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17/05/2011

.LA PROIE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

13/05/2011

.LA PROIE

Affiche-LaProie.jpg

(film sorti en salles le 13.04.11)


Capitaine Linné [Alice Taglioni] | Franck Adrien [Albert Dupontel] | Maurel [Stéphane Debac]


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Il est déjà en prison depuis dix-huit mois pour un casse dont il n'a jamais dévoilé la cachette.
Pour vivre avec la loi carcérale ; il réussit à maintenir un fragile équilibre afin de se faire respecter, entre un complice qui s'est mis du côté de russes qui aimeraient bien savoir où est le pactole et un compagnon de cellule dont il se désintéresse bien qu'il attise les haines car il aurait violé et tenté de tuer une mineure.

Lorsqu'un gendarme vient le voir au parloir pour lui tenir un étrange discours peu de temps après que Jean-Louis Maurel, son co-détenu, ait été libéré suite aux rétractations de la jeune victime ; Franck Adrien va se demander si, pour l'unique fois où il a accordé sa confiance à quelqu'un en se dévoilant un peu, il ne l'aurait pas fait avec la mauvaise personne.

Ayant un mauvais pressentiment suite à un appel téléphonique qui n'aboutit pas, il n'a plus d'alternative : il comprend qu'il s'est lourdement trompé et ne va avoir d'autre solution que de s'évader afin de rattraper Maurel et sauver sa femme et sa petite fille.

Rusé et glissant entre les doigts des forces de l'ordre à plusieurs reprises alors qu'on a mis à sa poursuite une capitaine de police qui n'est pas née de la dernière pluie ; il va rendre sa traque de Maurel d'autant plus risquée qu'il est devenu l'ennemi public n°1 à abattre sans se poser de question.

Clairement pas pour des âmes trop sensibles, ce film est assez extraordinaire par la tension et le suspens incessants qu'y met un Albert Dupontel que rien ni personne ne pourra arrêter tant qu'il n'aura pas sauvé sa famille en mettant la main sur le cinglé qui a partagé sa géôle.
Stéphane Debac est également assez étonnant et inquiétant en prédateur de gamines aidée par sa femme tout aussi dérangée qui flashe sur les petites filles des autres pour être leur "maman", avec un parallèle pas forcément voulu avec les époux Dutroux de sinistre mémoire et dont l'un des membres refait l'actualité récente.
Alice Taglioni en flic mise à l'écart par ses échecs qui se met à cogiter pour peut-être démêler le vrai du faux ne déçoit pas non plus.

A voir impérativement avant qu'il ne quitte les écrans...

28/09/2010

.LE BRUIT DES GLAÇONS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

24/09/2010

.LE BRUIT DES GLAÇONS

Affiche-LeBruitDesGlacons.jpg

(film sorti en salles le 25.08.10)


Charles [Jean Dujardin] | son cancer [Albert Dupontel] | le cancer de Louisa [Myriam Boyer]


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Depuis que sa femme l'a quitté en emmenant leur fils, Charles est un écrivain en panne d'inspiration et ce n'est pas son refuge dans l'alcool à longueur de journée qui risque d'arranger les choses.
Seul avec ses bouteilles -qui ne restent pas très longtemps dans leur seau à glace- et sa domestique Louisa, voila que l'on sonne et que s'invite chez lui... son cancer qui vient pour faire sa connaissance durant les quelques mois lui restant à vivre.

Après une période d'acceptation de la mort, va-t-il lutter pour sa guérison -et en avoir la force face à un adversaire insidieux- alors que sa dame de maison semble avoir -sans oser lui dire- un penchant plus que prononcé pour lui (et accessoirement elle aussi un cancer...) ?

Ce film ne manque pas de réparties cyniques à souhait qui sont un régal, qui ajoutent encore au côté déjà naturellement dérangeant du sujet.
L'idée de "matérialiser" par un personnage le mal invisible qui commence à vous ronger est originale, et qui mieux que Dupontel -et Boyer son pendant féminin- pouvaient l'incarner ?
Le portrait du médecin qui vient soigner une migraine d'ivrogne sans soupçonner le moins du monde une tumeur au cerveau chez son patient titillera un peu une profession souvent si sûre de ses diagnostics.

Parlant tout à la fois de la maladie, de la façon dont on l'accueille et lutte -ou pas- contre elle, de la différence de traitement et de chance de rémission selon que l'on soit riche ou pauvre, de l'amour donné par les proches dans l'aide à la guérison, de l'occasion de faire le point sur sa vie à l'approche de la fin ; le film peine souvent à trouver ses marques et réussit à donner une impression de fouillis même avec un traitement pourtant épuré...

Reste néanmoins -dans tous les sens du terme...- la lueur d'espoir finale, pour un crû malgré tout moyen de la part de Blier.

16/12/2009

.LE VILAIN (audio)

La critique audio peut être écoutée .

14/12/2009

.LE VILAIN

Affiche-LeVilain.jpg

(film sorti en salles le 25.11.09)


Le Vilain [Albert Dupontel] | sa Maman [Catherine Frot]


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Sidney fait des casses de banques ou des braquages de fourgons blindés mais le dernier en date tourne mal et il double ses acolytes, qui le pourchassent.

Il se rappelle alors que sa vieille maman habite dans un pavillon un peu à l'écart et il y débarque donc alors que sa mère, qui ne l'a pas vu depuis vingt ans, se lamente d'être maudite au point de ne pas être encore "rappelée à dieu".

Blessé, il se réfugie dans sa chambre d'ado pour mettre à l'abri le fruit de son larcin mais s'évanouit et permet à sa génitrice de tomber des nues en découvrant des éléments prouvant le côté profondément mauvais de son fils depuis... sa prime enfance.

Voulant rattraper le temps perdu en le remettant dans le droit chemin, elle va attiser de plus belle la haine de Sidney envers elle ; mais toute l'énergie qu'il dépense en pure perte va peut-être servir dans la lutte de derniers propriétaires résistants contre un promoteur vorace.

Humours tour à tour cynique, méchant, touchant et une fin à peu près morale avec un Dupontel qui a une pêche d'enfer et une Catherine Frot lumineuse en dame à cheveux blancs pas toujours très digne...

On ne peut qu'adorer...

09/01/2009

.LOUISE MICHEL

Affiche-LouiseMichel.jpg(sorti en salles le 24.12.08)

Louise Michel : ce n'est pas la biographie filmée de la célèbre anarchiste du début du XXè siècle ; mais plutôt l'histoire de deux paumés : Louise [Yolande Moreau], une travailleuse en usine qui se retrouve au chômage du jour au lendemain lorsque !e patron déménage toutes les machines nuitamment et Michel [Bouli Lanners], qui se prend pour un expert en sécurité pouvant aussi "jouer" au détective.

Louise ayant émis l'idée -entre collègues d'infortunes- de tuer le patron qui les a laissées "en carafe", décrète que ce sera Michel -qu'elle croise par pur hasard- qui effectuera la "basse œuvre" même si ce dernier n'a jamais tenu d'arme de sa vie,et donc encore moins tué quelqu'un...

On va donc suivre nos deux larrons -qui ne sont pas tout à fait ce que l'on croit qu'ils sont- de Picardie à Jersey en passant par Bruxelles au fur et à mesure de !eur escapade meurtrlère "obligée" (puisqu'ils découvrent à cette occasion les "joies" de la mondialisation où l'usine a été rachetée par des belges appartenant eux-mêmes à une holding dans un paradis fiscal anglo-normand...).

Un film totalement décalé [l'ouverture avec la crémation d'un patron au son de l'Internationale est déjà tout un poème...] assez "grinçant" sur le capitalisme à tout crin et son cortège "d'hommes d'affaires" qui jouent des "coups de poker" où les cartes sont les vies de sociétés... et de salariés ; le tout entrecoupé de l'histoire des deux "héros" qui luttent avec ce qu'ils sont, ce qu'ils ont été, ce qu'ils risquent de devenir... (et l'on ne parle pas de la fin...)

Yolande Moreau est toujours aussi géniale et Bouli Lanners plutôt étonnant.

Recommandé (?!) en cette période de crise.

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NOTATION :

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21/05/2008

.DEUX JOURS A TUER

1654949381.jpg(sorti en salles le 30.04.08)

Antoine a tout pour être heureux : travail gratifiant et petite famille sans histoire.

Mais voilà : du jour au lendemain, il commence à "péter un câble" en envoyant paître un client important de son agence ainsi que son propre associé.

Profitant d'une scène de sa femme à qui une "bonne amie" a confessé avoir vu son mari en galante compagnie dans une brasserie, ainsi que d'une soirée organisée chez eux pour son anniversaire ; il assène leurs quatre vérités à tous les amis attablés pour l'occasion.

Pourquoi a-t-il ainsi décidé de saborder son existence sans raison apparente ? La réponse finit par nous être livrée une fois que l'on suit Antoine sur la route qui l'amènera de Paris vers l'Irlande où vit son père depuis trente ans.

Et là, tout devient limpide (même si une telle abnégation paraît bien improbable) et on reste coi.

L'on comprend également qui est la jolie femme avec qui il a été aperçu en train de déjeuner.

Albert Dupontel montre ici son talent "dramatique" où il est excellent et on espère le revoir dans des rôles équivalents et d'aussi bonne facture...


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NOTATION :

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