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28/10/2009

.ROSE ET NOIR

Affiche-RoseEtNoir.jpg

(film sorti en salles le 14.09.09)


Pic St Loup [Gérard Jugnot] | Castaing [Bernard Le Coq]


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Paris 1577 : Pic St Loup vient à peine de finir son défilé de mode en présence du roi Henri III (!?!), que ce dernier lui intime l'ordre d'aller en Espagne pour accompagner son neveu Frédéric qui doit prendre femme et profiter de l'occasion pour y fabriquer la robe de la mariée...

Mais leur pays de destination est en pleine Inquisition qui voit le mal partout et fait la chasse aux vrais ou supposés musulmans,  protestants, juifs, sodomites... qui bien évidemment constituent toute l'équipe que Pic St Loup va mener là-bas !

Dans un royaume où règne la terreur et bien qu'hébergée par un intégriste religieux dont le frère est inquisiteur (!!), la fine équipe a plus que jamais envie de se distraire et le manque de prudence fait que les secrets des uns et des autres sont vite éventés, permettant aux "forces morales du pays" de les soumettre un à un à la question ; le tout dégénérant définitivement quand le père de la mariée va enfiler la robe préparée par St Loup et dans laquelle Castaing a caché... une ceinture d'explosifs !!

Dénoncer les racismes et autres brimades dues à une origine, un physique ou aux orientations sexuelles ainsi que les réponses parfois radicales opposées à la tyrannie, démontrer que ceux chargés de combattre les déviances peuvent se trouver être eux-mêmes déviants ; beau postulat de départ pour un film qui aurait pu être un sympathique plaidoyer contre des intolérances plus que jamais présentes dans la France du XXIè siècle (étonnant non ?).
Fallait-il pour autant pousser le trait en usant encore et toujours des mêmes caricatures sur les "arabes", les homosexuels et autres lieux communs balancés à la chaîne ??

Pour le rose que St Loup veut redonner aux choses et à la vie, on le voit surtout dans ses accoutrements et... son carrosse.
Pour le noir, s'il est présent avec l'extrêmisme dépeint ; il se voit surtout comme la couleur du néant constitués par un scénario inepte et un jeu iconoclaste qui feraient passer La folie des grandeurs pour un chef d'oeuvre de finesse...

04/02/2009

.ENVOYÉS TRÈS SPÉCIAUX

Affiche-EnvoyesTresSpeciaux.jpg(sorti en salles le 21.01.09)

La radio d'information R2i décide d'envoyer Franck Bonneville [Gérard Lanvin] son meilleur reporter, accompagné d'Albert Poussin [Gérard Jugnot], seul technicien du son disponible à cet instant pour couvrir l'actualité brûlante... irakienne.

Billets d'avion et 20.000 euros en poche, Albert ne trouve rien de mieux que de les jeter à la poubelle à la place de la lettre implorante qu'il avait écrite à sa femme Françoise [Valérie Kaprisky] qui vient juste de quitter le domicile conjugal après une aventure d'un soir avec... Bonneville.

Que faire lorsque vous êtes bloqués à Paris, que votre rédac' chef vous demande de reportages au plus tôt, et que vous jurez par téléphone satellitaire être parvenus jusqu'en Irak juste avant la fermeture totale des frontières de ce pays ?

Vous faites des reportages bidons depuis... un studio à Barbès en mélangeant allègrement envolées littéraires sur fond de bruits sonores piqués sur le net, en s'inspirant des images vues sur CNN et Al Jazeera ainsi que sur les commentaires faits par les confrères radio et tv ; jusqu'au jour où Franck extrapole sur un sujet pour le moins sensible : un chef supposé de faction islamiste intégriste.

Le gouvernement français s'en mêle car les pseudo-révélations de Franck se révèlent par pure coïncidence être en partie vraies, mettant -selon le ministre- nos deux envoyés spéciaux en danger d'être kidnappés, avec injonction à la clé de regagner au plus vite l'ambassade de France à Bagdad.

Et quand on est toujours terré dans un coin du 18è arrondissement, rejoindre ladite ambassade risque de s'avérer insurmontable ; d'autant qu'ils ne trouvent rien de mieux que s'enferrer un peu plus en simulant leur enlèvement...

La façon dont tout ceci va se terminer tourne à la farce assez invraisemblable et grotesque, mais l'on est ici en présence d'une histoire plutôt comique qui ironise sur les récupération médiatique et dérive commerciale qui peuvent s'emparer de manifestations "spontanées" de soutien aux otages, et met surtout l'accent sur les bidonnages en tous genres faits par de "valeureux" reporters en chasse de scoops... on est loin de Tintin !!

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NOTATION :

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15/10/2008

.FAUBOURG 36

Affiche-Faubourg36.jpg(sorti en salles le 24.09.08)

31 décembre 1935 dans un faubourg de Paris : tandis que toute la troupe mène le spectacle du réveillon, le directeur du théâtre est "sommé" de rembourser son prêt d'ici minuit sans quoi le bâtiment appartiendra à son créancier, Galapiat [Bernard-Pierre Donnadieu], promoteur véreux.

Le Chansonia ferme donc ses portes et si Emile/Milou [Clovis Cornillac] trouve rapidement à propager grèves et manifs sur d'autres terrains de contestation ; le chômage dure pour l'imitateur -pas toujours au point- Jacky [Kad Merad] et pour Germain [Gérard Jugnot] le machiniste-électricien qui, sans ressources, va se voir enlever son fils Jojo.

Mais l'arrivée au pouvoir du Front Populaire fait souffler un petit vent de folie où tout semble désormais envisageable et possible ; alors Jacky décide d'occuper le Chansonia et d'y remonter un spectacle, suivi bientôt par tous les collègues malgré une intimidation des hommes de main de Galapiat.

Survient alors Douce, jeune femme venue de sa province suite à la mort de sa mère. Si Galapiat "flashe" sur elle et lui fait intégrer le Chansonia en espérant bien une contrepartie ; elle fait son possible dans la troupe et finit par tomber amoureuse de Milou.

Encensée par un journaliste qui a entendu la qualité de ses interprétations, elle finit par abandonner le Chansonia pour une tournée à travers la France ; jusqu'à ce qu'un ancien chef d'orchestre [Pierre Richard] et auteur/compositeur du théâtre -en l'entendant à la TSF- réalise qu'elle est la fille de la précédente gloire du lieu dont il était amoureux.

C'est donc un retour en fanfare, qui déplaît à Galapiat car non seulement il doit rouvrir la salle de spectacle, mais il finit par constater que Douce se donne à Milou.

Tous les éléments sont désormais en place pour une tragédie...

Comme pour Les Choristes, Christophe Barratier ne peut s'empêcher de truffer son film de chansons, ce qui -pour celui-là- se justifiait moins, sauf pour "allonger la sauce" d'un tout qui n'aurait rien perdu à être au contraire un peu raccourci.

Mais on y découvre que nos trois principaux protagonistes ont -à des degrés divers- un beau brin de voix pour pousser la chansonnette.

On peut aussi regretter qu'il y ait trop d'histoires parallèles, mais la façon dont il les fait se rejoindre est assez habile.

Pour le reste, ça n'en est pas moins passionnant et attachant (là où Les Choristes pouvait être poignant).

Une tranche de vie du Paris d'autrefois.

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NOTATION :

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