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10/06/2009

.QUELQUE CHOSE À TE DIRE

Affiche-QuelqueChoseATeDire.jpg(sorti en salles le 27.05.09)

Henry Celliers [Patrick Chesnais] est un ancien ponte de l'industrie marié à Mady [Charlotte Rampling], 45 ans de mariage et trois enfants :
- Antoine [Pascal Elbé] dont toutes les tentatives d'entreprenariat se soldent par des faillites au tribunal de commerce,
- Annabelle, infirmière qui tire les cartes à tous les patients qui le veulent bien et se contente de l'amour à la sauvette avec un chirurgien marié,
- Alice [Mathilde Seigner] qui sort de relations sans lendemains pour tomber dans des déprimes lui faisant peindre des madones très... torturées et qui, arrêtée au cours d'une descente des stups dans un troquet, fait la rencontre de Jacques [Olivier Marchal], flic dont la situation de couple le rend malheureux et affecte son travail.

Tout ce petit monde voudrait bien dire -au moins- une chose à une ou plusieurs personnes en particulier sans y parvenir : Henry et Jacques qui veulent quitter leur femme mais n'arrivent pas à leur dire, Mady qui aime ses enfants mais n'arrive pas à leur dire, Antoine qui veut suivre les traces du père sans oser lui dire qu'il rêve de faire autre chose, Alice qui ne veut pas s'attacher et qui trouvant l'homme dont elle a besoin n'arrive pas à le retenir en lui disant son amour...

Bref, tous les personnages sont un peu handicapés de la parole ; surtout quand il est question de dire "je t'aime"... ou l'inverse.

Ajoutez à cela que Jacques découvre, à l'occasion du décès de sa mère, que son père artiste avait laissé des toiles en héritage à un enfant conçu avec une autre femme ardemment aimée qui se trouve être... Mady ; ce qu'Alice réalisera avant lui, coupant court  à une relation pourtant bien partie pour être la bonne.

Le tout donne un film plutôt sympathique sur un thème tout simple, et on adhère...

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NOTATION :

n2_final.jpg

20/02/2009

.LE BAL DES ACTRICES

Affiche-LeBalDesActrices.jpg(sorti en salles le 28.01.09)

Charlotte Rampling, Karin Viard, Marina Foïs, Mélanie Doutey, Romane Bohringer, Estelle Lefébure, Muriel Robin ; telles sont les actrices qui forment ce bal devant la caméra de Maiwenn : l'une souhaite faire évoluer sa carrière vers l'international tandis qu'une autre se sent frustrée de devoir encore passer des castings  alors qu'elle pense ne plus rien avoir à prouver, pendant qu'une troisième ment de façon éhontée sur ses engagements cinématographiques alors qu'elle ne sert plus que de faire valoir à des produits haut de gamme (mais de consommation tout de même...)

Une quatrième peine à démontrer à un metteur en scène qu'elle sait faire autre chose que des one-woman shows humoristiques alors qu'une autre encore souhaite voir reconnu des talents d'actrice alors qu'elle vient... de la mode et du mannequinat. L'horreur totale !

Bref, ces actrices sont vraiment des incomprises dont la voie est parsemée d'embûches ; entre les doutes, le cloisonnement bien français entre "différentes branches" d'un même métier, les jalousies de collègues et les lubies de réalisateur auxquelles peuvent se joindre -sciemment ou pas- les agents artistiques : tout peut devenir outil de déstabilisation pour ces femmes -d'âges divers- qui souhaitent malgré tout rester comme les autres en cherchant à conjuguer travail, amour et/ou famille.

Et elles en témoignent devant la caméra de Maiwenn, que toutes ces femmes plus ou moins connues fascinent.

Mais sont-elles réellement fragiles ou en donnent-elle seulement volontairement l'apparence en "manipulant" la réalisatrice et le spectateur par le biais de la caméra ?

Tourné à la façon d'un documentaire, l'ingéniosité de ce film est justement de ne jamais trop bien savoir -pour chacune d'elle- où se trouve la frontière entre le jeu qu'elles doivent composer et le vécu dont elles s'inspirent peut-être...

Cette approche -ainsi qu'une prestation assez épatante de Joey Starr- mérite à elle seule la note obtenue.

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NOTATION :

N3_FINAL.jpg

28/11/2008

.THE DUCHESS

Affiche-TheDuchess.jpg(sorti en salles le 12.11.08)

Georgiana Spencer [Keira Knightley] est à peine à l'aube de la majorité que sa mère [Charlotte Rampling] s'affaire en coulisse pour concocter un mirifique contrat de mariage avec le duc de Devonshire [Ralph Fiennes].

A la question naïve de Georgiana "je l'aime déjà, m'aime-t'il aussi ?", la mère se contente de lui faire comprendre qu'il faudra surtout qu'elle apprenne à se faire aimer et effectivement le duc n'apprécie que le corps qui doit lui donner un héritier mâle avant d'aller voir ailleurs... pour le plaisir.

Sa position lui permet d'assister à des réunions politique du parti Wig qui se réunit régulièrement chez son époux "mécène", au cours desquelles elle retrouvera Charles Grey qu'elle connaissait et appréciait étant jeune fille.

Partie "prendre les eaux" à Bath pour donner enfin au duc un héritier après leurs deux filles et une batarde dont elle s'occupe comme sa mère, elle se lie d'amitié avec lady Elizabeth Foster et lui rend service en la ramenant "dans ses bagages" afin de l'héberger temporairement chez elle avec la bénédiction du duc.

Elle s'en mordra vite les doigts puisque son mari finira par coucher sans vergogne avec Elizabeth. Notre petite Georginia va-t-elle alors succomber à son attirance pour Charles Grey tout en essayant de lutter contre le chantage du duc ?

Spencer, ça ne vous dit rien comme nom ? Il est pourtant très connu puisque patronyme d'une certaine Lady Diana...

Alors, qu'a donc bien voulu démontrer ici le réalisateur (hormis le fait que -par un hasard de calendrier ?- le film ait été tourné dix ans après le décès de Lady Di) ? Faire un parallèle entre les deux parentes si " modernes" pour l'époque et dérangeantes dans leurs comportements, si étouffées par l'étiquette, si belles, si fédératrices, si appréciées du "peuple", etc... etc ??

On passera sur certaines péripéties dont l'héroïne sort gagnante ou perdante au gré de l'aura particulière qu'elle dégage partout où elle se montre et éblouit tant par sa beauté que sa capacité à parler avec discernement de politique ou autre sujet plus ou moins sérieux.

Reste le frais minois de Keira Knightley dont le personnage traîne ses frustrations et bonheur au milieu de somptueux décors de palais et campagne anglaise, de perruques poudrées et froufroutantes tenues de l'époque.

Quant au spectateur, si la garantie de qualité et de respect historique est fournie par la BBC qui produit, c'est durant la projection qu'il finit par y traîner son ennui.

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NOTATION :

N1_FINAL.jpg

08/09/2008

.BABYLON A.D.

1653701486.jpg(sorti en salles le 20.08.08)

Toorop (Vin Diesel) est engagé par Gorsky (Gérard Depardieu) afin d'acheminer un colis en Amérique sous six jours.

Il se trouve que ce paquet est une belle jeune femme, Aurora (Mélanie Thierry), qui a vécu depuis qu'elle était bébé dans un couvent de Noelites sous la responsabilité de la soeur Rebeka (Michelle Yeoh) ; qui va d'ailleurs faire partie du voyage.

Traversée plus que dangereuse d'anciennes républiques soviétiques qui se font la guerre et où les populations sont des assassins potentiels pour survivre (il faut dire que l'on est -au moins- en 2030... prémonitoire ?) ; ponctuée d'hommes qui leur font la chasse et les attrapent pour bizarrement battre en retraite sans trop de résistance lorsqu'Aurora aura hurlé son désir que toute cette brutalité cesse.

Puis l'Alaska avec sa course en jetski pour échapper à des drônes et une petite balle dans la tête de leur aide qui aura voulu les duper.

Durant ce temps, Aurora a des comportements et des connaissances doublés de prédictions -qui se vérifient- laissant penser qu'elle est peut-être le premier danger, tant pour ses deux compagnons de voyage qu'elle-même.

Enfin New-York ; où ils sont tous trois attendus par des hommes de la secte des Noelites et de sa grande prêtresse (Charlotte Rampling), et d'autres à la solde du "père" (Lambert Wilson) d'Aurora.

Arrivé là, ça devient confus : tout le monde s'entretue, Aurora tire à bout portant sur Toorop en lui disant qu'elle a besoin "qu'il vive" (!!)...

Quant à l'explication alambiquée fournie par le "père" d'Aurora à Toorop une fois qu'il l'a ramené à la vie... il faut s'accrocher... et y croire !

Sans compter la fin où plus personne ne cherche -ou n'a trouvé- Toorop, ce qui parait bien irréaliste vu "l'armada" que la prêtresse a lancé à ses trousses.

Bref ; même s'il s'agit d'anticipation -à la base, il faut déjà aimer...-, le film semble par instants poussifs et l'on se demande si Mathieu Kassovitz n'a pas endossé des habits trop larges pour lui dans ce qui est une adaptation à l'écran d'un livre de Maurice Dantec.

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NOTATION :

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