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06/04/2010

.LA RAFLE (audio)

La critique audio peut être écoutée .

02/04/2010

.LA RAFLE

(film sorti en salles le 10.03.10)


Annette Monod [Mélanie Laurent] | Dr Sheinbaum [Jean Reno]


NOTATION :n2_final.jpg


Paris - l'occupation : français d'origine juive ou bien "juifs" vivant en France portent plus ou moins légèrement l'étoile jaune, pensant pour beaucoup que c'est un pis aller et que la France qu'ils aiment les protégera de coups du sort plus graves que ceux qu'ils vivent alors.

Mais vient rapidement l'interdiction qui leur est faite de fréquenter la plupart des commerces ou lieux publics.

Puis Laval et Pétain s'affairent activement en coulisse pour aller au devant des désirs des allemands occupants ; un jeune homme ayant pour nom Bousquet étant chargé d'affiner avec les autorités allemandes les derniers "réglages" concernant le quota à atteindre ainsi que le mode opératoire du plan programmé par le gouvernement à la solde de l'occupant : l'arrestation du plus grand nombre de juifs possible.

Tout est donc en place pour la rafle qui verra s'entasser nombre de femmes, hommes et enfant dans le stade du Vélodrome d'hiver.
C'est là qu'une jeune infirmière, Annette Monod, arrive en mission et va faire face à l'indicible et aider courageusement le Dr Sheinbaum pour soigner des familles entassées et prises dans un piège dont toutes ne comprennent pas encore qu'il vient de se refermer sur elles.
C'est aussi là qu'elle va croiser le destin du petit Simon Weismann et de quelques uns de ses copains de classe et de jeu.

Si l'on ne le savait encore ; on nous montre ici comment les forces de l'ordre françaises de l'époque ce sont sordidement et sans vergogne rendues coupables de tels actes ; épluchant sans relâche toutes les fiches à la recherche de noms à consonnance "étrangère" pour préparer leurs descentes, puis menant fièrement leur prise au Veld'hiv.

Bien, mais après ? Justement, la rafle du Veld'hiv n'étant que le commencement d'une horreur qui va grandissant ; la réalisatrice s'attaque au transfert de Paris vers un camp dans le centre de la France avant une séparation brutale des familles ; pères, mères et enfants finissant déportés en Allemagne avec peu de chance de retour...

Le tout raconté à travers l'histoire vécue par deux personnages centraux : Annette et Simon.

Porter à l'écran un événement qui fait encore débat aujourd'hui dès que l'on parle de cette période troublée qui implique de "si bons français" n'était pas évident ; de surcroît en essayant d'éviter un certain pathos, ce qui est une mission quasi-accomplie sauf en certaines situations où l'on peut ressentir un jeu un peu trop appuyé appelant un "relâchement lacrymal".

Les acteurs sont bons (dommage que Sylvie Testud, Catherine Allegret ou Gad Elmaleh ne fassent que de courtes apparitions), Mélanie Laurent est un cran au dessus de ce à quoi elle nous habitue et on en est ravi ; quant aux trois jeunes acteurs qui jouent les deux frères camarades de Simon, ainsi que ce dernier : de futures "stars montantes" ?
Le montage s'avère parfois un peu chaotique et c'est dommage.

Malgré tout reste la question : ce film apporte-t-il réellement un éclairage nouveau sur cet épisode lâche de notre histoire... il faut y répondre par la négative.

30/11/2009

.LE CONCERT (audio)

La critique audio peut être écoutée .

27/11/2009

.LE CONCERT

Affiche-Leconcert.jpg

(film sorti en salles le 04.11.09)


Anne-Marie Jacquet [Mélanie Laurent] | Guylène [Miou-Miou] | Andreï Filipov [Aleksei Guksov]


NOTATION :n4_final.jpg


Début 1980, Andreï Filipov était encore l'illustre maestro du Bolchoï.

Aujourd'hui relégué en homme d'entretien dans ce lieu culte, il profite de l'arrivée d'un fax de Paris alors qu'il nettoie le bureau directorial pour s'en emparer.

Il va alors embrasser le rêve de reconstituer son orchestre -dont les membres l'ont suivi dans la déchéance- pour se produire au Théâtre du Châtelet en compagnie de la jeune soliste Anne-Marie Jacquet.

Pour se faire, il va même demander l'aide de celui qui a causé son humiliant limogeage trente ans auparavant !

Pourquoi une telle obstination à vouloir se rendre à Paris : souhaite-t-il seulement prendre une revanche en terminant le concert interrompu à l'époque ? Cherche-t-il aussi à entrer en contact avec la belle musicienne dont il a chez lui l'intégralité des CD enregistrés, et dans quel but ? Va-t-elle accepter de jouer avec lui, alors que Guylène son imprésario fait tout pour que la rencontre ne se fasse pas ?
Va-t-il d'ailleurs réussir son pari, car son orchestre à peine arrivé dans la capitale française oublie vite l'objectif commun et va "faire la java" durant les quelques jours du séjour au lieu de répéter.

Une histoire simple où l'objectif -double- de Filipov se dévoile crescendo tout au long du film ; des seconds rôles en pointillés mais aux personnalités affirmées (Miou-Miou, François Berléand...), une grande sensibilité et un humour mêlés subtilement avec le liant qu'est la musique classique.
Une interprétation fine qui fait que l'ensemble confine presque à l'harmonie ultime, comme celle que Filipov essaie d'atteindre... surtout avec le beau final d'au moins dix minutes, constitué des seuls postures et échanges de regard pris sur le vif par la caméra, comme un ballet sur... du Tchaïkovski : on ne peut qu'applaudir.

09/09/2009

INGLOURIOUS BASTERDS

Affiche-InglouriousBasterds.jpg(sorti en salles le 19.08.09)

L'histoire d'un groupe de mercenaires juifs américains menés par le Lieutenant Aldo Raine [Brad Pitt], parachutés en France pour tuer autant de "chleus" que possible et dont la mission doit trouver son apothéose dans une magnifique explosion où périront de nombreuses personnalités du Reich venues tout spécialement à Paris pour assister au plus aboutis des films de propagande allemande (encore faut-il pour cela qu'ils arrivent à entrer en contact avec un agent double : l'actrice Bridget Von Hammersmark [Diane Kruger]).

Problème possible à l'exécution parfaite de ce projet : Shosanna [Mélanie Laurent], seule rescapée de la tuerie de sa famille et dont le cinéma qu'elle dirige a été choisi en dernière minute pour la soirée. Elle tient là sa "vengeance" et projette par conséquent une initiative ayant la même finalité que celle des Inglourious Basterds.
L'autre épine dans le pied pour les mercenaires et l'apprentie "terroriste" : le colonel allemand polyglotte Hans Landa [Christoph Waltz], responsable de la tuerie citée plus haut et qui "marque à la culotte" les Inglourious Basterds afin de les capturer morts ou vivants.

Partant de cette histoire, on a autant de traits de génie que de moments de "grand n'importe quoi" allongés d'humour pas toujours finaud dans ce film qui s'étire un peu trop en longueur.

Du Tarantino tout craché diront certains, mais ceux qui ne sont pas inconditionnels du style pourront regretter de nombreux excès (comme ces références indiennes où les soldats allemands se font littéralement scalpés, renforcées -surtout au début du film- par de la musique façon Ennio Morricone évoquant les westerns 70's...)

Une quelconque vérité historique étant bien entendu sans objet ici, on sortira de la projection avec un avis plutôt mitigé -dû également au traitement réservé à l'épilogue tout autant tiré par les cheveux que les scalps exhibés-

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NOTATION :

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INGLOURIOUS BASTERDS

Affiche-InglouriousBasterds.jpg(sorti en salles le 19.08.09)

L'histoire d'un groupe de mercenaires juifs américains menés par le Lieutenant Aldo Raine [Brad Pitt], parachutés en France pour tuer autant de "chleus" que possible et dont la mission doit trouver son apothéose dans une magnifique explosion où périront de nombreuses personnalités du Reich venues tout spécialement à Paris pour assister au plus aboutis des films de propagande allemande (encore faut-il pour cela qu'ils arrivent à entrer en contact avec un agent double : l'actrice Bridget Von Hammersmark [Diane Kruger]).

Problème possible à l'exécution parfaite de ce projet : Shosanna [Mélanie Laurent], seule rescapée de la tuerie de sa famille et dont le cinéma qu'elle dirige a été choisi en dernière minute pour la soirée. Elle tient là sa "vengeance" et projette par conséquent une initiative ayant la même finalité que celle des Inglourious Basterds.
L'autre épine dans le pied pour les mercenaires et l'apprentie "terroriste" : le colonel allemand polyglotte Hans Landa [Christoph Waltz], responsable de la tuerie citée plus haut et qui "marque à la culotte" les Inglourious Basterds afin de les capturer morts ou vivants.

Partant de cette histoire, on a autant de traits de génie que de moments de "grand n'importe quoi" allongés d'humour pas toujours finaud dans ce film qui s'étire un peu trop en longueur.

Du Tarantino tout craché diront certains, mais ceux qui ne sont pas inconditionnels du style pourront regretter de nombreux excès (comme ces références indiennes où les soldats allemands se font littéralement scalpés, renforcées -surtout au début du film- par de la musique façon Ennio Morricone évoquant les westerns 70's...)

Une quelconque vérité historique étant bien entendu sans objet ici, on sortira de la projection avec un avis plutôt mitigé -dû également au traitement réservé à l'épilogue tout autant tiré par les cheveux que les scalps exhibés-

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NOTATION :

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17/08/2009

.JUSQU'À TOI

Affiche-JusquaToi.jpg(sorti en salles le 29.07.09)

Chloé [Mélanie Laurent] se forge inlassablement une image DU prince charmant en se gavant de DVD à l'eau de rose et débarque souvent chez sa voisine [Valérie Benguigui] pour pleurer sur le fait de ne pas l'avoir encore rencontré.

De l'autre côté, prenez Jack [Justin Bartha] qui a gagné un voyage "romantique" à Paris et voudrait bien en profiter pour ressouder un peu son couple qui bat de l'aile.

Arrivé le même jour que Chloé qui revient d'un reportage, leurs valises -rouges toutes les deux- sont perdues et lorsque l'aéroport en retrouve une, il l'envoie à Chloé... mais c'est évidemment le mauvais bagage. Elle va se permettre de l'ouvrir, relançant de plus belle son goût pour le fantasme sauf que cette fois -allez savoir pourquoi- elle est convaincue que ça y est, c'est lui, elle a trouvé son âme soeur !

Autant le dire tout de suite ; c'est mignon à la limite du gnan-gnan, quand ce n'est pas indigeste ou insipide par les invraisemblances de l'histoire. Bref on peut passer son chemin (avec ou sans valise...)

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NOTATION :

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.JUSQU'À TOI

Affiche-JusquaToi.jpg(sorti en salles le 29.07.09)

Chloé [Mélanie Laurent] se forge inlassablement une image DU prince charmant en se gavant de DVD à l'eau de rose et débarque souvent chez sa voisine [Valérie Benguigui] pour pleurer sur le fait de ne pas l'avoir encore rencontré.

De l'autre côté, prenez Jack [Justin Bartha] qui a gagné un voyage "romantique" à Paris et voudrait bien en profiter pour ressouder un peu son couple qui bat de l'aile.

Arrivé le même jour que Chloé qui revient d'un reportage, leurs valises -rouges toutes les deux- sont perdues et lorsque l'aéroport en retrouve une, il l'envoie à Chloé... mais c'est évidemment le mauvais bagage. Elle va se permettre de l'ouvrir, relançant de plus belle son goût pour le fantasme sauf que cette fois -allez savoir pourquoi- elle est convaincue que ça y est, c'est lui, elle a trouvé son âme soeur !

Autant le dire tout de suite ; c'est mignon à la limite du gnan-gnan, quand ce n'est pas indigeste ou insipide par les invraisemblances de l'histoire. Bref on peut passer son chemin (avec ou sans valise...)

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NOTATION :

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