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12/07/2011

.OMAR M'A TUER (audio)

La critique audio peut être écoutée .

09/07/2011

.OMAR M'A TUER

Affiche-OmarMaTuer.jpg

(film sorti en salles le 22.06.11)


Omar [Sami Bouajila] | Pierre-Emmanuel Vaugrenard [Denis Podalydès] | Me Vergès [Maurice Bénichou]


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1991 : Omar Raddad est au milieu des siens lorsque les forces de l'ordre font irruption pour l'embarquer manu-militari comme principal suspect du meurtre de Ghislaine Marchal, riche veuve qui l'emploie à des travaux de jardinage.

1994 : alors qu'Omar Raddad est condamné à dix-huit ans de prison ; Vaugrenard, un auteur à succès qui se révolte dès qu'il est confronté à une injustice criante, décide de se pencher sur ce cas et en faire un livre.
Après avoir pris langue avec l'avocat de Raddad ; Vaugrenard va devoir reprendre l'enquête du début et revérifier point par point tous les détails, ceux que la justice n'aura pas vus ou mis de côté pour s'arrêter à des évidences pourtant ponctuées d'incohérences dans les P.V. ou les rapports supposés "scientifiques".

Que dire de plus de ce film qui n'a rien d'une fiction mais se base sur une histoire vraie dont on connait l'épilogue ?
Qu'il s'efforce d'être neutre, mais le scénario se basant sur les ouvrages de l'accusé et du vrai écrivain (Jean-Marie Rouart) qui a contribué à insinuer le doute et à faire raccourcir la durée de sa peine... Pour autant, ce n'est pas cette projection qui fera changer d'avis ceux qui le considèrent à cent pour cent coupable.

Il n'en reste pas moins que l'on a la même fièvre que Podalydès/Vaugrenard à le voir décortiquer des dépositions et chercher des éléments qui se contrediront pour prouver que l'accusation est bâtie sur des omissions, des mensonges et des interprétations fausses.

Sami Bouajila émeut et est plus qu'étonnant dans la peau d'un Omar Raddad qui ne comprend pas ce qui lui arrive, écrivant et lisant à peine le français, qui se retrouve à désespérer en prison loin de sa femme et de ses enfants au point d'attenter à plusieurs reprises à sa vie.

Un pan de l'histoire d'un homme vécue sous nos yeux et qui s'arrête avec sa libération conditionnelle, puisque le combat qu'il mène encore aujourd'hui pour laver l'honneur de son nom par la révision de son procès semble lui être définitivement refusé.

Alors Raddad : coupable ou victime expiatoire d'une institution défaillante ?
Faites-vous une idée en allant voir ce film témoignage fort de Roschdy Zem.

03/06/2011

.LA CONQUÊTE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

31/05/2011

.LA CONQUÊTE

Affiche-LaConquete.jpg

(film sorti en salles le 18.05.11)


Sarkozy [Denis Podalydès] | Chirac [Bernard Le Coq] | Villepin [Samuel Labarthe]


NOTATION :N3_final.jpg


Dimanche 6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est quasiment élu ; il le sait mais il rumine dans son coin et espère le retour de Cécilia qui semble être le moteur lui donnant la force de combattre et de tout écraser sur son passage, afin qu'elle soit à ses côtés pour son triomphe.

Mais comment en est-on arrivé là ?
Retour en 2002 lorsqu'il commence à rêver de l'investiture suprême et doit commencer à lutter contre ceux de son propre camp qui ne se gênent pas pour lui mettre des bâtons dans les roues, Chirac et de Villepin en tête.
Entre deux phrases réellement prononcées reprises ça et là et des événements ciblés comme une visite d'usine ou l'affaire Clearstream ; on brode comme il se doit dans ce qui se veut une fiction -même si bon nombre de situations inventées ne doivent pas être très éloignées de la réalité- et l'on n'aura par conséquent aucune "révélation" explosive amenant un éclairage nouveau sur le personnage ou ses actions passées et présentes.

Même si certains pourront penser que ce film donne à l'homme un visage presque sympathique avec ses qualités et ses défauts ; il s'agit plutôt d'un alignement chronologique de faits connus par les compte-rendus de la presse, qui donne un ensemble neutre où il n'y a de grain à moudre ni pour ses détracteurs, ni pour ses zélateurs.

Le seul intérêt ici -outre le casting à la ressemblance parfois saisissante avec les originaux- réside dans l'interprétation gonflée à bloc de Denis Podalydès plus vrai que nature dans le rôle, tout en ayant réussi à gommer certains tics caricaturaux.

Pour le reste, sachant que la cuisine politique française est plus proche du fast-food baignant dans la démagogie bien grasse que de la cuisine quatre étoiles ; vous en reprendrez un peu en 2012 ???

09/12/2009

.UNE AFFAIRE D'ÉTAT (audio)

La critique audio peut être écoutée .

07/12/2009

.UNE AFFAIRE D'ÉTAT

Affiche-UneAffaireDEtat.jpg

(film sorti en salles le 25.11.09)


Nora Chaïd [Rachida Brakni] | Bornand [André Dussollier] | Michel Fernandez [Thierry Frémont]


NOTATION :n2_final.jpg


Prenez Victor Bornand, conseiller officieux d'un Président de la République avec qui une longue amitié complice lui permet de ne pas être inquiété dans le commerce d'armes auquel il se livre sous couvert d'une banque faisant du micro-crédit avec les pays de la "françafrique" qu'il a créée en compagnie d'un vieil ami.

Il a déjà bien du mal à tenir sous sa coupe Flandin fils, fabricant d'armes qui a semble-t-il un peu plus de scrupules que feu son père à tremper dans ses magouilles ; qu'on lui annonce l'explosion en vol de l'avion transportant la dernière livraison qu'il fête gaillardement en louant les services d'escort-girls auprès de son amie  Mado.

Comble de malchance, des informations sur le contenu de la cargaison commence à "fuiter" dans la presse et Michel Fernandez, ancien barbouze que Bornand emploie pour remonter à la source fait un travail un peu précipité qui aggrave la situation, déclenchant l'intérêt poussé du tout nouvel officier de police Nora Chaïd qui enquête sur la mort... d'une escort.

Macquard des Renseignements Intérieurs y voit un bon motif pour faire tomber définitivement Bornand, ce dernier commençant à voir tous ceux qui profitaient de son juteux commerce se détourner de lui progressivement.

Tout ce beau monde s'agitant de façon désordonnée pour se couvrir, le secret va-t-il pouvoir être maintenu ou cela risque-t-il de devenir une affaire d'état qui éclaboussera le Président qui fermait les yeux sur quelque chose de connu également de lui ?

Un film plutôt bien fait, décrivant des agissements peu glorieux dans les plus "hautes sphères" de l'état avec les intérêts fluctuants qui recomposent les "amitiés" ; mais qui souffre tout de même d'une fin pas complètement crédible et de pas mal de lenteurs lorsque le pauvre Bornand commence à faire son examen de conscience et où l'on découvre -mais cela n'est pas nouveau- que l'état à une notion de la justice à géométrie variable, certains coupables passant avantageusement entre les mailles du filet pour... raison d'état.

05/10/2009

.RIEN DE PERSONNEL

Affiche-RienDePersonnel.jpg

(film sorti en salles le 16.09.09)


Natacha [Mélanie Doutey] | Bruno [Jean-Pierre Darroussin] | Gilles [Denis Podalydès] | M. Muller [Pascal Greggory]


NOTATION : n1_final.jpg


L'entreprise pharmaceutique Muller organise un séminaire de coaching pour ses cadres ; au cours duquel nous allons suivre Bruno dont le CDD arrive à son terme, Natacha le coach qui voudrait être suffisamment notée pour progresser dans l'organigramme, Gilles le syndicaliste qui veut impliquer des collègues qui la jouent déjà très personnel.

Au milieu du séminaire, Natacha entend quelqu'un parler du rachat de l'entreprise par un concurrent et va en parler à Gilles. Le doute va s'installer, chacun pensant que l'autre au poste qu'il occupe ne pouvait qu'être au courant de la vente de la société.

L'idée de départ était bonne et l'on pensait que le sujet allait être creusé (chacun va-t-il tenter de sauver sa peau ?) mais, hormis le point de vue du syndicaliste qui se prend à faire une pré-sélection de ceux qui pourraient partir (!!) après une discussion avec le boss qui semble l'avoir retourné, il n'y a rien de très innovant dans ce scénario -pas trop long heureusement- où après des bribes de l'histoire vue par les trois personnages, on "rembobine" pour replacer chacune de leurs actions dans son contexte général, ce qui constitue la seule chose à peu près originale à un film dont la fin tourne un peu en eau de boudin.

.RIEN DE PERSONNEL

Affiche-RienDePersonnel.jpg

(film sorti en salles le 16.09.09)


Natacha [Mélanie Doutey] | Bruno [Jean-Pierre Darroussin] | Gilles [Denis Podalydès] | M. Muller [Pascal Greggory]


NOTATION : n1_final.jpg


L'entreprise pharmaceutique Muller organise un séminaire de coaching pour ses cadres ; au cours duquel nous allons suivre Bruno dont le CDD arrive à son terme, Natacha le coach qui voudrait être suffisamment notée pour progresser dans l'organigramme, Gilles le syndicaliste qui veut impliquer des collègues qui la jouent déjà très personnel.

Au milieu du séminaire, Natacha entend quelqu'un parler du rachat de l'entreprise par un concurrent et va en parler à Gilles. Le doute va s'installer, chacun pensant que l'autre au poste qu'il occupe ne pouvait qu'être au courant de la vente de la société.

L'idée de départ était bonne et l'on pensait que le sujet allait être creusé (chacun va-t-il tenter de sauver sa peau ?) mais, hormis le point de vue du syndicaliste qui se prend à faire une pré-sélection de ceux qui pourraient partir (!!) après une discussion avec le boss qui semble l'avoir retourné, il n'y a rien de très innovant dans ce scénario -pas trop long heureusement- où après des bribes de l'histoire vue par les trois personnages, on "rembobine" pour replacer chacune de leurs actions dans son contexte général, ce qui constitue la seule chose à peu près originale à un film dont la fin tourne un peu en eau de boudin.

21/08/2009

.NEUILLY SA MÈRE

Affiche-NeuillySaMere.jpg(sorti en salles le 12.08.09)

Sa mère étant prise à l'essai pour un job sur un paquebot ; Sami Ben Boussaoud se retrouve hébergé chez sa tante, mariée à un De Chazelles [Denis Podalydès], tout à la fois notable de Neuilly et riche industriel... de la charcuterie !

On parle bien entendu ici de Neuilly sur Seine (pas celui du 9-3, y a des limites à tout quand même...) où Sami va avoir le plus grand mal à s'adapter entre l'établissement privé où il doit poursuivre ses études tout en subissant des attaques verbales et physiques de la part d'un élève qui n'apprécie pas que la plus belle fille de la classe s'intéresse à "l'arabe de Chalon du 7-1", une cousine givrée qui prend fait et cause pour tous les cas désespérés tandis que le cousin pète-sec rêve tous les matins devant la glace (en se brossant les dents) en permanence de devenir un jour Président de la République en suivant le modèle d'un ancien maire neuilléen, un "oncle" stressé qui pète les plombs, tout comme sa tante qui voit des rivales en chacune des relations commerciales de son mari.

Bref, derrière des manières ampoulées, tout ce beau monde va finir par employer des méthodes proches des "racailles" (qu'ils dénoncent -ou ignorent- habituellement) lorsqu'ils cherchent à régler leurs problèmes, familiaux ou autres... Sami et les "extra-terrestres" de Neuilly vont finir par se rendre compte qu'ils ne sont pas si différents.

Une comédie "sociale" sympathique alors ? Si l'on veut...

On sombre un peu trop facilement dans les clichés à répétitions -de part et d'autre- et le tout est à peine tempéré par quelques situations ou phrases qui peuvent arracher un sourire.

Bref ce film semble s'éloigner du but qu'il s'était peut-être assigné, et tout spectateur censé devrait s'en éloigner également.

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NOTATION :

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17/12/2008

.CAOS CALMO

Affiche-CaosCalmo.jpg(sorti en salles le 10.12.08)

Sur une plage, Pietro et son frère Carlo sauvent de la noyade deux femmes à qui personne ne veut prêter secours.

Rentrés à la maison, ils y trouvent le cadavre de Lara.

Pietro, brutalement devenu veuf, délaisse tout aussi subitement son travail où il ne suivait que très distraitement une fusion compliquée et décide d'accompagner tous les jours sa fille à l'école et de l'y attendre jusqu'à la sortie de classe.

A cette occasion sur la place où il a "élu domicile" ; Pietro va devenir l'acteur principal d'un ballet où sa proche famille, des amis et parents d'élèves, des collègues de travail s'y rendent afin de lui confier leurs propres interrogations.

Confronté à la douleur et à la difficulté qu'il a à l'extérioriser ainsi qu'à l'attitude qu'il doit adopter vis-à-vis de sa fille ; toutes ces confessions vont-elles "le remettre en question" et faire "péter la soupape" après cette période de "chaos calme" qui l'habite ?

Certaines personnes éprouvées -récemment ou pas- par un deuil auront sûrement reconnu l'un des symptômes qui a dû les frapper dans l'une des phases de "l'après disparition" ; d'où un film plutôt subtil, avec un Pietro [Nanni Moretti] vraiment "cassé" qui joue juste dans cette période d'abattement soudain et un entourage composé de tout un tas de personnages plus ou moins attachants.

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NOTATION :

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12/11/2008

.COLUCHE : L'HISTOIRE D'UN MEC

Affiche-ColucheLhistoireDunMec.jpg(sorti en salles le 15.10.08)

Septembre 1980 : Coluche [François-Xavier Demaison], qui égratigne savamment les politiciens dans ses spectacles ; finit par lancer un jour -en guise de galéjade- qu'il se présentera aux élections présidentielles prévues l'année suivante.

Partant de là ; on nous montre comment Michel Colucci persiste -autant par provocation envers la classe politique que pour "se marrer"- à vouloir se présenter, comment il démarche  les élus pour obtenir les cinq cents signatures et comment il flatte l'électeur potentiel tandis qu'un certain Attali [Denis Podalydès] lui fait des "appels du pied" au nom d'un rassemblement de la gauche derrière François Mitterrand.

Tout ce "buzz" lui fait tourner la tête et il finit par penser réellement avoir une chance ; conforté en cela par avec tous les gens désespérés qui lui ont dit "compter sur lui" pour changer les choses, ainsi que par des sondages dithyrambiques quasi-quotidiens dans les journaux.

Même les menaces (voilées du pouvoir en place et des adversaires, ou de mort toujours courageusement anonymes) ne le font pas reculer et le moment venu du reniement n'en sera que plus difficile.

Courte période (de septembre 1980 à mars 1981) qui aurait pu valoir un titre beaucoup plus simple : "Coluche Président" qui montre un humoriste pris à son propre jeu (a-t-il vraiment crû en ses chances ou a-t-il berné les gens en vrai politicien ?).

S'il mettait une condition à son arrêt de la politique (que les politiciens arrêtent de faire les clowns), il aura été nettement préférable qu'il stoppe sans préalable ; tant il est évident qu'un politicien restera avant tout un comédien -pas toujours drôle- (ce qui est encore plus vrai aujourd'hui qu'à l'époque...).

Un politicien déçoit souvent, raison pour laquelle Coluche "rebondira" en créant quelques années plus tard ce que l'on ne pensait pas voir "naître et prospérer" : Les Restos du Coeur.

Pas de sketches à gros sabots ici, juste une tranche de vie avec le jeu assez étonnant de François-Xavier Demaison.

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NOTATION :

N2_FINAL.jpg

16/06/2008

.SAGAN

951510453.jpg(sorti en salles le 11.06.08)


L'histoire de "la Sagan" depuis la publication de son premier ouvrage Bonjour tristesse jusqu'à sa mort dans la solitude la plus totale, en passant par son accident de voiture, ses mariages ratés, ses amours saphiques, son "malaise en altitude" en Amérique du Sud...

Une femme qui aura toujours été en quête du bonheur et d'un "entourage" (en dépensant l'argent sans compter pour elle et ses amis, en s'entourant de vrais amis et de pique-assiettes, en plongeant dans l'alcool et la drogue...)

Drogue dont la dépendance prélude à un long chant du cygne où elle éloigne des amis par des comportements "inadaptés" ou paroles -en trop ou absentes- quand ce ne sont pas les amis qui s'éloignent volontairement (soit pour leur impuissance à l'empêcher de se détruire -et par contagion de se brûler eux aussi les ailes-, soit parce que ses soucis financiers répétés ne la rendent plus "intéressante"...) ou qui meurent...

Une vie bien remplie mais qui se finit dans la solitude alors qu'elle a toujours détesté être seule (ce qui ne l'empêchera pas de refuser de voir son fils venu la voir alors qu'elle est aux portes de la mort).

Sylvie Testud nous épate encore avec ce rôle pas facile, où elle est dans la peau de Sagan : une femme qui se voulait libre de vivre, prenant tout avec légèreté, ayant par périodes des tocades et des bouderies d'enfant gâté.

Elle  accentue le mimétisme en reprenant quelques tics gestuels et de langage comme l'originale.

Plus l'on voit défiler les années à l'écran, plus le maquillage la fait ressembler de façon saisissante à la vraie ; minée physiquement par l'esseulement, la maladie et les remèdes "explosifs" poudre/alcool qu'elle s'auto-prescrit.

Sagan était vouée à devenir le sujet d'un film : avec une telle interprète, plusieurs rôles secondaires (Podalydes en premier mari "intéressé", Palmade en Jacques Chazot ou Dombasle en Agnès sa dernière amie/cerbère) convaincants et Diane Kurys derrière la caméra ; c'est incontestablement mission réussie.


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NOTATION :

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