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12/07/2011

.L'ÉLÈVE DUCOBU

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(film sorti en salles le 22.06.11)


Mlle Rateau [Joséphine de Meaux] | M. Latouche [Elie Semoun] | L'élève Ducobu [Vincent Claude]


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Tiré de la bande dessinée éponyme ; voici l'élève Ducobu, cancre invétéré qui vient d'être mis à la porte de son énième école et dont le père décide de le placer dans le dernier établissement scolaire capable de l'accepter pour peu qu'il y fasse des efforts : St Potache.
Mais s'il arrive au premier trimestre à berner la petite Léonie qui semble avoir un faible pour lui ainsi que ses deux instituteurs ; il va bientôt devoir mener une guerre des nerfs avec monsieur Latouche qui a fini par découvrir ses petites manigances et ses géniales trouvailles pour tricher en toutes circonstances.
Et à moins qu'un événement ne vienne lui amener une gloire qu'il n'aurait jamais obtenue même avec les meilleures notes du monde, ce n'est pas gagné d'avance pour Ducobu ; car le faible de Monsieur Latouche pour sa collègue ne l'empêche pas de garder un œil rivé sur le jeune trublion...

Le héros du film ressemble presque à celui de la BD et l'on se laisse prendre à rire aux blagues de qualité plus ou moins inégales qui émaillent l'histoire ; mais l'on regrettera tout de même qu'Elie Semoun en fasse trop dans les postures, les mimiques et les cris aigus hystériques d'un maître qui craint de finir par un burn-out et de se retrouver plus vite que prévu à la maison de repos de l'éducation nationale où a atterri le précédent collègue qui a croisé la route de Ducobu dans sa classe...

Pour le reste cela rappelle des situations que l'on a pu vivre étant enfant ; dans une classe où l'on avait peut-être son Ducobu, à moins qu'on ne l'ait été soi-même... mais les situations de notre enfance ne sont pas forcément toujours d'actualité...

09/07/2011

.OMAR M'A TUER

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(film sorti en salles le 22.06.11)


Omar [Sami Bouajila] | Pierre-Emmanuel Vaugrenard [Denis Podalydès] | Me Vergès [Maurice Bénichou]


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1991 : Omar Raddad est au milieu des siens lorsque les forces de l'ordre font irruption pour l'embarquer manu-militari comme principal suspect du meurtre de Ghislaine Marchal, riche veuve qui l'emploie à des travaux de jardinage.

1994 : alors qu'Omar Raddad est condamné à dix-huit ans de prison ; Vaugrenard, un auteur à succès qui se révolte dès qu'il est confronté à une injustice criante, décide de se pencher sur ce cas et en faire un livre.
Après avoir pris langue avec l'avocat de Raddad ; Vaugrenard va devoir reprendre l'enquête du début et revérifier point par point tous les détails, ceux que la justice n'aura pas vus ou mis de côté pour s'arrêter à des évidences pourtant ponctuées d'incohérences dans les P.V. ou les rapports supposés "scientifiques".

Que dire de plus de ce film qui n'a rien d'une fiction mais se base sur une histoire vraie dont on connait l'épilogue ?
Qu'il s'efforce d'être neutre, mais le scénario se basant sur les ouvrages de l'accusé et du vrai écrivain (Jean-Marie Rouart) qui a contribué à insinuer le doute et à faire raccourcir la durée de sa peine... Pour autant, ce n'est pas cette projection qui fera changer d'avis ceux qui le considèrent à cent pour cent coupable.

Il n'en reste pas moins que l'on a la même fièvre que Podalydès/Vaugrenard à le voir décortiquer des dépositions et chercher des éléments qui se contrediront pour prouver que l'accusation est bâtie sur des omissions, des mensonges et des interprétations fausses.

Sami Bouajila émeut et est plus qu'étonnant dans la peau d'un Omar Raddad qui ne comprend pas ce qui lui arrive, écrivant et lisant à peine le français, qui se retrouve à désespérer en prison loin de sa femme et de ses enfants au point d'attenter à plusieurs reprises à sa vie.

Un pan de l'histoire d'un homme vécue sous nos yeux et qui s'arrête avec sa libération conditionnelle, puisque le combat qu'il mène encore aujourd'hui pour laver l'honneur de son nom par la révision de son procès semble lui être définitivement refusé.

Alors Raddad : coupable ou victime expiatoire d'une institution défaillante ?
Faites-vous une idée en allant voir ce film témoignage fort de Roschdy Zem.

08/07/2011

.LE CHAT DU RABBIN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

05/07/2011

.LE CHAT DU RABBIN

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(film sorti en salles le 01.06.11)


Avec les voix de Maurice Benichou [le Rabbin] | François Morel [le Chat]


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Le "Chat" est un animal bien singulier : amoureux de sa jeune maîtresse qui est la fille du rabbin Sfar ; le voilà qui se trouve soudain doué de la parole et commence à disserter judaïsme avec son représentant à Alger, osant aller jusqu'à reprendre les arguments de Sfar pour les lui opposer et donner une autre interprétation de la Torah.

Notre pauvre rabbin qui n'avait pas besoin de cela pour avoir des doutes dans ses croyances, va peut-être avoir l'occasion de donner un second souffle à sa foi avec la rencontre d'un jeune soviétique qui rêve d'aller au centre de l'Afrique retrouver un peuple qui serait à l'origine de la religion juive et continuerait de la perpétuer en la vivant dans sa "pureté originelle"...

Des juifs, des chrétiens et des musulmans qui vivent en bonne intelligence ; certains pouvant être amis de longue date : ce n'est pas une fiction même si l'on aimerait voir ça plus souvent de nos jours.
Ces doutes qui assaillent notre rabbin à un certain moment de sa vie valent aussi bien pour les autres religions, qu'il s'agissent de leurs représentants du culte ou de leurs fidèles.
Ajoutez y les "coups de griffes" d'un chat qui, tel un croyant modéré ou un athée, s'interroge sur la probabilité d'être meilleur au fond de soi si l'on "croit" et que l'on suit la stricte observance des textes selon un chemin tout tracé ; et vous obtiendrez un film plutôt sympathique, qui égratigne parfois mais sans blesser les susceptibilités...

Une fois habitués au style du dessin -et abstraction faite de la 3D...-, voilà un bon condensé de la BD éponyme.

01/07/2011

.L'AFFAIRE RACHEL SINGER (audio)

La critique audio peut être écoutée .

28/06/2011

.L'AFFAIRE RACHEL SINGER

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(film sorti en salles le 15.06.11)


Rachel [Helen Mirren] | Rachel jeune [Jessica Chastain] | David jeune [Sam Worthington]


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1995 : alors que le passé de Rachel lui colle à la peau et que sa fille s'apprête à publier un livre racontant l'exploit qu'elle a effectué trente ans auparavant, voilà que ses souvenirs remontent violemment à la surface avec le retour surprise de son ex-coéquipier David qui souhaite la voir et lui parler.

C'est alors l'occasion de replonger en 1965, lorsqu'elle débarque à Berlin-Est en fraiche agent du Mossad pour rejoindre David et Stephan, deux collègues avec lesquels elle va devoir enlever le chirurgien de Birkenau afin de le faire comparaître devant un tribunal israélien.
Au danger d'être dénoncés ou repérés par les soviétiques, leur jeune âge -ils ont alors entre vingt-cinq et trente-cinq ans- ne les fait pas douter du succès de leur mission pour la gloire de leur pays qui a lui-même besoin de se forger des héros afin de se bâtir et se consolider.

Naturellement, rien ne va se passer comme prévu et ils vont devoir se résoudre -difficilement- à travestir la vérité pour leur hiérarchie et parler désormais d'une même voix pour les générations suivantes qui les écoutent en héros.
Mais même bien verrouillé par leurs initiateurs, un mensonge n'étouffe jamais complètement la vérité qui risque d'éclater aux yeux du monde trente ans plus tard au fin fond de l'Ukraine.

Pour son peuple, sa fille et David ; Rachel va-t-elle affronter son destin et payer ainsi la dette qu'elle a avec l'Histoire ?

Film d'inégale qualité dont on préférera la partie berlinoise avec la psychologie de trois jeunes gens enfermés dans l'attente de l'action, avec leurs idéaux et leurs désirs amoureux qu'ils expriment -ou pas- ; puis leurs convictions peut-être ébranlées lorsqu'ils ne peuvent s'empêcher d'écouter -voire de dialoguer- avec le boucher nazi qu'ils doivent garder dans l'appartement après l'échec de l'opération.
L'idée de "rédemption" avec Rachel qui revit presque le même événement à trente ans d'intervalle est une bonne idée, malheureusement mise en scène et jouée de façon un peu outrancière.

Helen Mirren et Sam Worthington font plutôt pâle figure dans leurs rôles respectifs, compensé par une Jessica Chastain qui s'en sort mieux dans l'interprétation d'une Rachel jeune qui doit composer avec ses forces et ses faiblesses.

A voir à défaut de mieux...

27/06/2011

LA FÊTE DU CINÉMA

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Manifestation annuelle organisée par la F.N.C.F.


du 25 juin au 1er juillet 2011.


 


C'est -déjà- l'été et la F.N.C.F. / Fédération Nationale des Cinémas Français lance sa nouvelle édition de La Fête du Cinéma où toutes celles et ceux qui souhaitent faire une cure de divertissement peuvent profiter de toutes les séances à 3,00 € dans toutes les salles participantes, après achat d'une première place à plein tarif qui leur donne droit à délivrance d'un "passeport" valable toute la semaine.

(Plus d'information en cliquant sur ce lien).

La Fête du Cinéma dure 7 jours : du samedi 25 juin au vendredi 1er juillet 2011.

Tous en salle et "Bon cinéma" !

23/06/2011

.THE PRODIGIES (audio)

La critique audio peut être écoutée .

17/06/2011

.GIANNI ET LES FEMMES (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.THE PRODIGIES

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(film sorti en salles le 08.06.11)


avec la voix de Mathieu Kassovitz [Jimbo]


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Adolescent, Jimbo a été retrouvé prostré dans la cave où il était depuis une semaine à côté des cadavres de ses parents ; sans que l'on sache s'il a été spectateur ou acteur de leur mort.

En effet ; si Jimbo est un petit génie qui réussit en tout, ses pouvoirs cérébraux lui permettent aussi de rentrer dans l'esprit des gens pour les manipuler, ce qui peut le rendre très dangereux pour les autres et lui-même, surtout s'il a peur et qu'il a de la colère envers ses propres réactions et ceux qui les causent en lui faisant du mal.

Pris sous l'aile protectrice de Charles Killian au sein de sa fondation, il a appris à maîtriser ses pulsions destructrices et est devenu aujourd'hui un homme équilibré grâce à l'amour de sa compagne et de celui qui l'a épaulé comme un père au détriment de sa propre fille.
Lorsqu'un beau jour ; le jeu vidéo que Jimbo a créé à l'initiative de Killian pour identifier d'autres enfants surdoués comme lui en réunit simultanément cinq qui, non contents d'avoir fait des scores jamais atteints, commencent à s'introduire dans le système en se jouant des pare-feus.

Repérés et ramenés à la fondation par Jimbo, ce dernier va apprendre la mort de Killian et la reprise en main de l'empire par la fille délaissée : Mélanie. Vite mis sur la touche et ne pouvant plus être près des adolescents pour leur apprendre à canaliser leur "force" et surtout les protéger d'adultes stupides et cruels ; voilà que Jimbo va devenir l'ennemi à abattre pour ceux qui auraient dû être ses "frères de sang"...

Ce film adapté du roman "La nuit des enfants roi" contient beaucoup de violence qui justifie l'interdiction aux moins de douze ans ; mais que le scénario soit servi par un tel prodige de technicité dans l'animation avec la motion capture alliée à la créativité visuelle pour la représentation du combat intérieur des jeunes héros... est assez remarquable.

A voir impérativement.

14/06/2011

.MONSIEUR PAPA (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.GIANNI ET LES FEMMES

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(film sorti en salles le 01.06.11)


Gianni [Gianni di Gregorio]


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Gianni a la soixantaine avenante et il est toute la journée à la maison par la "grâce" d'une mise à la retraite anticipée. Il cherche à se rendre utile et tout son petit monde abuse de sa gentillesse : de sa femme qui fait chambre à part à sa mère hypocondriaque qui l'appelle à toute heure et dépense plus d'argent qu'elle n'en a, en passant par sa fille qui n'a rien trouvé de mieux que de ramener un étudiant avec lequel elle est censée avoir rompu et qui passe ses journées en caleçon dans l'appartement.

Le jour où son ami Alfonso lui soutient qu'il n'est pas normal qu'il soit sans maîtresse alors que tout homme de leur âge en a une, y compris des connaissances proches que l'on ne soupçonnerait pas de s'adonner à cette "double vie" ; il met du temps à se laisser convaincre de sauter le pas.

Mais entre une maîtresse qu'il choisirait bien dans le cercle d'anciennes amies pour lesquelles il a pu avoir un "béguin" dans le passé sans jamais oser leur avouer et les plans d'Alfonso avec des inconnues ; Gianni va peut-être se rendre compte qu'il n'a plus vingt ans et que pour lui, l'horizon pourrait bien se couvrir plutôt que de se dégager en continuant dans cette voie.

Après "Le déjeuner du 15 août" ; revoilà Gianni déjà aux prises avec ses femmes "de tous les jours" que l'on connaissait précédemment, qui aimerait bien prendre ou se faire prendre dans les filets d'une maîtresse avec qui avoir une vie parallèle.
Remettre en route le processus de séduction pour l'occasion n'est pas aussi simple qu'escompté, donnant lieu à des scènes touchantes, cocasses -et parfois poétiques- dans la pure veine du cinéma italien.

Il n'en reste pas moins que les situations dans lesquelles Gianni s'empêtre sont un peu redondantes et finissent par lasser tant elles allongent une action qui prend déjà son temps de manière toute latine.

On préférera finalement ne pas remettre le couvert après le déjeuner...

11/06/2011

.MONSIEUR PAPA

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(film sorti en salles le 01.06.11)


Marie [Michèle Laroque] | Robert [Kad Merad]


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Marius a douze ans et souffre de l'absence d'un père, s'en forgeant une image idéalisée après interprétation à sa façon des informations que sa mère lui a données à l'aide de mensonges éhontés ou de silences obstinés.

S'en est trop pour Marie lorsqu'elle apprend au cours d'une négociation importante pour sa société que son fils a été pris en train de voler dans un magasin. Oui elle va lui dire qui est son père et même lui permettre de le rencontrer dans un seul but : le dégoûter de l'homme qu'il aura devant lui afin qu'il n'ait plus aucune envie de le revoir.

Pour être sûre de son affaire, elle va jusqu'à jeter son dévolu sur Robert, paisible ancien directeur financier au chômage qui va finir par accepter -après bien des hésitations- à être payé pour jouer le rôle d'un père suffisamment détestable pour être rejeté à jamais.

Mais "faire l'ordure" lorsque l'on est courtois et effacé n'est pas une mince affaire et le plan de Marie pourrait bien ne pas fonctionner tout à fait comme prévu...

Que l'on aime ou pas la palette d'humour de Kad Merad ; on appréciera de découvrir chez lui une certaine tendresse visible ici aussi bien dans la manière de filmer l'histoire et les personnages que dans son interprétation de Robert, mais l'on regrettera de frôler parfois une certaine naïveté -touchante elle aussi- que n'ont pas les enfants même si on aime y croire...
Si le jeune garçon jouant Marius est bon comédien ; ce film survole les sentiments avec des raccourcis pas toujours judicieux car justement là où il a dû se passer des évolutions qu'il aurait été intéressant de développer, pour à la place faire des digressions tout sauf nécessaires sur le cousin chasseur de dividendes pour complaire à son épouse ou le faible de Robert pour la beauté fascinante et inaccessible de sa jeune voisine du "dernier étage"... Dommage.

10/06/2011

.LE GAMIN AU VÉLO (audio)

La critique audio peut être écoutée .

08/06/2011

.PIRATE DES CARAÏBES 4 : LA FONTAINE DE JOUVENCE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

07/06/2011

.LE GAMIN AU VÉLO

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(film sorti en salles le 18.05.11)


Samantha [Cécile de France] | Cyril [Thomas Doret] | le père [Jérémie Rénier]


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Cyril a 12 ans, il a été mis en institution par son père sans aucune explication de sa part. Autant dire que chaque instant est un motif de fugue pour aller en quête de ce père parti sans laisser d'adresse et qui ne prend jamais de ses nouvelles, fut-ce par téléphone.

C'est alors que Samantha, une coiffeuse qu'il a déjà croisée lors d'une escapade mouvementée dans son ancien immeuble vient le voir pour lui rendre le vélo que lui avait offert... son père.

Il va alors s'accrocher à elle comme à une bouée de sauvetage, espérant qu'elle va accepter de le prendre chez elle le week-end et pourquoi pas l'aider à retrouver la trace de son père.
Mais souvent en colère et cherchant de l'attention et de l'amour, Samantha saura-t-elle s'y prendre avec Cyril ; sans quoi celui-ci risque bien de s'attacher à un pseudo grand frère sorti de la même institution, qui vit dans le quartier et feint de lui montrer de l'intérêt pour le pousser vers des sentiers périlleux pour son jeune âge.

Jérémie Rénier en père complètement inapte à une quelconque charge parentale ne fait que passer, et c'est aussi bien puisqu'il est infichu de donner à Cyril -et à nous par la même occasion- une raison valable logique à ce désintérêt total pour son fils.
Thomas Doret en Cyril combatif et nerveux est crédible et touchant, tout comme une Cécile de France -sans fards- qui voudrait bien lui prodiguer de la tendresse mais ne sait pas trop par quel bout prendre ce gamin tombé chez elle pour parvenir au moins à un début de confiance.

Il n'en reste pas moins que ce film trouve le moyen d'avoir des longueurs, et l'on se demande s'il faut se féliciter ou regretter que les frères Dardenne arrivent à tenir la durée d'1h30 avec un scénario qui se résume à un confetti et une fin en eau de boudin...

04/06/2011

.PIRATE DES CARAÏBES 4 : LA FONTAINE DE JOUVENCE

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(film sorti en salles le 18.05.11)


Angelica [Penelope Cruz] | Sparrow [Johnny Depp] | Barbossa [Geoffrey Rush]


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A peine échappé d'une entrevue forcée avec le roi George au cours de laquelle il découvre qu'Hector Barbossa travaille désormais pour la Couronne en tant que corsaire ; Jack Sparrow va devoir élucider le mystère de celui qui recrute des matelots en se faisant passer pour lui, ce qui lui permettrait peut-être ainsi de mettre la main sur un nouveau navire.

A cette occasion ; le chemin du capitaine va recroiser celui d'Angelica qu'il aurait bien voulu oublier définitivement, tout en devenant malgré lui un vulgaire moussaillon de Barbe Noire qui n'a qu'un rêve : accéder à la fontaine de jouvence pour s'en abreuver...
Leur route va naturellement être parsemée d'embûches car en plus d'une confrontation inévitable avec des sirènes pas forcément amicales lorsqu'ils franchissent Whitecap Bay ; ils ne doivent pas oublier que des navires anglais commandées par Barbossa ainsi qu'une flotte espagnole convergent vers eux également à la recherche de ce "trésor", mais pas forcément pour les mêmes motivations.

Des pirates sur leur bateau ou parcourant des îles, voilà qui n'a rien de très original mais qui se laisse regarder avec une bienveillante neutralité (à condition de ne pas le voir en 3D qui comme à l'accoutumée n'a aucun intérêt, sauf à donner la sensation d'écrasement des personnages dans leur environnement).
Une touche d'humour verbal ou de situation est présente lorsque le rythme s'essoufle, pour un film à ne pas prendre au premier degré.
On pardonnera certaines apparitions impromptues des anglais et des espagnols qui n'ont aucune logique chronologique par rapport à l'action que l'on suit. Idem pour le pseudo-message de "rédemption" qui vient terminer une improbable love story entre l'envoûtante sirène et le jeune missionnaire.
Reste le cas de Johnny Depp qui en fait des tonnes pour rendre Sparrow extravagant, maniéré, sautillant... durant 2h20, ce qui finit par lasser... avec ou sans 3D.

03/06/2011

.LA CONQUÊTE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

31/05/2011

.MINUIT À PARIS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.LA CONQUÊTE

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(film sorti en salles le 18.05.11)


Sarkozy [Denis Podalydès] | Chirac [Bernard Le Coq] | Villepin [Samuel Labarthe]


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Dimanche 6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est quasiment élu ; il le sait mais il rumine dans son coin et espère le retour de Cécilia qui semble être le moteur lui donnant la force de combattre et de tout écraser sur son passage, afin qu'elle soit à ses côtés pour son triomphe.

Mais comment en est-on arrivé là ?
Retour en 2002 lorsqu'il commence à rêver de l'investiture suprême et doit commencer à lutter contre ceux de son propre camp qui ne se gênent pas pour lui mettre des bâtons dans les roues, Chirac et de Villepin en tête.
Entre deux phrases réellement prononcées reprises ça et là et des événements ciblés comme une visite d'usine ou l'affaire Clearstream ; on brode comme il se doit dans ce qui se veut une fiction -même si bon nombre de situations inventées ne doivent pas être très éloignées de la réalité- et l'on n'aura par conséquent aucune "révélation" explosive amenant un éclairage nouveau sur le personnage ou ses actions passées et présentes.

Même si certains pourront penser que ce film donne à l'homme un visage presque sympathique avec ses qualités et ses défauts ; il s'agit plutôt d'un alignement chronologique de faits connus par les compte-rendus de la presse, qui donne un ensemble neutre où il n'y a de grain à moudre ni pour ses détracteurs, ni pour ses zélateurs.

Le seul intérêt ici -outre le casting à la ressemblance parfois saisissante avec les originaux- réside dans l'interprétation gonflée à bloc de Denis Podalydès plus vrai que nature dans le rôle, tout en ayant réussi à gommer certains tics caricaturaux.

Pour le reste, sachant que la cuisine politique française est plus proche du fast-food baignant dans la démagogie bien grasse que de la cuisine quatre étoiles ; vous en reprendrez un peu en 2012 ???

 
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