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20/02/2012

.J. EDGAR (audio)

La critique audio peut être écoutée .

17/02/2012

.J. EDGAR

Affiche-JEdgar.jpg

(film sorti en salles le 11.01.12)


Mme Hoover Mère [Judi Dench] | Helen Gandy [Naomi Watts] | J. Edgar [Leonardo di Caprio] | Clyde Tolson [Armie Hammer]


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Par la bonne fortune de la politique qui amène une "chasse aux sorcières" limogeant son supérieur du département de la justice ; voilà qu'en cette année 1924, c'est à l'insignifiant J. Edgar Hoover lui-même que l'on demande de reformer un service fiable qui ne soit pas gangrené par la corruption.

Epaulés par les deux seules personnes en qui il ait une totale confiance et qui lui sont dévouées corps et âmes (sa secrétaire et son bras droit), nous suivons donc la naissance et la croissance du bébé de Hoover et qui lui a survécu : le FBI.
Mégalomanie, paranoïa, ambition, manipulation, mensonges ; tout est bon pour asseoir son pouvoir sur l'institution -et les Présidents qui se succèdent- au nom de l'image spécieuse qu'il se fait de la justice et de la sécurité de son pays... jusqu'à la chute provoquée par Nixon.

Survoler quasi cinquante ans de "règne" sur le FBI en deux heures : un pari que Clint Eastwood ne réussit pas complètement.
Tout d'abord avec un perturbant (car incessant) va-et-vient entre les époques à cause de deux fils rouges : l'affaire Lindbergh de son début à sa résolution permettant à Hoover et à son cher FBI d'acquérir la prédominance en matière d'investigations ; et un Hoover vieillissant qui dicte ses mémoires en se donnant le beau jeu dans bien des dossiers, même ceux où il n'en a eu aucun.
Ensuite la prestation de di Caprio est crédible et à la hauteur lorsqu'il n'interpréte pas Hoover âgé, prothèses et maquillages donnant souvent l'impression de voir Philip Seymour Hoffman : un comble !
Enfin on a connu Eastwood plus engagé que dans ce film étrangement neutre où l'on sort de projection en n'arrivant ni à aimer ni détester complètement ce personnage un rien despote qui préférera étouffer un amour équivoque pour son bras droit afin de ne pas se retrouver dans ses propres dossiers, au profit de celui de sa mère et de la reconnaissance de l'Etat pour son travail.

Le film reste néanmoins intéressant pour les très bons seconds rôles et un certain côté "historique", même si de nombreux points qui auraient éclairé sur l'homme et la situation de l'époque en sont absents.

17/02/2010

.INVICTUS (audio)

La critique audio peut être écoutée .

15/02/2010

.INVICTUS

Affiche-Invictus.jpg

(film sorti en salles le 13.01.10)


Nelson Mandela [Morgan Freeman] | François Pienaar [Matt Damon]


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Tout commence par un petit rappel historique : la libération du "prisonnier politique" Nelson Mandela le 11 février 1990 dont le convoi passe sur une route bordée d'un côté d'installations sportives ultra-perfectionnées réservées à des blancs s'entrainant au rugby, tandis que de l'autre se trouve un terrain vague où de jeunes noirs en guenilles jouent au football.

Puis l'on en vient rapidement à l'année 1994 où Mandela est élu Président de l'Afrique du Sud et se pose alors à lui la question de savoir comment s'attaquer aux problèmes majeurs rencontrés par le pays si les blancs ne l'appuient pas, et comment faire en sorte que ces derniers donnent la main aux noirs pour aller tous ensemble dans la même direction.

L'équipe de rugby sud-africaine (les Springboks) faisant dans le même temps parler d'elle pour les séries de défaites qu'elle aligne et leur existence même sonnant comme une provocation vivante de l'époque de l'Apartheid pour nombre de noirs ; des instances nationales décident -de façon un peu revancharde mais compréhensible- de "faire le ménage" dans les dirigeants, les joueurs et d'en profiter pour jeter aux orties les maillots vert et or et ce nom maudit de Springboks.

C'est là que Mandela, faisant aussi bien un calcul humain que politique, va intervenir car il en a décidé ainsi : la coupe du monde de rugby devant se dérouler l'année suivante dans son pays, ce sera tout autant l'équipe qui va nourrir le peuple, quelque soit sa couleur, de l'envie d'aller de l'avant tous ensemble ; que ces derniers qui vont servir de moteur aux Springboks pour vaincre.
Et pour donner une chance à son plan, la première chose à faire est de proposer de façon très humble au capitaine de l'équipe François Pienaar (prononcer "pinard"...) -dont le père peut tenir des propos teintés de racisme- une invitation à prendre le thé et de tâter le terrain pour savoir si ce jeune homme blanc pourra être un allié.

La réponse est évidente, le suspens n'est pas là ; mais plutôt dans les difficultés qu'éprouvent parallèlement Nelson Mandela et François Pienaar à essayer de faire évoluer en douceur les mentalités des uns et des autres pour qu'ils arrêtent de se cataloguer systématiquement comme "racaille qui va faire un mauvais coup contre un blanc" ou bien "exploiteur qui se fait de l'argent sur le dos des noirs".

Viendra alors le moment de vérité lorsque la coupe du monde commencera et que les Springboks affronteront les plus grandes équipes dont l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande. Tout cet espoir sera-t-il ruiné par des pensées ou actes inconsidérés ou les gens auront-ils compris que le passé étant le passé, le temps du pardon est venu ?

D'accord ; après "Gran Torino", encore une histoire de racisme ordinaire de la part de Clint Eastwood.
D'accord, tout est un peu trop lisse façon "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
D'accord, il y a peut-être un peu trop de rugby mais comme c'est la mayonnaise que Mandela veut faire prendre comme liant national...
Mais il suffit de voir un Matt Damon foncer dans la mêlée comme un vrai rugbyman et bien évidemment Morgan Freeman arranguant la foule, discourant aux Nations-Unies, un peu calculateur lorsqu'il revêt maillot et casquette des Springboks face aux "Old Blacks", prenant un accent sensé être sud-africain (on le suppose en tout cas...) dans un rôle taillé pour sa démesure (même si la ressemblance physique avec l'original n'est pas criante, mais ce n'est pas le but premier) et l'on découvre ou redécouvre que ces événements constituent bel et bien une page de l'Histoire mondiale contemporaine.

Pas loin d'être déjà le film de l'année.

18/03/2009

.GRAN TORINO

Affiche-GranTorino.jpg(sorti en salles le 25.02.09)

Walt Kowalski [Clint Eastwood] est un vétéran de la guerre de Corée et il n'aime pas les asiatiques, ni les jeunes qu'il considère dégénérés, encore moins les noirs, pas vraiment les religions, sa famille le fait vomir ; bref, il n'y a pas grand monde qui trouve grâce à ses yeux.

Pour couronner le tout, il est le seul "blanc" restant vivre dans son quartier, les plus proches voisins étant... des asiatiques dont il découvre inopinément que celui qui a tenté de lui dérober sa superbe Ford "Gran Torino" modèle 1972 est leur fils Thao.

Mais lorsque Thao est agressé par des "congénères" et que sa soeur Sue est mollestée par des "blacks", Walt va se trouver là par hasard et les sortir chacun du guêpier ; ce qui va le transformer en héros par tous les asiatiques du quartier qui lui apportent maintes offrandes qu'il refuse et surtout en homme à abattre pour les voyous qui ne veulent pas en rester là.

Walt va alors apprendre à aller vers les "étrangers", va se prendre d'amitié pour tous ces gens aux coutumes bizarres et presque devenir un modèle pour Thao qu'il prend sous son aile ; découvrant ainsi que de parfaits inconnus peuvent être cent fois plus intéressants à fréquenter que sa propre famille (quelle nouvelle, vraiment !...)

Lorsque la bande va répliquer en arrosant la maison de ses voisins à la mitrailleuse et violenter atrocement la grande soeur Sue ; Walt va se pencher sur la question et trouver la solution radicale, tout en essayant de protéger le jeune Thao d'un début "d'extériorisation" d'une violence qu'il contient désormais à grand peine.

L'acte de bravoure insensé de Walt lui vaudra-t-il la rédemption ?

Clint Eastwood est toujours aussi majestueux dans cette oeuvre au scénario d'une intelligence qu'on ne trouve qu'avec parcimonie dans tant d'autres films ; ce qui rend la chose à la fois si bouleversante, dérangeante, amenant à s'interroger.

De la belle ouvrage, on espère que M. Eastwood n'arrêtera pas de sitôt d'être derrière et devant la caméra !

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NOTATION :

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06/06/2008

.GRACE IS GONE

1485465096.jpg(sorti en salles le 28.05.08)

Stanley est marié avec Grace, sergent de l'armée américaine envoyée en Irak.

Le malaise qu'il traîne avec lui -avoir été viré de l'armée pour déficience visuelle- et ne pas pouvoir être aux yeux de sa famille et des autres un valeureux militaire prêt à défendre sa patrie, se trouve amplifié lorsque deux gradés sonnent à sa porte pour lui annoncer la mauvaise nouvelle : sa femme a été l'une des victimes de la situation chaotique qui existe à Bagdad.

Comment surmonter cette disparition et surtout comment l'annoncer à leurs deux filles Heidi (13 ans) et Dawn (8 ans) ?

Stan décide de les emmener "en voyage" (en fait pour une destination dont on ne sait pas au début si elle existe car c'est le choix de Dawn : aller au jardin enchanté).

Heidi trouve bien tout ça bizarre et découvre des éléments (interrogation du répondeur de la maison où elle entend les messages laissés par... leur père  parlant à son épouse ou professeur bien compatissante lorsqu'elle appelle pour prévenir de son absence à l'école par exemple) mais elle  n'en a pas l'utilité pour faire le lien (et comment pourrait-elle l'imaginer ?)

L'on suit leur périple à travers le pays, mais il prend presque fin qu'il n'a pas encore réussi à leur avouer la vérité.

Comme l'avait dit Dawn après une journée à s'amuser au jardin enchanté : "j'ai fait tout ce que je voulais faire, rentrons" ; leur père finira par faire ce qu'il voulait faire en initiant  ce "road-movie" et enfin leur annoncer le décès.

Le choix des mots justes et la maturité de ses deux filles les aideront à être plus forts dans l'adversité.

Le désarroi de la perte d'un être cher est ici montré très sobrement avec un John Cusack (également producteur) assez étonnant, tout comme les deux jeunes actrices d'ailleurs ; le tout agrémenté d'une musique écrite par un certain... Clint Eastwood.


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NOTATION :

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