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08/03/2011

.LES FEMMES DU 6È ÉTAGE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

04/03/2011

.LES FEMMES DU 6È ÉTAGE

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(film sorti en salles le 16.02.11)


Suzanne [Sandrine Kiberlain] | Concepcion [Carmen Maura] | Jean-Louis [Fabrice Luchini]


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Paris début des années soixante : Jean-Louis est un bon "bourgeois" coincé : propriétaire de l'immeuble où se trouve l'appartement qui l'a vu naître et où il vit toujours, rigoureux dans le travail et avec ses employés dans le cabinet d'agent de change dont il a également hérité ; bref, une vie monotone réglée comme du papier à musique jusqu'au jour où sa domestique bretonne fait ses valises suite à une altercation avec son épouse.

Après des années qui avaient vu leur bonniche déjà au service de son père, que vont-ils devenir ?!

La réponse va être soufflée par les connaissances de Suzanne : embaucher une espagnole qui travaille sans compter ses heures et pour pas cher.
Pour ne rien gâcher, la jeune femme que Suzanne ramène du "bureau de placement" pas tout à fait officiel est la nièce d'une autre de ses femmes de ménage qui logent... au 6è étage de leur immeuble !!

Au contact de Maria et des amies de sa tante, Jean-Louis va voir comme une illumination et l'espérance d'un nouveau départ ; ces femmes prenant toujours la vie de façon enjouée bien qu'elles aient laissé souvenirs et famille au pays, qu'elles soient éhontément exploitées en France et vivent dans les fameuses "chambre de bonnes" sous les toits dans des conditions d'hygiène qui laissent à désirer.

Cette atmosphère va commencer également à contaminer Suzanne qui souffre de se sentir cataloguée définitivement comme la petite provinciale "indécrottable" bien qu'ayant fait un mariage profitable avec un parisien fortuné...

Le problème de ce film est qu'il n'est pas égal sur toute sa longueur : passé la gentille satire douce amère sur les foyers du quartier de La Pompe et le revirement de Jean-Louis qui commence à jouer les bons samaritains -pas sans arrière pensée...- en découvrant effaré le quotidien de ces femmes fait de travaux harassants avant le "repos" dans des chambrettes sans chauffage avec lavabo et toilettes... sur le palier ; on s'égare un peu lorsque le sujet dévie sur la décision de Jean-Louis de repartir à zéro... en Espagne avec Maria dont il finit par s'amouracher autant que de la langue et de la culture hispaniques.

Il reste malgré tout des rires, jaunes ou francs, mais surtout la générosité et la chaleur de ses femmes ibériques qui nous évitent le même surplace que le couple Suzanne/Jean-Louis et nous permet de revoir avec plaisir l'actrice Carmen Maura.

30/11/2010

.POTICHE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

26/11/2010

.POTICHE

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(film sorti en salles le 10.11.10)


Suzanne [Catherine Deneuve] | Robert [Fabrice Luchini] | Babin [Gérard Depardieu]


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1977 : Robert Pujol règne en despote sur les ouvriers de l'usine reçue en dot de sa femme Suzanne qu'il confine au domicile pour jouer à l'épouse bourgeoise modèle, tandis qu'il repousse les demandes de sa fille Joëlle pour travailler avec lui car les femmes n'entendent rien à la gestion et l'économie, en même temps qu'il cherche à intéresser sans succès son fils Laurent à la marche de l'entreprise.

Tout va pour le mieux et si ce n'est pas le cas, une petite consolation auprès de sa fidèle secrétaire lui remet du baume au coeur. Pas suffisamment pourtant pour lui éviter une crise cardiaque lorsque Babin, ancien syndicaliste "rouge" devenu député-maire, resurgit dans sa vie pour lui faire entendre raison suite à une violente grève qui s'est déclenchée et risque bien d'être coûteuse.

Qui donc va bien pouvoir remplacer Robert lors de son hospitalisation et la convalescence qui suit ?

Tout le monde rigole doucement lorsque Babin propose Suzanne à ce poste, mais voila que cette dernière régle la crise sociale et développe les affaires qui stagnaient tout en convaincant Joëlle et Laurent de l'épauler pour le bien commun.
Mais le jour où Robert va revenir pour reprendre son poste, personne ne va en sortir intact ; Suzanne faisant un peu "les frais" d'une solidarité féminine qui est loin d'être à toute épreuve.

Prendre une pièce de boulevard à succès et une brochette d'acteurs à l'aise dans leur rôle aident beaucoup François Ozon à remonter la pente qu'il avait dévalée avec son incompréhensible film précédent (Ricky).
Des réparties qui font souvent mouche, une Catherine Deneuve peut-être un peu trop "théâtrale" (à dessein ?) dans son jeu, une Karine Viard épatante qui sait donner de l'épaisseur à son personnage, un Depardieu en CGTiste assagi par l'âge et la députation, un Luchini toujours aussi nerveux et cassant parfait pour interpréter Pujol et une ambiance générale -y compris musicale- très fin des 70's pour une satire plutôt sympathique de la femme qui voulait s'émanciper et n'était pas si "sage"...

A savourer sans modération... avant de faire un point sur les avancées réelles en trente ans ?

19/04/2010

.LES INVITÉS DE MON PÈRE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

16/04/2010

.LES INVITÉS DE MON PÈRE

Affiche-LesInvitesDeMonPere.jpg

(film sorti en salles le 31.03.10)


Babette [Karin Viard] | Karine [Valérie Benguigui] | Lucien [Michel Aumont] | Arnaud [Fabrice Luchini]


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Arnaud est avocat d'affaires, sa soeur Babette médecin généraliste.
Avec leurs compagnons respectifs et les deux rejetons du frère ; les voila qui se rendent chez Lucien, le père -qui depuis sa retraite milite dans une association d'aide aux sans papiers- pour le grand jour : l'arrivée des clandestins que Lucien a décidé d'héberger chez lui.

Mais voila : ce ne sont ni des maghrébins ni des africains comme le craignait l'épouse d'Arnaud, mais une jeune moldave et sa fille qui débarquent et lorsque leur père annonce en plein repas qu'il a déjà contracté un mariage "blanc" avec elle afin de l'aider à obtenir ses papiers, le malaise s'installe et plus rien ne va tourner rond dans la vie de Lucien comme de leurs enfants : frictions entre eux, propos aigre-doux entre le frère et la soeur à propos de vieilles histoires pouvant remonter à l'enfance ; d'autant que le veuf semble s'éprendre de Tatiana et l'héritage va peut-être se réduire à la portion congrue.

Gentille comédie sur les clandestins, leur difficulté à prendre des repères dans un pays souvent "hostile" et à lutter contre les tracasseries administratives ainsi que les complications et les interrogations "morales" pouvant survenir pour ceux qui souhaitent les aider mais parfois avec une gêne non dissimulée et avec le souhait de ne pas trop attirer l'attention.

Si l'on pouvait se douter que tout (y compris Arnaud) implique Tatiana lorsque l'argent commence à s'amenuiser sur les comptes bancaires et que le père finit à l'hôpital pour problème cardiaque dû à de mauvais dosage dans les prises de médicaments ; c'est un peu réducteur car, comme l'indique la jeune épouse de Lucien, la durée de vie commune nécessaire pour bénéficier de la carte d'identité convoitée devrait l'innocenter d'emblée.
L'on s'interroge alors sur le fait que Lucien -tout à fait apte mentalement- a volontairement fait tout cela mais aucune réponse claire n'est apportée, l'histoire terminant en eau de boudin avec un Lucien qui végète chez sa soeur en Bretagne et une Tatiana repartie -sans être expulsée...- avec fille et bagages dans son pays.

Un film qui donne un peu à s'interroger mais sans grande réflexion, et un brin d'humour pour "faire passer la pillule"...

15/09/2008

.LA FILLE DE MONACO

164609559.jpg(sorti en salles le 20.08.08)

Bertrand (Fabrice Luchini), avocat réputé, descend à Monaco où il doit prendre en charge le procès Lassalle où une veuve (Stéphane Audran) est jugée pour avoir abattu un certain Dimitri Datchev.

Les deux frères de la victime étant attendus en principauté ; le fils Lassalle en prend prétexte pour payer à son avocat un garde du corps tombeur de ces dames, Christophe (Roschdy Zem), qui a eu voila deux ans une relation avec Audrey (Louise Bourgoin), actuellement présentatrice météo.

Cette dernière croise Bertrand dans les studios de tv à l'issue d'une interview et là, c'est  le coup de foudre qui entraine l'avocat dans des délires sexuels et festifs qui finissent par nuire à la concentration qui lui est nécessaire pour mener à bien ses plaidoiries au cours du procès qu'il veut gagner.

Après avoir eu une altercation avec son garde-chiourme au sujet de sa capacité à se prendre en main pour annoncer à Audrey sa décision de rompre ; notre brillant avocat, face à elle, retombe sous le charme et lui propose ni plus ni moins que le mariage.

Après un tel bide, Bertrand n'aura plus qu'à se retourner vers Christophe pour lui demander de régler le problème à sa place, ce qu'il fera à sa manière.

Le seul intérêt de ce film (à part la plastique de Louise Bourgoin qu'elle ne cherche pas à cacher...) : l'affaire Lassalle qu'évoque Bertrand au tribunal pour amadouer les jurés est peu ou prou la même histoire que ce qu'il est en train de vivre, y compris dans la façon dont le tout se termine.

Pour le reste, la bande-annonce dévoilait à peu près tout, l'imagination pouvait aider à deviner le reste même si l'épilogue est un peu différent de ce que l'on pouvait penser ; et les acteurs ne sont malheureusement guère convaincants...

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NOTATION :

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