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22/02/2010

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE (audio)

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19/02/2010

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE

Affiche-UneExecutionOrdinaire.jpg

(film sorti en salles le 03.02.10)


Anna [Marina Hands] | Staline [André Dussollier] | Vassili [Edouard Baer]


NOTATION :n2_final.jpg


Anna est urologue dans un hôpital-dispensaire, mariée avec Vassili, petit physicien.

Malgré leurs multiples et vaines tentatives d'avoir un enfant, ils persistent car ils s'aiment vraiment ; ce qui aide à faire tenir Anna face aux airs pleins de reproches de leur concierge, ou bien encore devant les attaques et menaces à peine voilées de son supérieur ou encore de ses collègues jaloux qu'elle ait plus de patients que les autres, au prétexte qu'elle aurait un certain don de magnétiseur qui peut amoindrir des douleurs voire guérir.

Aussi lorsque deux hommes en costume sombre viennent un jour la chercher, elle croit que tout est fini pour elle ; mais voila qu'ils l'emmènent dans un lieu qu'elle ne connait pas, dédales de couloirs et de militaire qui vont l'amener -après une fouille minutieuse et complète- devant... Staline en personne.

Un Staline un peu fou, qui vient de signer l'ordre d'arrêter tous les médecins juifs du pays au nom d'un pseudo-complot et surtout très malade et en fin de vie en cette année 1952.

L'on assiste alors à un début de jeu du chat et de la souris entre Anna et un Staline tout puissant qui se repait de tout le mal psychologique qu'il inflige, la faisant chercher quand bon lui plait pour une séance au Kremlin ou "porter avec lui" comme un bagage lors d'un séjour dans sa datcha géorgienne.

Où l'on voit donc une Anna qui fait d'abord tout ce que lui demande le chef suprême pour protéger les êtres qu'elle aime de la foudre "divine", puis être encore plus docile lorsque ces mêmes êtres chers seront une monnaie d'échange dont Staline peut décider à tout instant de "couper le fil de la vie".

André Dussollier, grimé en Staline est admirable -y compris dans son jeu- même si l'on peut regretter de ne pas le voir assez souvent et même si Marina Hands ne démérite pas en petit médecin dont on se demande bien si elle sortira ou pas des griffes d'un vieillard qui parait si fragile et attendrissant et a pourtant le pouvoir de vie et de mort sur tous les soviétiques.

L'atmosphère pesante est bien rendue mais il y manque quelque chose difficile à déterminer : le fait que l'histoire ne se joue que sur l'année précédant la mort de Staline, ou plus bêtement une gêne d'entendre ce dernier et ses concitoyens parler français comme vous et moi qui enlèverait un peu d'authenticité ?
On méditera néanmoins sur cette phrase du dirigeant communiste, et toujours d'actualité : "la mort d'un homme est une tragédie, la mort d'un million est une statistique".

A voir pour la prestation des deux acteurs principaux.

.UNE EXÉCUTION ORDINAIRE

Affiche-UneExecutionOrdinaire.jpg

(film sorti en salles le 03.02.10)


Anna [Marina Hands] | Staline [André Dussollier] | Vassili [Edouard Baer]


NOTATION :n2_final.jpg


Anna est urologue dans un hôpital-dispensaire, mariée avec Vassili, petit physicien.

Malgré leurs multiples et vaines tentatives d'avoir un enfant, ils persistent car ils s'aiment vraiment ; ce qui aide à faire tenir Anna face aux airs pleins de reproches de leur concierge, ou bien encore devant les attaques et menaces à peine voilées de son supérieur ou encore de ses collègues jaloux qu'elle ait plus de patients que les autres, au prétexte qu'elle aurait un certain don de magnétiseur qui peut amoindrir des douleurs voire guérir.

Aussi lorsque deux hommes en costume sombre viennent un jour la chercher, elle croit que tout est fini pour elle ; mais voila qu'ils l'emmènent dans un lieu qu'elle ne connait pas, dédales de couloirs et de militaire qui vont l'amener -après une fouille minutieuse et complète- devant... Staline en personne.

Un Staline un peu fou, qui vient de signer l'ordre d'arrêter tous les médecins juifs du pays au nom d'un pseudo-complot et surtout très malade et en fin de vie en cette année 1952.

L'on assiste alors à un début de jeu du chat et de la souris entre Anna et un Staline tout puissant qui se repait de tout le mal psychologique qu'il inflige, la faisant chercher quand bon lui plait pour une séance au Kremlin ou "porter avec lui" comme un bagage lors d'un séjour dans sa datcha géorgienne.

Où l'on voit donc une Anna qui fait d'abord tout ce que lui demande le chef suprême pour protéger les êtres qu'elle aime de la foudre "divine", puis être encore plus docile lorsque ces mêmes êtres chers seront une monnaie d'échange dont Staline peut décider à tout instant de "couper le fil de la vie".

André Dussollier, grimé en Staline est admirable -y compris dans son jeu- même si l'on peut regretter de ne pas le voir assez souvent et même si Marina Hands ne démérite pas en petit médecin dont on se demande bien si elle sortira ou pas des griffes d'un vieillard qui parait si fragile et attendrissant et a pourtant le pouvoir de vie et de mort sur tous les soviétiques.

L'atmosphère pesante est bien rendue mais il y manque quelque chose difficile à déterminer : le fait que l'histoire ne se joue que sur l'année précédant la mort de Staline, ou plus bêtement une gêne d'entendre ce dernier et ses concitoyens parler français comme vous et moi qui enlèverait un peu d'authenticité ?
On méditera néanmoins sur cette phrase du dirigeant communiste, et toujours d'actualité : "la mort d'un homme est une tragédie, la mort d'un million est une statistique".

A voir pour la prestation des deux acteurs principaux.

09/12/2009

.UNE AFFAIRE D'ÉTAT (audio)

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07/12/2009

.UNE AFFAIRE D'ÉTAT

Affiche-UneAffaireDEtat.jpg

(film sorti en salles le 25.11.09)


Nora Chaïd [Rachida Brakni] | Bornand [André Dussollier] | Michel Fernandez [Thierry Frémont]


NOTATION :n2_final.jpg


Prenez Victor Bornand, conseiller officieux d'un Président de la République avec qui une longue amitié complice lui permet de ne pas être inquiété dans le commerce d'armes auquel il se livre sous couvert d'une banque faisant du micro-crédit avec les pays de la "françafrique" qu'il a créée en compagnie d'un vieil ami.

Il a déjà bien du mal à tenir sous sa coupe Flandin fils, fabricant d'armes qui a semble-t-il un peu plus de scrupules que feu son père à tremper dans ses magouilles ; qu'on lui annonce l'explosion en vol de l'avion transportant la dernière livraison qu'il fête gaillardement en louant les services d'escort-girls auprès de son amie  Mado.

Comble de malchance, des informations sur le contenu de la cargaison commence à "fuiter" dans la presse et Michel Fernandez, ancien barbouze que Bornand emploie pour remonter à la source fait un travail un peu précipité qui aggrave la situation, déclenchant l'intérêt poussé du tout nouvel officier de police Nora Chaïd qui enquête sur la mort... d'une escort.

Macquard des Renseignements Intérieurs y voit un bon motif pour faire tomber définitivement Bornand, ce dernier commençant à voir tous ceux qui profitaient de son juteux commerce se détourner de lui progressivement.

Tout ce beau monde s'agitant de façon désordonnée pour se couvrir, le secret va-t-il pouvoir être maintenu ou cela risque-t-il de devenir une affaire d'état qui éclaboussera le Président qui fermait les yeux sur quelque chose de connu également de lui ?

Un film plutôt bien fait, décrivant des agissements peu glorieux dans les plus "hautes sphères" de l'état avec les intérêts fluctuants qui recomposent les "amitiés" ; mais qui souffre tout de même d'une fin pas complètement crédible et de pas mal de lenteurs lorsque le pauvre Bornand commence à faire son examen de conscience et où l'on découvre -mais cela n'est pas nouveau- que l'état à une notion de la justice à géométrie variable, certains coupables passant avantageusement entre les mailles du filet pour... raison d'état.

02/12/2009

.MICMACS À TIRE-LARIGOT (audio)

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.MICMACS À TIRE-LARIGOT (audio)

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30/11/2009

.MICMACS À TIRE-LARIGOT

Affiche-MicmacsATireLarigot.jpg

(film sorti en salles le 28.10.09)


Tambouille [Yolande Moreau] | Bazil [Dany Boon]


NOTATION :N3_FINAL.jpg


Bazil se prend une balle dans la tête au cours d'une fusillade devant le vidéo-club où il travaille.

Sorti de l'hôpital où l'on a estimé plus prudent de ne pas l'opérer, il se rend compte qu'il a perdu logement et emploi.

Virant SDF, il est pris en main par "Placard" qui l'amène dans un repère de ferrailleurs où il est rapidement adopté par les compères.

Se mettant à travailler pour eux, il tombe soudain en arrêt devant deux gigantesques bâtiments se faisant face : les usines d'armement ayant façonné la balle logée dans son crâne pour l'une, l'autre ayant produit la mine qui a tué son père trente ans plus tôt.

Un plan va germer dans son esprit, que la joyeuse bande du "Tire-larigot" veut impérativement l'aider à mettre en pratique...

C'est un peu déjanté façon BD, mêlé d'un conte gentillet sur les méchants marchands d'armes, saupoudré d'un humour fin ; le tout servi par de bons interprètes (Yolande Moreau, Jean-Pierre Marielle, André Dussollier,  Dominique Pinon, Omar Sy...)

On s'étonne tout de même un peu de la couleur dominante jaune orangé de ce film, mais ça contribue à éprouver un sentiment de "chaleur familiale", avec des ferrailleurs au coeur "gros comme ça" dont on ferait partie.

Aussi agréable qu'un objet de récup qu'on aurait réussi à remettre en état de marche...

.MICMACS À TIRE-LARIGOT

Affiche-MicmacsATireLarigot.jpg

(film sorti en salles le 28.10.09)


Tambouille [Yolande Moreau] | Bazil [Dany Boon]


NOTATION :N3_FINAL.jpg


Bazil se prend une balle dans la tête au cours d'une fusillade devant le vidéo-club où il travaille.

Sorti de l'hôpital où l'on a estimé plus prudent de ne pas l'opérer, il se rend compte qu'il a perdu logement et emploi.

Virant SDF, il est pris en main par "Placard" qui l'amène dans un repère de ferrailleurs où il est rapidement adopté par les compères.

Se mettant à travailler pour eux, il tombe soudain en arrêt devant deux gigantesques bâtiments se faisant face : les usines d'armement ayant façonné la balle logée dans son crâne pour l'une, l'autre ayant produit la mine qui a tué son père trente ans plus tôt.

Un plan va germer dans son esprit, que la joyeuse bande du "Tire-larigot" veut impérativement l'aider à mettre en pratique...

C'est un peu déjanté façon BD, mêlé d'un conte gentillet sur les méchants marchands d'armes, saupoudré d'un humour fin ; le tout servi par de bons interprètes (Yolande Moreau, Jean-Pierre Marielle, André Dussollier,  Dominique Pinon, Omar Sy...)

On s'étonne tout de même un peu de la couleur dominante jaune orangé de ce film, mais ça contribue à éprouver un sentiment de "chaleur familiale", avec des ferrailleurs au coeur "gros comme ça" dont on ferait partie.

Aussi agréable qu'un objet de récup qu'on aurait réussi à remettre en état de marche...

20/10/2008

.LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE

Affiche-LeCrimeEstNotreAffaire.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Après un premier épisode assez réussi, revoici notre couple de héros -Prudence [Catherine Frot] et Bélisaire [André Dussollier] Beresford- (dont Madame s'ennuie à mourir dans leur vaste demeure) face à une histoire de strangulation qu'aurait vue sa tante Babeth [Annie Cordy] dans le compartiment d'un train de nuit qui a croisé son petit tortillard régional.

Profitant d'une absence temporaire de son mari, Prudence décide de poursuivre son enquête, et après quelques repérages d'après les indications fournies par sa tante, parvient à se faire engager comme bonne à tout faire dans une demeure proche... d'une voie ferrée.

La famille Charpentier qui l'habite est composée de membres tous plus bizarres les uns que les autres : le patriarche radin à un point innommable [Claude Rich], sa fille Emma [Chiara Mastroianni] qui subit ses foudres sans broncher, sa jeune nièce insouciante Alexis ainsi qu'une de ses amies qui passe ses vacances là.

Prudence ne va pas tarder à faire connaissance avec un cadavre caché dans un sarcophage (celui du train ?), ainsi que des trois frères.

Intrigue fidèle à celle d'Agatha Christie où la police et nos héros se perdent en conjectures tandis qu'un, puis deux des fils trépassent à brève échéance pendant les fêtes de Noël.

Mais on n'arrête pas un couple ayant réussi tant de missions pour l'Intelligence Service durant la guerre (ni une Prudence furieuse de ne pas avoir compris assez vite ce qui se tramait), ils -en fait... elle- auront le dernier mot : l'assassin sera mis aux arrêts et l'on connaîtra l'identité du mystérieux corps sans vie (qui est bien l'étranglée du train).

Ce nouveau volet est encore plus savoureux grâce à l'ambiance, l'humour, le respect du style Christie et bien évidemment aux merveilleux acteurs qui campent les personnages principaux (ha ! Dussollier en kilt qui nous fait sa Marylin -au masculin- vaut à lui seul son pesant de cacahuètes !)

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NOTATION : 4

12/09/2008

.LEUR MORALE... ET LA NÔTRE

1060976837.jpg(sorti en salles le 27.08.08)

André (André Dussollier) et Muriel (Victoria Abril) forment un couple vraiment "charmant" : anciens commerçants, ils ont reconstitué une petite épicerie dans leur garage, qu'ils alimentent grâce à tous les produits "satisfait ou remboursé" qu'ils achètent aux supermarchés du coin ; tout en espérant être toujours couchés sur le testament de leur voisine dans l'éventualité où elle trépasserait (faut dire qu'elle est plus toute jeune mémé...).

Arrive alors ce qu'ils espéraient (et qu'ils auraient dû redouter...) : l'octogenaire trépasse après -semble-t-il- avoir goûté un des succulents plats congelés -dont la date de péremption est "légèrement" dépassée- qu'ils lui ont offert pour "services rendus".

Arrive bientôt l'héritier présumé de la mamie qui se trouve être un peu trop maghrébin à leur goût.

Dépités d'être spolliés par un "basané", ils vont l'épier dans ses moindres faits et gestes entre deux visites de leur fils Maxime qui prétexte un manque de place dans son petit studio pour stocker des maquettes de bateau ou d'avion dans ce qui était son ancienne chambre.

Après quelques "problèmes de rôdage" ;  ils auront pris en filature leur voisin jusqu'à Nice avant de le perdre, mais un impondérable fera que Muriel découvrira quelque chose qui la gênera mais sans en parler à André, d'où un retournement de situation final pour le moins inattendu qui leur vaudra... la prison !

Durant leurs travaux d'intérêt général, Muriel apprendra à apprécier les "arabes" et André se sera fait un tas d'amis africains et maghrébins avec qui il parlera même dans leur langue : une vraie découverte salvatrice pour nos deux petits xénophobes de service...

Film jouissif avec deux excellents comédiens, qui frappe juste en montrant bien les travers raciste et radin qui peuvent encore exister chez certaines personnes,  le tout habilement mêlé d'un "soupçon" d'enquête policière...

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NOTATION :

1950189633.2.jpg

09/06/2008

.AFFAIRE DE FAMILLE

994130099.jpg(sorti en salles le 04.06.08)

Comment un sac de football contenant le butin de la recette volée au stade voisin va atterrir dans une petite famille de commerçants tranquilles et va y semer la zizanie ; chacun d'eux, le découvrant, se forgeant une idée toute faite de ce qui a pu arriver et imaginant l'autre coupable, va agir d'une façon qui va encore compliquer les choses.

Le tout avec un policier bizarre qui rôde autour d'eux et de leur fille.

Tout démarre avec l'incendie de la remise où le sac avait été planqué.

L'on voit alors tour à tour comment Laure, son mari Jean et leur fille Marine découvrent le sac puis font une (ou plusieurs) chose(s) qui les couvre (et/ou un membre de la famille).

Chaque acte ne sera pas sans conséquence pour chacun d'entre eux puisqu'en parallèle, les malfaiteurs veulent récupérer le sac à tout prix et la fin permet d'avoir droit à une surprise et un ultime renversement de situation qui est loin d'être déplaisant.

Un constat simple : comment la vérité peut être multiple, une chose vue et mal interprétée devient une évidence -à tort-

Jouant à la fois la corde de l'humour décalé et du "thriller", un film français "dépaysant" ou Miou-Miou et André Dussollier s'en donnent à coeur joie, et où Eric Caravaca est étonnant à contre-emploi : 1h30 de bonheur !


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NOTATION :

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