sur leur carrière ou leur vie sentimentale tumultueuse.

La dernière partie du film est tout à fait saugrenue et improbable quant au comportement des trois vedettes et de ce qui en découle pour Robert, mais l'on peut prendre cela pour une gentille fable.

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19/11/2008

.LA TRÈS TRÈS GRANDE ENTREPRISE

Affiche-LaTresTresGrandeEntreprise.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

Dans le sud de la France, une usine de la multinationale Naterris pollue tellement l'environnement que toute l'économie locale finit par disparaître.

L'affaire éclate plus au moins dans la presse mais comme d'habitude en pareil cas, la justice caresse plus l'accusée qu'elle ne l'assomme en validant la proposition de remboursement de 12.000 euros faite par la compagnie... en échange de la garantie que chacun des plaignants en restera là.

Zaccharias [Roschdy Zem] l'ostréiculteur, Mélanie [Marie Gillain] la femme du fleuriste, Denis [Jean-Paul Rouve] le restaurateur ne veulent pas lâcher l'affaire ; mais afin que le pourvoi soit accepté, il faut le déposer sous trente jours en apportant des éléments qui dévoilent un fait nouveau non connu du tribunal au moment du jugement.

Aidés de Kevin, un petit jeune plutôt fûté qui travaillait auparavant chez Naterris et que Mélanie connaissait pour avoir elle-même bosser pour un de leurs sous-traitants ; les voila donc décidés à aller jusqu'au siège de La Défense pour s'y introduire et y trouver des preuves en contournant toutes les sécurités existantes dans le bâtiment.

Ce film décrit bien le désarroi des gens qui ont tout perdu dont certains sont prêts à accepter des sommes dérisoires de peur d'avoir moins la fois suivante, le courage de certains (peu nombreux) qui veulent faire plier les pollueurs, la fanfaronnade d'un avocat devant les caméras pour lâcher les "récalcitrants" -pourtant si proches du but- lorsque cela se "corse", la PDG qui ne croit pas que l'intrusion puisse être autre chose que de l'espionnage industriel ; tout cela est malheureusement un triste reflet de la réalité vue dans un miroir à peine déformant.

Bonnes alliées : les petites touches d'humour qui ponctuent l'histoire font passer une pillule qui pourrait sembler bien amère à avaler.

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17/11/2008

.BOUQUET FINAL

Affiche-BouquetFinal.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

D'un coté, prenez Gervais Bron [Didier Bourdon] qui travaille depuis quinze ans dans une entreprise de pompes funèbres et tient une importante agence près du cimetière du Père Lachaise.

De l'autre, prenez Gabriel, jeune artiste qui doit arrêter ses cours de musique aux enfants pour se mettre à chercher un vrai travail et faire face à ses dépenses ; quitte à travailler dans le grand commerce du deuil (ça le rebute plutôt, mais il doit également aider financièrement ses parents [Marthe Keller et Gérard depardieu] qui, artistes eux aussi, ont des soucis avec la vieille péniche sur laquelle ils logent...)

Pour relier les deux : l'entreprise "Ciel et Terre", rachetée par des américains, qui cherche désespérément un directeur commercial pour l'Ile de France.

Si Gervais se verrait bien à ce poste par "l'ancienneté", Gabriel l'obtient assez vite grâce a un pote connu quelques années auparavant en école de commerce. Mais avant de prouver ses talents, il doit comme chacun faire un stage d'un mois pour connaître la société et il l'effectuera chez leur meilleur vendeur qui n'est autre que... Gervais.

Et quand Gervais apprend au cours d'un repas qu'il ne déjeune pas avec n'importe quel stagiaire, mais rien moins que le nouveau directeur commercial ; il considère que la place lui a été "volée" et va faire vivre un enfer à Gabriel durant son stage.

Pour montrer sa valeur ; il vend à un vieux monsieur [Michel Galabru] très gentil des obsèques à 25.000 euros pour son épouse, mais il découvre un peu tard qu'il s'agit du grand-père de Claire [Bérénice Béjo], l'avocate dont il s'est épris depuis qu'il l'a croisée à ses cours de musique lorsqu'elle lui amenant son fils.

Elle, par contre, ne se doute de rien jusqu'au jour où... et comme si cela ne suffisait pas, il finit par croiser inopinément son père en voiture alors qu'il officie...

Ambiance garantie quand il va devoir faire face et avouer son métier.

Sympathique comédie romantico-funèbre qui arrive à faire rire avec le sujet un peu difficile de la mort et que les distributeurs ont judicieusement sorti entre la Toussaint et l'Armistice !

On regrettera juste quelques blagues "téléphonées".

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14/11/2008

.MENSONGES D'ÉTAT

Affiche-MensongesDetat.jpg(sorti en salles le 05.11.08)

L'agent Ferris [Leonardo di Caprio] est homme d'action et de terrain pourchassant sans répits les terroristes au Moyen-Orient.

Lorsqu'une série d'attentats revendiqués par des extrêmistes musulmans touchent l'Angleterre puis les Pays-Bas, son supérieur Hoffman [Russel Crowe] lui met la pression, quitte à lui brûler la politesse en déclenchant une action parallèle depuis son bureau de Langley.

Ca fait mauvais genre auprès d'un allié jordanien, Hani, dont Ferris a obtenu le soutien dans la chasse qu'il mène pour retrouver le tête de tous ces attentats ; et qui le mèneront d'Irak en Jordanie, en passant par la Turquie et les Emirats Arabes Unis.

N'arrivant pas à mettre la main sur ce nouveau "Ben Laden", il convainc Hoffman de créer un vrai faux groupuscule terroriste avec son vrai faux chef (piègeant ainsi un malheureux architecte qui n'a vraiment rien d'extrêmiste) pour créer un vrai faux attentat qui devrait faire sortir de sa tannière leur proie insaisissable.

Mais voila, Ferris n'est pas aidé par Hoffman qui continue à lui mettre -involontairement- des batons dans les roues et le met en porte-à-faux vis-à-vis d'Hani à qui il fait confiance malgré l'interdiction de partager les infos.

Tout va -évidemment- aller de travers puisqu'ils partent sur un mensonge au "nom des USA", qui va se télescoper aux mensonges ou omissions d'Hani "pour le compte de la Jordanie" ; et il y aura des "dommages collatéraux" pour Aïcha, jeune et jolie infirmière (qui a soigné Ferris lors d'une mission où des molosses lui ont "goûté les jarrets") et dont il est en train de tomber amoureux.

Ils finiront par mettre la main sur le sheik (il n'y a vraiment qu'au cinéma que cela puisse arriver et en plus, ce n'est pas vraiment grâce à des américains se croyant toujours aussi supérieurs avec beaucoup de "il suffit de.. " et de la technologie très pointue mais qui n'est pas d'une grande utilité face à pareille situation).

Encore une histoire de terrorisme et des Etats-Unis garants -envers et contre tout/tous- de la sauvegarde du monde.

Dommage que l'on ait une impression de déjà vu (cf. Le Royaume sorti le 30/10/07) avec des images un peu moins violentes et plus de "love story", ainsi que deux bons acteurs (Russel Crowe en chef cynique est pas mal dans le genre...) ; mais le film souffre malgré tous ces ingrédients de quelques longueurs...

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12/11/2008

.COLUCHE : L'HISTOIRE D'UN MEC

Affiche-ColucheLhistoireDunMec.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Septembre 1980 : Coluche [François-Xavier Demaison], qui égratigne savamment les politiciens dans ses spectacles ; finit par lancer un jour -en guise de galéjade- qu'il se présentera aux élections présidentielles prévues l'année suivante.

Partant de là ; on nous montre comment Michel Colucci persiste -autant par provocation envers la classe politique que pour "se marrer"- à vouloir se présenter, comment il démarche  les élus pour obtenir les cinq cents signatures et comment il flatte l'électeur potentiel tandis qu'un certain Attali [Denis Podalydès] lui fait des "appels du pied" au nom d'un rassemblement de la gauche derrière François Mitterrand.

Tout ce "buzz" lui fait tourner la tête et il finit par penser réellement avoir une chance ; conforté en cela par avec tous les gens désespérés qui lui ont dit "compter sur lui" pour changer les choses, ainsi que par des sondages dithyrambiques quasi-quotidiens dans les journaux.

Même les menaces (voilées du pouvoir en place et des adversaires, ou de mort toujours courageusement anonymes) ne le font pas reculer et le moment venu du reniement n'en sera que plus difficile.

Courte période (de septembre 1980 à mars 1981) qui aurait pu valoir un titre beaucoup plus simple : "Coluche Président" qui montre un humoriste pris à son propre jeu (a-t-il vraiment crû en ses chances ou a-t-il berné les gens en vrai politicien ?).

S'il mettait une condition à son arrêt de la politique (que les politiciens arrêtent de faire les clowns), il aura été nettement préférable qu'il stoppe sans préalable ; tant il est évident qu'un politicien restera avant tout un comédien -pas toujours drôle- (ce qui est encore plus vrai aujourd'hui qu'à l'époque...).

Un politicien déçoit souvent, raison pour laquelle Coluche "rebondira" en créant quelques années plus tard ce que l'on ne pensait pas voir "naître et prospérer" : Les Restos du Coeur.

Pas de sketches à gros sabots ici, juste une tranche de vie avec le jeu assez étonnant de François-Xavier Demaison.

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10/11/2008

.TONNERRE SOUS LES TROPIQUES

Affiche-TonnerreSousLesTropiques.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Tout commence par quatre fausses bandes-annonces promouvant chacune un film dans lequel joue une "star" (sur le déclin... ou pas).

On retrouve ensuite les quatre mêmes acteurs -auxquels on ajoute un cinquième larron jeune et prometteur- réunis sur le tournage d'un nouveau film adapté d'un best-seller écrit par un survivant du Vietnam et sobrement intitulé : "Tonnerre sous les tropiques".

Les exigences de diva de nos comédiens font prendre du retard à la production et comme chacun sait que le temps, c'est de l'argent ; le réalisateur -épaulé par l'auteur du livre- cherche à ressouder l'équipe en l'obligeant à se focaliser sur l'important et décide donc de les larguer en pleine jungle où des tas de caméras sont disséminées pour les filmer en... permanence façon télé-réalité.

Mais quand on marche sans savoir lire une carte, que l'on passe la frontière et que l'on devient gibier pourchassé par des trafiquants d'héroïne, enfin que le "héros" qui a pondu le bouquin dont est issu le scénario n'a en vérité jamais quitté les USA... tout part en vrille !

Alors oui, Ben Stiller critique -mollement- le business du cinéma hollywoodien ; mais en le cachant derrière un rideau de fumée laissée par des situations et des répliques dont l'humour ressemble plus à des bombes au napalm qu'à des frappes chirurgicales.

Reste qu'apparemment, les acteurs se sont bien marrés sur le tournage (il n'y a qu'à voir Robert Downey Jr dans la peau d'un acteur passant sur une table d'opération pour devenir... noir et se rapprocher du rôle qui lui est dévolu ; ou bien Tom Cruise quasi-méconnaissable en producteur ordurier- qui clôt le film en dansant sur un rap) ; mais de là à dire que le spectateur a pris autant de plaisir à le visionner...

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07/11/2008

.RIPARO

Affiche-Riparo.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Anna [Maria de Medeiros] et Mara forment un couple parfait... jusqu'à ce qu'elles reviennent de vacances passées en Tunisie, où Anna réalise de retour en Italie que leur voiture a servi pour passer un clandestin marocain dénommé Anis.

Anna veut l'aider d'abord à rejoindre un oncle sensé être à Milan puis, revenu au point de départ, décide unilatéralement de l'héberger chez elle et de lui trouver un job par le biais de son frère.

Cette intrusion dans leur vie quotidienne déplait fortement à Mara qui commence à le voir comme un profiteur dont les mensonges bernent les "bonnes âmes" prêtent à aider ; d'où des tensions avec sa concubine, amplifiées en parallèle par ses difficultés à gérer des relations avec un père mourant qu'elle va voir à l'hôpital.

Se greffent là-dessus le fait que la mère d'Anna dirige une fabrique de chaussures -où travaille Mara- et souhaite délocaliser en Roumanie (début de licenciements) ; qu'au décès du père de Mara, cette dernière un peu déboussolée se jette dans les bras d'Anis : les comportements d'Anna et Mara vont être influencés jusqu'à s'inverser...

Ce film franco-italien semble se résumer à la question : les immigrés (clandestins ou pas) sont-ils les fossoyeurs de nos emplois ou enrichissent-ils -à tous points de vue- nos économies occidentales sans qu'on leur rende correctement la pareille ?
Mêlée à un pseudo alibi sentimental, l'exposé devient assez obscur et ce n'est pas la fin qui va dissiper le voile...

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05/11/2008

.LA LOI ET L'ORDRE

Affiche-LaLoiEtLordre.jpg(sorti en salles le 08.10.08)

Une petite fille est violentée et tuée par l'ami de sa mère, qui se retrouve rapidement libéré puisque la concubine témoigne en sa faveur.

Turk [Robert de Niro] n'accepte pas cet acquittement et finira par le faire plonger en prenant quelques libertés avec la loi, et avec l'approbation silencieuse de son co-équipier de trente ans Rooster [Al Pacino].

Quelque temps plus tard ; de petites frappes aussi bien que des truands plus ou moins "installés" se retrouvent abattus avec, près de leur cadavre, un petit poème sur feuillet dont les rimes décrivent les activités illégales du mort et en "justifient l'élimination".

Turk et Rooster sont mis sur le coup de ce qui semble être une affaire de serial killer ; mais deux jeunes policiers qui espéraient se la voir confier décident de mener l'enquête de leur côté, entre deux "brainstorming" avec leurs glorieux aînés.

La suspicion finit par gagner les quatre flics car de nombreuses coïncidences dans les décès ajoutées à la technique du tueur leur fait réaliser que le coupable doit être parmi eux !

La trame étant cousue de fil blanc, on finit par deviner -plus ou moins tôt- qui manipule les autres sans y toucher.

Si l'on ne s'est pas forgé d'opinion avant la fin, alors on sera heureux du "retournement de situation" final qui délivre la clé du mystère.

Le scénario pêche par son peu d'épaisseur, mais on n'y prête pas trop attention car il y a la présence de ces deux monstres du cinéma une nouvelle fois réunis, qui occupent l'écran.

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03/11/2008

.VICKY CRISTINA BARCELONA

Affiche-VickyCristinaBarcelona.jpg(sorti en salles le 08.10.08)

Vicky la brune et Cristina [Scarlett Johansson] la blonde sont de très bonnes amies d'université qui décident de passer leurs vacances d'été à Barcelone.

Un soir où elles dînent tranquillement, Cristina fixe un peu trop un homme installé à l'autre bout du restaurant, ce qui a pour effet de le faire venir à leur table afin de leur proposer sans détour -après les banalités d'usage en pareil cas- de passer un week-end à visiter Oviedo puis... d'y faire l'amour !

Quelles vont être les réactions respectives de Cristina (qui ne s'interdit par de coucher avec si une sortie ne lui permet pas de se faire une opinion rapide sur la "faisabilité" d'une relation durable qu'elle cherche) et de Vicky (qui s'interdit d'aller voir ailleurs puisqu'elle est déjà fiancée et prête pour le mariage) ?

Comment va se passer la liaison avec Juan-Antonio [Javier Bardem] quand il va émailler leurs conversations de références  à ce que María-Elena [Penelope Cruz], la femme névrosée dont il a divorcé après qu'elle ait tentée de le tuer, disait/dirait ou faisait/ferait en telle ou telle circonstance similaire ?

Et surtout comment tout cela va-t-il tourner avec la nouvelle conquête lorsque María-Elena va être ramenée au "bercail" par Juan-Antonio après une tentative ratée de suicide ?

Les rapports amoureux décrits par Woody Allen sont toujours aussi compliqués, voire torturés ; mais si l'histoire prend une tournure différente des deux précédents films (bonne nouvelle), il reste -comme dans les histoires qu'il nous conte- une méchante impression de lassitude liée au train-train sans réel piment de nouveauté dans notre relation spectateur/Allen.

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01/11/2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 31.10.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois d'octobre 2008 :

.MAX LA MENACE
.OBSCÉNITÉ ET VERTU
.JAR CITY
.LA VIE DEVANT SES YEUX
.LE ROYAUME INTERDIT
.PARLEZ-MOI DE LA PLUIE
.FAUBOURG 36
.APPALOOSA
.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE
.GO FAST
.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES
.SERAPHINE
.HARCELÉS
.CLIENTE

31/10/2008

.RAPPEL DES NOTATIONS D'OCTOBRE

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.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE
.SERAPHINE

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.MAX LA MENACE
.OBSCÉNITÉ ET VERTU
.JAR CITY
.LA VIE DEVANT SES YEUX
.LE ROYAUME INTERDIT
.FAUBOURG 36
.GO FAST
.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES
.CLIENTE

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.PARLEZ-MOI DE LA PLUIE
.APPALOOSA
.HARCELÉS

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.aucun

.CLIENTE

Affiche-Cliente.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

Judith [Nathalie Baye] et Irène [Josiane Balasko] sont deux soeurs qui possèdent une petite société produisant une émission de télé-achat.

Si Irène, la cinquantaine, espère toujours trouver l'homme avec qui elle partagerait des affinités et se sentirait bien, Judith en a abandonné l'idée et préfère recourir à des relations tarifées avec des "escorts".

Marco [Eric Caravaca] et Fanny [Isabelle Carré] forment un jeune couple habitant encore chez la maman, avec en plus la petite soeur [Marilou Berry] "dans les pattes".

Fanny est heureuse d'être avec l'homme qu'elle aime et en plus, elle réalise son rêve d'être patronne d'un petit salon de coiffure ; même si les traites et les "aides" financières à sa mère pour le loyer et les repas grèvent le budget, mais elle ne s'en inquiète pas trop puisque Marco y subvient.

Si ce dernier y arrive ; ce n'est pas grâce aux quelques chantiers de peinture qu'il obtient, mais grâce à ses charmes qu'il monnaie auprès de femmes mûres.

Tout va bien pour Patrick (le nom de Marco lorsqu'il travaille en tant que... "prostitué") jusqu'à ce que Fanny apprenne par inadvertance la source principale de ses revenus et là, tout dérape, aussi bien dans leurs relations conjugales que dans ses rendez-vous avec Judith sur lesquels il va devoir tirer un trait.

Mais cet argent facile dont le robinet se ferme remet au goût du jour les soucis matériels auxquels ils échappaient plus ou moins.

Fanny va-t-elle renoncer à ses principes et rejeter son mari dans les bras d'inconnues, et d'ailleurs Judith -entre autres- accepterait-elle aussi facilement de reprendre un cinq-à-sept là où il s'est interrompu, d'autant qu'Irène choisit ce moment pour partir en Arizona avec l'Amour de sa vie qu'elle a enfin trouvé ?

Film sympathique sur l'absence et la recherche d'amour, le désir de trouver un(e) partenaire parfait(e) ; le choix difficile de dire ou taire certaines choses pour maintenir paix et équilibre dans un ménage.

Ce film est joué de façon intelligente par ses interprètes, même si l'on peut regretter que Balasko soit plus souvent derrière que devant la caméra...

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29/10/2008

.HARCELÉS

Affiche-Harceles.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

Chris, mari -blanc- de Lisa -noire- forment un jeune couple sans histoire qui vient emménager dans un lotissement plutôt chic d'une ville californienne.

Le problème ? Leur voisin Abel [Samuel L. Jackson], policier de son état qui, pour une raison assez obscure, pourrit très rapidement la vie du couple parallèlement à la méthode militaire d'éducation qu'il applique à ses deux enfants.

Nos deux tourtereaux, supportant de plus en plus mal la pression qu'ils subissent mais résistant à la solution de redéménager, commencent à s'envoyer des amabilités à la figure.

Rien ne fait peur à Abel qui va aller jusqu'à utiliser un petit voyou local (jamais arrêté car il joue les balances) pour s'introduire dans la maison des voisins en leur absence.

Un imprévu fait qu'un drame va prendre naissance durant cette "opération".

À cette occasion Abel, déjà mis à pied par sa hiérarchie au sujet d'une plainte déposée par un homme brutalisé lors de son interpellation, sent le vent du boulet et tente de rectifier la trajectoire...

Cette histoire de policier déversant sa haine sur un couple "black and white" au prétexte fallacieux que, lors de sa mort, son épouse était au volant avec à ses côtés son patron blanc supposé être l'amant n'est pas très convaincant.

Reste un peu d'oppression due aux multiples méthodes d'intimidation/harcèlement employées, renforcée par le fait que le tout se déroule durant un incendie géant mal maîtrisé qui s'approche lentement du lotissement (et donc de la maison chèrement payée par le couple).

Pour ce qui est de la juste utilisation de Samuel Jackson... joker !

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27/10/2008

.SERAPHINE

Affiche-Seraphine.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

1914 : Wilhelm Uhde, qui vient de s'installer en location à Senlis, fait la connaissance de la femme à tout faire de sa propriétaire : Séraphine Louis [Yolande Moreau].

Son intérêt pour elle grandit lorsqu'il voit chez sa logeuse une toile que cette dernière lui indique avoir été peinte par Séraphine.

Mais la guerre approche et il doit fuir en ayant le temps de lui conseiller de persévérer afin de s'améliorer encore.

1927 : le même est revenu s'installer à Chantilly, mais il s'occupe plutôt de la carrière de son jeune protégé et amant ; lorsque sa soeur lui lit un entrefilet parlant d'une exposition de peintures à la mairie de Senlis.

Le souvenir de Séraphine revient et il y va, sans savoir s'il la verra car il la craint... décédée.

Il décide d'aller voir dans la chambrette qu'il connaissait si Séraphine y vit toujours : c'est le cas.

Il va donc -aidé de sa soeur- la prendre sous son aile, simultanément à son amant puis exclusivement quand ce dernier mourra.

La crise de 1929 finit par arriver en France après avoir traversé l'Atlantique et les acquéreurs de toile se font rares.

Séraphine -qui était déjà un peu fragile mentalement- continue de peindre avant d'avoir des comportements de plus en plus alarmants qui lui valent l'internement à Clermont, d'où elle ne sortira pas.

1935 : son mécène essaie de la voir à l'hôpital psychiatrique, mais les médecins le lui déconseillent, de peur qu'elle ne redevienne hystérique et dangereuse pour elle-même et les autres pensionnaires.

Ses toiles ayant trouvé une certaine reconnaissance dans le milieu et se vendant bien, permettent à Wilhelm de lui payer une belle petite chambre individuelle jusqu'à sa disparition en 1942.

La première partie du film est un peu lente car on nous montre comment elle vivotte avec plusieurs emplois : aide à la boucherie, blanchisseuse, cuisinière et surtout plusieurs ménages ; mais également comment elle en profite pour "récupérer" des composants qui, mélangés à d'autres ingrédients naturellement présents dans la nature qui l'entoure formeront ces couleurs si particulières de sa peinture.

Yolande Moreau est tout bonnement magnifique et irradie dans ce rôle de servante de campagne presque inculte dont l'esprit un peu chancelant lui fait peindre des chefs-d'oeuvre de modernité pour l'époque, dont l'inspiration -selon elle- lui vient du ciel ; ses toiles prenant forme tandis qu'elle chante des cantiques au point de se mettre en sorte de transe...

Un bijou de simplicité qui prend son temps... comme à la campagne.

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24/10/2008

.HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D'OR MAUDITES

Affiche-Hellboy2LesLegionsDorMaudites.jpg(sorti en salles le 29.10.08)

Noël 1955 : le petit Hellboy veut rester éveillé pour voir le père Noël ; son "père" doit alors lui raconter l'histoire d'un roi qui, durement défait par les humains, obtient d'un de ses sujets une armée composée de 70 légions de 70 soldats ; ainsi que la couronne qui permet de les commander (pour peu que personne de lignée royale ne lui en conteste la faculté).

Le résultat est à la hauteur des espérances puisqu'une bonne partie des humains est exterminée mais le roi ayant un coeur (ou une conscience), il décide soudain de tout arrêter et fait la paix en rompant la couronne en trois morceaux : un pour les humains, les deux autres qu'il garde ; empêchant ainsi de réveiller une nouvelle fois ces légions qui sèment si bien mort et destruction.

Notre petit "peau-rouge" s'endort après avoir demandé peu rassuré : "ce n'est qu'une histoire hein, pas vrai, p'pa ?"...

De nos jours, se déroule une vente aux enchères au cours de laquelle est présentée un fragment de couronne en or qui ne tarde pas à être subtilisée par une personne se faisant appeler le prince Nuada, aidé d'une créature semblant sortie de l'enfer qui extermine toute vie dans la salle des ventes.

Le bureau du para-normal -Hellboy en tête- y débarque bientôt car dans la salle dévastée ne se trouve aucun cadavre, juste une substance visqueuse qui recouvre le sol.

Personne n'a trop le temps de réfléchir car ils sont rapidement agressés par des nuées de petites bestioles affamées dont ils auront le plus grand mal à se débarrasser.

Sortis du pétrin de façon expéditive par Hellboy qui fait du même coup connaître au monde devant les caméras de tv l'existence de l'agence censée... ne pas exister crée du remou à Washington qui décide de nommer un nouveau responsable sur l'enquête : le professeur Krauss, qui ne dépareille pas dans le décor avec sa tête de moulin à café en fer blanc.

Pendant ce temps, le prince Nuada -qui veut vraiment anéantir les humains- aura pu tuer son père et avoir... deux morceaux de couronne.

Il ne lui reste donc plus qu'à contraindre sa soeur jumelle à lui remettre la troisième pièce, mais la princesse Nuala disparaît et se cache ; c'est Hellboy et son équipe qui la trouveront les premiers.

Mais des jumeaux ont des "connexions" et Nuada finit par retrouver Nuala, l'enlève après avoir blessé Hellboy et proféré une menace : pour sauver Hellboy, ramenez-moi l'ultime fragment que ma soeur a caché quelque part dans cette bibliothèque.

Épargner Hellboy ou l'humanité, le choix n'est pas simple n'est-ce-pas ?

Lors de la présentation en avant-première, le réalisateur nous a bien prévenu vouloir se démarquer du sentier trop balisé du comic's.

Les bases y sont (Hellboy bientôt papa, qui perd son immortalité et à qui Nuada prophétise : "rejoins-nous, les humains ne t'aiment pas et ils finiront par te détester") subtilement mélangées à de la création pure -avec effets spéciaux inouïs- et les habituelles notes d'humour font de ce film un petit bijou à déguster sans modération.

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NOTATION :

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22/10/2008

.GO FAST

Affiche-GoFast.jpg (sorti en salles le 01.10.08)

Un flic [Roschdy Zem] infiltré dans un gang de cambrioleurs de haut niveau finit par les faire coffrer avec l'aide de ses collègues.

Histoire de décompresser un peu, son ami et supérieur [Olivier Gourmet] lui confie les écoutes dans le cadre de la surveillance d'un supposé trafic de dealers dans une "téci" de Clichy.

Les "poulets" un peu trop bavards avec leurs téléphones et talkies vont être rapidement repérés et abattus par les "racailles" qui ont du matériel de détection bien plus perfectionné pour empêcher toute intrusion de policiers -en civil ou pas- et maintenir le quartier sous leur coupe.

Le tout avec notre policier qui entend tout mais ne peut s'exposer pour prêter main forte aux collègues.

Alors qu'il doit faire face à la mort de son ami et essaie d'épauler la veuve et son fils, un ponte des stups lui propose un job en collaboration avec les autorités espagnoles et marocaines : infiltrer un réseau de passeurs de drogue qui vont régulièrement se fournir au Maroc pour traverser l'Espagne en voitures hyper puissantes jusqu'à leurs clients en banlieue parisienne (les fameux "go fast").

Après une bonne période d'entraînement quasi-militaire et de traitements estampillés "comme chez les truands", voilà notre homme paré pour une mission périlleuse ; que l'on suit alors sur toute sa durée, montrée et disséquée avec un soin maniaque digne d'un excellent documentaire (ce qui est d'ailleurs l'unique intérêt de ce film, l'alibi de l'histoire d'introduction et la fin en liaison amoureuse permettant seulement de nous rappeler que ce sont bien des acteurs qui se mouvaient sous nos yeux).

Un rôle tellement consistant pour Roschdy Zem qu'il semble par moments éprouver un peu de difficulté "à porter" ce film, sorte de Gomorra à la française.

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NOTATION :

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20/10/2008

.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE

Affiche-LeCrimeEstNotreAffaire.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Après un premier épisode assez réussi, revoici notre couple de héros -Prudence [Catherine Frot] et Bélisaire [André Dussollier] Beresford- (dont Madame s'ennuie à mourir dans leur vaste demeure) face à une histoire de strangulation qu'aurait vue sa tante Babeth [Annie Cordy] dans le compartiment d'un train de nuit qui a croisé son petit tortillard régional.

Profitant d'une absence temporaire de son mari, Prudence décide de poursuivre son enquête, et après quelques repérages d'après les indications fournies par sa tante, parvient à se faire engager comme bonne à tout faire dans une demeure proche... d'une voie ferrée.

La famille Charpentier qui l'habite est composée de membres tous plus bizarres les uns que les autres : le patriarche radin à un point innommable [Claude Rich], sa fille Emma [Chiara Mastroianni] qui subit ses foudres sans broncher, sa jeune nièce insouciante Alexis ainsi qu'une de ses amies qui passe ses vacances là.

Prudence ne va pas tarder à faire connaissance avec un cadavre caché dans un sarcophage (celui du train ?), ainsi que des trois frères.

Intrigue fidèle à celle d'Agatha Christie où la police et nos héros se perdent en conjectures tandis qu'un, puis deux des fils trépassent à brève échéance pendant les fêtes de Noël.

Mais on n'arrête pas un couple ayant réussi tant de missions pour l'Intelligence Service durant la guerre (ni une Prudence furieuse de ne pas avoir compris assez vite ce qui se tramait), ils -en fait... elle- auront le dernier mot : l'assassin sera mis aux arrêts et l'on connaîtra l'identité du mystérieux corps sans vie (qui est bien l'étranglée du train).

Ce nouveau volet est encore plus savoureux grâce à l'ambiance, l'humour, le respect du style Christie et bien évidemment aux merveilleux acteurs qui campent les personnages principaux (ha ! Dussollier en kilt qui nous fait sa Marylin -au masculin- vaut à lui seul son pesant de cacahuètes !)

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NOTATION : 4

17/10/2008

.APPALOOSA

Affiche-Appaloosa.jpg(sorti en salles le 01.10.08)

1882 à Appaloosa : le marshall vient au ranch de Randall Bragg [Jeremy Irons] pour arrêter deux de ses employés qui ont violenté une femme. Après une brève discussion, le propriétaire des lieux la conclut en abattant le sheriff et ses adjoints.

Les notables d'Appaloosa en ayant assez d'être à la merci de Bragg et ses acolytes, font appel à Virgil Cole [Ed Harris], un homme que l'on contacte dans les cas désespérés nécessitant une vigoureuse reprise en main de l'ordre dans "l'esprit de la Loi".

Il arrive bientôt en ville accompagné de son alter-ego Everett Hitch [Viggo Mortensen] qui, après avoir fait signer à leurs "commanditaires" quelques lois supplémentaires de son crû, remettent rapidement les pendules à l'heure vis-à-vis des gros bras de Bragg qui prenaient l'habitude de descendre à Appaloosa pour semer peur et chaos en ville.

Cette partie du contrat accomplie, ils cherchent alors à "venger" le marshall assassiné qui se trouvait être une vieille connaissance de Cole.

Tout se corse lorsqu'ils doivent arrêter et faire juger Bragg sur déposition d'un jeune homme qui, témoin des trois meurtres, ose rompre le silence ; d'autant qu'interfère beaucoup au milieu de tout ça la belle Miss French [Renee Zellweger] dont a fini par s'enticher Virgil.

Une femme craintive qui cherche en permanence l'homme le plus à même de la protéger et virevolte pas mal entre Virgil, Everett et Randall ; deux hommes seuls contre tous mais qui se connaissent depuis si longtemps qu'ils se comprennent à demi-mots et se font une confiance totale dans les situations périlleuses : pas de doutes, on est bien dans un western pur jus (avec la musique de générique aux faux airs d'Ennio Morricone...)

Il est juste dommage que le scénario peu développé soit si prévisible...

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NOTATION :

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