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14/09/2010

.CRIME D'AMOUR (audio)

La critique audio peut être écoutée .

10/09/2010

.CRIME D'AMOUR

Affiche-CrimeDamour.jpg

(film sorti en salles le 18.08.10)


Christine [Kristin Scott-Thomas] | Isabelle [Ludivine Sagnier] | Philippe [Patrick Mille]


NOTATION :N3_final.jpg


Isabelle travaille comme bras droit de Christine dans les bureaux parisiens d'une multinationale.

Isabelle aime le travail carré et elle a une certaine vénération pour sa patronne qui lui confie des dossiers vitaux dont l'acceptation -ou pas- par le siège américain lui permet de grapiller quelques miettes des compliments qui pleuvent alors sur Christine.

Isabelle est aux anges et encore plus galvanisée sur les dossiers suivants, à coups de "vous avez fait du très bon travail" de sa patronne qui les ponctue également d'ambigüs frôlements de mains ou de "je vous aime Isabelle" susurrés à l'oreille.

Mais à son retour d'Egypte où l'a envoyée Christine pour finaliser la signature d'un contrat dont elle s'est occupée intégralement, elle va peut-être ouvrir les yeux et découvrir ce que son assistant Daniel essaie sans succès de lui expliquer : le caractère ombrageux, froid, autoritaire de Christine, auquel s'ajoutent calcul et manipulation psychologique.

A ses dépens, Isabelle va donc voir le masque tomber et la vraie Christine se dévoiler ; lui "reprenant" Philippe, le comptable veule avec lequel elle avait passé du bon temps en Egypte et en devenant de plus en plus cassante avec elle ; jusqu'à ce samedi soir où Isabelle va avoir droit à une vexation ultime devant tous ses collègues au cours d'un pot monté de toute pièce pour l'occasion.

La guerre entre les deux femmes ne durera pas longtemps et l'on sera surpris jusqu'à la fin du film de découvrir que la douce, timide et malléable Isabelle pouvait renfermer en elle un caractère aussi dangereux que sa supérieure et l'exprimer bientôt pleinement et de façon plutôt magistrale vis-à-vis des deux personnes qui l'ont trahie ; et avec en bonus de "dernière séquence" la découverte d'un Daniel qui n'a jamais été vraiment désintéressé dans le drame qui s'est joué.

Un sujet très bien maîtrisé sur le milieu de l'entreprise et du plus que jamais "chacun pour soi" qui compose la première moitié du film, qui peut prêter le flanc à la critique sur le réalisme de la situation lorsque la seconde partie attaque le volet "judiciaire", mais que l'on oublie rapidement grâce aux talents des deux actrices que sont Kristin Scott-Thomas et Ludivine Sagnier.

Crime d'amour ? Plus que vraisemblable, mais assurément crime parfait et film qui l'est presque autant...

24/08/2009

PARTIR

Affiche-Partir.jpg(sorti en salles le 12.08.09)

Samuel [Yvan Attal] est un médecin chef de service à l'hôpital, volontiers cassant avec ceux qu'il côtoie (surtout si on le contrarie et/ou l'on risque de lui faire de l'ombre).

Sa femme Suzanne [Kristin Scott-Thomas] qui souhaite reprendre son métier de kiné va en faire l'expérience.

De plus, elle à la mauvaise idée de tomber amoureuse d'Ivan [Sergi López], l'ouvrier qui doit retaper la remise pour en faire son cabinet.
Avec lui, elle va suivre ses pulsions dans de torrides étreintes et se sentir revivre ; avant de tout confesser (?!) à son mari qui, en situation d'infériorité et n'ayant plus le contrôle, va méthodiquement leur pourrir la vie.

Acculés, Suzanne et Ivan vont-ils continuer à vivre d'expédients ou va-t-elle se rendre à la raison -aidée par son amant- et rejoindre le foyer conjugal ?

Les femmes amoureuses ont de la ressource -jusqu'à l'extrême- comme on pourra le constater ici, Kristin Scott-Thomas est bien sûr parfaite dans le registre, mais il y à juste un bémol : le sujet a déjà maintes fois été évoqué, pourquoi en avoir fait un film là où un téléfilm aurait suffi ?

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NOTATION :

n2_final.jpg

17/06/2009

.CONFESSIONS D'UNE ACCRO AU SHOPPING

Affiche-ConfessionsDuneAccroDuShopping.jpg(sorti en salles le 20.05.09)

Rebecca Bloomwood est une journaliste qui traîne un lourd handicap : elle est "accro" au shopping, et de préférence aux choses "de prix".

Ces nombreuses cartes de crédit flambent en permanence et lorsque le journal met la clé sous la porte du jour au lendemain en laissant les employés sur le carreau, Rebecca va avoir de gros soucis avec un huissier soucieux de récupérer plus de 9.000 dollars de dettes dont la belle a bien du mal à s'acquitter.

Retrouver un emploi dans le journalisme est difficile -même en s'inventant des compétences qu'on n'a pas comme le fait de parler... le finnois- mais elle s'y attèle en visant le haut de gamme de la mode.

Elle échoue dans une revue économique dont elle espère bien se servir de tremplin pour arriver à son objectif, les deux magazines ayant le même propriétaire... dans le même immeuble.

Mais voila que son incompétence en matière financière devient un atout pour le rédacteur en chef, ce qui lui vaut une rubrique signée "la fille au foulard vert" (il ne faut pas que l'huissier la retrouve, n'est-ce pas...) et comme de bien entendu, déchaine les passions parmi les lecteurs et lectrices ; les ventes du périodique grimpant en flèche.

Ajoutez à cela une histoire d'amour avec le jeune rédac' en chef (le fils de riche qui veut se faire un nom  à la seule force du travail qu'il aura abattu...) et l'on évitera de vous dire si l'amour sera réciproque, ou bien encore si elle parvient à avoir le job rêvé ainsi qu'à rembourser ses "ardoises".

Ca parvient à être assez différent du Diable s'habille en Prada ; c'est drôle et moqueur (les américains et leurs multiples cartes bancaires en prennent pour leur grade...), la couche de "love story" n'est pas trop guimauve bien que le film soit estampillé "Disney", la prestation de Kristin Scott-Thomas toujours aussi remarquable en directrice -française- du journal de mode qui parle l'anglais avec un accent -si l'on peut dire...- frenchie qui vous blesse les oreilles est plutôt savoureux.

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NOTATION :

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05/01/2009

.LARGO WINCH

Affiche-LargoWinch.jpg(sorti en salles le 17.12.08)

Nerio Winch meurt, précipité dans les eaux du port de Hong-Kong par deux plongeurs tandis que quasi-simultanément celui qui est son fils adoptif est victime d'une femme fatale au Brésil, où cette dernière se jette dans ses bras pour le remercier de l'avoir sauvée afin de mieux "l'endormir" et le faire plonger dans les prisons du pays pour détention de drogue.

Pendant ce temps à Hong-Kong, où se trouve le siège social du Groupe W ; on spécule beaucoup dans les milieux boursiers ainsi qu'au conseil d'administration où Ferguson [Kristin Scott-Thomas] décide d'assurer l'intérim tandis qu'un certain Kolski -marchand d'armes de son état- se découvre investisseur avisé et rafle toutes les actions sur le marché avant d'envisager une OPA sur le groupe W.

Coups tordus des uns et des autres pour assurer la main-mise sur la direction du groupe, libération de Largo [Tomer Sisley] qui ne trouve rien de mieux que de replonger dans un guet-apens malgré l'aide constante de Freddy [Gilbert Melki], un homme sûr de feu son père ; raison pour laquelle il est l'une des seules personnes à tout connaître de Largo qu'il a connu enfant.

Le film se termine -bien évidemment- avec un Largo triomphant des difficultés et des traîtres en asseyant enfin sa place de successeur à la tête de la multinationale.

Ceux qui ont lu les bandes dessinées y trouveront leur compte, ce film ayant été "couvé" par son auteur.

Lecteur ou pas, tout le monde sera stupéfait de la réussite de ce film qui nous envoie de Hong-Kong à New-York et la Croatie, avec des poursuites en voitures et autre chasse à l'homme en hélicoptère (et plus encore du jeu de Tomer Sisley qui y gagne une crédibilité qu'il n'a(urait) jamais eue avec ses "stand-up"...

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NOTATION :

N3_FINAL.jpg

30/04/2008

.DEUX SOEURS POUR UN ROI

892d0405e122aa4215803ba7c7db73a1.jpg(sorti en salles le 02.04.08)

Mary Boleyn, à peine mariée, se trouve convoitée par le roi lorsque ce dernier passe quelques jours dans la demeure familiale grâce à un plan ourdi par l'oncle avec la complicité du père de la jeune fille.

Malheureusement, dès le départ, on pressent les ennuis car le plan prévoyait que ce soit l'aînée Anne dont le roi s'entiche pour lui faire partager sa couche et éventuellement lui donner le fils que la reine Catherine ne peut avoir.

Blessée d'avoir été occultée par sa soeur, elle s'en vengera à l'occasion de la grossesse de cette dernière et toujours avec l'aide -involontaire ?- du père et de l'oncle. Après une grosse frayeur -Mary accouche d'un garçon- le roi lui "revient" après un "chantage aux sens" qui lui permet d'évincer sa soeur, la reine et l'église de Rome.

Henry VIII aux commandes de la nouvelle église anglicane, elle l'épouse et devient souveraine.

Mais trop de vanité et d'arrivisme ajoutés au fait qu'elle a "dénigré" sa devancière pour n'avoir à son tour que des filles ; la chute n'en est que plus terrible, du procès jusqu'à la tête tranchée.

Restera d'elle sa fille, future Elisabeth d'Angleterre.
L'Histoire est ce qu'elle est, d'autant que l'alibi de la BBC co-productrice semble éliminer toutes les approximations historiques auxquelles nous habituent les américains.
Reste donc un récit sans fantaisie ni fioritures avec 2 très bonnes actrices (Nathalie Portman / Scarlett Johansson) dont la beauté est réhaussée par des costumes chamarrés, sans oublier Kristin Scott-Thomas en mère souffrant de voir mari et frère "vendre" leurs filles comme du bétail au prétexte de progression dans la hiérarchie sociale.


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AVIS : 3 (cf. échelle de notation)

 
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