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31/07/2008

.RAPPEL DES NOTATIONS DE JUILLET

4
.LES ORPHELINS DE  HUANG SHI
.VALSE AVEC BACHIR

3
.PHENOMENES
.AU BOUT DE LA NUIT
.LE MONDE DE NARNIA 2 : LE PRINCE CASPIAN
.UNE HISTOIRE ITALIENNE
.KUNG-FU PANDA

2
.MADE IN ITALY
.MES AMIS, MES AMOURS
.LA PERSONNE AUX DEUX PERSONNES
.HANCOCK
.SPARTATOUILLE

1

.BONS BAISERS DE BRUGES

30/07/2008

.KUNG-FU PANDA

1199332269.jpg(sorti en salles le 09.07.08)

Maître Shifu a trouvé un bébé qu'il a pris sous son aile et, le considérant comme son fils, lui a inculqué tous les préceptes du "kung-fu".

Aveuglé par un amour quasi-filial ; il n'a pas vu que Taï-Lung (c'est son nom), en grandissant, avait une rage de plus en plus grande qui lui a fait utiliser le kung-fu a de mauvaise fins (et oui, le côté obscur de la force...)

Maître Oogway l'a senti et lorsqu'il lui a refusé le rouleau secret qui lui aurait permis d'être le "guerrier dragon" ; Taï-Lung a créé la dévastation dans la communauté avant d'être arrêté par la force supérieure d'Oogway et d'être emprisonné.

Mais voila, Oogway pressent le retour de Taï-Lung (ce qui ne tarde pas à arriver car il s'évade effectivement malgré 1.000 gardiens pour lui tout seul !) et il doit d'urgence désigner LE guerrier dragon entre les cinq autres disciples de longue date de Shifu : Tigresse, Singe, Grue, Mante et Serpent.

C'est là qu'intervient Pô, placide panda vendeur de soupe aux nouilles qui, cherchant désespérément à voir cette grande cérémonie, se retrouve propulsé (au propre comme au figuré) "guerrier dragon" par Maître Oogway, malgré la désapprobation de Maître Shifu qui utilise immédiatement des méthodes pas très... zen pour que Pô renonce.

Oogway sentant sa fin proche, fait promettre à Shifu de ne pas juger sur une apparence et de s'occuper de Pô pour qu'il donne le meilleur de lui-même et que, en retour, cela rejaillissse en bien sur le caractère devenu ombrageux de Shifu.

Tigresse, Singe, Grue, Mante et Serpent voyant que Pô ne leur sera pas d'un grand secours  et se croyant prêts ; se lancent un peu précipitamment à la rencontre de Taï-Lung pour un combat perdu d'avance mais qui fera gagner du temps à Shifu pour entraîner tant bien que mal Pô.

Finalement ; avec un peu de kung-fu et beaucoup de concours de circonstances, Pô anéantira Taï-Lung et la paix reviendra dans les coeurs (y compris celui de Shifu).

Les combats de kung-fu sont déments, les images et la musique semblent tellement imprégnées de Chine qu'on croirait le film fait... par des chinois.

Les dessins animés DreamWorks vous "scotchent" de plus en plus par un "réalisme numérique" toujours plus déroutant, saupoudrés de l'humour habituel et renforcés ici avec les voix (dans la version originale) de Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Jackie Chan...

Cerise sur le gâteau : un film toujours à 2 niveaux de lecture... suivant l'âge du spectateur.

Comme Pô, c'est du lourd et à consommer sans modération.


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NOTATION :

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28/07/2008

.SPARTATOUILLE

1213797962.jpg(sorti en salles le 16.07.08)

Ne reculant devant aucun sacrifice et ayant bien râclé les fonds de tiroir dans le vide abyssal des sorties estivales, n'en restait apparemment qu'un : Spartatouille.

Le "pitch" est on ne peut plus simple : dans un certain film pas si vieux ils étaient 300 pour défier l'armée de Xerxès ; là ils seront à peine une douzaine avec une virilité... PARDON, une velléité de se jeter plutôt dans un corps à corps ne ressemblant que de très loin à de mâles actions guerrières.

Partant de ce principe, il n'y a pas besoin d'être un(e) oracle pour deviner la suite de cette histoire de guerriers taillés à la Rambo et fonctionnant en "dual mode" voile/vapeur : tout est tellement outrancier que la parodie en deviendrait presque géniale : on se moque du cinéma et de ses effets spéciaux, de certaines émissions de télé-réalité qui inondent joyeusement nos écrans tv (plus particulièrement les Star Ac', Nouvelle Star et autres accidents télévisuels...) ; le tout mêlé de quelques piques assez ciblées sur Britney Spears (allez savoir pourquoi cette tête de turc lorsque le slogan nous assène "ce soir, on se fait un grec"...)

Hormis le point final qui met clairement l'accent sur une question fondamentale (à laquelle ils n'ont visiblement pas réussi à répondre positivement) : "comment finir ce film sans le bâcler" ; ce film est joyeusement iconoclaste et va se voir vraiment pour ce qu'il vaut, ni plus ni moins.

Après ça, libre à vous de vous dire que pour le prix de la place de cinéma ; il aurait vraiment été préférable -ou pas- de se faire un sandwich grec [N.B. : il n'y a aucune allusion dans cette phrase].

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NOTATION : 
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25/07/2008

.HANCOCK

1670854253.jpg(sorti en salles le 09.07.08)

Hancock devrait être un super-héros car il se sert de ses supers-pouvoirs pour défendre la ville contre les méchants.

Mais voila : "shooté" au whisky ; ses manières "brutes de décoffrage" pour arrêter (et faire... coffrer) les vilains font qu'il est l'objet de critiques permanentes de la part des médias et l'opinion publique finit par ne plus le voir en peinture ; ses interventions finissant toujours par avoir un coût mirobolant pour le contribuable (réparation de routes, d'immeubles, récupération de truands... dans une voiture empalée sur un mat en béton par exemple...)

Ses méthodes lui valent de nombreuses convocations devant les tribunaux mais il ne s'y rend pas.

Et voila qu'il croise la route de Ray à qui il sauve la vie alors que ce dernier, coincé dans sa voiture sur un passage à niveau, manque de se faire happer par un convoi de marchandises.

Ray travaille dans la comm' et les relations publiques.
Pour remercier Hancock ; il ne lui propose rien de moins que de l'aider à redorer une aura bien ternie afin de retrouver une cote d'amour auprès de citoyens lassés.

Comment arriver à ce miracle ?
1° - en lui apprenant quelques bonnes manières pour ne pas considérer les gens comme des moins que rien,
2° - en le convaincant de se présenter devant un tribunal et d'accepter son incarcération, en tablant sur le fait que le taux de criminalité remontera tellement en son absence que tout le monde -y compris la police- souhaitera rapidement son retour.

Mission acccomplie !

Autant dire que ça n'aurait pas justifié d'en faire un long-métrage si l'on ne nous mettait pas autre chose sous la dent : après avoir réussi son "come-back médiatique", avoir fêté ça avec Ray (accompagné de femme et enfant) ; un événement fait que Hancock n'est plus aussi "indestructible" et là où les balles ricochaient sur lui, elles le transpercent et le blessent mortellement.

Là, on se met à douter que le scénario soit maîtrisé (ou bien tout bêtement à sec d'idée ?).

A moins d'être face à une copie de Ma sorcière bien-aimée : alors oui, notre Ray -si naÏf- ne pouvait se douter qu'il était marié avec une femme aux pouvoirs identiques à Hancock.

Mieux encore ; Hancock et elle étaient déjà mariés en -4 avant J.C. et bien évidemment, lorsque 2 immortels -en couple- se retrouvent trop proches, ils perdent l'un et l'autre ce pouvoir.

Après Je suis une légende (et avant la version US de Bienvenue chez les ch'tis ?), qu'est-ce que Will Smith est venu faire dans cette galère (accompagné de Charlize Theron...) ?

Une histoire qui mélange immortels et super-héros volant (mais pas comme les "super-héros homos en collant", Hancock dixit -approximativement-) en se voulant peut-être une parodie...

Tout cela laisse perplexe et l'on se dit que si le mois de juillet nous offre d'aussi bons films, mieux vaut vraiment partir en août en espérant retrouver de la qualité en septembre...


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NOTATION :

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23/07/2008

.UNE HISTOIRE ITALIENNE

1148810235.jpg(sorti en salles le 09.07.08)

Tout commence avec... la fin ; lorsqu'à la veille de la libération de Milan en 1945, 2 enfants trouvent dans les décombres les cadavres d'Osvaldo Valenti et Luisa Ferida, munis d'une pancarte les identifiant.

De là nous est retracée à travers eux... une histoire italienne sous le règne du Duce puis sous la double poigne du Duce et d'Hitler avec ses anti, ses pro et ceux qui voudraient bien ne pas avoir à choisir et se laissent entraîner d'un bord à l'autre selon circonstances et opportunités.

1936 : Luisa, jeune figurante, fait la rencontre de celui qui est déjà une star de CineCittà : Osvaldo Valenti... et première coucherie.

Luisa devient une star grâce à un comte anti-fasciste qui a produit son film et l'a mise en vedette.
Au cours d'une soirée en son honneur dans un grand hôtel, Luisa retrouve Osvaldo... deuxième coucherie...

Entre l'amour trop respectueux du comte envers Luisa et l'acteur dépravé, noceur, drogué et décadent ; Luisa choisira Osvaldo avec ses bons et mauvais côtés et le suivra toujours, jusqu'à la mort.

Alors oui, tous les cinéastes anti-fascistes ayant fui ou ayant été arrêtés ; ils travailleront pour ceux qui restent et leur offrent des rôles... donc ils feront quelque part la propagande de Mussolini, puis ils franchiront la ligne en s'acoquinant avec un SS italien pour pouvoir continuer leurs dépravations sans se préoccuper du reste du monde.

Ce que beaucoup de résistants leur reprochent en rêvant de les attraper et de les exécuter sans sommation.

Rêve qui finira par devenir réalité pour eux malgré la volonté du comte de leur garantir un procès équitable, mais ce dernier mourrant prématurément ; la soif de vengeance l'emportera grâce à des témoignages à charge -forcés ou volontaires ?- faits par des membres du plus proche cercle d'amis de notre couple sulfureux.

Des années pas très glorieuses non plus pour l'Italie, décrites à travers le parcours tumultueux de ce couple d'acteurs et entrecoupées d'images d'actualité de l'époque ; avec une Monica Bellucci qui joue enfin d'autre chose que sa seule plastique.

Il faut aimer le genre, les flash-back... et quelques longueurs ; mais cela nous change des navets de saison.


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NOTATION :

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21/07/2008

.LA PERSONNE AUX DEUX PERSONNES

1743565498.jpg(sorti en salles le 18.06.08)

Jean-Christian Ranu (Daniel Auteuil) est comptable à la COGIP où il se rend au travail comme tous les matins lorsqu'il se fait renverser par une voiture conduite par Gilles Gabriel (Alain Chabat), star déclinante des années 80 gagnant encore de l'argent grâce à son unique tube de l'époque : "Flou de toi" [voilà qui donne déjà le "la" pour la suite].

Gilles semble mort dans son véhicule, mais son "âme" vient à se loger dans le cerveau de Jean-Christian.

Tout le film joue sur cette cohabitation entre les esprits rationnel de "l'hébergeur" et brouillon de "l'hôte" ; et un peu aussi sur le problème des fusions ainsi que de l'amour qu'éprouve Jean-Christian pour sa supérieure Muriel, mais qu'il démontre à chaque fois avec des paroles ou des actes tellement stupides ou inappropriés qu'il se "prend de nombreux rateaux".

Et on se demande alors si Jean-Christian ne serait pas un peu "dérangé du carafon" : quand il se rend chez la veuve du chanteur, il tombe nez à nez avec celui qui est sensé être mort (mais si vous renversez un piéton, il serait plus logique que ce soit ce dernier qui décède plutôt que vous dans votre véhicule, non ?)

La fin est à l'avenant : étant parvenu à ses fins avec celle qui est désormais son ex-supérieure (le principe du vireur viré lors du "dégraissage" imposé lors de la fusion) mais affolé de ne plus entendre la voix de celui qui lui donnait de si bons conseils (?!?), il part en courant dans la rue... et se fait renverser... par Joey Starr !

Autant dire qu'entre la première fois où il a été percuté et le moment où sa vie conjugale avec Muriel a bien avancé, c'est le joyeux bazar dans le cerveau (un peu malade donc...) de Jean-Christian avec la cinquantaine de grands esprits (dont on nous épargne miraculeusement la liste...) qui cohabitent dans une boîte crânienne aussi... fragile.

Bref, voila un film sans prétention dont le scénario aurait pu être écrit par Eric et Ramzy -mais c'est un peu plus drôle- et l'on se prend à rire aux situations complètement iconoclastes créées par les doux délires de ce petit comptable.

Faute de mieux pour l'été et en espérant un niveau plus relevé pour la rentrée...

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NOTATION :
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18/07/2008

.MES AMIS, MES AMOURS

212644141.jpg(sorti en salles le 02.07.08)

Comme le dit la chanson d'Aznavour : mes amis, mes amours... mes emmerdes !!

Mes amis :
Antoine vit à Londres depuis 9 ans et finit par convaincre son meilleur ami d'enfance Mathias de s'installer en Angleterre -où vit une petite communauté de français- et de redémarrer une nouvelle vie en achetant une librairie (puisqu'il a été viré de celle où il travaillait à Paris).

Mes amours/mes emmerdes :
Antoine et Mathias adorent respectivement leur fils et fille, mais ils sont moins chanceux en amour.
Séparés tous les deux ; Antoine ne voit pas Sophie la fleuriste qui lui fait pourtant des yeux de biche à chaque fois qu'elle est en sa présence et Mathias s'entiche d'Audrey, une journaliste entrée dans sa boutique mais qui n'est pas tolérée par Antoine car ce serait un "coup de canif" dans le contrat qu'ils ont signé de respecter des règles simples à partir de l'instant où ils emménageaient à quatre sous le même toit.
Le tout avec l'ex de Mathias qui feint de revenir pour mieux repartir après s'être déjà "enfuie" à Paris -pour accepter un meilleur poste, mais surtout suivre son nouvel amant- lorsque Mathias emménage... à Londres.

Après quelques frasques de Mathias qui donnent lieu à des situations ou quiproquos plus ou moins comiques ; ils finiront par ouvrir les yeux à la suite d'un événement malheureux qui va survenir parmi tous nos expatriés.

C'est tiré d'un roman de Marc Levy et c'est filmé par la soeur (on n'est jamais si bien servi que par soi-même), c'est par instant "gnan-gnan" mais bien moins que la précédente adaptation américaine (Et si c'était vrai ?) ; bref c'est gentillet, supportable et récréatif (d'autant que les plus formidables là-dedans sont Florence Foresti et Pascal Elbé).

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NOTATION :
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16/07/2008

.BONS BAISERS DE BRUGES

1310453192.jpg(sorti en salles le 25.06.08)

Ken et Ray, deux tueurs à gages (un peu bras cassés tout de même) sont envoyés à Bruges -la Venise du nord- par leur commanditaire, Harry.

Si Ken a l'impression d'être en vacances et en amateur de vieilles pierres visite toute la ville et ses curiosités ; Ray lui se sentirait en vacances s'il pouvait sortir se saoûler et éventuellement draguer une fille (ou vice-versa) pour oublier qu'il a abattu un jeune enfant d'une balle perdue en s'acharnant sur le prêtre cible du contrat londonien -raté, est-il besoin de le préciser ?-.

Harry se fait attendre mais finit par se manifester : luxes de précaution au téléphone pour s'assurer que Ken est seul  dans la chambre d'hôtel et délivrance -enfin- du message : tu as engagé Ray, il a commis une bavure, répares... en tuant Ray.

Ken ayant localisé Ray, il s'apprête à le supprimer lorsqu'il le voit prêt à se suicider.

Comme il l'en empêche, ça ne fait les affaires ni des deux, ni de Harry qui va se déplacer personnellement pour régler le problème.

Prenez Bienvenue chez les ch'tis mais un peu plus au nord, beaucoup moins drôle -et sans l'accent-, des déambulations inutiles dans la ville pour la montrer sous toutes ses coutures, une pseudo histoire d'amour avec ce que Ray pense d'abord être une assistante sur un tournage de film qui s'avère juste une arnaqueuse de touristes...

Ni Colin Farrell, ni Ralph Fiennes, Clémence Poesy ou Brendan Gleeson n'arrivent à faire décoller une histoire plutôt lourdingue qui semblait pourtant si alléchante lorsqu'on nous l'a "vendue" avec la bande annonce.

De l'humour belge ? Vraisemblablement pas...
De l'humour british ? Peut-être...

Fiasco ? presque s'il n'y avait Bruges qui s'en sort magnifiquement (Ha !! Cette ville de pierres rouges, ses ponts, ses canaux, ses églises, ses béguinages).
Bref, entre aller au cinéma pour voir ça et aller à Bruges ; le choix devrait être vite fait...


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NOTATION :

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14/07/2008

.MADE IN ITALY

17190932.jpg(sorti en salles le 02.07.08)

Luca, français d'origine italienne est un écrivain plutôt en panne d'inspiration qui se partage entre les visites à son père en Italie, son travail à Paris et les visites à Lyon chez sa soeur Isabella qui tient un restaurant... italien.

Survient le décès subit de leur père Antonio, plasticien de renom propriétaire d'une clinique (ce qui ne l'empêche pas de laisser des dettes à ses héritiers).
Is se rendent à Turin pour être confrontés tout à la fois à leur mère (premier amour du défunt), mais aussi aux épouses n° 2, 3 (Bijou) et 4 (Monica l'ultime, -présentement veuve-) sans en oublier une 5è qu'il a apparemment toujours aimée sans avoir réussi à lui "passer la bague au doigt".

S'y ajoutent la remontée à la surface de leurs souvenirs d'enfance avec le mode de vie de l'époque, les lieux qui y sont attachés, le foot, les voitures... tout ce qui fait l'Italie quoi...

Mais ils se sentent vite largués car tout a bien changé aujourd'hui et l'on nous sert alors un dosage étrange pour égratigner au passage l'Italie de Berlusconi, les italiens qui changeraient d'idée politique comme de chemise, les paparazzi, la télé paillettes... également de Berlusconi...

Comme le tout est narré sur un ton résolument humoristique, ça pourrait passer (on ne sait d'ailleurs pas au final si c'est une critique ou bien juste un constat doublé d'un gentil "et oui, ça va devenir comme ça chez vous aussi" lancé à l'adresse des français).

Mais le fait que le film oscille régulièrement entre satire politico-sociale, les prises de bec familiales hautes en couleur et le fil rouge du déchirement de se sentir à la fois tellement fils de France... et d'Italie donne l'impression d'un résultat inabouti par faute de ne savoir quel sujet privilégier.

C'est un peu dommage car avoir Françoise Fabian, Caterina Murino et Gilbert Melki sous la main aurait permis (justifié ?) un film mieux construit.

Fine della partita : Italia 0 - 0 Francia... e buona notte !


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NOTATION :

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11/07/2008

.VALSE AVEC BACHIR

154984222.jpg(sorti en salles le 25.06.08)

Année 2006 : Ari est appelé en pleine nuit par un de ses amis qui s'est réveillé une fois de plus en sueur après avoir fait son cauchemar habituel : 26 chiens menaçants qui traversent la ville en courant jusqu'au bas de son immeuble où ils l'attendent en aboyant.

Cet ami lui avoue qu'il ne sait comment finit ce rêve, mais il en connait la cause : elle est liée au fait que, durant la guerre du Liban en 1986, cet homme -alors à peine sorti de l'adolescence- avait pour mission (à défaut de pouvoir tirer sur des hommes) d'abattre tous les chiens susceptibles de faire repérer les troupes par leurs jappements.

Ari -également réalisateur du film- se rend compte qu'il a rayé de sa mémoire tout élément lié à sa propre présence au Liban et au rôle qu'il y a joué.

Sur les conseils d'un ami ; il va d'abord trouver un copain d'enfance émigré aux Pays-Bas et sur le chemin du retour vers l'aéroport, des bribes lui reviennent.

Il n'aura de cesse de retrouver et assembler les pièces manquantes du puzzle -politique ?- qu'il a vécu avec d'autres jeunes hommes âgés alors d'à peine dix-neuf ans.

C'est également l'occasion d'un retour en arrière plein d'interrogations sur une histoire peu glorieuse de l'armée de Tsahal et du gouvernement israélien, coupables par leur non-intervention du massacre des palestiniens des camps de Sabra et Chatila par les milices phalangistes chrétiennes libanaises qui souhaitaient se venger de l'assassinat du président Bachir Gemayel.

Séparer hommes, femmes, enfants, vieillards ; en emmener dans des camions pour des destinations où ils n'arriveront jamais tandis que le reste qu'on ne peut "déplacer" est abattu sur place... ça ne vous rappelle rien ?

Ari Folman ose le parallèle.

Le fait que d'authentiques participants ont été interviewés et que ce sont leurs voix que l'on entend, prononcées par des personnages dessinés qui semblent quasiment vivants transforme ce film en vrai documentaire saisissant où le spectateur en prend plein "la vue" (dans tous les sens du terme) jusqu'à sa fin ; où les dessins se transforment alors en vraies images -de télévision probablement- montrant des cadavres d'hommes et d'enfants au milieu desquels les palestiniennes survivantes hurlent leur douleur (se rapprochant ainsi du souvenir "bloqué" de Ari sur un cortège de femmes musulmanes silencieuses arrivant vers lui alors qu'il tourne un coin de rue).

Une introspection -saine ?- qui va loin et est particulièrement réussie.
Dommage que l'on apprenne rarement de ses erreurs passées...

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NOTATION : 
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09/07/2008

.LE MONDE DE NARNIA 2 : LE PRINCE CASPIAN

649865332.jpg(sorti en salles le 25.06.08)

L'histoire commence au royaume des Telmarins où règne le tyrannique roi Miraz dont l'épouse vient de lui donner un héritier mâle.

Il ordonne dans la foulée à ses hommes de tuer son neveu Caspian durant son sommeil mais, alerté à temps par son vieux professeur ; il parvient à s'échapper et se réfugie dans la forêt où il est capturé... par les habitants de Narnia, mais en ayant eu le temps au préalable de souffler dans la corne -sans trop savoir s'il aurait dû s'en servir ou pas- que lui avait confié son tuteur.

Les rois et reines Peter, Edmund, Susan et Lucy se trouvent donc bientôt rappelés à Narnia où ils ne reconnaissent plus rien, pas mal de choses étant devenues des ruines (il faut dire qu'ils arrivent approximativement 1.000 ans après leur première incursion dans ce monde).

Les arbres ne bougent plus, exit les castors et bonjour blaireau et souris -dotés eux aussi de parole-, Aslan est peut être mort ; ne restent guère que les centaures et minotaures à avoir survécu.

Après une période -peut-être un peu longue- où nos quatre jeunes héros cherchent à reprendre leurs repères et s'interrogent sur ce qui a pu arriver ; la jonction entre eux et les "ravisseurs" de Caspian se fait enfin.

Après les présentations d'usages (les gamins gardent leur côté "so british"...), on échafaude des plans pour rendre à César (enfin, à Caspian...) ce qui lui revient de droit.

Les habitants de Narnia commencent d'abord par suivre l'idée de Peter et foncent sur le chateau de Miraz afin de le prendre d'assaut.

Le plan capote et tandis que ceux qui restent battent en retraite et que Caspian et Peter se rejettent la responsabilité de l'échec, Miraz ébranle ses troupes pour les prendre en chasse.

Après quelques trahisons de part et d'autre et les deux mêmes -décidément, ils n'ont un cerveau complet ni seuls, ni à 2- qui manque de faire revenir la sorcière blanche ; ils ne peuvent plus tergiverser car les armées de Miraz sont en face, prêtes à livrer bataille.

Après un stratagème où Peter montre sa vaillance, ils devront se lancer à corps perdu dans un combat -qui sera épique- entre Narniens et Telmarins avant que Lucy ne sauve in-extremis la situation, épaulée par Aslan.

La paix rétablie, c'est de nouveau les adieux et Peter nous annonce sentencieusement : "normalement, certains d'entre nous ne reviendrons plus" ; ce à quoi Aslan opine de la crinière.

Si Lucy, toujours aussi mignonne et gardant la pureté de son jeune âge (c'est elle qui depuis le début sait qu'Aslan est vivant car elle l'a vu...) devrait rester ; on se surprend à être pressé de savoir qui va sortir définitivement entre Susan et ses premiers émois (oh, juste un chaste baiser avec Caspian), Peter et sa vanité d'adolescent qui a toujours raison, Edmund continuellement effacé mais dont les actes ou paroles sont très matures tout en étant plus jeune que Peter...

Bref on en redemande, d'autant que les effets spéciaux -bien moins nombreux que dans le premier volet- ont été suffisamment travaillés pour être crédibles.

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NOTATION :
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07/07/2008

.AU BOUT DE LA NUIT

611580587.jpg(sorti en salles le 25.06.08)

Tom Ludlow est un des flics les plus compétents de la police de Los Angeles, c'est sûrement parce qu'il n'hésite pas à franchir les limites de la légalité pour que "force reste à la loi" ; et de toute façon son supérieur Jack Wandler le couvre systématiquement.

Tout semble aller bien puisqu'après avoir dégommé à lui tout seul quatre membres d'un groupe surnommé "les coréens" et sauvé par la même occasion deux jumelles qui avaient été enlevées et vouées à se retrouver en vidéos sur des sites pédophiles, il en sort comme "héros" et sa brigade profite des "bonnes retombées" médiatiques et hiérarchiques ; son chef y gagnant même un galon de commandant.

Mais voila : après avoir pris de tels risques et avoir été blessé, il se trouve nez-à-nez à l'hopital avec le capitaine Gibbs de l'IGS locale qui tente de lui soutirer -peu finement- la vérité sur le déroulement de cette libération éclair.

Ensuite tout se gâte : tête brûlée et ayant entendu des collègues faire des allusions sur le fait que Terrence Washington -celui qui fut à une époque son meilleur pote- a "bavé" sur son compte à l'IGS, il a la mauvaise idée de le suivre jusqu'à un magasin où l'ancien ami s'est arrêté pour faire des courses.
Alors qu'ils s'apprêtent à en venir aux mains, ils sont victimes d'un mitraillage en règle dont Terrence ne sort pas vivant.

Il devient donc le premier suspect pour l'IGS qui l'entend déclarer qu'il n'y avait que deux tireurs alors que le cadavre criblé de balles révèle qu'il y avait 3 calibres différents ; et en l'absence de la vidéo de surveillance que le capitaine Wandler a conseillé à Tom d'escamoter... notre flic est un peu pris dans ses propres filets.

Tom toujours aussi têtu malgré sa "mutation temporaire" au service des plaintes, se "met dans la poche" un jeune flic qui, d'abord réticent, le suit dans son enquête et va l'aider à progresser vers la vérité.

Tom, impulsif et pas très réfléchi, finira tout de même par résoudre l'énigme (en ayant fait le vide par la même occasion à chaque maillon de la chaine) et remontera jusqu'à celui qui tirait les ficelles.

Des flics pas forcément "clean", qui s'épaulent en paroles et en acte mais non sans arrières pensées... la justice et la loi ne sont pas forcément là où l'on pourrait penser les trouver.

Le scénario est basé sur un roman de James Ellroy, d'où une certaine complexité dans l'intrigue et on peut être parfois "largué" au cours de l'histoire, mais il y a vite une indication qui vous remet sur les rails.

Et puis on ne va pas cracher sur du cinéma qui fait travailler les méninges et qui est porté par un duo de très bons acteurs : Forest Whitaker et Keanu Reeves.
En prime, vous apercevrez Hugu Laurie -sans canne- dans un rôle qui le change de Dr House...


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NOTATION :

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04/07/2008

.LES ORPHELINS DE HUANG SHI

2092220129.jpg(sorti en salles le 11.06.08)

1937 : la guerre civile fait rage en Chine ; occasion rêvée pour le Japon d'envahir tranquillement le pays et d'y commettre les pires exactions, sans aucune "réprobation de la communauté internationale" comme on dirait aujourd'hui, cette dernière n'étant pas au courant ou fermant les yeux puisque la guerre n'ayant pas été officiellement déclarée... elle ne saurait exister.

Certains journalistes, comme le britannique George Hogg veulent tout de même savoir ce qu'il en est des "rumeurs" que l'on peut entendre ici et là afin d'éventuellement en ramener quelques reportages mais, confiné dans une "zone libre" très restreinte ; il décide avec un ami de se faire passer pour un ambulancier de la croix-rouge pour voir l'autre côté de la barrière.

Il n'est pas déçu : témoin d'un carnage dont il saisit des "photos sur le vif", il est découvert et pris par les japonais. Sa connaissance de la langue nippone aurait pu le tirer de là si les envahisseurs n'avaient développé ses films ; ce qui le conduit à une exécution certaine dont il est sauvé in-extremis par des "chinois fantômes".

Il découvre alors une figure de la résistance -dont il fera un ami- ainsi qu'une infirmière occidentale qui vont rapidement se rendre compte que, ne servant à rien comme combattant, mieux vaut le protéger en le cachant dans un orphelinat perdu à Huang-Shi.

Il va donc devoir apprivoiser la langue chinoise et la soixantaine d'orphelins de tous âges (dont le plus vieux est assez violent et lui flanque une volée mémorable).

Quasiment seul à s'occuper d'eux tant pour leur éducation que pour leur subsistance, il devient un peu comme un père pour eux.

Lorsque les japonais se rapprochent trop, ainsi que les "nationalistes" qui cherchent à enrôler jusqu'aux plus jeunes pour la guerre ; il réussit à convaincre tous ces(ses) gosses de le suivre, à pied sur la route de la soie (plus de 1.000 km) afin de se rebâtir une nouvelle vie. Il y ait aidé par l'infirmière qui a fini par accepter ce pari fou.

Mais l'on sait que les héros meurent jeunes... ce sera le cas de George Hogg après avoir lutté contre le tétanos contracté lors d'une mauvaise blessure, les médicaments arrivant trop tard.

L'infirmière -dont il est naturellement tombé amoureux- reprenant par la suite son "oeuvre" plutôt que le "militantisme milicien".

Que dire de plus de ce film (outre le fait que ce soit encore "inspiré d'une histoire vraie") ?

Des tas d'émotions -parfois contradictoires- vous "prennent aux tripes" à chaque séquence, ce film ne peut laisser indifférent... et l'on ne s'étonne même pas du choix de Jonathan Rhys-Meyers pour le rôle car il le porte dignement.

On vous achève au générique avec des témoignages filmés d'augustes octogénaires ou presque, vrais orphelins de l'époque, qui parlent sobrement de celui qui fut à la fois professeur, père ou frère ; bref celui qui leur a permis de vivre leur enfance sereinement, de se forger une opinion et de faire un choix en connaissance de cause une fois parvenus à l'âge adulte.

Petits coeurs sensibles s'abstenir.


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NOTATION : 

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02/07/2008

.PHENOMENES

1094531937.jpg(sorti en salles le 11.06.08)

Elliott prof de sciences et son épouse Alma -avec qui l'entente n'est pas au beau fixe-, son collègue et ami Jullian prof de maths et sa petite fille Jess quittent précipitamment New-York par le train alors qu'un phénomène étrange et inquiétant vient de se produire dans Central Park et commence à se propager en ville : des tas de promeneurs se suicident, des ouvriers du bâtiment se jettent dans le vide depuis les échafaudages....

Le train n'arrivera jamais au terminus car le personnel de la compagnie n'a plus aucune liaison avec les équipes de régulation.

Tous les voyageurs -livrés à eux-mêmes en rase campagne- commencent à s'égayer dans la nature lorsque la tv annonce que le(s) phénomène(s) se propage(nt) sur toute la côte Est -et approche du bled paumé bien sûr, ce n'est pas comme dans la vraie vie où un nuage radioactif peut contourner un pays-...

Elliott, madame et Jess -que lui a confié Jullian le temps qu'il aille rejoindre (?!) son épouse à Princetown- trouve un couple qui accepte de les emmener en voiture, mais ils ne vont pas bien loin car, tombant sur des cadavres sur la route et rebroussant chemin, ils arrivent à un carrefour où convergent déjà d'autres "rescapés".

Et les suicides reprennent de plus belle dans le groupe jusqu'à ce que notre "scientifique" fasse travailler ses méninges et réalise que les "agressions" viennent des végétaux et qu'ils s'en prennent aux foules compactes, d'où une évidence : éparpillez-vous en petits groupes.

Même ainsi, l'hécatombe continue et il ne sont bientôt plus que 3, terrés dans une ferme délabrée cernée par la nature en furie.

L'idée de départ est on ne peut plus originale, mais la fin est une pirouette et il n'y a rien de plus agaçant : le héros en réchappe évidemment puisqu'il a décidé -quelle intelligence...- de sortir 30 secondes après que le phénomène ait décidé de s'arrêter -quel minutage parfait...-

Reste qu'effectivement la nature se vengera : vous ne trouvez pas bizarre qu'il y ait autant de raz-de-marées, tornades, tremblements de terre, plus de saisons depuis quelques années ??
Et malheureux qui vivez en ville, n'avez-vous jamais vu que l'herbe et les racines des arbres défoncent le bitume pour reprendre le dessus ?
Si ce ne sont pas des signes...


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NOTATION :

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01/07/2008

.RAPPEL des CRITIQUES du 01 au 30.06.08

Rappel des films que j'ai vus et critiqués durant le mois de juin 2008 :

.IRON MAN
.LE JOURNAL D'UNE BABY-SITTER
.GRACE IS GONE
.AFFAIRE DE FAMILLE
.LES CITRONNIERS
.LAS VEGAS 21
.SAGAN
.48 HEURES PAR JOUR
.SUPER HEROS MOVIE
.LE TEMOIN AMOUREUX
.LES INSOUMIS
.INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL
.SPARROW

30/06/2008

.SPARROW

1654708568.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Nous sommes à Hong-Kong où sévissent 4 pick-pockets qui tombent un à un sous le charme d'une jeune femme qui surgit subitement devant eux et les met en émoi avec une tactique pour le moins infaillible.

Une fois appâtés, vient l'interrogation : pourquoi eux et dans quel but ??
D'autant qu'en parallèle, elle semble poursuivie -elle passe pas mal de son temps dans le film à courir en tout sens dans les rues afin d'échapper à une grosse berline noire- et que les 4 larrons se retrouvent bientôt chacun victime d'un guet-apens dont ils ressortent avec un bras ou une jambe "en écharpe".

On croit finir par comprendre que cette jeune femme cherche tout bonnement à quitter son vieux mari, ce dernier étant tout de même un chef de gang -voire LE parrain mafieux- du coin.

On assiste alors à un incroyable pari : si les 4 voleurs parviennent à traverser la ville en conservant sur eux un passeport fourni par M. Fu ; la belle Mme Fu aura "gagné" sa liberté.

Ce à quoi parviendront naturellement nos quatre pick-pockets après une promenade nocturne sous la pluie, ce qui donne lieu à un ballet de parapluies du plus bel effet entre ceux qui doivent garder le document et ceux qu'ils croisent et tentent de leur soustraire.

Le moins que l'on puisse dire est que l'ambiance et le scénario de ce film sont soit plutôt tordus (esprit asiatique en cause ?), et/ou bien change vraiment de l'ordinaire.

Reste que cette oeuvre est par certains côtés assez poétique, tant dans la manière de filmer que de raconter l'histoire ; ce qui est une bonne chose parce que pour ce qui est de l'avoir pleinement comprise, c'est une autre affaire...


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NOTATION :

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27/06/2008

.INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL

46297577.jpg(sorti en salles le 21.05.08)

Nous sommes en 1957, lorsque des russes déguisés en américains abattent des militaires afin de s'introduire dans une base du Nevada et y récupérer un mystérieux coffre magnétique qui y serait bien gardé...

Avec eux, prisonniers : Indiana Jones et Max.

Après qu'Indy ait aidé le colonel professeur Spalko à trouver ce qu'elle cherchait, s'être échappé de ses griffes (et de celles de Max qui a retourné sa veste pour l'occasion) ; le voilà suspecté de flirt avec le communisme, d'où une mise à pied de son poste d'enseignant à l'université.

Sur le point de partir pour New-York afin de gagner Londres, le voilà rattrapé par un jeune homme en moto qui veut lui faire lire une lettre de sa mère -kidnappée- où elle parle d'un professeur Oaxley qui aurait disparu (kidnappé lui aussi ??) alors qu'il cherchait un crâne de cristal et une mystérieuse cité d'or (encore..)

et nous voila entraînés dans 2h de délire : jeux de piste en dialecte maya, courses-poursuites avec les russes qui sont toujours à leurs basques, bagarres, coups de feu ; le tout saupoudré de suffisamment d'humour pour prendre le tout au second degré (tant mieux, vu les incohérences qu'on y trouve...).

Au bout de la route, la fine équipe aura découvert que... le savoir peut aussi être d'or et Indiana Jones se découvrira papa du jeune homme qui l'a entraîné dans toutes ces aventures.

Bon point : même si l'on n'a pas vu les trois premiers, cela n'empêche pas de comprendre l'histoire de ce nouveau volet.

Mauvais point : le temps qui s'est écoulé entre le précédent épisode et cette ultime mouture le f(er)ait passer pour une pâle copie de Benjamin Gates.

Par ailleurs, tout le monde n'appréciera pas obligatoirement la référence à ce phantasme récurrent lié à l'extra-terrestre de Roswell ; ainsi qu'au crâne de cristal, septième entité d'une intelligence supérieure ayant bâti un temple à la gloire du savoir et qui, ayant retrouvé ses pairs, font décoller une soucoupe volante devant nos héros à peine extirpés des éboulis du lieu sacré.


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NOTATION :

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25/06/2008

.LES INSOUMIS

394937663.jpg(sorti en salles le 11.06.08)

Tout commence par une histoire de ripoux qui vont jusqu'à tuer leurs collègues policiers pour faire évader Alex Vargas de son fourgon cellulaire en route vers le tribunal.

Tout finit par l'histoire d'un ripoux dans un commissariat de province voué à la fermeture dont les magouilles avec un "caïd" local ont contribué à un casse aux Douanes.

Le lien entre les deux : le commandant Vincent Drieu, muté dans cette ville dortoir proche de l'étang de Berre où un certain nombre d'affaires (4x4 laissé à l'abandon dans un terrain vague, boxeur mort d'une overdose au cours d'un match, alarme se déclenchant un peu trop souvent dans une armurerie) lui donnent envie de creuser les pistes là où les autres flics fatigués voudraient classer les dossiers ; d'où des tensions entre fonctionnaires de police, certains finissant par se rallier à lui, les autres restant hostiles.

Quand Vincent Drieu commence à comprendre que tout doit être lié et finit par frapper un grand coup en arrêtant le caïd tenancier de boîte de nuit avant de rendre sa plaque en estimant avoir fait son travail ; l'apocalypse est déclenchée et un assaut en règle se prépare, toute la "pègre locale" et Axel Vargas en personne convergeant vers le commissariat.

Que va-t-il arriver à la commissaire -enceinte- ainsi qu'aux 5 ou 6 fonctionnaires livrés à eux-mêmes dans un bâtiment ressemblant à fort Knox, lâchés par Drieu ?

Il reviendra naturellement au dernier moment, sauvera ceux qui pourront encore l'être et démasquera par la même occasion le traître qui s'apprêtait à disparaître avec le prisonnier/complice.

Hormis la scène -pas vraiment réaliste- où tous les "seconds couteaux" croient donner l'hallali en rentrant dans le commissariat pour s'y retrouver piégés (bin voyons !) laissant le champ totalement libre aux policiers qui eux sont sortis (re-bin voyons !) ; tous les acteurs de Breitman à Berry en passant par Maïga et Elbé sont crédibles avec leurs faiblesses, leurs moments de doute qui -pour au moins un- fera passer du côté "hors la loi".

Un bon film d'action français.


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NOTATION :

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23/06/2008

.LE TEMOIN AMOUREUX

1531796969.jpg(sorti en salles le 18.06.08)

Tout commence voila 10 ans (en 1998 donc...) lors de la fête d'Halloween à l'université où Tom, déguisé en Bill Clinton, cherche la "Monica" qui lui a donné rendez-vous dans sa chambre mais il saute sur... la co-locataire endormie. Tom se souviendra de cette nuit où il ne se sera rien passé dans sa déjà trépidante vie sentimentale, ni avec Hannah la coloc qui l'aura a moitié aspergé de ce qu'il pense être du gaz lacrymo en pleines mirettes et lui aura fait la morale sur son comportement immature de "coq de basse-cour", ni avec la "Monica" qui finit par arriver tellement soule qu'il ne saurait s'allonger à côté -ou sur- une éponge...

De nos jours ; Tom couche toujours avec une femme par jour (enfin... par nuit) et Hannah est devenue -et reste- sa meilleure amie qui, pour le travail, doit bientôt s'absenter six semaines en Ecosse.

L'absence d'Hannah fait comprendre à Tom qu'il n'y a qu'une raison à la subite sensation de "grand vide" qui l'envahit : il en est amoureux sans se l'avouer.

Le pauvre essaie de l'appeler, ni arrive pas ; quand c'est elle qui appelle, il n'entend rien (ha !! Les communications en Europe, c'est si pittoresque n'est-ce pas...) et quand elle revient, c'est pour lui présenter le fiancé écossais qu'elle a ramené de là-bas et lui proposer... d'être sa demoiselle d'honneur au mariage prévu... en Ecosse !!

La tentative de Tom et de ses amis pour ridiculiser l'heureux élu au basket est un échec : Colin effectue -tout à fait fortuitement- une action qui le propulse dieu du "dunke", et l'incontournable scène des douches qui suit les fait s'interroger en se regardant le nombril.

Doutes qui vont grandissant pour Tom avec son père (qui doit gérer un sixième mariage calamiteux) qui le démoralise un peu plus, et les coups bas -qu'il ne voit pas venir- de la cousine d'Hannah pour qu'il ne soit plus témoin ; le paroxysme étant atteint lorsque Tom et les autres demoiselles d'honneur arrivent en Ecosse où Colin est définitivement le plus beau, le plus intelligent, le plus fort dans absolument tout ce qu'il entreprend.

On ne vous dira pas si Tom parvient à récupérer sa bien-aimée, tellement ses tentatives sont gauches et laborieuses.

Reste au final une comédie plutôt rigolote, pas aussi gnan-gnan que les habituelles bluettes du genre.


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NOTATION : 

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20/06/2008

.SUPER HEROS MOVIE

2119855526.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Bien entendu, vous connaissez Peter Parker ??

Et bien voici Ricky Ricker (...), étudiant pataud élevé par son oncle et sa tante qui se retrouve en visite scolaire dans un labo où une libellule échappée (et génétiquement modifiée) le pique ; lui transmettant ainsi des super-pouvoirs qu'il essaie tant bien que mal de maîtriser pour les utiliser à des fins très louables : sauver la veuve et l'orphelin en devenant un super-héros.

Il va devoir faire vite car après un interlude passé dans l'école du Dr Xavier (!) où il croise une Torche, un homme (et une femme !) élastiques, une Tornade, une femme invisible... ; il va trouver sur son chemin Le Sablier, un méchant qui n'est autre... que l'oncle du beau gosse sportif qui sort avec la fille que Ricky/La Libellule aime secrètement.

La trame posée (pas dur, elle est calquée sur... Spiderman ??), sert d'argument à une parodie plus ou moins réussie où la fine équipe retrouve l'univers dont elle n'est pas sortie : plaisanteries scatologiques, allusions sexuelles, blagues morbides, situations clownesques.

Certaines trouvailles prêtent encore à rire et sauvent l'ensemble mais le filon commence à s'épuiser et il serait temps de changer le fonds de commerce.

La preuve ?? certains pourraient croire à de la publicité mensongère puisque l'on met en avant sur l'affiche des personnages que l'on ne fait qu'apercevoir dix secondes (enfin tant mieux, il ne faudrait pas qu'une profusion de personnages multiplie les histoires, nuisant ainsi à la qualité du scénario...), tout comme Pamela Anderson d'ailleurs (la pauvre, ce n'est pas encore cette fois qu'elle démontrera ses talents d'actrice...)

En parodie aussi, il y a les options "un peu de finesse qui parle au cerveau" ou "lourd avec de gros sabots" qui peut finir par faire croire au spectateur qu'on le prend pour un "décérébré".

L'humour "allégé" par rapport à un Scary Movie donne l'agréable sensation que le curseur va plutôt vers la première option, mais il faudrait vraiment qu'ils finissent par tourner la page du "pipi/caca" qui leur ait si chère...


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NOTATION :

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